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 You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny


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MessageSujet: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   06.10.18 16:06
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Feat deux démons
Être quelqu’un de vantard n’était pas une qualité, c’était même un défaut assez pesant pour tous ceux qui fréquentait la personne vantarde en question. Les vantards étaient souvent difficiles à vivre et c’était l’une des raisons qui poussaient Rökkvi à ne pas les supporter. Il comprenait  que les gens soient fiers de ce qu’il faisait, mais il fallait une certaine limite à la fierté. Par exemple, il était un excellent cuisinier, mais il ne le criait pas sur tous les toits. Rökkvi ne le disait d’ailleurs à personne, justement par peur de passer pour quelqu’un de vantard. Ses proches savaient qu’il cuisinait, enfin s’ils avaient un cerveau en état de marche.

Il emmenait souvent des gâteaux ou des Tupperware remplis de nourriture lorsqu’il allait les voir. Donc à moins d’être débile, son frère, ses sœurs ou ses parents devaient comprendre que la nourriture avait été produite par lui. Il avait déjà reçu des compliments, il détestait ça. Il ne cuisinait pas pour être complimenté, mais par passion et aussi pour survivre. La nourriture se mangeait, elle ne se prenait pas en photo ou n’importe quoi d’autres. Malheureusement, la plupart des personnes autour de lui avaient cette fichue tendance de sortir leur portable à chaque fois qu’un plat apparaissait devant leur nez.


Il détestait ça et il était bien content de ne pas devoir vivre cela aujourd’hui. Enfin, il allait manger chez sa sœur Fanny alors peut-être que le restaurant aurait été une meilleure idée. Vu son talent en cuisine, il n’était pas persuadé de passer la nuit. Il avait préparé des Tupperware avec le plat et il avait mis le dessert dans une boîte plus grande. Il n’avait rien fait de compliquer, mais avec un peu de chance cette nourriture agirait comme un anti poison.

Puis Fanny devait aimer ce qu’il faisait à manger vu qu’ils étaient tous les deux végétariens, les deux seuls de la famille donc il lui avait aussi fait des plats et des desserts en solidarités.  Il était toujours fâché avec Slau, la dernière fois qu’elle l’avait vu, elle lui avait demandé de dégager. Rökkvi n’avait plus de nouvelle depuis et il ne cherchait pas à en avoir vu qu’il avait trop de fierté pour s’excuser. Mais il allait certainement la voir aujourd’hui vu que ses deux sœurs étaient comme cul et chemise. Pour son plus grand malheur d’ailleurs, elles l’avaient souvent fait tourner en bourrique.


Il cessa de songer à cela pour prendre ses nombreuses boîtes avant de sonner chez sa sœur. Il savait que Fanny se trouvait chez Slau, quoique l’immeuble n’ait pas encore explosé. L’une de ses sœurs lui ouvrit la porte, il ne sut pas qui vu que les boîtes lui cachaient la vue, mais il reconnut Slau lorsqu’il la dépassa pour arriver à la cuisine. Salut.

Il continua son chemin avant de poser le tout sur le comptoir. J’ai fait en sorte de survivre à ce repas. Il s’approcha des casseroles de sa sœur jetant un coup d’œil dessus en grimaçant. Fanny, tu as des boîtes pour la semaine et celle-là est pour maman. Il lui montra les boîtes en question avant de déposer un baiser sur son front. Bonjour.

B-Ever


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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   07.10.18 12:56
running through my veins
rökkvi, aslaug, fanny

« N'existe pas sans son contraire qui lui semble facile à trouver. Le bonheur n'existe que pour plaire, je le veux. Enfin, je commence à douter d'en avoir vraiment rêvé. Est-ce une envie ? Parfois, j'me sens obligée.  »
Trois jours qu’elle avait reçu ce titre de propriété. Elle fit claquer sa langue contre son palais. C’était la deuxième fois qu’elle refaisait la caisse et que, trop perdue dans ses pensées, elle perdait le compte. Ça ne pouvait venir que de Rökkvi. Qui d’autre lui aurait acheté un appartement ? Qui en dehors de Rökkvi l’aimait assez pour faire un si gros cadeau et qui en dehors de lui avait assez d’argent pour se le permettre ? Aslaug souffla. Il fallait qu’elle se calme si elle voulait en finir avec cette foutue caisse et rentrer chez elle. Mais… impossible. Rökkvi restait dans un coin de sa tête et elle le voyait encore lui jeter ses culottes et l’insulter de pute. Elle n’arrivait pas à le digérer/ Pourtant elle l’adorait autant qu'elle adorait Hall et Fanny, mais ça elle ne le pardonnait pas. Les mots avaient été trop drus pour qu’elle puisse fermer les yeux. Mais quel connard. Elle finit par réussir ces comptes et attrapa en vitesse son sac à main et sa veste en suédine. Elle ferma le magasin d’un double tour de clés et… le vent était sacrément froid pour un début d’automne. Nouveau soupir. Tous les poils de ses bras s’étaient levés pour parer le vent et des frissons courraient le long de son échine. Aslaug prit soin de fermer sa veste et se dirigea, les mains dans le poches vers son appartement. Pourquoi avait elle accepté ce dîner, déjà ? Ah oui… Pour Fanny.

Parce qu’il n’y avait que Fanny pour avoir une idée comme ça. Hall les aurait probablement, entre eux remarques cyniques, poussés à se voir l’un l’autre pour discuter, mais Fanny, elle, elle préférait la convivialité d’un repas. Puis c’était Fanny, Aslaug ne pouvait rien lui refuser. Néanmoins l’idée de ce repas la torturait depuis que la date avait été posée et plus encore depuis ce titre de propriété. Non, mais ce qu’il était gonflé ! Est-ce qu’il pensait vraiment pouvoir l’acheter comme ça ? Dans d’autres circonstances, cet appartement l’aurait fait bondir de joie. Il l'aurait mise mal à l’aise bien sûr, parce que ce n’est pas à Rökkvi de faire ça, mais il lui aurait fait plaisir. L’appartement dans lequel elle vivait aujourd’hui depuis quatre mois lui plaisait mais plus elle pensait à son avenir et à celui de Reinar, et plus Aslaug songeait à acheter. Comme n’importe quelle autre maman, Aslaug voulait pour son fils la sécurité d’un toit sur la tête et la chaleur d’un chez nous. Plus ses pas la rapprochaient de chez elle et plus elle fermait ses doigts contre ses paumes. Elle n’avait pas envie de revoir Rökkvi. La dispute était encore trop récente et la rancune trop vivace. La blonde rentra son menton dans son foulard et prit une profonde inspiration. Ses muscles étaient crispés et elle n’arrivait pas à sourire. L’espace d’un instant, elle hésita à appeler Heiki et poser un lapin à son frère et à sa sœur mais elle rangea aussi vite son téléphone dans son sac. Elle ne voulait pas le déranger, surtout à cette heure ci et puis… Dans un coin de sa tête, elle espérait que les choses redeviennent comme avant avec son frère aîné. Il avait beau se comporter comme un enfoiré, la plupart du temps, c’était un amour. Elle avait toujours pu compter sur lui et elle ne comptait pas le nombre de fou rire qu’elle avait partagé avec son aîné. Elle l’aimait vraiment fort, son Rökkvi.

Aslaug poussa la porte de son entrée, se déchaussa et avança vers la cuisine où elle prit Fanny dans ses bras. « Coucou. » Sa voix était peinée et anxieuse. La dispute l’avait beaucoup minée. Elle croisa ses bras dans le dos de sa sœur et, le visage niché contre son cou elle lui demanda « Ça va ? Ça s’est bien passé avec Skell ? » Une fois assurée que son ex était bien passé récupérer leur fils et que Fanny allait bien, Aslaug se détacha doucement de sa cadette et se servit un bon verre d’eau. « Qu’est ce que tu nous as préparé ? » Fanny était probablement la pire cuisinière de la famille mais hey… si c’est fait avec amour, ça ne pouvait être que bon. Une fois le verre vidé, Aslaug le posa dans l’évier. « Je vais me recoiffer, je reviens ! » Elle posa une main affectueuse dans le dos de sa sœur et se dirigea dans la salle de bain ou un soupire soulagé s’échappa de ses lèvres en détachant ses cheveux. Elle se massa machinalement le cuir chevelu et souffla longuement devant son reflet dans le miroir. Son appréhension se lisait sur son visage. Elle attrapa sa brosse histoire d’ordonner sa crinière blonde et s’essaya à sourire. Elle était tellement plus jolie quand elle souriait. Elle se donna mentalement un coup de fouet, après tout, c’était un repas avec son frère et sa sœur, pas un enterrement et un léger sourire flotta sur ses lèvres. Plus ou moins satisfaite de son allure, elle se parfuma et retourna vers sa cadette jusqu’à ce que la sonnette retentisse. Elle s’adressa à Fanny « Je vais ouvrir ! »

Aslaug s’exécuta aussitôt et la porte dévoila des bras et une montagne de tupperwares. Naturellement, son sourire s’agrandit. Rökkvi avait toujours adoré cuisiner et au contraire des repas de Fanny, sa cuisine à lui était toujours excellente. « Hey. » Puis pour faire preuve d’amabilité et ne pas plomber l’ambiance dès le départ, elle ajouta en riant un petit peu « T’es au courant qu’elle a cuisiné toute la journée et qu’elle va te tuer si on se rabat encore sur ta cuisine plutôt que la sienne ? » Elle ferma délicatement la porte derrière lui et fit par automatisme deux tours de clefs. Elle suivit son frère et inévitablement, le souvenir de sa dernière entrevue avec celui-ci lui revint en tête. Ses mots, sa position hostile, son regard violent... Puis il y avait ce titre de propriété, cet appartement qu’elle n’avait pas encore visité car elle attendait la confirmation qu’il le lui avait bel et bien acheté. Elle croisa mécaniquement ses bras sur sa poitrine et l’observa baiser le front de leur cadette et lui présenter les tupperwares qu’il lui avait préparés. Elle ne put s’empêcher de se sentir un peu à l’écart mais se força à rebondir. Elle n’avait pas envie que ça se passe mal, au contraire. Si ce repas pouvait gommer la violente altercation qu’ils avaient eue, elle en serait vraiment heureuse. « Je dois être la seule femme de la famille à savoir cuisiner. » Elle gloussa un petit peu et se dirigea vers son réfrigérateur où elle sortit une grande bouteille de champomy. L’alcool était largement déconseillé pour son diabète, puis cette bouteille, elle lui rappelait plein de bons souvenirs avec sa fraterie. « Regardez ce que j’ai acheté exprès pour vous ! » Elle adressa un sourire radieux à Fanny et quand son regard croisa celui de Rökkvi, celui-ci se transforma en quelque chose de plus triste. Elle regrettait tellement cette dispute et en même temps, sa fierté lui interdisait de faire le premier pas.
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Dernière édition par Áslaug Jakobsdóttir le 24.10.18 11:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   09.10.18 19:06

Funky family ★ running through my veins

La SALOPE ! Cette quiche était véritablement une énorme salope… Sur cette pensée-là, Fanny s’était arrêtée de cuisiner pour observer l’étalage désastreux de carottes en lamelles et la préparation qui partait actuellement à volo. Les mains en l’air comme si elle venait de commettre un massacre (c’était le cas) Fanny observait… C’était moche. Vraiment ça n’avait aucune allure et aucune présentation ! Et tout ces gros menteurs dans les commentaires de la recette, qui hurlaient au géni sur quelque chose de si merveilleux que cette (pute de) quiche carotte-coco à la texture parfaite, au gout unique gnagnagna, traitres ! Fanny souffla pour se calmer. C’était marqué « facile ». Sans gluten et sans lactose. Alors s’il n’y avait rien à mettre dedans pourquoi est ce que ça lui filait autant de mal ?! A nouveau, la blonde essuya ses mains contre son tablier pour reprendre son téléphone et réexaminer la recette. Elle ne pouvait pas se planter ! Pas ce soir… au moins la soupe de courges pour l’entrée n’avait pas si mauvais gout que ça, mais ils n’avaient pas 80 ans, les trois frères et sœurs pour se contenter de ça au diner. Et vraiment, Fanny ne voulait pas se rater ce soir. Elle voulait que tout soit parfait… enfin dans la mesure du possible. A sa petite mesure donc ! Mais il leur fallait un repas, à Slau et Vi. Quelque chose de conviviale pour se parler et faire la paix. Même si pour être honnête, la nervosité de Fanny lui venait d’une seule et unique chose : les mots de Rökkvi, qui avaient tant blessé sa grande sœur. Alors Fanny se persuadait en croyant que si elle réussissait son repas, il ne pourrait rien advenir de mal.

Ainsi se pencha elle de nouveau sur la recette, reprit les étapes une par une afin de gagner de l’assurance. Elle cassait le dernier œuf pour le battre avec la crème de soja, quand Slau arriva chez elle. Il était déjà cette heure-là ? Et dire qu’elle devait encore avoir la pire dégaine du monde avec sa queue de cheval pété, son visage constellé de farine et son bas de pyjama tâché de bouffe. Mais la voix tendre de sa frangine apaisa sa nervosité. Il y avait aussi le fait que c’était Aslaug, la plus maltraitée des deux ces derniers temps. Le repas serait probablement tendu… cela dépendrait de Rökkvi qui se prendrait probablement masse de coups de pied sous la table à la moindre parole plus haute que l’autre. Celui-là, il aurait mérité une bonne râclée, à oser traiter Slau comme il l’avait fait. Et puis… il y avait eut le titre de propriété, la cerise sur le couscous tajine… le foutage de gueule ultime. Qu’est ce qu’il pouvait l’énerver Vi. Et pourtant qu’est ce qu’elle pouvait l’adorer elle aussi. La cuillère en bois touillant la drôle de préparation, Fanny adressa un sourire immense à sa sœur pour l’accueillir.

Waw Chan, déjà ?! Catastrophe… rien n’est prêt ! Et oui nickel pour Skell, il a vite déguerpit -à raison- quand il m’a vu sortir le tablier. Sérieux j’ai été super vexé ! La fuite …

C’était dur de voir Slau si mal depuis ces quelques jours, et il lui fallait une grande maitrise d’elle-même et beaucoup de méditation pour que Fanny n’aille pas directement régler ses comptes avec Vi. Enfin les comptes de sa sœur… Quand bien même, elle gardait le sourire pour les deux, et continuait pour cette fois de mettre autant de baume au cœur de Slau qu’elle le pouvait.

Quant à ce que j’ai préparé…. Tu verras. Je n’en suis pas sûr moi-même …


Heureusement, le dessert était déjà prêt, élaboré et décoré avec Reinar avant qu’il ne parte avec son papa : le traditionnel gâteau yaourt et Smarties. La qualité. Une fois Aslaug disparue de son champ de vision, Fanny se concentra sur la préparation qui prenait forme malgré une crise de nerf silencieuse et un demi-renversement de crème de soja. Un petit exercice respiratoire plus tard, voila qu’elle versait plus sereinement le tout dans le moule avec la pâte, pour disposer les lamelles de carottes dessus. Précautionneusement… comme une œuvre d’art. Mais moche. Elle y était toujours, le visage à quelques centimètres de son plat et les yeux louchant dessus pour que tout soit parfait quand Aslaug passa pour ouvrir la porte que Fanny ignorait délibérément. Trop concentrée, à créer son « œuvre » au ralentit, elle n’aurait pas été ouvrir de toute manière. Zen… délicate… elle se sentait bien. Jusqu’à la vision effarante de Vi et de ses tonnes de boites. De quoi prendre la mouche sans attendre ! Il avait bien dit « survivre » ?

Tu te fous de ma gueule Rocky ?

Mais avant même de s’énerver pour de vrai, Fanny prit une longue inspiration, pour se réciter un mantra rapide et lui adresser un sourire qu’elle forçait volontairement.

Merci Vi … c’est charmant de me pas-faire confiance et de venir pour diner dans l’idée que ça va être immonde. Et pour m’insulter avec tes boites… j’en veux pas… d’ailleurs… attends ?

Sauf que voilà, son regard s’était posé sur le contenu des boites qu’elle prenait déjà dans ses mains pour éviter qu’il ne les reprenne. Il était doué en cuisine celui-là. C’était même horriblement blasant qu’il le soit alors que Fanny, si peu… Elle connaissait la qualité de ses plats par cœur, alors même par fierté c’était impossible de lui dire non quand il lui refilait de quoi la nourrir.

Ouais, si … j’en veux mais tu fais chier !

Un léger sourire complice, et elle lui frappait dans l’épaule en guise de bonjour avant de sentir son œil ripper contre la bouteille que tenait Slau. Les souvenirs d’enfance affluaient déjà. Même si bon… puisqu’elle était la plus petite, les autres s’amusaient souvent à lui donner le verre le moins plein. Bande de nazes. Mais Fanny avait déjà ce goût pétillant de pomme sur la langue et l’impatience d’y goûter à nouveau.

Oh mais génial ! L’idée parfaite ! Débouche-moi ça j’ai fais du caviar d’aubergine pour l’apéro !

Ça, c’était sa spécialité. Parce que c’était très simple, qu’il n’y avait pas besoin que se soit présentable et surtout, parce que c’était sa mère qui l’avait fait… La blonde partait déjà dans un mouvement de cheveux qui rebondissaient sur son crâne, malgré cela elle s’arrêta en route pour revenir et prendre spontanément son frère dans ses bras. Puis Slau, à qui elle tendait les bras pour qu’elle les rejoigne tous les deux.

Câlin collectif ! Et après Vi tu diras pardon à Aslaug… Sinon je te jure que tu seras privé de ce si bon dessert qui va renverser des palais et vous bouleverser à jamais. Et je ne veux pas un mot plus haut que l’autre ! On s’aime, et on se pardonne…

Même si honnêtement, Fanny avait toutes les peines du monde à se dire que Slau pouvait pardonner les mots et l’attitude du grand frère cette fois. Mais il fallait parler, et espérer. Ça, Fanny était en mesure de le faire.






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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   20.10.18 15:34
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Feat deux démons
N’étant pas quelqu’un de difficile, il mangeait de tout et ne prêtait pas vraiment attention à la manière dont le plat était présenté. L’aspect lui importait peu, il savait parfaitement qu’un plat pouvait être moche, mais délicieux. Et l’inverse pouvait également être vrai avec un plat beau mais mauvais. Il ne jugeait pas la cuisine de Fanny sur la présentation de ses plats et il ne l’avait jamais fait. Il avait toujours renforcé ses défenses immunitaires en goûtant une bouchée de ce qu’elle préparait. Mais force est de constater que c’était dégueulasse à chaque fois, pourtant il savait qu’elle y mettait tout son cœur. Ce qui n’était jamais suffisant vu que c’était immonde. Mais elle avait le mérite de ne pas baisser les bras et Rökkvi appréciait les gens courageux.

Bon sa sœur était également la reine des chieuses et en plus d’être le chien de garde de son autre sœur. Il s’était douté en acceptant cette invitation que Fanny préparait un truc, elle était toujours là pour défendre Slau qui avait certainement dû se plaindre. Enfin pour le moment personne ne lui avait encore sauté dessus. Il avait préparé des boîtes pour Fanny et pour leur parent avant d’aller toquer à la porte juste en face.


Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait choisi l’appartement juste en face de celui de Slau. Ce n’était pas pour la surveiller, il était très cool vis-à-vis de ses sœurs et elles pouvaient se taper qui elles voulaient tant qu’elles ne se mettaient pas en danger ou tant qu’elles ne lui faisaient pas honte. Il n’appréciait pas que sa vie privée soit étalée sur la place publique, il était très secret par rapport à ses collaborateurs. Il n’y avait aucune photo personnelle dans son bureau, il n’aimait pas cela. Il l’avait décoré avec l’aide d’un décorateur d’intérieur et cela lui convenait très bien. De toute manière, il n’était pas doué pour les fioritures et il finissait toujours par faire crever les fleurs ou n’importe quelle plante. Il avait opté pour les fausses fleurs depuis longtemps et de loin ses clients ne voyaient pas la différence.


Il avait également des lacunes et n’était certainement pas doué partout. Mais il n’avait pas des réactions comme celle de sa sœur qui voulut mettre ses boîtes à la poubelle. J’ai un prénom crapule et tu es nulle en cuisine, c’est un fait. Il haussa les épaules après la fin de sa phrase, il n’était pas connu pour prendre des gants. Le fait que Fanny soit sa sœur n’y changeait rien, il ne faisait que dire ce qu’il pensait. Il demandait la même franchise des gens qui le côtoyait, il ne supportait pas les faux-culs ou ceux jouant un double jeu.


Il prit le verre que lui tendait Slau lâchant un sourire au commentaire de Fanny. Tu n’as fait que des plats végétariens ? Il s’approcha de la chose dans la cuisine la touchant du bout du doigt. Doig qu’il retira vite vu que le repas était encore chaud et il poussa un juron devant sa propre débilité. C’est quoi ? En regardant l’œuvre devant ses yeux, il aurait bien été incapable de donner le nom de la recette. Vu la couleur, il devait y avoir des carottes, mais pour le reste, aucune idée.


Rökkvi fut entraîné contre son gré dans un câlin collectif, ce qu’il apprécia malgré qu’il n’allait pas le dire à voix haute. Son appréciation de ce câlin cessa bien vite face au commentaire de Fanny qui lui fit lever les yeux au ciel. Non, la vérité fait mal, mais si ça peut lui permettre d’arrêter c’est le plus important. Rökkvi regrettait ses paroles d’une certaine façon, il le pensait toujours, mais il regrettait de ne pas y avoir mis les formes. Il avait été trop brusque dans ses propos et il allait certainement sans prendre plein la gueule. Fanny défendait toujours Slau et inversement, Rökkvi n’avait jamais eu sa place dans leur duo. Il était proche de son frère ainé, mais ce n’était pas pareil donc il se concentrait sur son boulot pour éviter le duo terrible.

B-Ever


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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   24.10.18 14:31
running through my veins
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« N'existe pas sans son contraire qui lui semble facile à trouver. Le bonheur n'existe que pour plaire, je le veux. Enfin, je commence à douter d'en avoir vraiment rêvé. Est-ce une envie ? Parfois, j'me sens obligée.  »
Un léger sourire passa la barrière des lèvres de l’aînée à la confession de Fanny. Skell avait fui… et ça lui ressemblait beaucoup. Son mari et Fanny n’avaient jamais été particulièrement proches mais il la connaissait suffisamment pour savoir que ses meilleures compétences ne résidaient pas dans la cuisine. Le nom de Skell avait la fâcheuse tendance à tirer à Aslaug un sourire triste mais ce soir-là, en dehors de ce léger rire, rien de nouveaux suinta dans son regard. Ses pensées allaient toutes vers Rökkvi, la façon dont il l’avait traitée en découvrant la vente de culottes et ce repas de ce soir. Les mots encourageants de Fanny aussi qui faisait tout pour réconcilier son grand frère et sa grande sœur. Elle mit son énergie dans un sourire radieux et après une bonne accolade avec sa cadette et un mot rassurant quant à sa cuisine, la blonde se dirigea dans la salle de bain où un soupire s’envola de ses lèvres à la déconstruction de sa queue de cheval. C’est que ça tire ces trucs-là. Elle se massa doucement le crâne, se refit une beauté en deux temps trois mouvements et accueillit aussi vite son aîné qui, comme à son habitude, était à l’heure. Aslaug devait prendre sur elle pour lui sourire ; les mots qu’il avait utilisés à son encontre étaient toujours là, en travers sa gorge, mais elle souhaitait renouer avec son frère. Derrière les mots durs qu’il avait utilisés, elle savait que se cachait un homme avec un grand cœur, un peu présomptueux et particulièrement discret, mais qui donnerait son corps et son âme pour sa famille. Elle tint la porte pour le laisser entrer avec une montagne de tupperware et une fois qu’elle eut refermé la porte, Aslaug le suivit dans la cuisine. Le couloir qu’ils traversèrent fit revenir les images de cette dernière fois en tête… Le manque de pratique sportive et sa vie de maman l’éreintaient mais ces gestes et ces mots là l’avaient carrément assommée. Aslaug avait en partie perdu son sourire ces derniers jours et cela n’était pas passé inaperçu aux yeux de Fanny comme à ceux d’Heiki. Elle en avait parlé sans chercher à trop incriminer son frère. Les paroles avaient été trop spontanées pour qu’elles ne la marquent pas comme une violente morsure au cœur. Quand bien même elle s’était attendue à une réaction négative de la part de son frère, jamais Aslaug n’aurait imaginé qu’il irait jusque-là. Mais ce soir n’était pas aux jérémiades et aux regrets. Elle s’habilla d’un sourire et observa ses deux invités se chamailler avant de se faufiler jusqu’à son réfrigérateur et en sortir une bouteille de champomy –la base-.

L’excitation de Fanny était contagieuse et elle se dirigea vers le plan de travail pour déboucher la fameuse bouteille. Pourtant, Aslaug eut à peine le temps de la poser que sa cadette la tirait déjà dans ses bras et entrainait avec elles leur frère pour un câlin collectif. Elle n’était pas prête… Pas prête à prendre dans ses bras ce frère qui lui avait fait couler tant de larmes. Aslaug tarrit sa fierté à l’intérieur et s’approcha de Rökkvi qui, derrière ses airs d’homme fier, était un super grand frère. Alors ses bras se frayèrent un chemin jusqu’à son dos et elle posa timidement une joue sur son épaule. Pardonner… Elle pouvait bien faire ça non ? Elle retrouva l’espace de quelques secondes le parfum de son frère, d’une fraicheur virile, et un léger sourire tira ses lèvres. Mais la phrase qui suivit, celle-là même lui brisa le cœur une deuxième fois. La même envie de pleurer qui l’avait prise la dernière fois… Aslaug frotta sa pommette et se détacha doucement du câlin. Elle jeta à Fanny un regard désolé. Elle aurait voulu pardonner leur frère et rire aux éclats comme ils avaient l’habitude de le faire, mais le cœur n’y était pas, pas ce soir. Mais comment Rökkvi osait il la traiter ainsi ? N’importait-elle pas à ses yeux pour qu’il soit aussi dur ? La céramiste croisa ses bras sur sa poitrine et s’agrippa à la laine de son pull. C’est dans ces moments-là qu’elle se rendait compte de tout ce que le judo lui avait apporté. Rester calme, souffler… A quoi bon s’énerver ? La peine qu’elle ressentait transparaissait dans la crispation de ses doigts et cette langue qui faisait nerveusement le tour de ses lèvres. Ça elle n’acceptait pas. C’était son frère oui, mais… on n'est pas frère quand on ne respecte pas ses frères et sœurs. Alors calmement, Aslaug posa son regard blessé dans le sien et lui demanda « C’est ce que tu penses ? Que je suis une pute ? » Elle décroisa un bras pour porter une main à son cou et se désigner elle-même. Elle hocha mécaniquement la tête. La pilule ne passait pas pourtant, Dieu sait qu’elle aurait voulu arranger les choses avec son frère. A la phrase suivante, sa voix trembla, trop prise dans l’émotion. « M’insulte pas sous mon toit. » La main à son cou retrouva sa position initiale et elle passa une nouvelle fois sa langue sur ses lèvres, un vieux tic qu’elle avait hérité de son père à chaque contrariété… Le judo lui avait apporté beaucoup, mais le comportement de Rökkvi était trop dur. Son regard se teinta d’un voile plus primaire et elle ajouta « Accepter ton appart et fermer les yeux, c’est pas ça qui ferait de moi une pute ? » Parce qu'elle en était sûre maintenant, qui d'autre que Rökkvi aurait eu l'audace de lui acheter un appartement pour s'excuser ?
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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   24.10.18 15:47

Funky family ★ running through my veins

Faire des efforts, ils devaient tous en faire. Être une famille, c’était encore plus compliqué que d’avoir des amis, que de se choisir ainsi. Plus difficile aussi que d’être en couple. Il n’y avait jamais les mêmes attentes, et les séparations étaient rarement définitives, les éloignements également. Il fallait se supporter les uns les autres, faire des concessions gratuites, apprendre à s’entendre… Parce que le sang ne laissait pas le choix de l’amour, dans ces circonstances-là, et tant que les limites n’étaient pas franchies. Heureusement cette famille qu’ils composaient tous n’était pas la pire. Mais il suffisait parfois que l’un d’eux ne souffle trop fort pour qu’un feu de paille prenne, et c’était sans doute ce qui était en train d’arriver à l’instant même. En entrainant ses deux grands cœurs dans le câlin collectif avec elle, Fanny priait pour deux choses : Que Slau puisse pardonner à son frère, et que ce dernier ne déconne pas. C’était tout ce qu’elle demandait. Lui qui savait si souvent se taire entre deux paroles acerbes, ne pouvait-il pas le faire maintenant ? Se taire, accepter d’avoir eut tord sans l’avouer d’avantage et passer à autre chose. Parce que le sourire abordé par Slau prouvait bien qu’elle allait le faire, qu’elle allait pardonner. Tourner la page malgré la blessure marquante infligée par Rökkvi, et pouvoir regagner ensuite la confiance qu’il avait détruite.  Il ne se rendait pas compte, Rökkvi, comme il pouvait être injuste et blessant. Comme son avis comptait alors qu’il n’avait aucune souplesse. Et qu’il devait sans doute voir l’imperfection partout, en dehors de lui-même. Soulagée l’espace d’une seconde, Fanny avait souri elle aussi devant le minois de sa grande sœur, avant de le sentir aussi disparaitre en même temps sous l’influence des paroles de Rökkvi. Elle en resta bouche-bée tandis que sa sœur quittait le câlin, et fusilla son frère du regard.

Tu fais vraiment chier Rökkvi.

Cette fois, il n’y eut même pas de coup dans l’épaule en guise de taquinerie. Parce que l’instant n’avait rien d’amusant. Dans le silence le plus complet Fanny retourna à la préparation de son plat en sentant bien que personne n’y gouterait. Elle ne pu que trouver Aslaug forte, tant elle gardait son calme devant ce second affront qui venait de lui être fait. C’était incroyable… même avec sa pratique experte du yoga, Rökkvi continuait d’appuyer toujours là où il pouvait la rendre hystérique. Mais elle prenait exemple sur sa sœur pour ne pas faire d’esclandre, et se taisait sans plus regarder ni l’un ni l’autre cette fois en la laissant parler. Sauf que la détresse et la colère dans la voix de Slau… c’était trop. Elle ne méritait pas ça, Rökkvi allait vraiment trop loin, et une année entière de son absence à lui n’avait pas permit à Fanny de rester en dehors de l’affaire injuste qui se déroulait sous ses yeux. Alors quand Slau parla du titre de propriété, qui ferait en effet d’elle une « pute » si elle l’acceptait en guise d’excuse pour se taire et ne pas objecter, Fanny émit un rire bourré de rancœur en se tournant vers son frère.

Tu veux savoir un truc ? Je fais du téléphone rose, et j’ai aussi vendu des culottes. Oh la ! Attends, ça ne fait pas de moi l’ultime grosse reine des tapineuses ça ? Putain, tu dois avoir tellement honte de nous, mais quelle horreur ! Je te plains mon pauvre, c’est l’opprobre. Et c’est probablement pour ça que tu ne nous présente jamais personne, hein Vi ?

Un nouveau rire plus jaune encore se fraya un chemin depuis sa gorge. Elle passa une main presque tremblante de colère contre son front, en y foutant de la sauce qu’elle essuya directement ensuite à l’aide d’un torchon dans un râle saoulé. Puis elle le jeta sur le plan de travail dans un geste plein d’une animosité qui n’était pas dans ses habitudes, pour cracher à Rökkvi.

Ou c’est peut-être parce que tu es tellement con, que personne ne te supporte hormis ta famille ?

Mais plus que de la colère, il y avait du désespoir dans son regard, et les larmes y montait déjà. Fanny adressa un regard à sa sœur, puis revint vers le brun sur un ton moins agressif, mais tout aussi hostile et malheureux à la fois. Putain elle venait de rentrer, il ne pouvait pas faire un effort ? Elles en avaient déjà suffisamment fait pour lui sans aucun retour. Une main sur la hanche, elle recommençait à touiller ce qui n’avait désormais plus aucune forme dans la casserole, tout en secouant la tête avec dépit.

Tu devrais faire attention. A force de nous traiter comme de la merde tu vas vraiment finir tout seul avec ton fric. Et je ne suis pas certaine que se soit gage de bonheur contrairement à ce que tu sembles croire.




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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   29.10.18 21:53
Prendre des gants ou ne pas dire tout ce qu’il pensait était un vrai défi pour lui, il ne savait pas faire ce genre de truc. Il n’aimait pas être hypocrite et il ne se voyait pas l’être avec sa propre famille. L’ambiance était vraiment étrange, Slau faisait une tête vraiment étrange et Rökkvi n’était pas vraiment à l’aise. Il ne savait pas comment réagir, il ne regrettait rien, mais il savait que sa sœur n’allait pas accepter la situation si facilement. Surtout qu’il y avait Fanny alias le chien de garde de sa sœur dans la plupart des situations.

Fanny avait tendance à défendre en permanence Slau même lorsque cette dernière avait tort. Elle ne voyait que le côté positif de Slau, un peu comme une fan avec son idole et cela rendait fou Rökkvi. Il ne supportait pas ce duo permanent qui ne laissait de place à personne et surtout il n’aimait pas passer pour le méchant lorsqu’il ne l’était pas. Il n’avait pas mal de défaut et il était loin d’être parfait, mais il en avait confiance et il n’aurait pas supporté qu’on le défende comme ça en permanence. Il fallait l’aimer avec ses qualités et ses défauts et parfois lui rentrer dans le lard pour qu’il comprenne la limite.

Il se tourna vers sa sœur lorsqu’elle lui parla du titre de propriété. Je ne t’ai pas acheté un appartement pour m’excuser, maintenant tu es as libre au cas où. Il ne rajouta rien de plus avant de lever les yeux au ciel en entendant les explications de Fanny se pinçant l’arête du nez. Tu pourrais éviter de faire tout comme Slau ? Avoir ta propre personnalité ? Et je ne vois pas l’intérêt de vous présenter quelqu’un. Rökkvi ne se sentait pas à l’aise au milieu de ce duo, donc il ne voulait pas présenter quelqu’un à sa famille pour éviter les questions gênantes, mais aussi pour séparer sa vie sentimentale de sa vie familiale. Il ne voulait pas s’afficher surtout que sa sexualité était taboue dans son milieu donc il préférait éviter que son secret soit partagé avec sa famille, le risque qu’il s’ébruite étant trop fort. Vu qu’il était le seul à connaitre son orientation sexuelle, il était le seul responsable s’il se faisait cramer un jour. Enfin son bras droit était au courant, mais cette personne était son double et Rökkvi ne lui cachait rien.

Rökkvi regarda sa sœur fronçant les sourcils devant ses insultes. Arrête d’être le chien de garde de Slau. Tu devrais te souvenir qu’il n’y a pas qu’elle dans la famille et toi Slau lui faire comprendre que tu n’es pas innocente, ni fragile. Sauf si tu aimes avoir un chien de garde. Sur ceux, tu lui donneras une croquette, elle remuera la queue peut-être. Rökkvi leva les yeux au ciel avant de se diriger vers la porte de sortie. Il ne supportait pas ce duo, cette façon que Fanny avait de toujours défendre Slau comme si elle était toujours la victime dans l’histoire. Il savait qu’il ne pouvait compter sur aucune des deux en cas de conflit, elles étaient toujours solidaires. Rökkvi était isolé dans cette famille, un peu par sa faute, mais également parce qu’il ne trouvait pas sa place. Il était le vilain canard de la famille, enfin c'était son impression.

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MessageSujet: Re: You're poison running through my veins Feat Aslaug et Fanny   02.11.18 19:29
running through my veins
rökkvi, aslaug, fanny

« N'existe pas sans son contraire qui lui semble facile à trouver. Le bonheur n'existe que pour plaire, je le veux. Enfin, je commence à douter d'en avoir vraiment rêvé. Est-ce une envie ? Parfois, j'me sens obligée.  »
Les mots de sa cadette et le ton sur lequel elle venait de les prononcer lui provoquèrent une déferlante de frissons. Fanny ne criait jamais. Fanny ne s’énervait jamais. C’était dur, vraiment, de supporter cette tension et la blessure que Rökkvi leur infligeait sans s’en rendre compte. Le judo avait beaucoup enseigné à Aslaug, pourtant sa colère grandissait en sentant les mots s’écraser en plein dans son visage, comme si elle n’avait jamais pratiqué, comme si les années de judo n’avaient jamais servi. Ces mots étaient trop durs pour qu’elle les encaisse... Quelque chose venait de se rompre en elle et un long soupire tremblant passa la barrière de ses lèvres. Sa famille, c’était tout… Et là ce tout ne ressemblait à rien d’autre que de la colère et de l’amertume. Un sentiment de tristesse s’empara d’elle et serra son étreinte autour de sa gorge et de son cœur. C’était dur… Elle n’avait rien voulu d’autre qu’une réunion heureuse, bercée de rires et de jolis mots… Même Fanny avait l’air épuisée par l’orgueil de leur frère. Elle devinait sans peine la colère qui devait grimper en flèche chez sa sœur et la déception lui gonfler la poitrine. Il fallait qu’elle se maîtrise, Slau. Qu’elle reste calme pour que les mots ne soient pas dits plus forts que les autres, et que le respect berce leur échange. Pourtant… Pourtant elle sentait qu’elle ne parviendrait pas à rester aussi calme qu’elle le voulait. Une tension lui tirait tous les muscles.

Aslaug leva la tête et ouvrit grand les yeux ; un grand désarroi immense s’y reflétait. Elle lui reprocha le titre de propriété en s’exprimant sur le ton interrogatif, mais il était évident qu’elle connaissait déjà la réponse. Elle avait l’impression de le fusiller des yeux ; elle se reconnaissait à peine. Il venait d’ouvrir les vannes et toute la rancune qu’elle avait essayé d’enterrer se réveillait et suintait par tous les pores de sa peau. Elle lui en voulait Slau, vraiment. Elle renfermait une grande rancune à l’égard de ce frère sur lequel elle avait toujours pris modèle. C’est comme s’il lui plantait un couteau en plein dans le cœur et qu'il la regardait droit dans les yeux. Elle avait rarement ressenti une colère semblable ; ses yeux rougirent et son palpitant s’emballa. Au même moment, Fanny se tourna vers cet homme et émit un rire bourré de rancœur. La mélodie de ce rire lui meurtrit le cœur. Les mot qui suivirent étaient d’une violence qu’Aslaug ne soupçonnait pas chez sa sœur. Elle assistait à cette horreur comme un spectateur désemparé. Tout s’envolait, l’espoir du pardon, d’une entente fraternelle et d’un bon repas en famille… Il n’y avait plus rien de ça que de l’amerturme et de la rancœur. Et ça lui serrait la gorge si fort qu’elle incapable de couper sa sœur. Parce qu’elle avait pas tort Fanny… Rökkvi creusait la distance avec ses sœurs depuis des années… Il ne leur parlait pas de lui, venait rarement leur rendre visite, ne leur présentait personne… C’était comme si elles n’avaient jamais compté à ses yeux, que les années passées l’un près de l’autre n’avaient aucune valeur... qu’il était mieux sans elles. Ça aussi ça lui meurtrissait le cœur à Aslaug…

Mais Aslaug nourrissait l’espoir qu’avec les mots durs de Fanny, Rökkvi parviendrait à s’adoucir et à chercher le pardon. Mais non. Sa réponse fut plus violente encore que tous les mots qui avaient été dit. Elle se laissa alors inonder par la rage, se maîtrisant difficilement. Elle en oublia tout ce qu’elle avait pu apprendre au judo et laissa son corps parler. La claque fut si forte qu’elle crut entendre le bruit raisonner dans le salon. Elle tremblait de rage. « Casse toi. » Elle avait l’impression que toutes se chairs étaient à vif, qu’un obus venait d’éclater dans sa poitrine et que sa tête allait exploser. Elle était à bout, crevée par ces tensions qui auraient pourtant pu être évitées si facilement. Elle le regarda à peine partir et se retourna. Le chagrin était si grand qu’elle n’avait même pas le courage d’enlacer sa cadette. Elle posa une main sur son épaule dans un regard désolé et laissa ses pas la diriger dans sa chambre, doucement, mollement. Puis en sous vêtements, elle se hissa sous son immense couette et mouilla son coussin de larmes.
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