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 « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]


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MessageSujet: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   10.09.18 0:08
What Have You Done With Me?Quand il repensait à Paris, c’était des moments brumeux, des visages,  des passages de sa vie que sa mémoire semblait avoir de la difficulté à se rappeler. Dès qu’il essayait d’avoir accès à cette année, il ne ressentait rien. Rien mentalement, rien physiquement. Il se rappelait pourtant très clairement d’Aodhan, ce criminel avec qui… il avait semblé parlé pendant des jours entiers. Pendant des mois. Cet homme qui, la seule chose qu’il se rappelait avec certitude, était la beauté de son regard. Dès qu’il essayait de se rappeler plus précisément de ce que cet homme avait invoqué en lui, ce qu’il avait vécu à ses côtés, c’était un trou noir. Il se rappelait avoir entendu certaines confessions, mais trop peu à son gout. C’était un souvenir amer, que Mikjàll ne savait pas très bien d’où il venait. Il se rappel simplement qu’il aurait voulu en savoir plus. Pourquoi? Dès qu’il essayait d’avoir accès à ce qu’il était à cette époque, à ce jeune homme plein d’entrain que sa sœur décrivait, il ne s’en rappel pas. Il n’a pas accès à ce qu’il était. Il bloque. Qu’est-ce que cet homme lui avait fait? Qu’est-ce qui c’était passé à Paris pour qu’il se sente autant… vide depuis? Athena disait qu’avant, il avait de l’empathie pour les gens, qu’il était heureux et optimiste. Désormais, il regardait une femme avoir de la difficulté à trainer ses sacs d’épiceries, et il ne faisait qu’hausser les épaules. Désormais, il ne pensait plus aux conséquences de ces gestes. Désormais, il était rendu de glace face à ces propres émotions. Et il se comptait sur les doigts d’une main les gens qui pouvaient le voir autrement que… ainsi.

Passant devant une boutique de petits objets en verre, il s’arrêta pour poser son regard sur le petit bijou d’un chat, tenant dans la paume d’une main. Son regard s’arrêta sur le bijou, comme s’il en était brusquement fasciné. Pourtant, il préférait les chiens, mais… C’est comme si quelque chose l’accrochait aussi aux chats. Son regard s’y perd un moment, assez pour attirer l’œil de la vendeuse qui lui demande s’il veux l’acheter. Lui jetant un seul regard, le jeune journaliste finit par hocher la tête, sortant son porte feuille. Aucun sourire, à peine un regard, alors qu’il souffle un merci, avant de prendre le petit bijou, tournant les talons en le faisant lentement glisser sur ses doigts, avant de le ranger précieusement dans sa poche. Un chat. C’est tellement étrange qu’il adore autant les chiens, mais soit aussi fasciné par les chats. Comme quoi, le contraire lui a toujours tapé dans l’œil. Que ce soit avec Fenrir ou… Avec Aodhan. Ces pas le guident à nouveau ver son loft pour aller changer son bandage, le regard calme, ses doigts glissant sur la blessure créé par la balle, en Syrie, quelques semaines plus tard. Voilà à peine quelques jours qu’il était sortit de l’hôpital, et il se devait de faire attention à cette blessure. Mais cela ne devait pas l’empêcher de travailler non? Son patron lui avait envoyer une requête : Il se passait pas mal de truc louche dans un quartier de la ville, plus précisément proche d’un bar miteux entre deux ruelles que peu de gens fréquentaient. Pouvoir mettre la main sur des informations avant la police était toujours bon pour les journalistes pour monter la côte de lecteur. Mikjàll n’avait pas hésité à accepter : Le danger, il ne le voyait plus. Les conséquences non plus. Il voulait simplement la vérité. Prenant son manteau, son appareil photo et son calepin, le voilà à nouveau partit, laissant son petit objet de chat proche de son ordinateur pour ne pas le briser.

Ces pas le guidèrent rapidement vers l’endroit que lui avait indiqué son patron. Néanmoins, il dû vraiment chercher un moment la dite ruelle, car celle-ci était bien cacher, et très petit. Assez pour une, voir deux personnes par coin, sans plus. Sa faufilant, il regarda a peine les gens qui, déjà, posé sur lui un regard suspect ou désapprobateur. Après tout, une tête nouvelle, ça n’annonçait jamais rien de bien. Mik’ savait bien ça. Il les regarda à peine, continuant de marcher vers le bar, fixant un moment le nom de celui-ci. Poussant la porte, il remonta le col de son manteau pour s’y glisser à l’intérieur, son appareil photo bien cacher. L’endroit était mal éclairé, et ça puait l’alcool. Néanmoins, pour « bien paraitre », le jeune homme alla se chercher une bière, la prenant sans regarder le serveur. Portant celle-ci à ses lèvres, il s’avança dans le bar, plissant les yeux pour mieux voir, secouant parfois la tête. Quand il sentait trop le regard de quelqu’un sur lui, il se détournait. Puis un regard, plus particulier que les autres, le prit de cours, alors qu’il relevait la tête un peu, essayant de plisser des yeux pour mieux voir la personne assise à une table. Une carrure d’homme, pour  sur et des yeux… captivants. Intrigué, il finit par s’approcher lentement. Son enquête devait bien commencer quelque part non? Il n’aurait qu’à inventer une raison, si l’homme se questionnait trop. Glissant à nouveau la bière à ses lèvres pour boire une gorgé, il finit par s’arrêter lentement à ses côtés, la lumière lui permettant lentement d’identifier un peu plus la personne. Comme un souvenir amer, enfouit. Il n’avait même pas conscience qu’il ne disait rien, qu’il le regardait simplement, figer par quelque chose qui l’appelait chez cet homme.

Ce regard, cet expression, cet appel. Tout lui rappelait un seul homme, tout lui rappelait une seule et unique personne qui l’avait fait ressentir ainsi. Tout son être lui criait de poser la question qui lui brulait les lèvres, alors que Mikjàll croyait à une nouvelle hallucination. Ça ne pouvait pas être réel. Pas ici, par à Reykjavik. C’était trop iréel. Mais ses lèvres bougèrent lentement, sans attendre son accord. « Aodhan? Aodhan O'Flahertie? », murmura-t-il lentement, comme ne voulant pas croire que c’était possible que ce soit lui. Le criminel. Aodhan. Celui qui lu avait volé quelque chose, à Paris.
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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   27.09.18 22:56
Ses pas l’avaient menés bien trop facilement jusqu’à ce bar miteux qui lui faisait froncer le nez à chaque fois. Tout s’était passé exactement comme d’habitude. Il avait grogné à ceux qu’il rejoignait qu’il ne voulait vraiment plus jamais mettre un pied dans ce taudis, avait désinfecté tout ce qui s’approchait de ses mains avant de prendre place, avait refusé de boire quoique ce soit dans ces verres répugnants, et avait passé environ dix minutes de plus à soupirer à chaque phrase de ses compagnons et à chaque minute de retard des manquants. Et enfin, tout le monde était là, et le dégoût qu’il ressentait face à ses lieux s’était évaporé quand ils avaient commencé à parler des choses sérieuses, quand les informations avaient commencé à s’échanger sans même qu’ils ne prennent la peine de murmurer, quand les plans étaient clairs et les comptes exacts. L’adrénaline et la passion qui montait dans la conversation lui firent oublier tout le reste, jusqu’à ce que tout soit terminé, jusqu’à ce que tout soit clair et qu’ils aient tous bien conscience que leur vie en dehors de ces murs n’étaient véritablement rien de plus qu’un alibi.

Parce qu’il arrivait à n’importe qui de l’oublier, même lui. Jusqu’à ce que des images du passé viennent le hanté, jusqu’à ce qu’un patriotisme étouffé essaie de le pousser à réfléchir de nouveau, jusqu’à ce que sa colère pour tous ceux qui étaient tombés, et tout ce que le monde avait fait, ne vienne lui exploser au visage de nouveau. Ou jusqu’à un de ces appels, une de ces situations de crise, une de ces dernières réunions avant d’envoyer les informations à travers l’océan, dans ce bar miteux où personne ne posait jamais de questions. Etrange, tout de même. Puisqu’à Reykjavik, ce genre de conversation pourrait prendre place dans un parc pour enfant et n’être tout de même pas soupçonnée. Quelle ville affreusement calme.

Ou en tout cas, c’est ce qu’il croyait. Jusqu’à ce que les conversations semblent baisser d’un ton d’un coup et que son cerveau en alerte n’analyse la situation le plus vite possible. Pour simplement se calmer en réalisant que ce n’était qu’une silhouette peu connue, qu’un visage encore jamais croisé en ces lieux. En laissant le bénéfice du doute, d’un passant perdu ou d’un nouvel arrivé qui aurait sa place en ces lieux. Et en se rallumant quand la lumière passe sur ce visage qui est loin d’être inconnu, quand ses sourcils se froncent alors que des souvenirs lui remontent à l’esprit. Journaliste. Pas flic, journaliste.

Il détourne le regard pour vérifier que la conversation avec ses collègues d’infortune prend fin, avant d’hocher doucement la tête, comme pour dire que c’est terminé, ça suffit, il va y aller, maintenant. Parce qu’il ne faut pas recroiser les fantômes du passé, qu’ils sont bien mieux enterrés tous ensemble dans un coin de sa tête et de son cœur, et parce que ses pas s’approchent un peu trop de lui alors que leurs regards n’arrêtent pas de se croiser. Parce qu’il en sait trop, alors qu’il ne sait pas tout. Parce qu’il a disparu du jour au lendemain, et que c’était bien mieux comme ça qu’autrement. Parce qu’il n’a pas le courage de comprendre quoique ce soit.

La voix le fait sursauter légèrement, et de nouveau, son regard agrippe l’autre. Trop rapide. Dommage. Son visage se fait de marbre alors que ses compères se taisent doucement, et il prend quelques secondes pour observer chaque détail du visage, noter mentalement ses changements, et se relève enfin en faisant signe à ses compagnons de continuer sans lui. « Mikjall. Qu’est ce que … Non. Pas ici. » Sa main vient voler le verre qu’il tient dans ses mains pour le poser sur la table derrière lui, alors qu’il murmure un « Et puis bois pas là dedans, c’est dégueulasse. » dépité avant de passer devant lui en lui faisant signe de le suivre pour enfin quitter ce bar miteux. Uniquement pour s’arrêter dans la rue miteuse et lui faire face de nouveau. « Qu’est ce que tu fais ici ? » En Islande, c’est probablement logique. Dans sa capitale aussi. Mais dans ce bar trop dangereux, pas vraiment. C’est idiot, comme endroit où aller après le travail, en tout cas.
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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   03.10.18 0:29
What Have You Done With Me?C’était des brouillons. Même pas des souvenirs clairs, ni de beaux dessins. Des brouillons. Fait à l’arrache sur une feuille, qui avait été arraché tout aussi vite, envolé au vent avec les années qui s’était écoulé, séparant un peu plus ces deux âmes qui avait pourtant tout pour se comprendre. D’une certaine façon, bien entendu, car rien ne semblait lié Aodhan et Mikjall si ce n’était que le fait que, des années auparavant, le journaliste avait parler avec lui et avait récolté certaines informations. Jamais Assez. Jamais Assez pour l’aider. Rien ne semblait les rapprocher, si ce n’était qu’un souvenir commun. Mais que s’était-il passé pour que Mikjall ne soit plus jamais pareil après avoir été séparé de Paris, de cet homme? Était-ce dû à son échec cuisant… ou à bien plus que ça? Rien ne semblait les lié, mais au final, les deux hommes se comprenaient plus que la majorité des gens autour d’eux. Mikjall, devenu froid et apathique avec le temps, l’était devenu à cause de ces souvenirs accrochés à cet homme. Pourquoi? Qu’est-ce que cet homme lui avait fait? Ça, personne ne semblait l’avoir comme réponse. Toutes ces pensées n’étaient que brouillons. Mais en recroisant ce regard, qu’il avait tant de fois vu à travers une vitre, il ne pouvait empêcher son cœur de s’arrêter. Parce qu’il n’avait jamais cru le revoir. Parce que rien ne les destiné à ce revoir. Rien, sauf le destin à lui-même qui avait bien voulu recoller deux âmes perdues. C’est ce qu’ils étaient, après tout. Des âmes perdues, détruit. Des cœurs brisés.

Il se demandait s’il se rappelait de lui, après tant d’années. Si ces souvenirs n’avaient pas été prit, a lui aussi. S’il se rappelait du garçon énergique qu’il était. Car lui, il ne s’en rappel pas. Il ne se rappel pas de ce qu’il a été, ni le pourquoi il est devenu ce qu’il est maintenant. Il ne se rappel que de lui. Aodhan. Aodhan, son souvenir de Paris. Aodhan, Son Criminel. Tout le rapproche de lui, alors que ces pas arrêtent devant l’homme. Il ne se soucie aucunement des gens à ses côtés. Les conséquences, les actes irréfléchis, c’est devenu son domaine. « Pas ici? Tu as quelque chose à cacher, Aodhan? » Ses pas suivent néanmoins immédiatement ceux de criminel, baissant les yeux quand l’homme lui vole sa boisson. Dans un geste protecteur? Non, il doit ce faire des idées. Il est Aodhan. Il est Mikjall. Deux âmes insensibles, apathiques. Il le suit, croisant les bras sur son torse.

« Je mène une enquête. Et vu que l’Islande reste mon pays d’origine, il est normal que j’enquête parfois ici, non? » Il ne souriait pas, du moins, pas autant qu’avant. Il ne souriait plus comme avant, sa lumière s’était éteinte. Son sourire n’était que provocateur, ou sinon, non présent. C’était lui, maintenant. « Mon boss m’a rapporté que des truc étranges ce passaient dans ce bar, et je suis venu enquêter par moi-même pour trouver ce qui arrive. Mais toi, tu le sais sans doute. » Son regard se tourna à nouveau vers Aodhan, son regard plongeant dans le sien, alors que son regard ne laisse échapper une étincelle de provocation. Il était prêt à tout. À tout pour réussir son enquête. À tout pour aller jusqu’au bout, car son ambition était si grande. Et ces sentiments, ces émotions, ne rentraient jamais en jeu. Jamais? « Qu’est-ce que tu fais ici, toi? Est-ce que tu sais quelque chose sur ce qui ce passe ici? Et… Depuis quand as-tu quitter Paris? » Son corps se rapproche du sien, provocateur, sournois, voir prétentieux. Il veut savoir. Il ne se doute pas une minute que c’est dangereux ici, vraiment dangereux. Il ne se doute pas, ou il s’en fou. À vous de voir. « Je pensais que tu allais m’avoir oublié. », c’est froid, presque énervé un peu. Pourquoi? Pourquoi il a dit ça? Pourquoi ça sonne comme s’il était énervé?
Pourquoi Aodhan le fait sentir si vulnérable? Son passé. Il est son passé. Il est ce pourquoi il est brisé.

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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   10.10.18 0:10
Quelque chose à cacher ? Pas vraiment. Enfin, si, techniquement. Toujours, tout. Mais pas à lui. Parce que quelque part, malgré le fait qu’il ait disparu, tout ce temps auparavant, il sait aussi qu’il n’a rien à craindre de lui. Pas parce qu’il lui fait confiance. Pas vraiment. Enfin, probablement pas vraiment. Parce que faire confiance à quelqu’un, c’est juste lui donner l’occasion de la trahir. Mais parce que ce n’est pas ce qui l’intéresse. Que la passion qui l’animait n’était pas une quelconque idée idiote de justice, mais une idée idiote d’humanité. Pas arrêter les criminels, mais les comprendre. C’est pour ça qu’il s’était tant moqué de lui, à l’époque. C’est pour ça qu’il avait arrêté de se méfier. Il n’y a pas de mal à être naïf. Pas plus qu’à avoir des principes. C’est juste une perte de temps, mais on ne peut pas empêcher qui que ce soit de perdre son temps.

Il lui répond, mais quelque chose cloche. Quelque chose qui force son propre visage à se fermer un peu plus, ses yeux à l’analyser un peu plus. Il ne le reconnaît pas. Pas vraiment. Pas dans l’expression sur son visage pourtant connu, pourtant si peu vieilli, et pas dans cette voix, dans ce ton provocatif, dans ce manque d’entrain. Il énonce des faits, comme une machine le ferait, et ça ne lui va pas. Quelque part, il lui semble le rencontrer, alors même qu’il se souvient de conversations qui lui semblent bien trop intimes, bien trop secrètes, bien trop volontairement passées sous silence maintenant. «  Sans doute. » C’est un murmure. C’est un fait qu’il énonce, lui aussi. Oui, il sait sans aucun doute ce qu’il se passe. C’est bien pour ça qu’il ne dira rien, et quelque part, le Mikjall qu’il connaît le saurait très bien. Mais peut être qu’il a changé, alors que lui est resté le même. Parce que lui était déjà cassé quand ils se sont rencontrés, et l’autre pas encore. Alors c’est ça ?

La provocation dans le ton de sa voix lui fait serrer la mâchoire par réflexe, et il lâche un « Tu poses beaucoup de questions, pour quelqu’un qui débarque ici tout seul, à mon avis. » qui aurait pu être une menace, mais qui sonne presque comme un conseil. Comme s’il lui demandait de se réveiller, avant de faire une bêtise. Et son regard qui fouille le sien cherche à comprendre comment le journaliste qu’il connaissait pourrait penser qu’il allait répondre à ce genre de questions, comment il pourrait croire qu’il allait juste déballer toute sa vérité sans être persuadé avant qu’il y avait un intérêt à cela. Et pourtant, le corps se rapproche sans crier gare, et lui recule d’autant de pas qu’il avance, aussitôt. Et la colère dans sa voix ne fait que lui confirmer qu’il ne sait pas qui se trouve en face de lui. Quelque part, son cœur se serre un peu en enclenchant le deuil de celui qui avait dû mourir en quittant Paris sans le prévenir.

« Je ne sais pas qui tu es. » C’est froid, et posé. Un fait, de nouveau. Parce qu’il n’est pas le Mikjall qu’il connaît. Parce que celui là doit être mort, alors. Et son affirmation ne peut vouloir dire qu’une chose : il ne dira rien. Parce que le semblant de confiance qu’il avait en ce journaliste apprenti, il n’a aucune raison de l’accorder à ce type qui vient et qui pose trop de questions. A ce type dont le ton de voix trop provoquant titille uniquement son envie de le frapper, et son besoin de prendre le dessus sur la conversation. « Qu’est ce qu’il t’es arrivé, au juste ? Parce que le gamin insupportable que j’ai rencontré à Paris, c’est pas toi. Alors redescend d’un étage. Je l’aurai peut être pas frappé lui, mais si toi tu continues à me parler sur ce ton, j’hésiterai pas une seconde. » Probablement. Même s’il préfèrerait revoir cette lueur trop pleine d’espoir dans son regard, et se souvenir de pourquoi il l’amusait tant.
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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   14.10.18 2:08
What Have You Done With Me? La tension est désormais lourde dans le bar, et Mikjall sent son cœur se serré, autant de douleurs passés, que de ce sentiment désagréable qui ne le quitte pas à chaque fois qu’il croise le regard de ce criminel. Rien d’autre que cette sensation horrible que quelque chose cloche et que, quoiqu’il fasse, tout ces efforts vont toujours le ramener à ce raccrocher à ce regard. Froid, comme le sien, mais bien plus… Profond. Du moins, c’est le sensation qu’il a quand il le regard. Comme si ce regard était la réponse à toutes ces questions qu’il se pose depuis Paris, dont la principale : Pourquoi je suis rendu ainsi? Mais surtout, c’est comme si ce regard avait réponse à tout. Tout ces désirs, tout ces sentiments, tout ce qui le tient debout. Et surtout, il semblait être la réponse qu’il avait toujours attendu : Pourquoi se sentait-il toujours si instable? Quand son regard se perdait dans celui du criminel, c’est comme s’il avait enfin pied. Comme si sa tête arrêtait de tourner. Pas vraiment pour longtemps, mais au moins assez pour respirer. Il ne se reconnait plus. Et même les siens disent qu’il a changé. Tout ce qu’il attend, c’est quelqu’un lui dise enfin pourquoi. Car même lui ne serait répondre à cette question qui le suit depuis toujours. Depuis que ces pas ont quitté Paris pour le ramener chez lui.

Alors son regard ce fut curieux, trop curieux, alors qu’il se rapproche de cet homme qu’il a autrefois tant questionné, juste pour savoir s’il avait quelque chose à tiré de lui : Non pas quelque chose de criminel, mais parce qu’il avait envie de le protégé. Le protéger? Lui, Mikjall, vouloir protéger quelqu’un? Voilà longtemps que cela ne lui était pas arrivé, outre avec Fenrir et sa sœur. Et cet enfant. Cet enfant merde. C’était à cause de lui s’il était blessé. C’était à cause de sa faiblesse d’avoir voulu aider quelqu’un qu’il avait été blessé. Voilà pourquoi les sentiments humains étaient inutiles. Voilà pourquoi Mikjall s’était tant détaché d’eux jusqu’à devenir ce garçon apathique qu’il était désormais. Il ne voulait pas être faible. Il ne devait pas l’être. « Seul? Je ne suis pas seul, tu es avec moi, non? Et je sais me défendre. », dit-il lentement, claquant sa langue sur son palais en penchant la tête sur le côté, son regard captant à nouveau celui de Aodhan. Pourquoi son regard est-il si… beau? Cela le perturbe. Il a l’habitude de trouver Fenrir beau, mais... Aodhan ne ressemble en rien à Fenrir, et c’est… beaucoup plus profond que ça. Les pas se reculent, pendant que lui avance. Comme si tout les deux dansaient. Une danse de celui qui craquera le premier. Une danse du premier qui voudra parler, une danse du premier qui se rappellera… Mais surtout une danse de deux corps qui n’ose se toucher, alors que leurs âmes sont déjà entremêlées.

La vérité frappe de plein fouet le jeune journaliste, qui en perd son sourire, qui en perd cet éclat de provocation dans son regard pour devenir brusquement vide. Vide. C’est ce qu’il est après tout. « Quoi? », dit-il brusquement, la voix retenue, difficile, douloureuse. « Je croyais… Je croyais que toi, tu allais pouvoir m’aider à me rappeler. », dit lentement Mikjall, un peu troublé, détournant le regard. « Je croyais que toi, tu allais savoir ce qui m’est arrivé à Paris. Tout le monde me dit que j’ai changé, mais… Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais même plus vraiment qui j’étais avant, si ce n’est que les souvenirs que Athena m’a confié. Je pensais que toi… Toi qui m’a le mieux connu dans cette période, tu allais savoir me répondre. » Sa voix ce brise aux dernières paroles : « Je te faisais confiance. »

Le silence prend place entre les deux hommes, alors que Mikjall détourne rapidement le regard, reprend sur lui. Parce que c’est ainsi. Parce qu’il ne peut pas se laissé avoir. Parce qu’il doit resté froid. Parce que… ça fait trop mal, ressentir quelque chose. « J’ai besoin de ton aide, Aodhan… » Dit-il en relevant les yeux vers celui qui a prit son cœur, sans même que l’homme ne le sache. Aodhan. Un prénom, qui rend pourtant tout si compliqué.

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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   11.11.18 2:44
Il lève les yeux au ciel, passivement, à sa première réponse. Ce n’est pas censé être une bonne chose, qu’il soit avec lui. Savoir se défendre est totalement inutile, face à un coup de couteau fourbe ou une arme à feu. Pire, face à une bombe. Mais il se garde bien de le dire. Parce que ce n’est pas ce qui tourne dans son esprit, ça ne fait qu’y passer. Parce qu’il y a bien plus important, parce qu’il a besoin de savoir pourquoi le Mikjall qu’il connaissait est mort, puisqu’il ne verra jamais sa tombe pour en être persuadé. Pour voir s’il est toujours là, quelque part, derrière ces yeux qui le fixent trop clairement, qui le provoquent peut être même sans le vouloir. Et il recule face à l’inconnu, parce que l’inconnu est une menace, parce que la provocation peut vite aller trop loin, parce qu’en souvenir de ce journaliste naïf, il n’a aucune envie de perdre le contrôle. Même si l’autre le mérite peut être. Même si tout ça ne fait aucun sens.

Et quand il pose la question, quand il observe la réaction, il se détend doucement, un léger soupir dépassant ses lèvres. Plus aucune trace de violence, de provocation, d’animosité. Rien d’autre que le vide qu’il ne connaît que trop bien, qui trouve un miroir dans ses propres entrailles. Alors c’est peut être ça. Mikjall était mort brisé, longue vie au nouveau Mikjall. C’est dommage. Ca lui serre la gorge, un peu. Parce que les idéalistes semblent destinés à se faire piétiner par la vie, et qu’apparemment, même le journaliste n’avait pas fait exception. Quel gâchis. Mais la douleur qui s’échappe de sa voix lui fait froncer les sourcils presque autant que l’affirmation qu’il libère. Parce que s’il souffre, c’est qu’il reste peut être un petit bout de lui, quelque part. C’est qu’il n’est pas totalement vide. Qu’il attend le coup fatal.

« Pardon ? » C’est un murmure, parce que l’autre reprend bien trop vite. Lui ? L’aider ? Pourquoi lui ? Mais il ne soutient plus son regard, il l’empêche de lire en lui, alors lui attend, silencieusement, s’adossant au mur comme si ça pouvait au moins l’aider à se souvenir qu’il y avait une logique à ce monde, quelque part, qui faisait que les pierres restaient fixées au sol. Parce que plus rien n’a de sens, tout à coup, à part ça. « Le mieux co… » C’est incrédule, perdu. Parce qu’il refuse d’admettre qu’ils ont été réellement proches, pendant quelques temps. Qu’ils ont été amis. Qu’il a été à l’aise avec lui, et qu’il l’a fait rire, avec son innocence, avec ses idéaux, avec son refus de comprendre son propre défaitisme à lui. C’est coupé par le reproche brisé aussi, brisé dans l’œuf, et Aodhan reste muet, incapable de rouvrir la bouche, incapable de faire quoique ce soit à part le dévisager. Et même si le reproche fait gronder une colère d’injustice en lui, il ne bouge plus, et attend. Parce que ça ne servirait à rien. Parce que peut être qu’il était responsable de ce changement, après tout. Rien ne lui indiquait que c’était le cas, mais rien ne lui indiquait le contraire, non plus.

Et quand il le regarde de nouveau, quand il prononce cette phrase qu’il pensait ne jamais entendre, lui reste interdit, quelques secondes. Son aide ? Il inspire, doucement, en réfléchissant à cent à l’heure, avant de briser le silence en un soupir. « Je ne peux pas t’aider. » Ca sonne froid, désintéressé. Ce n’est pas ce qu’il voulait transmettre. Il voulait transmettre sa gorge qui se serrait et le début de culpabilité qui n’attendait jamais longtemps avant de remuer entre ses côtes. Alors il passe une main sur son visage pour retrouver contenance, et il rouvre la bouche, en essayant de radoucir sa voix, en échouant lamentablement. « Je vois pas comment je pourrais. Toi et moi, on a juste discuté, à cette époque. T’écrivais un article, tu voulais me poser des questions, je voulais pas y répondre, alors tu revenais. Ca a duré des mois, ce petit jeu. J’ai presque fini par croire que t’appréciais l’ambiance de la prison. » C’est la vérité, même si elle est amoindrie. La vérité sans fin. Parce que tout a une fin, toujours.

« Et puis du jour au lendemain, t’as arrêté de venir. Les gardiens m’ont dit que t’avais quitté la ville, et quelques jours après, j’ai pu sortir. J’ai pas eu de nouvelles de toi depuis. Je sais même pas pourquoi t’es parti. » Sans prévenir, surtout. Parce qu’il n’avait logiquement pas fini son article stupide. Parce qu’il ne lui semblait pas avoir dit quelque chose pour le pousser à partir. Parce que pour une fois, il était presque persuadé d’avoir réussi à s’adoucir, avec lui. A être gentil, à sa façon. Ou au moins à ne pas lui faire peur. Mais peut être qu’il s’était trompé, à l’époque. Probablement, après tout. Il ne sait pas, mais il peut bien deviner qui est responsable de sa fuite.
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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   15.11.18 3:14
What Have You Done With Me? Tu es avec moi. Mikjall a l’impression qu’à une époque, une époque qui lui semble si flou, ce sont les seuls mots qu’il aurait voulu entendre de Aodhan pour se sentir en sécurité. Il a l’impression qu’à une époque, c’était tout ce qui comptait : Que Aodhan soit avec lui, peu importe la situation. Pourtant, dans ces souvenirs, Aodhan était prisonnier. Prisonnier de son monde à lui, prisonnier derrière des barreaux. Il se rappel dans son journal intime, s’il peut l’appeler ainsi, qu’il parle de ces vagues souvenirs d’Aodhan comme ceci : « Je t’ai vu, à travers les barreaux d’une cellule bien trop sombre pour un homme comme toi. Je t’ai vu, et la première chose qui m’a frappé, ce sont tes yeux. Tes yeux qui, pour plusieurs, n’y avait plus aucune lueur d’espoir. Pourtant, moi je l’ai vu. Suis-je trop optimiste ou réaliste? Je t’assure, moi je l’ai vu, cette lueur. Et c’est pourquoi si j’aurais pu, je me serais battu jusqu’au tout dernier moment. » S’il avait pu. Pu quoi? Pourquoi n’avait-il pas pu finir son article? Pourquoi on l’avait obligé à rentrer? Il avait tant de questions sans réponse, tant de tourment. Mais à ce moment précis, alors qu’il cherchait cette lueur dans les yeux de Aodhan sans la voir (était-ce lui qui avait perdu cette facilité à lire dans les autres, ou Aodhan qui l’avait perdu? Sincèrement, il penchait plus pour la première option…), il se rappelait qu’à une certaine époque, le « tu es avec moi » aurait suffit à apaiser chacune de ces craintes.

Il le voit reculer, s’adosser au mur, alors que tout les deux cherchent une stabilité, dans ce monde qui tombe en ruine. Stabilité que tout les deux non plus, depuis désormais bien longtemps. Stabilité que Mikjall n’a plus besoin, désormais. Il vit bien sans, ou du moins, il essaie de se persuader qu’il vit bien sans. Apathique, insensible, froid, rancunier, provocateur, on lui a attribué des défauts ainsi et là, qui vont tous avec l’image qu’il est devenu. Ce n’est plus la stabilité qui le tient debout, mais ce désir de pouvoir, pire, de savoir. Car quand tu avais le savoir, tu avais le pouvoir sur les autres. La vérité, c’est ce qu’il cherchait coute que coute. Mais étrangement, désormais qu’il savait que sa vérité pouvait impliquer : mettre Aodhan en danger, il n’avait tout d’un coup bien moins envie d’atteindre cette vérité. C’était perturbant. Car cette nouvelle venait justement ébranlé les fondements même de son être : lui qui voulait habituellement toujours la vérité, peu importe les dommages à côté, voilà qu’une seule personne venait remettre en doute toutes ces actions. Aodhan. Toujours lui. « Tu ne peux pas m’aider… » Il cracha ces mots, se reculant un peu, croisant les bras sur son torse. Il essaie de remettre ce mur, entre Aodhan et lui, sans succès. Car comme avant, Aodhan le touche beaucoup trop. Aodhan ébranle les fondements même de sa personne. Alors il fronce les sourcils.

« Juste discuter? » C’est comme une bombe, alors que Mikjall plante son regard froid, blessé, dans celui de Aodhan. Mais il se reprend vite, voilant la blessure par une once de colère, comme il sait si bien le faire. « Juste discuter? Tu rigoles. Tu as perturbé le garçon que j’étais à cette époque, à un tel point que ça m’a complètement chamboulé, perturbé, et changé. Nous n’avons pas juste discuté. Tu m’as… » Mais il ne trouve pas les mots, car il ne sait pas. Il ne sait pas ce que Aodhan lui a fait. « On m’a arraché à toi, Aodhan. » C’est souffler, lâché comme une bombe froide, douloureuse. « Je ne sais pas pourquoi, mais du jour au lendemain, on m’a interdit de te voir. Et après, j’étais dans un avion, retour chez moi, retour chez mes parents qui n’avaient même plus envie de me voir. Je sais pas pourquoi, Aodhan. Tout ce que je sais, c’est qu’on m’a forcé à retourner chez moi, alors que je n’en avais aucune envie. » C’est écrit noir sur blanc dans son journal intime. Ils l’ont forcé.

Il soupire, le journaliste, alors que lentement ces épaules retombent, son regard se détourne de celui de l’ex-détenu. Il n’ose rien dire, prit dans ses pensées, anciennes douleurs reliées à Paris. Il finit par relever la tête, soupirant. « J’enquête sur ce lieu. Pour le journal. Mais je ne parlerais pas de toi, ne t’en fait pas. Je ne mentionnerais pas ton nom. » Car au fond, il a encore cette envie de le protéger.


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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   28.11.18 23:02
Il crache ces mots qui sonne comme des insultes, et lui reste de marbre, soutient son regard, l’admire s’écrouler sans même le réaliser. Il a changé. Quelque chose, ou quelqu’un, l’a changé. Quelque chose qui l’a rendu froid, agressif. Qui fait qu’il voit son propre reflet dans ses yeux. Et c’est affreusement triste, quelque part. Que celui qui avait réussi à sortir un peu de sa carapace s’en soit créé une toute aussi solide. Au fond, ça ne fait que confirmer ce qu’il avait toujours su : le monde ne laisse pas les humains avoir d’espoir trop longtemps. Pas sans les jeter à terre, et continuer à frapper jusqu’à ce qu’ils se fichent d’être morts ou vivants. Jusqu’à ce qu’ils perdent cette lueur dans le regard que lui avait prétendu voir, à l’époque. Cette lueur que lui-même ne cherchait plus depuis longtemps, et apercevait pourtant dans un miroir en l’interprétant comme l’ironie absurde de sa stupidité. « Non. » Non, il ne peut pas l’aider. Personne ne le peut. C’est la vie qui l’a mis là. Et pourtant, quelque part, au fond, il aimerait pouvoir le faire. Il aimerait pouvoir le ramener. Parce que cette lueur d’espoir idiote, elle paraissait moins absurde, quand il venait le voir, là bas. Il paraissait plus humain.

Et c’est la blessure, qu’il voit, juste après. Une blessure qui le laisse perplexe, les bras ballants, son regard cherchant à retrouver l’honnêteté de l’autre, derrière le voile. Pourquoi blessé ? Qu’avaient-ils fait, à part discuter ? A part en apprendre plus sur l’autre, trop sur l’autre, et s’apprécier inévitablement ? Rien. Il ne lui semble rien. Mais les sentiments lui échappaient déjà, à cette époque. Pour lui, ça n’avait été qu’un jeune homme trop curieux, qui finirait par partir une fois qu’il aurait obtenu ce qu’il voudrait de lui. Même si au fond, pour qu’il s’adoucisse autant avec lui, il avait beaucoup trop bien joué son jeu. Même si au fond, ça lui avait vraiment fait mal, de voir qu’il n’était pas là, du jour au lendemain, quand ses visites étaient devenues une habitude quotidienne, un éclat de soleil dans une journée derrière les barreaux. Même si quelque part, il lui en voulait encore un peu, d’avoir disparu, tout en comprenant qu’il n’avait pas choisi de partir, maintenant.

« Qui ? » C’est plus autoritaire, déjà. S’il faut blâmer quelqu’un d’autre que soi-même, il faut un coupable. Il faut une raison de se venger. Mais c’est dans le passé, pourtant. Et c’était certainement pour son bien. L’idée lui serre un peu la gorge, avant qu’il ne soupire doucement, avant que la voix ne change de sujet alors que lui est toujours bloqué sur une réponse qui lui paraît trop évidente. « T’as pas besoin de faire ça. » C’est un murmure, alors qu’il fouille ses poches à la recherche d’une cigarette, alors qu’il l’allume et qu’il se rapproche de lui en quelques pas, pour prendre sa mâchoire dans sa main, pour tourner son visage vers lui, pour l’observer, vraiment, le plus possible, le mieux possible. Et il la voit, quelque part dans ces yeux, la lueur d’espoir. Alors il le relâche, et il fait un pas en arrière.

« Ils ont sûrement bien fait. De t’éloigner. Tu devenais émotionnellement investi dans ton article, on commençait à devenir … amis, je suppose. C’est peut être ça qui t’a changé. Ils l’ont peut être vu, et ils se sont inquiétés pour toi. C’est probablement mieux, pour toi. » Parce que sa présence avait probablement été toxique pour la quantité d’espoir qui vivait dans le journaliste qu’il connaissait. Parce que peut être qu’il n’aurait pas dû répondre à ses questions, pas dû céder, pas dû le laisser le connaître vraiment, pas dû se laisser aller à être lui-même. Peut être qu’il l’avait rendu triste. Peut être que ses simples mots l’avaient vidé de sa vie, comme ses propres pensées l’avaient vidé lui, des années auparavant. « T’aurais pas pu écrire un bon article, en étant subjectif, de toute façon. » C’est plus léger, mais c’est surtout le plus certain, la seule supposition qu’il pouvait faire sans douter de lui. Parce qu’il le lui avait déjà dit, ça, à l’époque, et que ça l’avait fait rire, le Mikjall d’alors. Celui qui riait encore pour rien.
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MessageSujet: Re: « Finally, I Meet You Again. » [Aodhan]   Hier à 5:12
What Have You Done With Me? Aodhan a toujours déclenché quelque chose de particulier chez Mikjall, comme un sentiment contradictoire : Il le déteste autant qu’il l’aime. Il veux le protéger, autant qu’il cherche à comprendre pourquoi ce jeune homme continue de s’enfoncer, toujours plus, sans prêter jamais réellement attention au reste. Aodhan le rend accro : Les années passés loin de lui non rien arrangé de l’addiction que le jeune ex-criminel avait déclenché en lui. Mik’ se sent toujours prêt à tout faire pour défendre cet homme, même si, dans l’exemple absolu, toutes les preuves pointeraient sur lui. Il serait toujours prêt à le défendre. Mikjall a apprit à n’avoir aucune once de culpabilité, de regret, pour les pauvres victimes de son journal. La vérité, c’est tout ce qu’il veut. Et à ce moment précis, même s’il a très bien vu que Aodhan avait des contacts louches au sein de ce bar, il ne dira jamais rien sur lui. Ne mentionnera jamais son nom. Non par signe de culpabilité, ni même par regret, ou par peur, ce qui aurait été aussi logique. Non, ce sont tous des sentiments que Mik ne connait plus. Il ne fait pas ça pour ça. Il fait ça, car au fond de lui, Aodhan est une des seules personnes que Mikjall s’est toujours réellement soucier de lui. Il y a bien Athena et Fenrir, mais hormis eux… Aodhan a une réelle emprise sur lui. Il l’a toujours eu, et même ces années loin un de l’autre n’a rien changé de ça. C’est là que Mikjall le remarque… Depuis Paris, ces pas n’ont été accrochés qu’à une seule personne. Et ça le rend si instable. Ça le rend fou de se savoir aussi dépendant de quelqu’un, lui qui a apprit à ne faire confiance qu’à sa personne. Pourquoi Aodhan a un tel pouvoir sur lui? L’homme renifle l’air, alors qu’il tente encore de saisir la complexité de l’homme devant lui.

« Mes parents. » souffla le jeune journaliste, crachant ce mot comme une haine pur, alors que son regard brille. Instable. Instable, c’est ce que Mik est depuis son retour de Paris. Brisé, Instable, ne tenant qu’au fil que Aodhan a aidé à construire. « Mes parents ne voulaient plus que je sois en contact avec toi, alors ils m’ont demandé. Pour simplement me critiquer, encore et encore. J’aurais pu réussir à avoir cet article, j’aurais pu faire comprendre à tout le monde que tu ne méritais pas d’être derrière des barreaux! Mais ils m’ont empêché de faire la seule chose auquel je suis doué! Je ne suis doué que pour dire la vérité, aussi douloureuse soit-elle! C’est tout ce à quoi je sers, et ils me l’ont prit! J’aurais pu dire à tout le monde que ta place n’était pas là… Que tu ne méritais pas ça… » Et il y croit. Le jeune homme ne s’éloigne pas quand l’adulte prend son visage, le tournant, comme s’il cherchait quelque chose, qui semble trouver, vu qu’il le relâche après quelques secondes. Mikjall se masse les joues, lentement, alors que son regard se prend dans celui bleuté de Aodhan. Pourquoi? Pourquoi tout le ramène à lui? « Ce n’était pas mieux pour moi. » C’est craché, violent, alors que le journaliste fixe Aodhan. « J’aurais pu écrire un article sensé. Mes sentiments n’ont jamais interféré avec ma mission. J’aurais pu dire à tout le monde que… » Tu méritais plus que ça. Mais les mots ne sortent pas, alors que le regard de Mikjall s’accroche à celui magnifique de son vis-à-vis. Pourquoi. Et il se rappel de la seule mission qui compté pour lui, à l’époque.

« Je m’en fou de ce que tu penses. Je vais te protéger. Je ne laisserais personne ruiné ta réputation. Je sais que tu mérites mieux et tu ne me ferra pas changer d’avis. » C’est direct, mais teinté d’une émotion bien particulier que Mikjall ne peut comprendre à ce moment précis. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il veut le protéger. Aodhan. Aodhan, le seul qui le comprend réellement.



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