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 Ghostbusters | Oxa


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Pseudo : Bouu. Messages : 547 depuis le : 19/04/2018 Avatar : Grant Gustin Points : 1721 A Reykjavik depuis : L'été 2013 Âge du perso : 24 ans Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Ghostbusters | Oxa   09.08.18 19:06
Ghostbusters



J’ai parfois un grand doute sur les décisions que je prends. Comme par exemple celle de décider de suivre les demandes sur les commentaires de mon blog. Et me retrouver dans cette vieille bâtisse fraîchement abandonnée et présumée hantée, perdue dans un coin reculé de la ville. Seul. Avec pour seul matériel ma lampe torche, mon téléphone et mon petit appareil photo pour illustrer l’article que je prépare suite à cette périlleuse excursion. Une main dans la poche, la caméra dans l’autre, je m’avance sur le sentier qui mène jusqu’à la grande porte d’entrée alors que la nuit s’étend autour de moi, les nuages ambiants s’effaçant peu à peu pour laisser place à quelques étoiles. Forcément, il faut que je fasse cela la nuit, où est l’intérêt sinon me direz-vous ? J’ai beau ne pas réellement croire à tout ce qui touche au paranormal, il y a toujours une part de moi qui espère autant qu’elle craint un jour avoir une preuve de son existence. Cela tombe sous le sens après tout, sinon je ne serai pas un passionné de ce genre de domaine. J’enjambe la maigre barrière tentant de retenir les curieux avant de remonter l’allée. Et c’est avec une certaine excitation mêlée d’une appréhension sourde que je pousse enfin la porte d’entrée.

Il fait à peine plus froid à l’intérieur et la nuit n’est pas assez profonde pour m’obliger à utiliser ma lampe torche dans cette pièce vitrée. C’est déjà un bon point pour le moment. Les lieux ne sont pas abandonnés depuis très longtemps, aussi la grande pièce principale n’est pas poussiéreuse à s’en étouffer. Je laisse mes yeux se balader librement autour de moi, dans l’espace quasiment vide où résident encore quelques vases et autres bibelots qui n’ont pas encore été pillés. Sûrement décrétés sans assez de valeur monétaire. Je dégaine mon petit appareil pour prendre quelques clichés que je juge intéressants et esthétiquement agréables. Je n’ai pas de talents particuliers pour la photographie, mais en tant que journaliste et bloggeur, je me dois d’avoir quelques bases.

Un bruit de craquement attire soudainement mon attention et je relève les yeux vers le couloir en face de moi. « Où est-ce que ces fous m’ont emmenés encore... » Je sais qu’il ne s’agit sûrement de rien, après tout c’est une grande maison assez ancienne. Les bruits de l’infrastructure doivent être nombreux et à l’aspect tous plus glauques les uns que les autres dans cette ambiance particulière. Je m’avance alors doucement dans ce couloir sans fenêtre, brandissant ma lampe torche pour la cause. Comment quelqu’un a-t-il pu vivre ici ? Cet endroit est si grand, si froid et si... dérangeant. Encore ce bruit, comme des pas sur le parquet, qui m’arrache un petit soupir de surprise. Ne sois pas ridicule Fenrir, tu es le premier à clamer haut et fort que les fantômes n’existent pas. Pourtant, quand je relève ma lampe torche vers le fond du couloir et que j’observe une ombre traverser rapidement en face de moi, je dois bien avouer être moins serein et confiant dans mes certitudes. Sûrement quelqu’un comme moi qui visite les lieux, mon esprit rationnel tente bien de me le rappeler, pourtant c’est l’instinct qui l’emporte avec le cri de surprise que je ne peux retenir.


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MessageSujet: Re: Ghostbusters | Oxa   10.08.18 1:38
GhostbustersFenrir & OxaEmmitouflée dans mon sweat en laine, je parcours les rues de Reykjavik. Étant une nouvelle arrivante, j’essaie de mémoriser les lieux et de trouver un moyen pour remplir mon temps libre. Alors je fais des escapades nocturnes. Tout est plus calme et silencieux la nuit, c’est exactement ce que j’aime. Bien que si j’avais quelqu’un avec qui marcher, ça ne serait pas déplaisant non plus. Depuis que je suis ici, ma vie sociale est très pauvre. Je n’ai pas eu l’occasion de faire des rencontres durables. Heureusement que chez moi mes animaux me tiennent compagnie, ça m'évite d'avoir à me sentir complètement seule. Et évidemment, heureusement que mes parents me téléphonent aussi.
  Pendant que je foule le sol de mes pas, mon regard s’arrête sur une gigantesque bâtisse. Soudainement, je me souviens des ragots sur internet concernant cette maison — ou quoi qu’elle soit —… Elle a été mise à l’abandon, il n’y a pas si longtemps. Apparemment, elle serait habitée par des esprits. Ces Islandais… ils croient en la légende du Huldufólk, alors pas étonnant qu’ils croient également que cette place serait hantée. Je glousse toute seule, tandis que je fais face à la bâtisse.
  Est-il interdit de s’y introduire ? J’imagine que oui. Mes parents n’aimeraient pas que j’y aille, mais je ne suis pas mes parents. L’Oxa rebelle qui est endormie en moi depuis longtemps se réveille doucement. L’excitation grimpe en moi. Je regarde aux alentours, évaluant les risques que je me fasse choper. J’en conclus qu’ils sont presque nuls. Il faudrait que j’aie un coup de malchance.
  Je m’avance rapidement malgré les alentours déserts. C’est instinctif, dès que je fais un truc de mal j’ai le sentiment qu’il y a quelqu’un pour me prendre en flagrant délit. Je franchis la petite clôture qui ne va pas du tout avec le décor de cet endroit. Je cavale le long de la cour pour atteindre les deux portes pivotantes qui sont fermées. Si c’est verrouillé j’abandonne l’idée autant que cette maison l’est. À la minute où je tourne l’une des poignées, que je tire et qu’elle ouvre, je ris d’anxiété. Mon côté sage aurait aimé que ce soit verrouillé pour m’en servir comme excuse face à mon côté trouillard, alors que celui qui est rebelle est satisfait de pouvoir pénétrer cette baraque.
  La pièce dans laquelle je pose les pieds est vaste, quasiment vide. De grandes vitrines ornent les murs, laissant filtrer la pleine lune. C’est beaucoup moins sale que je me l’étais imaginé. Loin d’être comme dans les films. Mes pas résonnent lorsque je déambule. Des lustres pendent du haut plafond. Des escaliers avec un palier se lèvent devant mes yeux. Au fond, il y a un couloir vers lequel je décide de m’aventurer.
  Plus je m’y enfonce, plus il fait sombre. Ce n’est pas pour autant que je ne vois pas où je mets les pieds. Au bout de celui-ci, je tourne vers la gauche. En le parcourant, j’y vois plusieurs portes longeant les deux facettes des murs. Des grabats ont été laissés pour compte dans presque toutes les pièces rendant glauque la scène. J’essaie de ne pas trop me questionner, car sinon je vais commencer à m’imaginer des trucs absurdes.
  Je pénètre dans l’une d'elles pour l’explorer. La pièce ressemble un peu trop à celle où mon petit-ami d’autrefois m’a séquestrée durant une semaine. Je ferme les yeux à m’en faire mal pour évaporer ce mauvais souvenir. En les rouvrant, je discerne le grabat habituel et des boites jonchant le sol. À l’intérieur sont blottis plein de babioles, de costumes et de vieux livres les uns sur les autres. Je sursaute et tombe à la renverse lorsque je trouve des cafards au fond de la boite. La main sur le cœur, je grimace de dégoût. Je suis passée à deux doigts des touchers. Autant au sens propre que figuré.
  Je me soulève, secoue mes vêtements et je vais ouvrir le placard. Soudainement, je ne vois plus rien. Quelque chose couvre mon visage, ralentissant mes mouvements. Effrayée, je hurle en m'agitant. La réalité se mélange avec ce qui ne l’est plus. Il s’est évadé de prison et m’a retrouvée. C’est une conviction qui prend possession de mon raisonnement. Je sens ses bras se refermer autour de moi m'entraînant avec lui. Je me débats comme un diable dans l'eau bénite. Mon dos se heurte contre quelque chose qui ressemble à de longs bras crochus. Aussitôt, je sens plusieurs mains d’hommes arpenter mon corps. « Non ! Lâchez-moi, je ne veux pas ! », sangloté-je. Un courant de frayeur me parcourt l’échine, tandis que j’ai l’impression que mon cœur va exploser.
  Je parviens à me départir de ce qui n’était qu’un drap étant tombé sur ma tête. Je me retourne pour faire face à un portemanteau. Un rire nerveux et à la fois soulagé sort d’entre mes lèvres. Je me sens vraiment idiote. C’est pathétique. Je glisse une main dans mes cheveux espérant de ce geste, oublier cette mini crise psychotique qui me rappelle que je ne serai jamais complètement guérie de cet épisode de mon passé.
  Aussitôt que cette pensée me traverse, j’entends des bruits provenir de la grande salle. Vaguement, j’imagine qu’il est question d’un fantôme errant. Je roule les yeux devant cette idée absurde. C’est peut-être la police qui vient jeter un coup d’œil pour éviter l’intrusion. Je suis dans la merde ! Toutefois, je n’ai pas le temps de réfléchir que je sens un souffle chaud contre mon oreille. Une odeur de menthe s’introduit dans mes narines, la même que celle de mon ex. Mon cœur s’emballe, palpitant à toute allure. « Tu me dois de l’argent et il faut tout rembourser, poupée », murmure distinctement sa voix. Mon respire s’accélère, alors que je regarde de tout bord tout côté cherchant son visage, sauf qu’il n’y a personne.
  C’est trop pour moi !
  Je prends mes jambes à mon cou vers le corridor. Je cours comme un dératé passant devant l’autre couloir qui mène vers le hall d’entrée. « Où crois-tu courir comme ça ? », résonne-t-elle encore. Des larmes ruissèlent sur mes joues. Je jette un regard derrière moi ayant le sentiment qu’il me poursuit, mais je ne perçois personne. Mes pieds s’empiergent d’une quelconque manière et je m’étale sur le sol. Je me cogne solidement la mâchoire faisant naître une douleur et un goût métallique dans ma bouche. Je sens même un liquide couler sur mon menton. Étendue sur le ventre, je sanglote. « 100 dollars, c’est cher payé pour ce que tu vaux, alors arrête de chialer, p'tite conne ». Les poings fermés, je martèle ma tête de coups. « Ce n’est pas réel. Ce n’est pas réel. Ce n’est pas réel », me répété-je, tentant de me convaincre dans un chuchotis à peine perceptible. Son rire gras vibre dans mon esprit comme un écho. C’est comme s’il s’était dédoublé en une dizaine de clones s'esclaffant en chœur dans ma tête, mais sans qu'ils soient synchronisés. « Putain, la ferme ! La ferme ! La ferme ! » craché-je, en me tapant les tempes.
  Lorsque je sens des mains me toucher l’épaule, le cri vient de l’intérieur, car je ne l’entends pas sortir d’entre mes lèvres.
  Je parviens à me remettre sur pied, cavalant je ne sais où. Tournant à droite, parce que c’est le seul chemin proposé, j’ouvre la première porte que je distingue et je m’y engouffre.
  Je me retrouve assise au sol, les jambes levées entourées de mes bras, tandis que je me berce d’avant en arrière. Je suis assurément dans un placard, car cet endroit est trop petit mais je m’en moque.
  Pour me calmer, je commence à chantonner une chanson que mon père me récitait quand j'étais enfant. « Je m'souviens on avait des projets pour la Terre, pour les Hommes comme la Nature. Faire tomber les barrières, les murs, les vieux parapets d'Arthur. Fallait voir. Imagine notre espoir. On laissait nos cœurs au pouvoir des fleurs. Jasmin, Lilas. C'étaient nos divisions nos soldats, pour changer tout ça… ». Ma voix tremble et mes larmes coulent, mais je me sens apaisée au fil des paroles que je chante.
  Et puis, mon cœur rate un battement pendant que je cris à pleins poumons au moment où la porte du placard s’ouvre en grand.
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MessageSujet: Re: Ghostbusters | Oxa   Hier à 14:06
Ghostbusters



Des cris. Des pas rapides. Est-ce que je suis en train de devenir fou ? Je sens ma respiration s’accélérer alors que je m’avance très lentement vers le fond du couloir, là où j’ai cru voir une silhouette. Ne sois pas ridicule Fen, c’est juste ton cerveau qui est en train d’imaginer des choses impossibles... Je braque ma lampe torche devant moi, me sentant assez bête de paniquer de la sorte tout en ne pouvant rien faire contre les battements effrénés de mon cœur. Après toutes les recherches que j’ai pu faire, après tous les endroits glauques dans lesquels j’ai pu mettre les pieds, j’ai du mal à imaginer que si je devais enfin avoir une preuve de l’existence du paranormal, elle serait aussi... explicite. « Il y a quelqu’un ? » Ah, super. Me voilà en train de prononcer le genre de phrases débiles que le mec dans les films d’horreur sort juste avant de se faire tuer par un esprit vengeur et démoniaque. Il est peut-être temps pour moi d’arrêter de regarder trop de films de ce genre, tous plus improbables les uns que les autres.

Arrivé au bout du couloir, j’ai retrouvé un peu plus le contrôle de ma panique en tournant à droite. C’est là que vu le « fantôme » se diriger. Une voix douce, presque étouffée, me parvient soudainement. Comme si quelqu’un était en train de changer. Quel genre d’esprit chante ce genre de chansons pendant ce genre de moment ? Je braque ma lampe sur la petite porte d’où semble sortir le son avant de prendre une grande inspiration. Juste un peu de courage. J’agrippe la poignée avant de rapidement ouvrir la porte. Je dois bien avouer que je ne suis pas aussi serein que ce dont j’essaie tant bien que mal de me convaincre. Finalement, mes yeux se posent sur une jeune femme, blonde, assise en tailleurs à même le sol.

Je ne suis pas certain de comment je suis censé me sentir. Soulagé d’être bien nez à nez avec un autre être humain. Inquiet, parce que je vois les larmes sur ses joues, une trace de sang sur son menton. Pas très rassurant au final. Totalement étonnant dans tous les cas. « Hey... Tu t’es fait mal ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Je m’agenouille devant elle, doucement, pour ne pas l’effrayer d’avantage. Elle semble déjà avoir vécu l’enfer et je peux distinguer clairement la peur dans son regard. J’évite de braquer la lumière en plein sur son visage, maintenant réellement inquiet par ce qui, ou quoi, a pu la mettre dans cet état. « Tu vas bien ? » Je m’imagine déjà appeler une ambulance ou devoir m’assurer qu’elle rentre bien chez elle. Ce n’est clairement pas la tournure que j’avais imaginée pour cette soirée. Mais après tout, qu’est-ce que la vie sans son lot de surprises ? « Tu m’as fait peur tu sais. Pendant un moment, j’aurais presque pu croire que tu étais un fantôme. » Je rigole légèrement, me sentant encore plus ridicule d’avouer cela à voix haute. Mais si cela peut détendre doucement l’atmosphère ou du moins calmer les larmes qui coulent sur ses joues, pourquoi pas après tout.


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MessageSujet: Re: Ghostbusters | Oxa   Hier à 16:21
GhostbustersFenrir & OxaJe ne sais pas ce que j’ai imaginé quand la porte du placard s’est ouverte, mais je n’imaginais certainement pas avoir les rétines brûler par une lumière aveuglante. Je sais juste que j’ai eu une trouille bleue et que durant un instant j’ai pensé que Dieu était venu me chercher. Les voix se sont calmées depuis que j'ai chanté, mais ce n’est pas suffisant pour m’empêcher d’avoir peur devant une porte qui s’ouvre, tandis que je me sentais protégée lorsqu'elle était close.
  Mon hurlement de terreur ne l’a pas effrayé. À la place, je lis sur le visage du jeune homme qui se tient devant moi du soulagement se transformer en inquiétude. Aussitôt, je cherche sur son torse une plaque de police, il ne manquerait plus que ça. Mais l’homme me paraît plutôt être un visiteur des lieux au même titre que moi. Tu parles d’une coïncidence. « Hey... Tu t’es fait mal ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? », s’enquit-il, s’agenouillant tranquillement devant moi comme si j’étais un chat sauvage à ne pas effaroucher. Bien qu'il ce soit déplacé avec lenteur, j’ai un mouvement de recul. Mon cœur bat encore de manière effrénée sans que je puisse le calmer. Nous sommes seuls dans une bâtisse abandonnée et c’est un homme. Depuis combien de temps n’a-t-il pas eu une relation sexuelle avec quelqu’un ? Peut-être depuis belle lurette. Ou même jamais. À moins qu’il soit en couple, mais s’en moque. S’il avait envie de profiter de moi, là, maintenant, que ferais-je ?
  À cette idée qu’il puisse me vouloir du mal, les larmes ruissèlent de nouveau sur mes joues.
  Le jeune homme me demande si je vais bien. J’aimerais bien lui répondre avec ironie. Lui railler : « Top shape ! J’ai déjà vu mieux, mais c’est plutôt confortable dans ce placard ». Toutefois, aucun son ne sort. Mon visage reste de marbre.
  « Tu m’as fait peur tu sais. Pendant un moment, j’aurais presque pu croire que tu étais un fantôme », m’avoue-t-il en riant. Un petit rire discret et rempli d’embarras.
  En constatant qu’il fait un effort pour me mettre à l’aise et me calmer, qu’il ne tente rien vers moi, je me permets de glousser à travers mes sanglots. Le son qui sort d’entre mes lèvres paraît davantage à un couinement. Je glisse mon bras sur mes yeux pour essuyer les larmes qui cessent enfin de couler. Il reste toutefois mes tremblements que je dois maitriser. Pour le moment, rien n’y fait. « Et moi, j’ai cru que t’étais la police », répondis-je d’un rire mal assuré. « Est-ce que t’es venu seul ? », questionné-je en faisant le mouvement de vouloir regarder vers le couloir, mais sans rien y voir à cause de la silhouette du jeune homme. « Moi, je suis venue seule. Si on ne compte pas les voix qui se sont incrustées dans ma tête », rajouté-je d’un rire hystérique, faisant tourner mon doigt près de de ma tempe. Et c’est seulement après avoir dit ça accompagné du gestuel, que j’imagine avoir l’air aussi folle qu’Harley Quinn dans Suicide Squad. Vous savez, cette scène psychopathe, où elle radote à propos des voix dans sa tête…
  La nervosité et l’état de choc me font agir bizarrement. Je me pince les lèvres et je croise mes 10 doigts entre elles. C’est ma façon d’essayer de me taire pour m’empêcher de donner l’impression d’être complètement tarée.
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