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 Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao


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MessageSujet: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   25.09.18 21:21

Kittycat Song
Aodhan & Fanny

« Tu cherches un bon cou ? Envoie GIRAFE au 8 22 22 »
S'il y avait bien une autre personne en dehors de sa ribambelle d'amis qui lui avait manqué durant cette année d'absence, c'était Grumpy. Le gros matou mal léché de ce restaurant trop gastronomique pour Fanny, où elle se rendait souvent avec ses parents. C'était un peu le rendez-vous mensuel entre eux, comme ils devaient en avoir d'autre avec Aslaug, Rökkvi et Hall. Elle, c’était ce restaurant-là, qui ne lui correspondait pas du tout, dans lequel elle faisait toujours tâche bien que sa gentillesse et son ouverture d'esprit lui avait toujours attiré les faveurs de tous. Sauf du cuistot Irlandais. Tignasse sombre, yeux clairs, taches de rousseur. Il ne cherchait pas à attirer l'œil mais Fanny elle, l'avait surtout observé pour l'ondée de négativisme qui polluait son aura. L'homme sans rire, cette boule de nerfs, c'était finalement un plaisir de le croiser et de lui offrir un peu de soleil le temps d'un sourire, de quelques mots, d'un échange peu constructif et que pourtant Fanny trouvait génialissimes. Pauvre blonde, qui souriait aux anges en s'adressant à un homme qui l'ignorait presque. Les derniers temps, avant qu'elle ne s'envole pour l'étranger, l'Islandaise avait passé un cap. Celui des câlins. Plus il hurlait, et plus elle lui filait des free-hugs sauvages qui le faisait redoubler de rage, certes ! Mais qui l'apaisaient obligatoirement ensuite ! C'était forcé, personne ne pouvait résister à l'amour qu'elle distribuait comme on jette violement des pétales de fleurs sur quelqu'un.

Et puis qu'il avait été absent le jour où elle s'était retrouvée à diner avec ses parents pour retrouver ce rituel passé, et que personne n'était venue l'agresser parce qu'elle commençait encore par le dessert (pourquoi attendre alors que ça faisait plus envie que le reste ?), Fanny avait cru bon de questionner un serveur. Jour de congé, au moins l'Irlandais n'était pas reparti dans sa campagne verdoyante ! Ça lui aurait beaucoup trop brisé le cœur, ça. Et voilà que deux jours plus tard, une blonde aux allures de hippies mais couverte d'un joli manteau piqué à sa grande sœur se pointait chez le cuisinier, un sac en tissus jaune et vert porté en bandoulière. C'est toujours souriante, fébrile mais sautillante qu'elle frappa trois coups à la porte, ses Dr. Martens smileys fermement encré au sol et légèrement penchée en avant comme un personnage de dessin-animé. A peine avait-il ouvert qu'elle sautait déjà en l'air en criant, beaucoup trop enthousiaste rien qu'à voir cette mine renfrognée qu'elle adorait pourtant.

Surprise ! Je suis de retour Grumpy !

Il allait sans doute s’énerver... râler, lui claquer la porte au nez pourquoi pas ! Aussi Fanny s'était-elle permise de poser un doigt à l'ongle coloré sur les lèvres d'Aodhan pour l’empêcher de dire de vilaines choses d'entrée de jeu.

SHHHHT ! Ne dis rien, je suis certaine que tu es aux anges de me revoir ! Si si, tu es heureux, et non je ne lâcherai pas le nom de la personne qui m'a donné ton adresse. Et encore si : Tu m'as manqué !

Sur ce, elle ôta son doigt pour se frayer un chemin dans l'appartement avant que la réaction du cuistot ne l'empêche de le faire. C'était la première fois qu'elle pénétrait dans son univers en dehors du restaurant, alors elle furetait déjà partout avec de grands yeux, à la découverte de ce petit monde fait pour un râleur solitaire et endurci, aussi abrupte qu'il en avait l'air. Mais Fanny en était sûr, son petit cœur battait de la revoir, et il devait se réjouir qu'elle soit de retour pour venir le harceler de câlin et de pensées positives quand il s'enterrait sous sa mauvaise humeur coutumière.



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MessageSujet: Re: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   09.10.18 18:32
C’était censé être une journée calme. C’est ce qu’il s’était dit en se rentrant du travail la veille agacé par le monde entier, ce qu’il s’était répété en se réveillant ce matin à cause des miaulements intempestifs des deux matous sortis tout droit des enfers, ce dont il avait essayé de se convaincre en nettoyant chaque centimètre carré de son appartement déjà bien trop propre, et ce qu’il avait fini par vaguement croire en s’enfonçant dans un fauteuil avec un énorme livre plein de poussière. Dans le silence seulement entrecoupé par les ronronnements de Satan ou les miaulements en recherche d’attention d’Oblivion. La paix. Personne pour venir demander quelque chose d’idiot ou pour troubler un moment de tranquillité qu’il lui semblait avoir rêvé toute sa vie. Ou du moins, c’est ce qu’il croit en finissant le premier chapitre sans être interrompu. Avant que des coups à sa porte ne résonnent dans la pièce et qu’il ne fixe cette dernière comme si elle venait de commettre un crime contre l’humanité toute entière. Qui ose ?

Il traverse l’appartement à grandes enjambées, bien décidé à faire comprendre son point de vue à l’importun qui ne tient visiblement pas assez à sa vie pour ne pas le déranger, murmurant déjà toutes les insultes qu’il connaît dans sa langue natale, mais quand la porte est ouverte brusquement et que sa bouche s’ouvre pour les laisser sortir moins poliment encore, il perd sa voix en étant aveuglé par un océan de couleurs criardes et rendu sourd par une voix bien trop pleine de vie et de bonheur. Ses yeux s’écarquillent même un peu alors qu’il la reconnaît, alors qu’un « Mais qu’est ce que … » abasourdi s’échappe de ses lèvres, alors que le doigt verni interrompt sa phrase aussitôt. Il est sûrement en train de rêver. C’est la seule explication.

Il a du mal à enregistrer exactement ce que ses mots veulent dire, et se contente de la suivre du regard alors qu’elle entre sans demander la moindre permission, alors qu’elle semble avoir décidé de fouiller son chez lui sans le moindre respect pour son intimité chérie. « Hein ? » Sous le choc. Il est sous le choc. Et pourtant, alors qu’il la voit s’intéresser à tout ce qu’elle voit, alors qu’il enregistre enfin que cette gamine qui sautait partout et qui avait disparu de la ville est devant ses yeux, chez lui, un minuscule rire se décide enfin à s’échapper de sa gorge. Elle avait vraiment osé ? Est-ce qu’il y avait une seule chose qu’elle ne se permettait pas ? Est-ce qu’un jour quelqu’un arriverait à vraiment s’irriter du naturel qu’elle affichait même en s’imposant chez les gens comme si c’était la chose la plus normale à faire ? « Fais comme chez toi, je t’en prie. » C’est déjà plus amusé que critique. Parce que quelque part, elle n’avait pas tout à fait tort, même s’il ne le réalise que maintenant qu’elle est de retour. Sa bonne humeur lui avait certainement un peu manqué. Un peu. Tant pis pour le calme, alors.

Il referme la porte avec un soupir presque habituel, avant de passer une main sur son visage dans l’espoir de se réveiller avant que ce ne soit elle qui s’en charge. « Qu’est ce que tu fais ici ? Tes parents t’ont jamais appris à pas rentrer chez des inconnus comme ça ? » Même s’ils n’étaient pas vraiment des inconnus. Mais tout de même. Son regard rencontre le sien, et il finit par lever les yeux au ciel en haussant les épaules. Abandon. De toute façon, il n’est pas assez fou pour croire qu’il arrivera à se débarrasser aussi facilement de Fanny Jakobsdottir. « Bon ok. Café ? » Ou gâteau, plus probablement, la connaissant.
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MessageSujet: Re: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   09.10.18 20:12

Kittycat Song
Aodhan & Fanny

« Tu cherches un bon cou ? Envoie GIRAFE au 8 22 22 »
Sans attendre une seconde, ou une invitation qui était très largement superflue, Fanny était entrée dans l’appartement encore inconnu. Mais c’était là le genre de découverte qu’elle adorait. Apprendre à connaitre les gens, c’était une passion qui n’arrêtait pas de la pousser toujours plus à s’investir auprès des autres. Et lui, c’était quelque chose ! Aodhan n’avait pas tellement le profil d’un ami. C’était autre chose encore. En fait il n’avait pas de case, pas d’étiquette. Le genre de personnalité volage qu’elle adorait, Fanny. Un brin d’originalité qui attirait sans arrêt son regard, un certain mystère, un caractère à dompter… ça, c’était sur la forme. Dans le fond, c’était un regard plus doux que celui d’une aventurière partie à la découverte d’un drôle de territoire qui l’animait. Il avait l’air seul… Ao. Il avait l’air d’être ce genre de personne toujours poursuivit par une certaine grisaille, quelque chose d’un peu triste ou nostalgique. Et Fanny elle, trouvait qu’il ne le méritait pas. Parce qu’il y avait une tendresse dans le fond des yeux si translucides qu’il posait parfois sur elle malgré son apparence agacée. Grumpy, elle n’allait certainement pas le lâcher pour des yeux levés au ciel ou quelques mots lancés plus hauts que les autres. Et puis la terreur des cuisines… lui faisait pas tellement peur !

Alors elle avait foncé dans l’appartement comme un chien renifleur. Et non, ce n’était pas là une image… parce que les narines frétillaient à sentir déjà partout, à s’imprégner des odeurs. C’était son truc à elle, les odeurs. Ça caractérisait un lieu, une personne ou même un moment… et Fanny inspirait déjà l’air qui flottait là pour retrouver des choses qu’elle connaissait. L’odeur d’Ao, déjà. Plus forte que les autres et pourtant qui s’effaçait parfois sous une odeur de renfermé, de chats et de mec solitaire… ça sentait un peu le fauve ! Et la bonne bouffe… drôle de mélange ! Mais elle aimait vachement. Puis elle repartie à regarder partout, en retirant son manteau et son sac qui tombèrent par terre puisqu’elle rata distraitement l’accoudoir du canapé.

Merci !

Qu’elle fasse comme chez elle, parfait c’était déjà le cas ! Mais elle n’avait pas pris la peine de remarquer l’ironie de cette phrase que déjà, ses yeux parcouraient les étagères et les meubles, qu’elle couinait à la vue d’un félin et déferlait partout dans l’appartement comme un courant d’air pour en voir les recoins. Ainsi s’arrêta-t-elle au commentaire d’Ao pour croiser son regard et lui lâcher son plus grand sourire.

Ne fais pas ton grand méchant loup, tu étais pas au resto et je voulais te voir ! Puis tu sais j’ai prévenu tout le monde… Mes parents, ma sœur judoka, mon neveu vénère qui fait ses dents, le FBI, Interpol et le Pape … Ils savent tous que je suis chez toi alors, tu as intérêt à bien me traiter !

Mine de rien, c’était un plaisir de le voir en dehors du restaurant et de retrouver cette bouille de sale mégère. Durant l’année qui s’était écoulée, ne pas lui donner de nouvelles avaient été une source d’inquiétude quand même. Fanny l’avait imaginé tout seul dans le fond de sa cuisine avec des yeux de bébé chien, à s’imaginer qu’elle l’avait abandonné à son triste sort… puis s’était consolée en apprenant que ses parents allaient toujours y manger de temps en temps, dans son resto, et qu’il râlait toujours autant. Pour lui, c’était comme avoir la truffe humide = s’était signe de bonne santé. Trop heureuse d’être là, Fanny déversa un peu de sa bonne humeur partout avant de répondre dans un cri prolongé.

Chocolaaaaaaat !

Pas de thé, pas de café ! Elle voulait un de ces chocolats trop bonspour être ignoré, dont seul le cuisinier avait le secret. Autant profiter de cette qualité qu’elle n’avait pas, il savait cuisiner alors qu’il la régale avec autre chose qu’un délire de pervers caféinomane. Mais avant de se délecter d’une boisson chaude et de l’observer la préparer avec des yeux de merlans frits, la blonde tourna deux fois sur elle-même en cherchant son sac. Puis elle fondit dessus sans attendre.

J’ai des trucs pour toi !

Aucune patience… La décence aurait voulu qu’ils s’installent sur le canapé pour prendre le cadeau mais, pas le temps. Aussi Fanny vida à moitié le bordel contenu dans son sac pour y trouver deux choses. Un petit paquet contenant trois bracelets de pierres (d’harmonisation évidement), et un bonnet en laine tricoté mains… à l’effigie du Grumpy cat évidemment. Puis elle trottina vers lui, non sans se prendre un coin de meuble et se frotter la cuisse, pour vite oublier la douleur en lui enfilant le bonnet directement sur la tête.

Ca, c’est moi qui l’ai fait ! Et ça… c’est de Thaïlande. Ouvre !

Ni une ni deux, Fanny venait lui fourrer le paquet dans les mains. Puis elle recula d’un pas en laissant son sourire s’élargir en le voyant ainsi pourvu du bonnet de laine, un rire s’échappant de sa gorge avant de l’encourager du regard pour qui ouvre son cadeau.




Le bonnet (a)


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MessageSujet: Re: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   23.10.18 23:18
Il a du mal à la suivre des yeux, tant elle semble transpirer d’une énergie dévastatrice. Tout ce sur quoi son regard accepte de se fixer, c’est sur la veste et le sac qui tombent négligemment par terre et arrêtent les battements de son cœur pendant quelques micros secondes avant qu’il ne se jette dessus pour les plier méthodiquement et les poser délicatement sur le canapé. Et alors il recommence à respirer, en ouvrant la bouche pour lui dire de faire attention, en la refermant en comprenant que ça n’aurait aucun intérêt. Il suffit de croiser les doigts et d’espérer qu’elle ne casse rien. Oui, c’est sûrement la seule chose à faire, maintenant. Parce qu’aucun de ses commentaires ne suffirait à la calmer, sûrement. Parce que rien ne le pourrait. Parce que c’est ce qu’elle était. Une boule d’énergie. Mais ça ne coûte rien d’essayer, heureusement.

Il lève les yeux au ciel à sa réplique, mais un rire lui échappe malgré tout.  C’est souvent le cas, avec elle. Vouloir être aussi dépité et grincheux qu’avec les autres, pour la faire fuir, mais échouer lamentablement devant sa capacité de répartie hors du commun et son manque de gêne inné. Vraiment, ce n’était pas faute d’avoir essayé. « Je pense surtout qu’ils sont tous en train de prier pour moi, plutôt que de s’inquiéter pour toi, honnêtement. » Tant pis pour la paix, bonjour le chocolat. Ou pire que ça. Bonjour le rayon de soleil qui fait mal aux yeux et qui n’a pas l’air décidé à se reposer quelque part. Un soupir lui échappe, alors qu’il se laisse tomber sur le canapé pour se masser les tempes. « Calme tooooi … » Les chats devaient être morts de peur. Ou jaloux de ne plus être ceux qui ruinaient son pauvre appartement parfaitement rangé en vidant son sac par terre, apparemment.

« Mais je … Mais tu … Mais … » Il n’arrivait pas à en placer une, tant le massacre semblait impossible à arrêter. « Attend non mais comment tu peux avoir autant de bordel dans un seul sac, déjà ? » Oui, parce que c’était tout de même plus important que de comprendre ce qu’elle voulait dire par « j’ai des trucs pour toi ». Il devait y avoir une technique pour ranger tout ça correctement. Faire des compartiments, peut être. Ou acheter un plus grand sac. Ca pourrait être une idée, ça. Lui acheter un plus grand sac, et la forcer à ranger les choses correctement dedans, pour que la prochaine fois, elle n’ait pas besoin de lui faire frôler deux crises cardiaques en quelques minutes à peine. Il note mentalement, et ne perd le fil de ses pensées qu’en la voyant se frapper distraitement contre un meuble. Parce que tout de même, il faut bien se moquer un peu.

L’amusement fuit de son visage au moment même où il réalise qu’elle vient de lui enfoncer quelque chose sur sa tête, et il plante son regard dans le sien sans comprendre que cette expression ne sert qu’à lui faire ressembler un peu plus à l’effigie qui trône sur son crâne. « Qu’est ce que … » Il ne sait plus parler. Pour sa défense, tout va beaucoup trop vite. Alors il perd le contact physique pour froncer le nez en louchant sur le paquet dans ses mains, en essayant d’analyser la situation. « Attend c’est pour moi ? » Parce que ça ressemble drôlement à un cadeau. Depuis quand est ce que Fanny lui offre des cadeaux ? Non en fait, mieux, comment on était censé réagir en recevant un cadeau ? « Mer … non attend. » C’est louche. C’est trop louche.

Il tapote sa propre tête jusqu’à réussir à retirer le bonnet, et le fixe un bon moment avant d’avoir beaucoup plus de mal que d’habitude à retenir un sourire trop amusé pour la cause. « … C’est censé être moi, c’est ça ? Qui aurait cru que tu savais tricoter ? Je suis impressionné. » Assez pour le remettre sur sa tête en levant les yeux au ciel. Après tout, le ridicule ne tue pas, il paraît. Moins que le papier cadeau dans ses mains ou le regard encourageant de la blonde devant lui. Moins que cette étrange sensation qu’il y a toujours un risque qu’il ne réagisse pas comme elle le voudrait, et que ça la rende triste. Parce qu’elle lui avait offert un cadeau, et qu’il avait environ un pour cent de chance de pouvoir gérer ça normalement. « Ok alors attend … » Parce qu’il y a une méthode pour ouvrir un papier cadeau, non ? Il y en a une pour tout. Un pli, deux, trois. « T’étais en Thaïlande, alors ? J’ai failli demander à tes parents mais j’avais pas vraiment envie de leur parler, en fait. » Et pourtant il s’était bien demandé où elle était passée. Mais ça n’étais pas censé le regarder. Mais après tout, maintenant, ils n’étaient pas à ça près, puisqu’elle n’était pas non plus censée débarquer chez lui pour lui offrir des cadeaux.

Enfin, il réussit à l’ouvrir, et plie le papier d’une main en prenant dans l’autre le bracelet pour l’observer sous tous ses angles. Quelles étranges couleurs. Quelles étranges pierres. Quelle étrange chose. « C’est … » Joli ? Oui, certes. Etrange ? Oui, aussi. Pourtant la lumière qui se reflète dessus suffit à lui faire penser à Fanny, le tourbillon de couleur. C’est comme toi, sûrement, alors. « Qu’est ce que c’est que ça ? Ca va exploser ou pas ? » Non, sûrement pas la réaction appropriée. Surtout pas avec cette tête perplexe. Tant pis, trop tard.
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MessageSujet: Re: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   24.10.18 0:42

Kittycat Song
Aodhan & Fanny

« Tu cherches un bon cou ? Envoie GIRAFE au 8 22 22 »
Mais non, elle n’allait rien dévaster du tout ! A part peut être la mauvaise humeur ou la solitude du cuistot, c’était le but d’ailleurs ! Parfois il suffisait d’un tout petit truc pour débloquer une personnalité différente des autres. C’était d’ailleurs celles qu’elle préférait, Fanny. C’est personnalité là avait toujours des trésors à dévoiler aux regards les plus attentifs. Donc non, elle ne s’était pas calmée malgré la demande d’Ao. Il y avait là bien trop de choses à découvrir ! L’appartement était assez grand pour qu’elle y passe des heures dans un petit coin, à décortiquer les livres ou les disques, à chercher les détails dans la décoration, les post-it égarés ou n’importe quoi qui pourrait constituer une piste dans la chasse au trésor qu’il représentait. Un vrai mystère Aodhan. Et pourtant, Fanny restait persuadée qu’il avait juste besoin d’un peu de présence pour sourire.

C’est pas un sac, c’est une besace ! Du coup j’ai le droit d’y foutre le bordel non ?

En dépassait même une fourchette, et un canard en plastique jaune pas tellement à destination du bain, d’ailleurs. Qui lui avait déjà porté préjudice avec Timo, mais qu’elle avait oublié de virer de là. Quant aux cadeaux à destination du cuistot, ils trouvèrent vite leurs places. Un sur sa tête, et les autres lovés dans un petit paquet déposé dans le creux de sa grande main abimée par la cuisine. D’ailleurs elle l’inspecta un peu cette main, passa un doigt léger sur le pouce -lui faire une crème pour les mains !- avant qu’il ne commence à réaliser qu’elle venait de lui faire un présent. Deux yeux ronds répondirent à sa question.

Bah je… oui ?

Qu’est ce que c’était que cette réaction, il n’avait jamais eu de cadeau celui-là ? D’accord, il fallait bien admettre qu’ils n’avaient pas non plus des liens vraiment proches et que recevoir un présent de la part de la fille d’un client qui de temps en temps venait l’emmerder en cuisine… oui bon vu sous cet angle. Mais ce n’était pas pire que de la voir se pointer chez lui quand même.

Non mais ça va je ne suis pas en train de te chier un lingot d’or en direct, non plus !

Mais au lieu de faire une mauvaise tête, Fanny riait déjà devant cette réaction atypique à laquelle elle ne s’attendait pas. Et encore plus devant sa tête, lors de la découverte du bonnet qu’il remettait vite sur sa tête. Les poings fermés, Fanny les agitait en signe d’impatience et de contentement, avant de sautiller encore devant lui et lui remettre le bonnet correctement en lui adressant un sacré smile colgate. Parce qu’il avait eut ce sourire sur le visage, seigneur ! Un vrai. Et que franchement c’était beaucoup trop beau pour ne pas y répondre avec la même sorte d’expression.

Et encore je sais faire des ronds de fumées aussi, mais bon ce n’est pas un truc qui s’offre. Ou alors c’est vachement l’arnaque. Alors, tu ouvres ?

Sacré talent caché. C’était comme quand toute gosse, elle s’était rendu compte qu’elle pouvait faire des bruits marrants avec son cul. Mais ça, c’était une autre histoire et encore moins un truc qu’elle raconterait à Aodhan. Elle éclata de rire à nouveau en l’entendant déclarer sans aucun filtre qu’il ne voulait pas parler à ses parents. C’était un truc qu’elle adorait chez lui, cette capacité à dire les choses les plus crument. Alors qu’elle était capable de les entendre sans s’offusquer. Objectivement de toute manière, il n’avait pas tort. Ses parents étaient des êtres adorables, mais n’importe qui ne pouvait pas leur faire la conversation aussi facilement qu’elle. Alors, soit ! Au moins il avait failli demander de ses nouvelles, c’était déjà beaucoup. Elle hocha donc la tête pour acquiescer quant à la Thaïlande, puis le laissa enfin découvrir les bracelets en exécutant une mini dance de l’euphorie. Elle avait surement l’air d’ouvrir elle-même un cadeau, ou d’être une môme de 6 ans recevant un poney. Quant à sa tête perplexe, elle n’attira qu’un soupire de la part de Fanny qui abordait pourtant toujours son sourire sur les lèvres.

Mais bien sûr que non, ça ne va pas te péter au nez, arrête de les regarder comme si tu étais un macaque ! T’es pire que Mimi-Siku, tu ne connais rien à rien…  sauf en casserole.

A bien y réfléchir… oui. C’était un sauvage associable et sans filtre avec une passion pour les casseroles. Mimi-Siku en puissance ! Sans attendre, elle approcha pour prendre les bracelets de ses mains et les enfiler un à un à son poignet droit.

C’est des pierres de lave, les noirs. Et le reste, c’est des pierres de méditation et de guérison, elles représentent tes chakras. Agate violette et rouge, lapis lazuli, ambre, howlite verte et turquoise et enfin œil de tigre. C’est fait pour t’harmoniser, porte en un chaque jour… tu pourras te reposer dessus.

Une fois les bracelets enfilés, Fanny le regarda quelques secondes comme si déjà ça allait faire de l’effet. Comme s’il allait déjà se sentir pousser des ailes dans le dos pour décoller de terre avec un sourire béat. Chose qui serait possible sans doute, si elle lui faisait fumer un bon gros pétard. Idée à noter. En attendant, elle restait devant lui avec les mains sur les hanches pour observer sa posture. Et un à un, elle désigna sans pudeur les différents chakras du corps d’Ao, sans les toucher dieu merci…

Mais pour que ça marche, faut que tu sois attentif à tes chakras ! Ils sont tous fermés. Fontanelle, chiasma optique, gorge, cœur, nombril, sacrum et mon préféré… le périnée. Faut t’ouvrir un peu Grumpy, t’es tout rabougrit. Mais avant, promet moi que tu vas les porter et vas me faire un chocolat !

Et voila qu’elle s’emparait du paquet cadeau désormais vide pour allez le mettre à la poubelle. Un beau prétexte pour fureter de nouveau vers la cuisine. Et surtout le forcer à la suivre pour lui faire sa boisson chaude.

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MessageSujet: Re: Is There a Song For Grumpy Cat ? - ft. Ao   11.11.18 2:33
Non, changer le nom de quelque chose n’était pas censé changer le fait que cette chose devait être rangée. Mais il ne se fatigue même pas à le lui dire, tant le reste de la situation lui échappe totalement. Il y a plus important. Il y a arrêter d’avoir l’air aussi choqué, déjà. C’est ce qu’elle lui fait comprendre en quelques mots, d’ailleurs, mais ça ne semble pas être assez. Même si ça lui fait lever les yeux au ciel, même s’il se retrouve à avaler un énième sourire. Parce que c’est touchant, un peu, même si c’est étrange. Qu’elle ait pensé à lui alors qu’il n’était techniquement rien de plus qu’un cuisinier qu’elle aimait embêter parfois, normalement, quand bien même elle visitait un autre pays, quand bien même elle aurait dû oublier son existence. Aussi touchant que le naturel avec lequel elle était venue chez lui parce qu’elle ne le trouvait pas au restaurant, comme s’ils étaient de vieux amis et qu’elle voulait absolument le revoir maintenant qu’elle était de retour. Peut être qu’elle était juste touchante parce qu’elle ne cachait pas qu’elle l’appréciait alors qu’il n’avait vraiment rien fait pour. Parce qu’elle prenait le temps de tricoter ce bonnet étrange en pensant à lui, et qu’il ne pensait vraiment pas être assez important pour elle pour qu’elle fasse ça. Parce qu’il avait oublié à quel point sa simple présence lui faisait du bien, à lui, aussi.

Il s’en souvient en voyant le sourire trop grand, trop honnête, et trop plein de vie qu’elle lui offre, en réponse au sien. Et quelque part, parce que s’empêcher de tout tourner mentalement en horreur doit lui être impossible, il se demande à quel point ce sera triste, quand quelque chose ou quelqu’un viendra altérer le bonheur qui vit en elle. Il se demande à quoi elle ressemble, triste. Parce qu’on dirait un peu qu’elle ne peut pas être autre chose qu’heureuse, sans devenir quelqu’un d’autre. Sa voix le fait sortir de sa digression mentale bien trop triste pour la cause, et il lève les yeux au ciel de nouveau avant de s’atteler à la tâche en mains. Oui, pour l’instant, il n’a pas besoin d’y penser. Pour l’instant, c’est une fée qui brille, et elle n’est pas prête de s’éteindre, on dirait. En tout cas à en juger par la danse qu’elle mettait en scène à sa découverte à lui, il n’avait pas envie de douter de ça.

« Un ma … Attend qui ? » Ce qu’elle disait n’avait aucun sens, mais pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’en rire, un peu, le plus doucement possible, alors que le bracelet tourne entre ses doigts. Parce que de toute façon, ce qu’elle dit n’a jamais beaucoup de sens pour lui, mais c’est trop naturel pour lui en tenir rigueur. Et elle n’a pas vraiment tort, de ce qu’il a compris, en tout cas. Pourtant elle va trop vite, encore, et quand elle lui retire les bracelets des mains, il a un léger mouvement de recul avant de lever les yeux au ciel en la laissant tripoter son poignet. Simple réflexe, avant de l’observer pendant qu’elle parle, alors qu’un sourire amusé se fraie un chemin jusqu’à ses lèvres. « Ah ouais … Je savais que t’avais un côté hippie, mais là tu m’impressionnes, t’as atteint un autre niveau. T’es devenue bouddhistes et tu vas te raser la tête aussi, ou j’exagère le cliché ? » C’est plus facile d’en rire que de trouver ça attendrissant. Bien plus.

Mais il fronce les sourcils alors qu’elle l’observe bien trop, en essayant de comprendre, et sa moquerie prend fin aussi vite. « Euh … Ca va ? » Parce que c’est malaisant, un peu. Parce qu’il finit par fuir son regard, de peur que le nouveau shaman en elle ne puisse lire son âme. Parce que ça paraît presque intime, de se faire fixer si longtemps, et que vraiment, ce n’était pas son domaine. Autant que la gêne procurée par le doigt qui pointe chaque partie de son corps et qui lui fait monter le rouge aux joues bien trop facilement. « Mais qu’est ce que … » Pudique. Non, prude. Bien trop prude. Clairement pas armé contre le manque de pudeur et de limites de Fanny. « Mais tais-toi … » Ca sonne comme une supplication désespérée. S’en est sûrement une, alors qu’elle quitte la pièce à la recherche de son dû et qu’il soupire de soulagement en frottant ses joues pour faire fuir le rouge. Inspirer, expirer, et ça reprend. Parce qu’elle ne le détruira pas si facilement, tout de même. Même si elle a déjà bien trop attaqué son masque râleur et qu’il ne peut plus vraiment le porter. Tant pis, maintenant elle n’a qu’à assumer de se retrouver devant lui qui ne peut plus cacher ce qu’il ressent. C’est de sa faute, et de la faute du rouge à ses joues.

« Si tu mets le bordel dans ma cuisine, je te jure que je te garde en otage jusqu’à ce qu’elle brille de nouveau. » C’est une menace qu’il prononce bien trop sérieusement, alors que ses pas l’emmènent jusqu’à elle. Sûrement parce qu’il le pense un peu. La cuisine, c’est sacré, dans un appartement. Et il hésite un peu en passant à côté d’elle pour aller chercher une tasse, mais finit par poser un rapide baiser sur le haut de son crâne coloré avant de fuir jusqu’aux étagères. « Merci. C’est gentil d’avoir pensé à moi. Même si j’ai compris la moitié de ce que tu as dit, mais c’est mignon. » C’est gêné, un peu. Probablement parce qu’il n’est pas non plus habitué à dire merci. Mais ça réussit à sortir de sa gorge plus ou moins naturellement, principalement parce qu’il est trop occupé à préparer son chocolat pour avoir à la regarder en le disant. Merci mon dieu.

« Alors, la Thaïlande ? Pourquoi la Thaïlande, d’ailleurs ? Il pleut pas tout le temps, là bas ? » Lait. Chauffer le lait. « Quoiqu’en fait ici il fait tout le temps froid, j’ai rien dit, c’est une mauvaise référence. T’es partie toute seule ? » Au fond, il n’avait aucun mal à imaginer Fanny seule, avec un sac à dos, en train de se promener dans un pays inconnu dont elle ne parlait pas la langue, sans avoir aucun problème. En se contentant de sourire aux gens pour se faire comprendre, en s’émerveillant du paysage, des cultures, et visiblement, des mentalités spirituelles. Son regard se pose sur les pierres à son poignet une dernière fois, et il sourit un peu avant de poser la tasse devant le nez de la jeune fille. « Pitié attend un peu, c’est brûlant. » Probablement peine perdue.
(c) AMIANTE

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sing, goddess, of the rage of Achilles
they turned him into a weapon and told him to find peace. ▬ puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libres, de ton triste sommeil je t'en prie libère-toi. dans ce triste pays tu sais un jour ou l'autre faudra tuer le père, faire entendre ta voix. - s
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