Nouveautés
Mise à jour n°4 - Quelques petites nouveautés voient le jour !
Toutes les informations.
Tumblr - Découvrez le Tumblr du forum ici.

Partagez | 

 jus d'orange et caneton // max


Only the Icelanders can Walk on Ice.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: jus d'orange et caneton // max   28.07.18 14:24
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Souffle un bon coup.
Tu étais beaucoup trop énergique, tu tenais pas sur place et tu n’arrivais pas vraiment à penser correctement. Tu étais comme un petit chiot fou dans ton grand hangar, à ranger tout ce qui traînais, faire du ménage et tout préparer. T’as failli te ramasser sous la douche aussi, tant tu t’es dépêché de te doucher, laver les cheveux, puis tout le reste qui te permettait d’être propre pour ce fameux rendez-vous. Parce que oui, tu avais rendez-vous.
Ca faisait un moment que tu connaissais Maxine. Tu l’as rencontré au bord de la route, elle qui était coincée avec sa belle Lamborghini en panne. T’as pas pu t’empêcher de t’arrêter, parce que t’es fidèle à ton sang d’Italien, que tu pouvais pas laisser une voiture comme ça sans rien faire, et c’est non seulement une belle auto que tu as pu bricoler, mais c’est une aussi une rencontre loin d’être comme les autres que tu as pu faire. Une fille tellement énergique et douce à la fois, drôle et adorable, tu t’es attaché avec le temps et désormais c’est une relation bien particulière qui vous unit. C’était spécial, avant. Parce qu’elle ne vivait pas ici, elle passait parfois te voir quand elle venait en vacances au pays pour voir sa meilleure amie, et c’est tout. Tu étais mal parfois, de devoir la quitter, et elle te manquait beaucoup trop souvent. C’était un peu dur pour toi, cette relation à distance, parce que tu as beau être un homme, tu avais ce besoin de tactile et de la voir. Parce que sans vraiment que tu ne l’assume, tu étais accro à elle. Tu te voilais totalement la face, elle aussi, sûrement. Vous étiez proches, tactiles, vous vous donniez même ces petits surnoms, c’était fort entre vous, mais vous n’aviez jamais mis les choses au clair, et tu étais beaucoup trop con et timide pour oser le faire. Tu te voilais la face, totalement, mais bon, tu étais heureux comme ça. Et encore plus heureux, lorsqu’elle t’a annoncé son arrivée officielle à Reyjavik. Son emménagement, sa nouvelle vie en Islande. Tu en étais tellement heureux, totalement fou, tu te souviens même de ce fou rire nerveux que tu as sorti lorsqu’elle t’a envoyé ce sms qui te l’annonçait. Parce que c’était à la fois beau et compliqué. La relation à distance te permettait de garder votre relation comme un fantasme et un petit rêve, quelque chose qui ne se réalisera jamais. Et maintenant qu’elle était là… Tu ne savais pas vraiment quoi faire, tu paniquais un peu, même si heureusement, le bonheur te prenait plus aux tripes. Surtout aujourd’hui, car aujourd’hui, c’était votre premier rendez-vous de sa vie d’Islandaise.

C’est comme ça que tu as atterri là, garant ta mustang noire au parking de ton boulot, non loin de votre point de rendez-vous, tu en sortais tout bien habillé. Jean, tshirt noir, veste de costume bleu marine. Tu étais bien coiffé, et parfumé comme toujours. Tu avais le pas hésitant, tu étais un peu perdu et ton cœur battait à deux mille à l’heure. Pourtant, tu faisais de ton mieux pour contenir ce sourire qui pourrait te faire passer pour plus bizarre que tu ne l’étais déjà. Tu avais tellement hâte. Tu lui envoyais un sms que tu étais arrivé, votre rendez-vous était sur la terrasse d’un petit café. Tu la cherchais, silencieux. Tu faisais de ton mieux pour la repérer, tu savais qu’elle avait les cheveux plein de couleurs, et c’était assez rare pour que tu la trouves sans faire d’erreur, parce que bien évidemment, tu étais devant la dite terrasse, mais tu ne la reconnaissais pas dans tout ce monde. Du moins, jusqu’à ce que tu trouves une tignasse multicolore, assise seule. Tu souriais de plus belle, et tu t’approchais de la femme. Tu arrivais derrière elle, tu posais doucement tes mains sur tes épaules et tu déposais un petit baiser sur sa joue, un doux sourire aux lèvres. « Bonjour Caneton.. ! » Mais tu étais loin de te douter de la suite. Sans que tu es eu le temps de réagir, la femme poussait un cri et te jetait son verre de jus d’orange au visage. Quelle horreur, ça collait et ca puait. Tu reculais, tu la regardais complètement perdu. Tu avais fait quelque chose de mal.. ? Pourtant, c’était votre truc. « Mais… Max.. ? » « Qui c’est ça, Max ?! » Et là tu réalisais. « Oh… » Ce n’était pas elle. Bravo.

made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   29.07.18 0:34
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Et dire que sa mère commençait déjà à la bombarder de SMS… alors que Max était encore à peine sortie de sa phase « pourquoi ne pas rester un peu ! ». Sans pour autant être tout à fait décidée à poser définitivement sa valise en Islande, l’idée d’un long séjour ici lui faisait vraiment envie. Parce que c’était un pays sous-estimé, cette ile de glace, et qu’à force de voyager dans le monde il était bien un endroit qu’elle n’avait pas encore vraiment prit le temps de connaitre et d’apprécier. Mais tout ça pourtant, c’était des excuses. Qu’elle se donnait un peu pour ne pas voir la vérité en face ! Parce que si Jill était un élément qui la ramenait toujours à Reykjavik… il y en avait un autre qui souhaitait la faire rester et de qui tout dépendrait. Et en pensant ça, la multicolore commençait déjà à voir ses joues blanches d’Anglaise rougir dans le reflet que lui renvoyait le miroir. Elle se plaqua alors une main sur le visage, pour se cacher à son propre regard … avant qu’elle ne décide en couinant comme une adolescente, de filer dans la chambre de Jill pour squatter son pieu le temps de retrouver du courage.  

C’était qu’avoir un rendez-vous avec lui la foutait dans un état pas possible. Elle chavirait rien qu’à l’idée de le voir, à en rabattre les oreilles de Jill durant des plombes la veille au soir, à répéter que c’était pas un rencard. Parce qu’avec Timo, ce n’était jamais un rencard, bien qu’elle crevait d’envie de le nommer ainsi ! Voila ce qui la ramenait toujours à la réalité de cette drôle de relation qui pourtant avait quelque chose d’intense. De son point de vue du moins. Depuis de fameux jour où il était venu lui porter secoure sur la route, il semblait tenir une place plus importante à chaque fois qu’elle le voyait de nouveau. Max en ignorait d’ailleurs la cause, le point de démarrage. C’était un tout, avec Tímoteus, c’était inexplicable. C’était juste là, à lui bouffer le ventre et à lui donner chaud. A vouloir autant lui donner d’amour que de tendresse, à juste vouloir être là pour lui… à rire bêtement surtout. Même s’il ne l’aimait sans doute pas autant que Maxine le faisait. Qu’il ne pouvait pas la reconnaitre… ça, elle l’acceptait volontiers. Quand au reste et bien… elle s’en satisfaisait. C’était pas son genre, de tomber amoureuse, de rester silencieuse, encore moins de s’imposer. Mais si ainsi Max pouvait toujours profiter de la présence de ce géant de guimauve, alors soit. Parce que ouais… fallait bien se rendre à l’évidence : la pilote était raide dingue de ce type malgré tout ce qui pouvait rebuter les autres nanas à son encontre. C’était même pour ça, qu’elle l’aimait beaucoup trop, Timo.

Alors elle avait quand même pris un grand soin dans le choix de ses vêtements, sans en faire trop. Sans jamais vouloir se faire trop belle, s’habiller avec classe pour ne pas l’alarmer, pour ne pas le brusquer et le forcer à croire à un rencard sérieux… Non, là c’était deux amis qui se retrouvaient, hein ? Ainsi Maxine enfila sa plus belle jupe en fausses écailles de sirène, nacrés et scintillantes… une merveille ! L’inévitable t-shirt Madmax blanc également, donc la collection commençait à pas mal s’agrandir ! Une paire de bretelles argentées qui allaient formidablement bien avec ses basquette à strass… Et voyant qu’elle était en retard, à force de réfléchir comme une conne à l’art et la manière de s’habiller sans avoir l’air de s’être justement habillée... voila que Max filait en braillant dans l’appartement de son amie, se coiffant d’un geste précipité dans les cheveux vert et pourpre et enfilant un gilet violet motif tête de chat emprunté à sa QQ en l’arrachant au porte manteaux de l’entrée. Il s’agissait maintenant de filer vers le lieu du rendez-vous au volant de son bolide arrivé tout droit du Qatar ou elle avait séjourné avant ça.

Et une fois sur place, désillusion. Son sourire s’était fait immense en apercevant la grande tige, même si son costume, son allure… ça l’avait complétement fait vriller intérieurement. Pourquoi est-ce qu’il était si élégant aujourd’hui ? Enfin… il l’était très régulièrement mais là… ça rendait Maxine nerveuse, ça lui donnait envie de croire à plus, d’espérer. Alors elle s’était avancée en gardant sa frimousse lumineuse, son sac en bandoulière au bord de son épaule. Mais toute vaillante qu’elle était, la pilote se tapa un stop en le voyant appuyer ses mains sur les épaules d’une autre fille, se pencher vers elle… et son cœur se serra avec amertume. Bon okay… il ne pouvait pas la reconnaitre précisément et il fallait qu’une nana aux cheveux colorés se pointe là en même temps qu’elle, mais quand même ! Ce qu’il pouvait lui faire mal sans le vouloir ! Mais c’est une réaction trop abrupte qui mena Max à se pointer comme une furie pour prendre le bras de SON Timo, et le tirer de là non sans cracher à la fille :

BAH C’EST MOI MAX, OKAY ?! Puis pardon hein… mais on voit tes racines, et … et… tu as les pointes sèches !

Alors là, c’était de la répartie… du pur Maxine. Qui n’avait jamais eu la force d’être plus méchante que ça, et ne savait faire preuve d’aucuns talents de clash… Pauvre pomme. Mais au moins, elle capturait ainsi l’attention du grand homme qui croisait déjà son regard pour lui couper le souffle. Et faire rosir ses joues, après avoir révélé ce brin de jalousie. Puis elle le tira loin de la table de cette nana aux cheveux moches en comparaison des siens (fierté) mais garda son bras pour elle jusqu’à trouver une table, son sourire revenant d’emblée en sa compagnie.

Bah alors Timo, tu as oublié de checker le t-shirt ! C’est quand même l’élément clé non ? La prochaine fois je débarquerais sur la terrasse en bagnole, si y’a bien un truc sur tu remarques c’est la carrosserie Italienne, non ?


made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   31.07.18 18:30
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Ah c’était désagréable. Ca collait, et la brise froide te gelait. Tu grimaçais en faisant un pas en arrière. « Pardon, pardon… » Tu le disais presque dans un murmure, tellement gêné. Tu secouais la tête, un peu pour faire tomber les goûtes sucrées de tes cheveux, un peu pour te remettre les idées en place. Tu étais gêné, parce que tout le monde vous regardait, et tu avais beaucoup trop peur qu’on te prenne pour un harceleur. Tu rougissais, et tu regardais le sol. Tu t’en voulais tellement, même si ce genre de cas arrivait souvent, que t’avais l’habitude. Enfin… Non, pas vraiment. Parce que Max, c’était dur de la confondre, et quand tu confondais un ami, c’était pas si gênant, parce que cette femme, tu l’as approché de vraiment près… Sur le coup, tu avais juste envie de déguerpir, te cacher dans les toilettes en attendant que Max arrive, ou donner un autre point de rendez-vous. Mais t’as tout juste eu le temps de pousser un soupir, qu’on attrapait ton bras et tu sentais cette étreinte contre toi. Une autre chevelure colorée, bien plus jolie, un visage qui te revenait en tête lorsqu’elle te regardait, parce qu’elle était si belle, et ses petits bras qui tenaient le tien, étaient si doux. Même si un peu énervés. D’ailleurs elle l’était, énervée. Tu devenais spectateur de la scène, lorsque Maxine remettait en place la fausse Maxine premier prix face à toi, qui te jugeait tellement du regard alors que tu n’y étais pour rien. T’avais cet air un peu ébahi et bête au visage, mais tu pouvais pas t’empêcher de sourire de cette manière un peu mielleuse, en réalisant qu’elle s’emportait pour toi. Qu’elle te défendait… Comme elle pouvait. Adorablement. Et puis elle te tirait avec elle, t’as pas vraiment eu le temps de t’excuser encore une fois, qu’elle t’amenait à une autre table. Et puis merde Timo, arrête de t’excuser pour rien, t’avais rien fait de mal après tout, et puis vu ta gueule, on se doute bien que t’es qu’un chiot perdu dans tout ça, et non pas un chien galeux dégueulasse qui voulait sa viande.

Tu t’asseyais à la table, tellement gêné, le regard fuyant. Mais elle avait ce don pour te faire esquisser à nouveau un sourire, te mettre à l’aise et donner cette légèreté à ton cœur. Visiblement, elle n’était même pas énervée contre toi. Ca te faisait tellement plaisir, parce que n’importe quelle autre fille l’aurait mal pris. Ou même un homme, comme Ezequiel. Lui, il t’aurait passé un savon à toi plutôt qu’à la femme. Alors, ça te faisais un peu bizarre, mais ça te faisait sourire. Avec elle, tu étais tellement bien. « Pardon… Elle était de dos et je pensais que c’était toi alors… Je voulais faire une surprise. Un peu loupé. » L’intention qui compte. Et puis merde, Timo, arrête de t’excuser. « Mais ça dépend tu sais. Certaines carrosseries françaises se sont inspirées des marques italiennes, les espagnoles aussi. Alors il faut vraiment regarder le pot d’échappement et la circonférence des phares pour être sûr. Mais bon, c’est vrai que je sais les reconnaître. En plus, ta Lamborghini a moins de cinq ans et il n’y a qu’un certain modèle allemand qui a seulement osé prendre la forme des rétroviseurs… » Ah, tais-toi. Tu fronçais les sourcils en remarquant que tu avais peut-être trop parlé, alors tu passais plutôt ta main dans tes cheveux désormais bien trop collant. « Désolé, je pensais te voir en étant un peu plus présentable… » Il faudrait compter le nombre d’excuses que tu fais à la minute. « Enfin. Tu vas bien ? » Ah, enfin. Tu souriais, tu la regardais, et discrètement, tu jetais un oeil à ta sacoche noire bien remplie que tu avais posé entre tes mollets. Elle, elle était intacte, c'était le principal.

made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   04.08.18 20:39
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Ouuuuuh que ça l’avait agacé tout ça ! Pour sûr, la licorne avait eu envie de charger l’espace de quelques instants. Elle avait raclé le sol de ses sabots arrière comme l’aurait fait un taureau, prête à entrer dans de lard de sa mauvaise copie. Bon … en vérité et malgré sa véhémence, il ne se serait pas passé grand-chose. La violence de Max se résumait à ouvrir les pots de confiture en leur tapant sur le cul avec une cuillère s’il y avait trop de résistance. Alors cela, couplé à sa répartie foireuse… non ça va, l’armée ne serait sans doute pas intervenue. En revanche, elle s’était sentit monter en pression. Pauvre Timo ! Humilié par une moche à la tignasse sèche. Ça, ça ne lui plaisait pas beaucoup. Ainsi était-elle intervenue avec sa non-punchline, pour attirer ensuite Timo vers une table où ils seraient désormais loin de la sorcière au jus d’orange. Et dire qu’il s’était si bien fait, qu’il était si élégant ! Maintenant une grosse tache orange souillait sa tenue et son allure. Il n’en restait pas moins … hum. Dans cette tenue il avait de quoi subjuguer Max, dans sa jupe sirène pas forcément (DU TOUT) à la hauteur. La pilote allait répondre qu’elle avait finalement été surprise, dans un sens… quand Timo c’était mit à rebondir avec un second degrés partie se crasher dans le triangle des Bermudes, comme souvent ! Et elle, bah … elle souriait la conne ! Elle souriait en cherchant des serviettes pour venir nettoyer encore un peu cette pauvre chemise orange tandis qu’il partait dans son délire mécanique qui la forçait à glousser en l’écoutant. Si Jill avait été là, pour sûr Max se serait tournée vers elle pour murmurer en hurlant (oui c’est possible) ‘IL EST CUUUUUTE’ et défaillir comme si elle faisait un arrêt cérébral.  

Alors, elle n’avait pu qu’éclater de rire (en essayant d’être mignonne… pas grassement comme à son habitude) quand il s’interrompit de lui-même. Oui, elle se trouvait conne à minauder comme ça… Mais bon, Jill le faisait bien avec Maddy et la honte ne l’avait pour autant pas foudroyé jusqu’à maintenant. Max se replaça d’elle-même sur son siège, une jambe repliée sous ses fesses de sa chaussure à strass et l’autre battant l’air sans toucher le sol puisqu’elle restait incapable de se tenir correctement.

Ah mais … Tim, t’es parfait. Regarde-toi ! Arrête de t’excuser comme ça. C’est à moi de demander pardon, je ne pensais pas que c’était une soirée… classe. BG. De type super beau.

Bah bravo, maintenant il ne lui restait plus qu’à rougir comme une ado de 14 ans sous l’effet d’une bouffée de chaleur et d’enchainer en parlant un peu trop fort pour couvrir sa propre connerie sous-jacente tout en se servant un verre d’eau.  

Ça va super ! Tu sais j’étais aux Emirats, pour la course finale du World Drone Prix. Bah j’ai décroché une place dans le top 10 ! Oh bordel, si tu savais ce que c’était ce truc ! On a même fait un crochet dans un désert et un mec c’est fait attaquer sa caisse par un chameau c’était magique. Bah n’empêche la sale bête, elle lui a défoncé le capot, il a vue sa vie défiler le gars. On l’a entendu hurler comme une fille. Puis on a vachement bien mangé, et il y avait un grande de terrasse piscine dans l’hôtel, c’était dingue ! Enfin, je suis quand même contente de me poser un peu.

Putain tu parles trop TAGGLE !

Et toi, la routine ? Si tu veux on prend juste un verre, et puis on repasse chez toi pour que tu te changes. Tu as pas froid ?

TAIS-TOI. GQRJU JUSTE TAIS TOI MAX ! La nervosité était légèrement beaucoup flagrante, si bien qu’on aurait pu apercevoir la sueur froide mentale la saisir au moment d’enfin se taire un peu, en apportant de l’eau à sa gorge sèche. Ce qu’il pouvait la mettre dans tout ces états juste… en étant lui ! Et puis elle mourrait déjà d’envie de lui avouer qu’elle resterait longtemps cette fois. Peut être même qu’elle resterait tout court, si jamais il lui demandait de le faire… Mais en attendant son regard tomba sur le petit paquet qu’il tenait là. Et presque fébrile, Max l’interrogea du regard entre deux gorgées d’eau glacés qui manquèrent de la faire tousser d’une manière si peu élégante... Elle cligna alors frénétiquement des yeux en étouffant la toux, une main sur le buste. Que le seigneur lui vienne en aide.  
made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   06.08.18 19:55
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

C’était assez drôle. Parce que toi qui étais ce grand dadet à la carrure bien épaisse, tu étais pourtant une adorable douceur qui n’osait jamais ne serait-ce que hausser le ton. On avait tendance à te marcher dessus même, lorsqu’on se rendait compte que tu n’étais pas méchant. Mais il y avait aussi cet inconvénient, que parfois tu faisais peur, comme face à cette femme. Parce que tu pourrais l’attraper sans soucis, tu pourrais frapper et faire réellement mal, si tu le voulais. Mais non, jamais tu ne voudrais de ça. Tu n’as jamais vraiment usé de ta force en réalité, sauf pour bouger des meubles ou pousser la Lamborghini en panne de Maxine. Sinon… T’étais un chaton. Ce n’était peut-être pas forcément une bonne chose, ton père savait bien te le répéter encore et encore, mais t’étais comme ça, tellement timide et doux, le sang-froid, comme ta mère. Et il valait mieux après tout, car qui sait de quoi ce corps d’armoire à glace était capable.

Tu souriais, bêtement et intrigué, lorsqu’elle s’était mise à éclater de rire. Parce qu’elle était si belle, adorable. Tu ne te lassais pas de l’entendre rire, et même si elle se moquait de toi, au moins elle avait son beau sourire. Alors tu ne disais rien et tu la regardais simplement, le regard un peu débile et niais, sans vraiment que tu ne t’en rendes compte. Et tu rougissais. Oui, tu rougissais. Parce qu’elle te disait que tu étais beau, et que c’était bien rare que tu entendes ça, et le fait que ça viennes d’elle, ça te faisait tellement de bien. Ca te réchauffait le cœur de tout ce malaise que tu venais de subir avec l’autre femme, ces regards pleins de jugements et de haine car on t’a pris pour un harceleur dégueulasse, et entendre Max si douce et gentille avec toi, tu en avais bien besoin. « Merci, tu… Tu es très jolie toi aussi. Et... Ta jupe est amusante. » Tu disais ça avec tellement de timidité, mais tu le pensais réellement, car en plus, tu avais pris soin de remarquer sa jupe. Oui, elle était toujours si jolie, et même si tu n’arrivais pas forcément à lui jeter des tas de fleurs, au moins, les paroles étaient là, car à vrai dire, tu ne savais pas vraiment faire de compliments, donc c’était également énorme que tu puisses lui dire ça. Même si ta voix était pratiquement tremblante, et ton regard fuyant.
Et tu l’écoutais blablater, tellement concentrée sur ce qu’elle te disait, peu important si ça durait deux secondes ou trois minutes, ou trois quarts d’heure, tu pouvais l’écouter encore et encore sans te lasser. Et tu souriais, en l’écoutant parler de sa passion avec tellement de joie et d’amusement aussi pour cette histoire de chameau. « Hé bien… Ca devait être le pied. Enfin sauf pour ce pauvre chameau… Et la voiture. » Et puis elle passait à toi, et te demandait pour la suite. Elle te demandait même si tu avais froid, elle s’inquiétait pour toi ? Ca te faisait esquisser ce petit sourire en coin, touché, et le cœur tout mielleux et doux, digne d’une peluche. « Moi hm… La routine je crois oui. J’ai rencontré un client qui m’a proposé de faire un shooting photo en échange de mon bon travail. » Tu riais nerveusement. « Je vais avoir l’air ridicule devant l’objectif, mais ça pourrait être sympa… » Tu n’avais tellement pas confiance en toi, tu te demandais même pourquoi tu avais accepté. Après tout, il t’avait payé et tout était bien qui finissait bien. Mais quand Caleb t’as proposé de shooting, tu as directement accepté. Est-ce que c’est parce que tu es trop gentil et tu ne sais pas dire non, ou alors, au fond, ça te plairait bien en fait ? On saura jamais. Toi-même tu ne le sais pas à vrai dire. Pourtant, ça t’aiderais vraiment à avoir un peu plus confiance en toi, toi qui ne te trouve pas si beau que ça, juste imposant. Raison de plus à ce que les compliments de Max te fassent aussi plaisir. « Va pour ce programme. C’est parfait. » Tu passais ta main dans tes cheveux, puis tu grimaçais en les sentant se coller entre eux vu le sucre du jus. « Non ça va… Je dirais même que ça tiens désagréablement chaud. J’ai… Hâte de les laver. » Finalement, la serveuse s’approchait timidement de vous, un peu plus proche de Max que de toi, sûrement parce qu’elle avait vu la scène. Ca te gênait, mais tu ne disais rien, commandant simplement chocolat chaud, puis la laissant repartir une fois la commande de Max prise. Ah, et pouf, ça te revenait en tête. [color:4e26=darkgoldenrod« Ah. J’ai quelque chose pour toi… » Tu t’abaissais et  écupérais ta sacoche, la posant sur tes jambes pour y sortir un petit paquet bleu soigneusement emballé par tes énormes petites mains. Tu lui tendais alors, tout fier de toi, mais toujours avec ce regard fuyant de timidité, un petit sourire en coin gêné au visage, tellement adorable, comme un enfant qui offrait une fleur du jardin à son amoureuse. « J’ai vu que tu en avais un, alors je me suis dit qu’il aura de la compagnie maintenant… » Tu rougissais presque, et tu avais hâte qu’elle l’ouvre, tellement content de ton petit cadeau, cette petite attention que tu as eu pour elle, parce que tu pensais sans arrêt à elle.

made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   09.08.18 18:31
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Oh mon dieu un compliment. Oh. Mon.Dieu. Elle était jolie ? Sa jupe était amusante ? Péjoratives ou pas, Max n'en avait rien à faire, elle prenait cette phrase comme elle venait pour sentir son cœur se serrer et son sourire devenir celui d'une idiote de 14 ans. C'était fou comme il pouvait la mettre mal à l'aise en quelques instants, mais comme cette gêne n'était en rien désagréable. Au contraire, c'était renversant, ça la mettait sans dessus dessous malgré cette distance qu'il était important d'installer quand même par moment. Parce que Timo, il savait trop bien l'étourdir et l'émouvoir... Il y avait une chose en lui qui chavirait Max à tel point qu'elle se sentait s'engourdir en sa présence. Une émotion, une gentillesse... une histoire aussi. Il n'y avait rien chez cet imposant nounours qui pouvait la rebuter, consciemment ou non. Au contraire il était d'une attraction fourbe, que Maxine tentait de réprimer à mesure que le temps passait, et qu'elle sentait s'épanouir cette chaleur en-amourachée qui lui piquait le cœur à la moindre évocation du brun. Et elle n'était pas stupide à ce point-là, Max. Elle savait bien depuis le temps, qu'elle en pinçait pour Timo. Ça avait presque été instantané, le coup du cœur d’artichaut s'enflammant pour l'inconnu du bord de route. Mais les signaux de Timo étaient clairs : ce n’était pas réciproque. Il l'aimait bien, il devait l'apprécier comme une amie... mais puisqu'il n'avait jamais répondu aux quelques maladroites perches tendues par la licorne, cette dernière avait fait un choix : tirer un trait sur lui, ou supporter son énorme crush à sens unique sans le perdre de vue ? Et puisqu'elle n'arrivait pas à tirer un trait, le choix s'était fait de lui-même.

En attendant les choses se faisaient d'elle-même, mais elle parlait bien trop ! Sous l'effet de la panique, il fallait combler le moindre vide... même s'il n'y en avait pas. Dans le doute, parler. Et cacher ses joues roses sous les compliments, éviter de trop gigoter sur sa chaise, se tripoter les mains en les cachant sous la table. Les épaules un peu voutées dans le sweat violet de Jill, elle ressemblait vraiment à une jeune fille à son premier rencard. Mais elle tenta par la suite de résorber son besoin de babillage pour qu'il puisse au moins en placer une.

Pour la voiture oui, surtout.

Un faible rire, un peu honteux de ne pas lui avoir laisser beaucoup d'air, avant que ses yeux ne s'illuminent à la confidence d'une séance photo.

... Un shooting ?

D'un côté, il y avait le brin de jalousie à l'idée que quelqu'un d'autre qu'elle le trouve beau... que d'autres qu'elle puisse réellement le voir. Mais c'était tellement positif pour lui ! Et puis, Maxine se disait qu'elle pourrait au moins avoir quelques beaux clichés à chérir secrètement et à glisser sous son oreiller.

Mais c'est génial ! Oh je t'en prie, il faudra m'envoyer les meilleurs clichés, j'aimerais vraiment voir ça ! Tu vas être ... tu vas ...

Ta gueule. Mais pourquoi est-ce qu'elle gloussait comme ça, merde ! En serrant ses petits poings pour les agiter avec enthousiasme, Max réprimait quand même l’émoi qui la parcourait. Timo sur le plateau d'un shooting... c'était trop sexy. La conversation s'envola rapidement sur la suite du programme, jusqu'à arriver enfin vers la source de l'attention de Max. Si pendant quelques instants, la présence de la serveuse avait détourné son attention, qu'elle avait posé une myriade de questions pour simplement prendre un jus d'oranges pressés, la grande guimauve lui rappela vite l’existence du paquet et elle secoua de nouveau les mains avec les épaules toutes frétillantes pour recevoir le paquet bleu. Et voilà qu'elle gloussait encore, en déballant ça avec une patience très relative. Surtout que les dernières paroles lui laissaient entendre que ça allait lui plaire.

Mais qu'est-ce que c'est ? T'es fou ! Fallait pas, j'ai rien à t'offrir moi !

Et son sourire radieux se figea brutalement en découvrant le petit canard jaune au milieu du papier cadeau. Son cœur venait de tomber dans son ventre... ce n’était pas possible autrement ! La respiration coupée, elle jeta un œil effaré à Timo avant de revenir, bouche bée vers le cadeau.

Mais je ... je... Tu. ........

Un canard, oui elle en avait un petit... rose. A piles. Dans ses affaires de voyage. Pour les petits instants de plaisir solitaire. Déjà, que Timo ait aperçu ce canard-là lui filait une sueur froide glaçante. Mais qu'il lui en offre un, qu'est-ce que ça voulait dire ? La radieuse figée s'empourprait à vue d’œil, à l'idée seule que ce présent devenait une déclaration, une invitation à des choses bien moins platoniques. Elle ne put que déglutir péniblement, la gorge soudainement irritée d'une sécheresse intense, le ventre enflammé par tout ce qui pouvait déjà naître dans son imagination. Les grandes mains qui parcouraient sa peau, son souffle, ses cheveux bruns qu'elle décoiffait sous la force de ses baisers. Putain... A la limite de tourner de l'œil ou de s'enflammer comme une torche humaine, Max se mit à tripoter le plastique jaune avec une nervosité frénétique, la tête désormais baissée par pudeur en lâchant un petit rire gêné.

Hum... merci ... Par contre il est ou... le bouton d'allumage ?

Il avait fallu qu'elle pose la question pour se rendre compte d'une évidence : ce canard était ce qu'il y avait de plus banal, il ne s'agissait pas d'un jouet pour adulte ... Soudain, le PLS. Max et ses fantasmes en sang. A nouveau elle se sentit tomber, prise dans une sensation de honte vertigineuse qui la rit rire. Rire jaune comme le canard, de plus en plus fort... jusqu'à lâcher un "HAHA" final presque dément et plaquer une main sur sa bouche et se sentir prête à se jeter sous la table afin que le regard de Timo ne puisse plus jamais l'atteindre. Mais quelle conne... Seigneur, de l'aide ! Elle n'arrivait presque plus à respirer, sa cage thoracique était devenue bien trop petite pour tant de battements par minutes. Alors elle tenta de reprendre contenance... ce qui était peine perdue.

Oh mais j'suis bête ! J'ai cru qu'il était à remonter tu sais ...avec un petit bouton. Pour qu'il nage tout seul dans le bain, tu vois ? Avec ... ses p'tites pattes oui c'est ça... Qu'il nageait tout seul …

Sans même s'en rendre compte, elle souriait en grimaçant presque, bougeait bien trop sur sa chaise pour masquer sa gêne et semblait vraiment proche du malaise vagal. A défaut de vaginal...


made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   12.08.18 13:51
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

C’était adorable. Cette manière que tu avais de l’écouter attentivement, à pouvoir la regarder pendant des heures, sans trop parler, parce que tu étais comme ça, et que elle, comblait le vide de toute façon. Elle parlait beaucoup, peut-être, mais pour toi, c’est ce qu’il fallait. Parce que tu n’étais pas bavard, sauf pour expliquer ton savoir à coucher debout. Vous deux, c’était une bonne combinaison au final, mais ça, tu prenais du temps pour le réaliser, tu étais long à la détente. Pourtant, elle te faisait bel et bien cet effet particulier. Tu pensais beaucoup trop souvent à elle, elle te faisait sourire tout naturellement et parfois, elle te manquais même, lorsque tu étais seul chez toi. Elle était toujours ta priorité, même lorsque tu étais avec quelqu’un et qu’elle t’envoyait un sms. Tu te mettais alors à lui répondre sans forcément faire attention à ce qu’il se passait autour de toi. Parce qu’elle était beaucoup trop importante, parce que tu aimais trop lui parler, être avec elle. Mais tu étais bête sentimentalement. Tu avais beau avoir ces sentiments pour elle, que tu savais bien hein, tu ne captais pas que c’était réciproque. Parce que tu avais beaucoup trop l’habitude des friendzone, parce que c’était trop beau pour être vrai et que de toute façon tu étais trop respectueux pour tenter de la draguer ou quoi que ce soit. Ou alors, timide ? On sait pas. Alors oui, souvent, ton cerveau comprenait mal les choses lorsqu’elle te tendait des perches. Parce que pour toi, c’était une amie dont tu devais te retenir d’avoir des sentiments. Elle était trop belle pour toi, trop gentille, et si sensible que toi et ta maladie lui briseront le cœur de toute façon. Tu ne voulais pas ça, pas pour elle. Elle était trop précieuse. Ah Timo, ta bonté te tuera.

Elle avait ce petit rire, tellement adorable, lorsque vous parliez de ce fameux chameau et la voiture. Ca te faisait sourire, tout naturellement, le cœur tellement léger. Et puis, lorsque tu parlais du shooting avec Caleb, la petite femme devenait toute folle. Tu riais à sa réaction, tellement moins confiant qu’elle, alors tu terminais ses paroles : « Gênant et pas du tout photogénique. » C’est ce que tu pensais du résultat de ce shooting, du moins, si tu arrives à bien poser. Merde, mais qu’est-ce qu’il t’avait trouvé ce gars ? Et puis tu riais en la voyant toute excitée : « Hé, ne me surestime pas comme ça.. ! » Elle paraissait tellement ravie de cette idée. Toi, tu t’imaginais juste devant un fond blanc à ne pas savoir quoi faire ni où regarder. C’est plutôt toi qui te sous-estimais, mais bon, ça, ce n’était pas nouveau.
Tu passais plutôt à autre chose, lui offrant ce petit paquet que tu avais si hâte de lui offrir. Tu n’avais pas spécialement fait exprès, mais comme déjà dit, tu pensais beaucoup trop à elle, alors lorsque tu es allé dans ce magasin à bricoles, tu n’as pas pu t’empêcher d’embarquer ce canard pour elle. Tu l’avais vu dans sa salle de bain, au bord de la baignoire, pendant innocemment que c’était pour le bain, parce qu’elle avait ce côté enfantin. Faut dire que tu n’y connais rien jouets pour femme. Tu es un homme après tout, et le nombre de relations sexuelles que tu as eu n’est pas très dingue non plus. Pauvre immense petit Timo. Mais au moins, c’était l’intention qui comptait, et tu lui offrais ça avec tellement de plaisir et de douceur.

Elle l’ouvrait, tu la regardais, attentif. Mais… Sa réaction était des plus bizarres. Bien plus bizarre que toi devant un chat sans queue. Elle paraissait… Surprise, mais pas comme il fallait. Tu la regardais le tripoter et le regarder un peu, tu commençais à te sentir mal. Tu avais fait une gaffe ? Tu attendais tout de même qu’elle t’en parle. Et puis là, elle te parlait d’un bouton d’allumage, puis soudainement, se mettait à rire à gorge déployée. Un rire bien étrange, différent de ce qu’elle faisait d’habitude. Elle disait qu’elle pensait qu’il nageait, et tu le sentais mal à l’aise. Mince, tu as fait une gaffe… Tu te frottais les mains les unes contre les autres, un peu nerveux, la regardant avec ce canard dans les mains. « Oh je… Je suis désolée, tu en voulais un qui nage ? Si tu veux je peux t’en trouver, il doit bien y avoir un magasin qui en vend, non ? Sinon je regarderais sur internet… Si… Si il te plait pas celui-là, tu peux toujours le donner à un gamin, je… Je me rattraperais. » Tu te grattais la nuque, passais ta main dans tes cheveux. Tu étais tellement gêné, tu t’en voulais. Tu te sentais nul d’avoir fait un cadeau comme ça. Ca t’a pas coûté cher et c’était totalement inutile comme objet, pourquoi t’as fait ça ? Tu aurais pu lui offrir des fleurs ou un truc normal que l’on offre à une femme. Pas un pauvre canard en plastique du magasin du coin. Pff, débile. « C’est vrai pff… C’est un peu bête comme cadeau. Je… Je… Je comprends si il te plaît pas. » Ton cœur se serrait lui aussi, tu t’en voulais. Parce que, au fond, même si tu te voiles la face… Tu pensais gagner des points dans son cœur.

made by roller coaster
[/quote]

_________________
Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE



Dernière édition par Tímoteus L. Vitoson le 13.08.18 13:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   12.08.18 16:11
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Si seulement il y avait eu Jill avec elle ! Au moins, son amie aurait su réagir. Elle aurait probablement canalisé la bêtise de Max pour rendre la scène moins gênante. Ou alors… elle aurait fait diversion ! C’était toujours ce qu’elles faisaient l’une pour l’autre, à défaut de bien agir ou de manquer de maturité. Si une se plantait, l’autre ne se contentait pas de la relever ! Elle sautait avec elle dans la chute, pour dédramatiser. Et là, Max aurait bien eu besoin de son amie pour relativiser un peu la déception devant le faux espoir, comme faire diversion de sa stupidité ! Au lieu de cela, la licorne était seule devant Timo, et elle se sentait parfaitement démunie.  Pourquoi est-ce qu’il avait fallut que son imagination ne s’emballe ? Ses sentiments partaient totalement en vrille à force, c’était vraiment moche à voir. Et puis, elle rougissait furieusement à l’idée qu’il la juge, et se rende compte que la fille en face de lui s’était imaginée dans ses bras en compagnie du petit objet vibrant. Perverse canardophile.

Mais à le voir réagir lui-même, Maxine prenait conscience enfin que Tímoteus n’avait pas comprit la confusion dont elle avait été victime. C’était pourtant étonnant ! S’il avait vu le canard, au regard un peu plus provocateur que celui-ci, avec son petit collier de plume… alors il devait avoir comprit de quoi il s’agissait ? Que le jouet pour le bain n’était pas si innocent que ça pour ce qui était de la pilote aux cheveux trop colorés. Mais non… Max ne cessait de le regarder maintenant qu’il lui répondait ainsi. Qu’il avait l’air déçu, gêné aussi et diablement triste. Son cœur s’en serrait davantage, il n’en fallait pas plus pour que son regard s’adoucisse et qu’elle ne regrette infiniment d’avoir été si idiote… Une Lady savait tenir sa langue, et garder sa maitrise en toute circonstance, voila ce que sa mère avait voulut lui inculquer tout au long de sa jeunesse. La maîtrise de soi, le flegme, l’élégance et la noblesse. Et c’était bien la première fois que Max regrettait de ne pas avoir apprit cette leçon-ci. Au lieu de ça, elle l’avait blessé. Timo ne se montrait même pas vexé, ou de mauvais poil face à cette réaction dégueulasse qu’elle avait produite… Juste, déboussolé. Incapable de parler de suite tant sa gorge était serrée par toutes ces émotions qui venaient de la faucher en quelques secondes, Max le laissa dire, observant sa mine, cherchant aussi son regard pour lui montrer comme il avait tort. Comme elle aimait ce cadeau. Parce que même si ce n’était pas ce à quoi s’attendre à première vue, c’était même encore mieux. Tellement adorable, qu’elle en avait le ventre noué. Il aurait pu lui offrir une fourchette ou un joint de culasse, elle l’aurait aimé, son cadeau. Et qu’elle s’en mordait la lèvre à force de culpabiliser d’avoir si mal réagit.

Oh non ! Timi, je n’en voudrais pas d’autre ! Il est parfait…

Cette phrase pouvait aussi s’amener à lui. Qu’elle n’en voudrait pas d’autre que lui, qu’il était parfait. Alors le petit canard prenait déjà une place immense dans le cœur de Max, pendant qu’elle le sortait fièrement de sa boite pour le prendre entre ses bras croisés, tout contre son palpitant.

Laisse tomber, je suis qu’une idiote qui ne sait pas s’exprimer. Je veux pas qu’il nage, je veux pas qu’il soit d’une autre couleur…

C’était à elle de se rattraper plutôt que lui. Bien qu’encore confuse, Maxine se leva alors pour venir jusqu’à lui sans se séparer du présent. Une main fut déposée sur l’épaule du géant, toute fine et légère alors qu’elle se penchait pour lui embrasser la joue. Ce qu’elle donnerait, à l’instant pour qu’il tourne la tête, qu’elle puisse déraper contre ses lèvres. Putain. C’était difficile, d’aimer à sens unique. Surtout devant ce grand gaillard si atypique, à la douceur qui l’embrasait. Même son manque de second degré et ses longs discours intello lui plaisait. Tout lui plaisait. Pourtant, Timo avait beau avoir ce grand cœur, il n’y avait pas de place pour elle intimement. Pas de la manière dont elle en rêvait du moins. Elle continuerait donc d’avoir l’air stupide devant Jill, à s’imaginer des idylles naissantes, des pique-niques imaginaires et des siestes coquines. Il fallait vraiment qu’elle arrête de lire des harlequin… Ou qu’elle reprenne la plume pour évacuer sa frustration … hum. Mais la licorne se contenta de glousser. Parce que sous le geste de l’embrasser, ses cheveux avait aussi été mouillé de jus de fruits.

Cette grognasse t’a pas raté quand même… et dire que j’ai pris un jus d’orange aussi ! J’ai honte… tu veux que j’aille le lui renverser sur la tignasse ?

Elle pinça sa langue entre ses dents, malicieuse avant d’aller se rassoir et déposer le canard sur la table sans le cacher, sourire aux lèvres. Pendant quelques instants, ses yeux ne se détachèrent pas de l’objet. Puis elle murmura enfin, sans se rendre compte qu’elle venait poser ses mains fraiches sur ses joues brulantes.

Merci, je l’aime vraiment beaucoup.



made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   13.08.18 18:44
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Tu n’étais pas du genre à te vexer, ni même t’énerver, encore moins face à elle. Parce qu’avec elle, tu voulais que tout aille pour le mieux. Tu étais même un peu trop bonne poire mais tu savais que tu pouvais lui faire confiance à elle. Ou pas ? Tu n’en sais rien en fait. Mais elle était tellement adorable, elle a su te montrer sa douceur et son honnêteté, que tu plongeais tête la première sans vraiment t’en rendre compte. Alors oui, cette histoire de cadeau, ça ne t’as pas du tout énervé. Pourquoi tu t’énerverais contre cette bouille, après tout ? Elle paraissait juste déçue, et non pas indifférente ou difficile. Tu voyais bien qu’il y avait un truc, qu’elle avait espéré quelque chose de dingue et que finalement, quelque chose s’était cassé la gueule chez elle. Mais quoi ? Tu ne comprenais pas trop, tu te disais que c’était peut-être juste le fait qu’elle en voulait un qui nageait. Peut-être que si tu étais au courant des canards qui vibraient, ça aurait été différent, mais là en tout cas, tu étais purement dans l’innocence. Alors tu étais un peu déçu et gêné, comme un enfant qui avait loupé son cadeau pour son amoureuse de sa classe, tu ne disais rien et tu te disais que tu feras mieux la prochaine fois. Mais alors, Max te disait qu’il était parfait, ce qui te faisais relever ton menton barbu vers elle, et esquisser un petit sourire en coin timide en la voyant le serrer contre elle, souriante. Elle te disait qu’elle ne savait pas s’exprimer, t’assurait qu’il était parfait. Ton toi intelligent te disais que la première réaction était toujours la plus sincère, mais ton toi sentimental te disais de la croire et de sourire. Alors, tu souriais, parce que merde, laisse un peu ton cerveau de côté pour une fois. Avec elle, il n’était pas question de logique et de dictionnaire. Avec elle, ce n’était que le cœur, et ton cerveau se mettait un peu sur pause avec elle. C’était surprenant, mais grand de ta part. « Tu n’es pas idiote, voyons… C’est plutôt mon cadeau qui est idiot, en fait. Mais si il te plait, alors tant mieux… » Tu étais tellement timide, un peu rougissant, tant tu n’avais pas l’habitude de faire des cadeaux autres qu’à tes parents. Et en plus, c’était Max. Cette fille qui avait ce don pour te faire ressentir ces sensations étranges dans le corps, et tous ces sentiments que tu ne pouvais expliquer… Pour le moment. Et tout ça, c’était encore plus fort, lorsque tu la voyais se lever de la table, s’approcher de toi, pour alors déposer doucement ses lèvres sur ta joue. Tu la laissais faire, tu rougissais et tu ne disais rien, tellement ailleurs. C’était tellement doux, subtil, léger, comme si un papillon venait de se déposer sur ta joue. Mais non, c’étaient ses lèvres. Et wow, c’était fort ce qu’un petit baiser pouvait te faire. « Oh, je… » C’est tout ce que tu as réussi à sortir, alors qu’elle était si proche de toi, avec sa petite tête toujours aussi attendrissante. Aaahh mais Timo réveille-toi. C’est pas le genre d’amour qu’on ressent pour son cochon-dinde que tu as là, merde. A moins d’être détraqué de la tête. Mais… C’était un peu ton cas, à vrai dire. Alors que ton cœur lui, te hurlait de te bouger. Il battait, fort, il palpitait, mais tu n’y comprenais rien. Pourtant, lorsqu’elle te parlait du fameux jus d’orange, de cette femme et d’une idée de vengeance, toi, tu passais ta main dans cette mèche de cheveux arc-en-ciel désormais abîmée par le jus sucré. Tu l’as fait, tout naturellement, ta timidité étant partie dans un monde parallèle l’espace d’un instant. « Oh non… Tes cheveux, pardon… » Tu regardais ses cheveux, puis ses yeux. Elle était si belle, et toi tu as gâché ça. C’est lorsque la jeune femme revenait à sa place, que tu reprenais, te raclant la gorge, réalisant bien ce geste que tu venais de faire, toujours aussi timide, et surpris de cet élan de courage. « T’en fait pas pour la … Grognasse. Le karma se chargera d’elle. Et puis, il a l’air bon ce jus d’orange, bois-le tranquillement. Moi… C’est déjà oublié tout ça. » Bien sûr. Tant qu’elle était là, tout était oublié. De toute façon, tu n’étais pas rancunier, et ce n’était pas la première fois que tu confondais un proche avec un inconnu. C’était même soft ce qu’il s’est passé, car tu as déjà ramassé des baffes.

Finalement, Max te remerciait à haute voix, avec douceur, pour ce petit cadeau. Tu souriais à cela, attendrie en la voyant poser ses mains sur ses joues. « ... C’est rien. » Tu la regardais, sans rien dire, te plongeant dans son regard sans vraiment le remarquer. Elle était si belle, gentille et douce. Tu avais vraiment du mal, dans cette histoire. Faire attention à toi et te retenir pour ne pas te prendre une friendzone douloureuse en pleine poire, ou tenter le tout pour le tout, te laisser aller ? Pour le moment, tu te protégeais tellement, malgré ton cœur d’artichaut, que tu étais dans ce cercle étrange de niaiserie et innocence. A voir ses perches mais penser que ce ne sont que des blagues, à penser qu’elle rougissait simplement parce qu’elle avait froid, à accepter ses compliments parce qu’elle était simplement bien trop gentille. C’était compliqué, à croire que ton cerveau protégeait ton grand cœur comme il le pouvait. Mais un jour où l’autre, il allait falloir qu’il lâche prise pour enfin voir la réalité. Ca par contre, ça promettait d’être long.
La serveuse, elle, arrivait avec ta boisson. Tu la remerciais et payais pour vous deux, parce que tu étais gentleman après tout, et lorsqu’elle fut repartie, tu te reconcentrais sur la jolie licorne face à toi. « Ah, au fait. Tu es de nouveau en voyage ? Tu restes combien de temps ? Je me suis dit que si on a le temps, on pourrait faire un tour quelque part, se faire une virée tu vois. Ca fait si longtemps qu’on s’est pas vu, je… » Tu m’as manqué. « Ca me ferait plaisir. Enfin, si tu veux bien sûr. » Mais quel idiot.

made by roller coaster


_________________
Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   20.08.18 18:18
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Si son cadeau était idiot ? Pas le moins du monde ! Max le voyait déjà comme l'objet le plus précieux qu'elle puisse posséder ici-bas. Et pour une fille qui n'était pas matérialiste pour un sou, qui ne portait pas tellement d'importance aux possessions, c'était un signe d'importance. Maxine tenait aux gens, pas aux choses. Ou peut-être si, à sa voiture... cette Lamborghini qui n'était pas tellement la sienne mais un sponsor, mais ça c'était un détail ! Alors voilà, le canard allait se placer en tête du top deux. C'était loin d'être stupide, bien au contraire c'était un cadeau merveilleux ! Peu importait les pensées et les intentions de Timo en le lui offrant, il venait de lui... c'était suffisant pour Max. Ainsi s'était-elle levée pour offrir un léger baiser sur la joue rongée par la barbe aussi bien pour le remercier que pour chasser de lui l'idée qu'il n'était pas assez bien, qu'il s'était foiré. Elle était heureuse, Maxine. Rendue radieuse par la présence de Timo, malgré la fébrilité et toute la retenue dont elle faisait preuve pour de pas se blesser contre un homme qui ne l'appréciait que comme une amie. Une amie qu'elle voulait être... sincèrement. Même s'il était difficile de n'être que cela. Surtout après le geste à ses cheveux, la main légère qui avait écarté une mèche mouillée d'orange. Il avait le don de la rendre instable et encore plus maladroite qu'elle ne l'était déjà, avec ses gestes parfois irréfléchie et étourdie. Mais là, la licorne c'était un peu figée, le cœur en dragster (métaphore de pilote hein, on l'excusera !) qui venait de faire une embardée monumentale, à l'en renverser si elle n'avait pas miraculeusement eu la bonne trajectoire fesses-chaise. Ça tambourinait fort, juste pour ça. Pauvre petit cœur de guimauve ! Pas étonnant que les mains froides aient dû par la suite se poser sur les joues brûlantes. C'était si peu discret qu'elle s'en mordait la lèvre.

Bah ... si, merci.

Et un ange passait. Un gros tas bien lourd qui laissait derrière lui un silence constellé de ses battements de cœur. Max était persuadée qu'il pouvait les entendre... C'était pas possible autrement ! Puis elle chercha quoi dire, quoi faire pour s'extraire un peu de cette situation inconfortable qui la laissait misérable et bien trop chancelante. Faire mine d'être en compagnie d'un ami, ça devenait difficile après ce faux espoir si vif, ses gestes, ses attentions. Il suffisait de peu, pour entrevoir le grand cœur de Timo, sa tendresse et tout ce qu'elle pouvait apprécier chez lui. Il suffisait qu'il la fixe comme ça, avec un brin d'insistance pour qu'elle se sente toute nue sur sa chaise, le palpitant dans les mains. Sans plus de défenses, sans rien pour se protéger de son regard qui brûlait le peu de conviction que Max pouvait dresser entre elle et ses sentiments. C'était lourd, c'était presque douloureux encore une fois. Le regret pourtant n'était pas de mise, toujours pas ! Parce qu'au moins, il était là avec elle, il lui offrait sa présence et son attention. Toute la douceur dont il était capable, cette bienveillance et ses papotages qui frisaient parfois le ridicule tant elle n'y comprenait rien. Mais qu'est-ce qu'elle aimait, quand il venait lui faire une leçon de culture ! Pour sûr, il ne perdrait jamais son attention. Maxine tentait d'ailleurs de boire son jus d'orange, pour noyer son trouble et la chaleur qui grandissait trop vite dans son ventre. D'un geste incertain, elle avait cherché la paille pour la coincer entre ses lèvres après deux échecs consécutifs. Elle le regardait trop fort... la cruche. Et la paille s'était la première fois à moitié plantée dans sa joue... Heureusement que Timo avait plus de jugeote à son actif, et qu'il relançait enfin la conversation.

Oh mais oui ! Une virée ! Se serait génial...

Max reposa son verre un peu trop fort sur la table mais ne s'en occupa pas une seconde. Beaucoup de chose se bousculait à l'instant. Passer du temps avec Timo ? Seigneur, elle se sentait à deux doigts de s'affaler dans le sol... Il y eut d'ailleurs un instant où elle s'était dangereusement penchée sur le côté, avant de se reprendre et de trépigner sur sa chaise, les deux petits poings serrés s'agitant dans l'air avec enthousiasme. Puis elle souffla en relâchant ses mains, pour se calmer un peu avant d'ajouter avec un sourire timide, en baissant d'un ton par la suite.

On va d'ailleurs avoir le temps de la faire cette virée. Enfin je veux dire ... c'est pas pour retarder, ou reculer l'échéance. En fait j'aimerais bien qu'on la fasse vite, ça me ferait vraiment plaisir et puis bon... enfin...

Respire

Ce que je voulais te dire... C'est que j'ai décidé un truc, tu vois ? C'est pas encore totalement certain parce que bon... y'a un truc qui va sans doute plus me convaincre de le faire mais je me dis que j'aimerais bien rester plus longtemps. Longtemps ... genre ...

Elle s'emballait, s'emmêlait les pinceaux, n'arrivait plus à contrôler ses pensées. C'était l'alerte rouge. Parce que la personne qui allait la faire rester en Islande se trouvait en face d'elle mais Timo ne pouvait pas entendre qu'il était cette raison qui la poussait à élire domicile ici. Alors à nouveau, elle piqua un fard et manqua de sombrer vers l’hystérie positive (si tant est que ça existe XD) ... Sa respiration s’accéléra alors qu'elle ajoutait trop vite, les yeux presque écarquillés en reposant son dos contre la chaise. Désespérée par sa propre stupidité. Pauvre cruche !

Genre plus vraiment partir...

Facepalm. C'était pas ça le truc ! Le truc, c'était qu'elle voulait rester avec Timo, parce qu'elle était totalement folle de lui. C'était bête, mais il y avait de cela, en plus de la nécessité de se poser un peu aussi, d'avoir un chez soi... D'être plus proche de Jill aussi. Mais pour être honnête, c'était plus pour le barbu qu'elle le faisait.

Enfin juste pour les compétions. Mais l'idée, c'était que je revienne là entre les saisons. J'en ai marre d'habiter nul part.

…Ou de ne pas pouvoir te voir quand j’en ai envie.




made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   23.08.18 16:19
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.
Tu n’étais pas spécialement choqué de la voir se battre pour récupérer la paille de son jus d’orange. Parce que tu as connu Max comme ça ; maladroite avec tout et rien. Ca faisait partie des choses que tu aimais chez elle. Ce côté enfantin, mignon, parce que les personnes trop parfaites et droites c’était ennuyant après tout. Pourtant, toi tu étais calme, pas très bavard, trop intellect et dans ton coin, pourtant, tu avais une amie comme elle, qui en plus, te plaisait. C’était aussi pour ça que tu faisais de ton mieux pour ne pas trop rêver, car pourquoi elle voudrait de toi ? Tu étais bien trop ennuyant pour elle, sûrement. C’était si logique à tes yeux, que tu ne te faisais même pas à l’idée que tous ces sentiments étaient peut-être réciproques, ne serait-ce qu’une seconde. Ah, pauvre Timo, tellement pessimiste. Ca t’en rendait presque idiot, parce que merde, c’était tellement flague que la petite licorne était dingue de toi. N’importe qui te le dirait. Mais comme tu n’avais pas spécialement d’amis… Tu étais pire qu’aveugle, et personne n’était là pour te donner un coup de pied au derrière.
Pourtant, c’était tellement visible, lorsque la jeune femme paraissait si joyeuse lorsque tu lui proposais cette fameuse virée. Tu sursautais même lorsqu’elle posait son verre sur la table, avec tellement d’excitation. Tu souriais et riais doucement, en la voyant agiter ses petites mains, tout sourire. Elle était tellement lumineuse. Elle te parlait, encore et encore et encore, mais toi tu l’écoutais, sans te lasser. Elle t’amusait et t’attendrissait à la fois. Pour toi, ce côté moulin à parole, c’était normal aussi. Tu ne te doutais pas de toute la nervosité que pouvait ressentir la fille colorée, tu pensais que c’était normal, parce qu’elle a toujours été comme ça avec toi. Tu prenais une gorgée de ton chocolat chaud pendant ce temps, mais tu ne la quittais pas des yeux. Elle était bien trop belle et intéressante pour ça. Finalement, tu souriais à nouveau à ses paroles qu’elle terminait tant bien que mal. A cette conclusion qui te faisait sourire de plus belle, tellement heureux d’entendre ça. « Ah vraiment.. ? Genre… Vraiment ? » Tu ne savais pas vraiment exprimer ta joie, tu paraissais juste choqué et débile, mais au fond, ton cœur palpitait et tu étais fou de joie. Depuis le début, Max, elle était cette amie d’Angleterre, ce petit rêve qui venait parfois faire briller ton cœur puis repartir pour te faire retrouver la noirceur de ta vie. Ce petit nuage qui te faisait flotter loin de tout, puis finissait par se dissiper et te laisser retomber dans la réalité. Max, c’était un peu ça. Alors, à l’idée qu’elle reste ici pour de vrai, ça te faisait sourire, ça te réchauffait le cœur. Car non seulement ce petit brin de bonheur sera désormais toujours là, et au final, peut-être que ces sentiments allaient pouvoir être libérés ? Peut-être que enfin, tu allais pouvoir laisser faire tes sentiments et l’aimer sans avoir peur de te briser ? Tu sais pas. Peut-être que justement, en la voyant plus, tout ça allait vous rapprocher, et tu cesseras de la voir comme l’amie de passage. Ca se bousculait dans ta tête. Et pendant ce temps, tu ne réalisais même pas que ce fameux "truc" pouvait être toi. « Ce serait vraiment cool.. ! Enfin… On pourra se voir plus souvent si tu veux et… Ca me ferait plaisir. Enfin si tu veux.. ! Et… On pourra se faire plusieurs virées même, j’ai toujours mes week-ends de libre, alors… Enfin si tu veux. » Ca fait beaucoup de "si tu veux" mais grâce à ça, on pouvait bien sentir que le cœur y était, ainsi que ta grande timidité. Parce que tu ne voulais rien lui imposer, tu ne voulais que lui faire plaisir, et passer du temps avec elle. Tu étais même près à lui libérer tout tes week-ends. Ah immense petit Timo amoureux… Et lorsqu’elle disait en avoir marre d’habiter nulle part, l’idée de l’accueillir chez toi te passait également par à la tête. Mais là, tu n’osais pas le lui proposer. Parce que ce serait peut-être un peu trop rapide et flippant ? Peut-être que tu lui proposeras plus tard. En tout cas, l’idée te plaisait bien, et ton hangar était bien assez grand pour vous accueillir tout les deux. « En tout cas, notre première, on l’a fait quand tu veux. » Tu lui souriais avec tellement de tendresse, malgré le gros double-sens qui n’était pas fait exprès. Tu prenais une gorgée de ta tasse, tu avais déjà plein d’idées en tête. Allez là et là, lui faire visiter ça et ça, s’arrêter ici et profiter d’une belle vue que pouvait vous offrir ce si beau pays. Tu connaissais plein d’endroits magnifiques coupés du monde, parce que tu allais parfois seul dans ces endroits durant les week-ends pour écrire et respirer, et l’idée d’y aller avec elle, rendrait l’endroit encore plus beau.

Finalement, une voix portante vous coupait dans votre petit moment rien qu’à vous. La Max version moche était de retour avec un homme, et bien entendu, sur le coup, tu ne la reconnaissais pas. C’était l’homme, petit et trapu, imberbe, qui te parlait : « Hé, alors t’as dragué ma copine ? C’est quoi ton problème, mec ? »Tu fronçais les sourcils, tu comprenais pas trop. Mais en voyant les cheveux multicolores mais secs et abîmés de la femme, tu te remettais la situation en tête. « Techniquement, c’est la prosopagnosie mon problème. Et je me souviens pas avoir dragué qui que ce soit. Enfin peut-être Max mais je l’aurais pas fait exprès, parce que je sais pas faire du tout… » Tu disais ça tout naturellement, le regardant intrigué, ne comprenant pas trop la situation, tout en passant le bout de tes doigts sur ta barbiche. « Ah tu sais pas faire ? Pourtant tu l’as touché ! » « A vrai dire… Draguer est sous la forme de paroles généralement. Ce sont des compliments, de belles paroles, pour conquérir la personne visée. Et… Je ne veux pas partager mon lit avec votre compagne, vous m’en voyez… Désolé ? » « Quoi, tu dis qu’elle est moche ?! » Finalement, tu soupirais. Tu ne comprenais pas. Tu finissais par regarder Max, puis tu t’es levé, doucement. Alors là, le nain de jardin te regardait de haut, choqué, apeuré, parce que tu faisais bien deux têtes de plus que lui, et tes épaules, deux fois sa largeur. Tu le regardais, sans vraiment faire attention. « Excusez-moi, je veux juste aller aux toilettes. » « Ah oui pardon, mon gars, tout ce que tu veux ! Et bonne journée hein ! » Il te faisait signe de la main d’un au revoir, le visage tout rouge, puis il attrapait sa copine et s’en allait le pas rapide. Tu les regardais, les sourcils froncés, un peu perdu, puis tu regardais Max. « Lui en tout cas, son problème, c’est peut-être un peu la bipolarité… » Puis tu haussais les épaules, filant aux toilettes faire ce que tu as à faire et te nettoyer les mains bien plus longtemps que le temps que tu as pris pour faire ton affaire, puis finalement, tu revenais à la table en compagnie de la gentille licorne bien plus belle que l’autre grinch multicolore raté. « Ah, si tu veux, on peut aller chez moi pour être plus… Tranquille. Les gens ont l’air tendu aujourd’hui. Et puis, je pourrais me doucher, le jus commence à me démanger… » Tu passais ta main dans tes cheveux qui commençaient à réellement coller, ça te mettait mal à l’aise, toi et ton tic d’être parfaitement propre. Surtout devant elle, où tu ne voulais en aucun cas être sale.

made by roller coaster

_________________
Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   26.08.18 17:21
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

Est-ce qu’elle venait de littéralement craquer son slip ? Oui. Est-ce qu’il était flagrant qu’elle restait pour Timo ? … Carrément. Et c’était parce que c’était l’évidence même, qu’elle avait bel et bien l’impression de se livrer en toute transparence qu’elle était si gourde et émue à la fois. Il n’y avait pas beaucoup de personne qui pouvaient l’attacher à un lieu. Déjà Jill avait fait fort en la faisant revenir si régulièrement en Islande. Max était bohème, elle vivait sur le pouce avec si peu de possession. Seulement sa passion, son sac à dos et le bruit de moteurs avec cette envie de découvrir toujours plus la piste des rallyes les plus incroyables. De marquer un bout d’histoire avec son nom, sur la page de quelques records. Son amie avait alors toujours été son seul encrage, la personne ultime qui la ramenait chez elle, à défaut d’avoir un véritable toit sur la tête. Maxine était partout chez elle, au final. Tant qu’il y avait les gens qu’elle aimait. Mais Tímoteus… Timo changeait un peu sa vision des choses et ses aspirations. Il n’aurait eu qu’à lui ouvrir la porte, pour qu’elle s’engouffre là sans plus jamais repartir. Alors sa réaction étira encore plus le sourire déjà présent sur son visage.

Oui, genre vraiment !

S’ils se comprenaient, c’était tant mieux parce que ces deux idiots là devaient sans doute avoir leur langage propre… Mais cette joie qu’il exprimait gonflait déjà le cœur de la licorne, qui observait chacune de ses réactions avec un espoir fou accroché au ventre, le palpitant jouant en boucle Don't Stop Me Now, en mode hystérique. Il y avait tant de chose qu’elle pouvait s’imaginer à le voir ainsi… tant et si bien qu’il lui était difficile de croire qu’il était heureux comme ça, uniquement par amitié. Ca la frappa un instant, la força encore à s’empourprer alors qu’il enchainait les « si tu veux » et qu’elle buvait la moindre de ses paroles avec des étoiles dans les mirettes. Pour sûr, Max se sentait autant prête à défaillir qu’à lui bondir dessus. Mais elle se retenait, bien que gesticulant sur sa chaise comme si elle avait des micro ressorts au cul. Est-ce qu’il y avait seulement un seul espoir que son séjour plus prolongé en Islande achève leur amitié pour conduire à quelque chose qu’elle désirait si fort ? C’était si peu concevable. Après tout, depuis le temps et les signes qu’elle avait lancé vers lui, Timo aurait sans doute révélé plus qu’un instinct d’amitié pour elle. Pourtant malgré cette évidence et le fait que Maxine resterait à sa place, l’idée de passer du temps avec lui l’enchantait. Cela creuserait sans aucun doute le mal qu’elle portait en son sein, cette frustration et cette déception qui faisait souffrir. Mais dans le même temps, elle serait tellement heureuse ! C’était ça, qui comptait le plus… Être avec lui. Mais à la phrase suivante, elle bloqua.

… Que que….

« C’est quand tu veux pour notre première » - mort cérébrale avancée. Pour le coup, Max aurait très bien pu tirer définitivement sa révérence et trépasser sur place. Son corps sembla doubler en graviter, ses pieds s’enfoncer dans le sol et cette fois, elle ne bougea plus. Du moins, plus d’un pouce avant qu’un type arrive avec la fille de tout à l’heure, pour se planter là et menacer Timo. Bouche bée, la pilote ne comprit pas immédiatement ce qu’il se passait. Déjà parce qu’elle papillonnait bêtement des cils pour essayer de revenir à elle et à cet évanouissement mental qui la menaçait, mais aussi parce que les mots, elle ne les comprenait pas tous. L’Islandais était encore une langue trop complexe pour elle qui dialoguait en Anglais avec les locaux qui le pouvaient. Certes, depuis le temps elle avait acquis quelques bases, mais à les entendre parler si vite, Max était paumée. Comprendre pourtant que l’altercation concernait la scène précédente la força à froncer les sourcils en fusillant la moche du regard, prête à se lever au moment où Timo le fit lui-même. Et la réaction du nain la fit partir dans un éclat de rire pourtant le plus discret possible. Elle n’était pas moqueuse, Max. Mais il fallait bien dire que le comique de la scène était frappant. Ainsi riait-elle en cachant sa bouche avec ses mains, avant de laisser l’éclat s’échapper de plus belle quand Timo évoqua la bipolarité du gars.

Tu as vu sa tête ? C’est tellement drôle… j’ai pas tout compris mais c’était magique !

Et puis, seigneur ce qu’elle s’était sentit protégée. Devant cette carrure, cette silhouette si haute et imposante, elle ne pouvait que suffoquer d’envie. Timo le super héros… elle était déjà dans un état second, les yeux rêveurs à imaginer le tableau : lui, vaillant dans son costume sexy, les mains sur les hanches à observer l’horizon pendant qu’elle se pendait à terre à une de ses jambes avec le revers d’une main sur le front. En pamoison total. Un dieu vivant… (Oui, elle lit trop de BD…) Et elle en frémissait en revenant à elle, toute chose devant cette démonstration de force comme de la gentillesse qui émanait de son aura. De loin, elle capta le regard de la fille qui venait d’être offusquée par la lâcheté de son copain. Et voila qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de fanfaronner, Max. A se mettre bien droite sur sa chaise, le menton fier et l’allure digne en lui jetant un regard qui voulait tout dire : Mon mec, il assure et pas le tiens. Bon … ce n’était pas son mec MAIS QUAND MEME ! Puis elle sursauta à la proposition suivante, revenant ainsi à Timo avec une pointe de panique dans le regard.

Chez toi ?

Bah oui, pour se changer c’était mieux. Mais après les quelques allusions -qu’étaientpastellementdesallusions, il fallait dire qu’elle se sentait dans un état vraiment proche de la rupture. Malhabile, elle se mit à tripoter le canard en plastique jusqu’à le faire tomber par terre. Putain … Maxine jura entre ses dents avant de se précipiter à sa poursuite sous la table. Non non non ! Elle ne voulait pas l’abimer, son si beau canard jaune ! Bien vite, elle trouva à s’en saisir et se redressa avec un sourire… sans estimer la proximité de la table au-dessus de sa tête qu’elle se mangea dans un coup sec et bruyant.

Fucketifuuuuuuuck !

A nouveau, elle perdit le précieux canard qui venait de la jeter à sa perte comme un gros traitre, pour mettre ses deux mains sur sa tête douloureuse, frotter le crâne multicolore avec une moue boudeuse et une larme à l’œil. Aussi bien parce qu’elle avait mal que parce qu’elle était trop conne pour survivre à Timo.


made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 57 depuis le : 24/07/2018 Avatar : adam driver Points : 197 Âge du perso : 33yo. Emploi/études : informaticien spécialisé et poète anonyme

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   09.09.18 15:46
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.
Ca te faisait étrange. Ca se bousculait dans ta tête, et la seule chose que tu as su faire sur le moment, c’est arborer ce grand sourire idiot. « Woah… ! » C’est tout ce que tu as su répondre, aussi. Tu regardais un peu ailleurs, tu passais ta main dans tes cheveux collants. Tu réalisais, et ton cœur devenait tout doux. Il fondait, il craquait, on ne savait pas vraiment. Mais en tout cas, il réagissait. Genre, vraiment. « C’est… C’est vraiment une bonne nouvelle. » Et comment. Maintenant que l’information te montait au cerveau, tu réalisais. Tu souriais, tu la regardais, en te rendant réellement compte que elle sera là pour de bon. Plus besoin d’attendre pour la voir, d’avoir ce coup de mou quand elle repartait, de tenter de l’oublier un peu, ne pas affoler ton grand cœur d’artichaut. Bon, tu feras tout de même de ton mieux pour le retenir, mais c’était toujours agréable de voir sa friendzoneuse à moins d’une heure de chez soit, et pas occasionnellement à venir d’un autre pays… Parce que tu en étais toujours persuadé, tu étais toujours aussi aveugle et bête. Bien sûr que non, elle ne restait pas pour toi. Sûrement pour Jill, sûrement pour le beau paysage et le boulot. Et c’est tout. Bien sûr, Timo. Tu étais tellement aveugle et bête, que tu ne remarquais même pas le double-sens de tes paroles, puis la réaction de Max. Et ça ne te choquait pas, parce que bon, Max, elle beuguait souvent. Peut-être parce qu’elle pense trop, qu’elle est un peu hyperactive. Non non, ce ne serait jamais à cause de toi bien entendu. Ahem. Tu ne relevais pas, pour le coup.

Cependant, tu n’as pas pu t’empêcher de sourire en la voyant rire aux éclats, après cette fameuse discussion étrange avec le nain de jardin et la licorne made in china. Parce qu’au final, tu t’étais réellement levé parce que tu voulais aller aux toilettes, et en profiter pour abandonner la situation. Tu ne pensais pas que tu allais lui faire peur, tu étais tellement doux et inoffensif que tu avais tendance à en oublier ton gabarit. « J’ai pas tout compris non plus à vrai dire… Ca doit être la pleine lune, je sais pas… » Tu soupirais, souriais malgré tout, blasé mais amusé par la situation. Parce que c’était avec elle. Avec quelqu’un d’autre, tu aurais fuis, tellement gêné d’avoir été le centre de l’attention. Mais avec Max, qui riait tellement de tout ça, ça te faisais du bien, et tu en oubliais ta gêne et ta timidité. Au point… Que tu l’invitais même chez toi. Hé bien, le progrès, le progrès. Ou plutôt, la grande exception ?
« Oui ? Enfin si tu veux, bien sûr.. ! Je veux pas passer pour le mec bizarre qui ramène des filles chez elle pour je-ne-sais-quoi… » Mais merde Timo, tu le pouvais, ce je-ne-sais-quoi. Tu frottais tes mains, tripotais tes doigts, nerveux à votre table. Tu ne voulais pas passer pour un pervers, tu étais loin de l’être, et on te l’avait déjà assez fait passer pour aujourd’hui.

Et puis là, le canard s’échappait, courrait, Max le poursuivait, et boum. Tu sursautais sur le coup, tu faisais de ton mieux pour rattraper son verre qui manquait de tomber. Assez de jus d’orange de versé pour aujourd’hui. Et à son injure totalement anglaise mêlée à un gémissement, tu te relevais. « Oh merde, Max ! Ca va ? Quelle poisse, décidément.. ! » Tu récupérais sans grande difficulté le fugueur, le fourrant dans la poche de ton manteau une bonne fois pour toute, tu auras l’occasion de lui rendre. En attendant, tu t’accroupissais à côté d’elle, passait doucement ta main sur le sommet de son crâne qui avait bien cogné. « Tu vas avoir une belle bosse… Allez, viens, on va s’en occuper, pour éviter que tu deviennes une vraie licorne, quand même. » Tu prenais sa main, tout naturellement, pour l’aider à se relever, la consoler un peu aussi. Tu lui souriais, tellement doux et rassurant, les yeux plongés dans les siens. « Ca va aller, petit caneton ? » Tu frottais sa tête de ta main libre, toujours avec cette grande douceur. Tu rabaissais finalement cette main jusque sa joue, essuyant sa petite larme. Le lion face au chaton.
Et d’un coup, tu la relâchais, enfilant ton manteau, puis la rejoignant en sortant un trousseau de clés de ta poche. Un porte clé en forme de cheval, une vieille clé, tu lui montrais, ton sourire se transformant un peu en taquinerie et amusement. « On file.. ? Promis, j’irais un peu vite. »

made by roller coaster

_________________
Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t904-fanny-jakobsdottir-540-6212 http://walk-on-ice.forumactif.com/t906-fanny-jakobsdottir-teenag

Identity Card
Pseudo : Mustang Kid Messages : 206 depuis le : 23/07/2018 Avatar : Bryden Jenkins ♡ Points : 680 A Reykjavik depuis : Sa naissance - De retour après un an d'absence Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Sophrologue et phytothérapeute en devenir - Hôtesse de téléphone rose en attendant

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   14.09.18 13:24
jus d'orange et caneton


I've been hearing symphonies before all I heard was silence. a rhapsody for you and me and every melody is timeless.

RED ALERT RED ALERT ! Probable rapprochement en vue les gars ! On s’active et on laisse le cerveau de la licorne faire des étincelles avec son cœur ! La pauvre, c’était vraiment trop pour elle maintenant que Timoteus lui proposait de venir chez lui. CHEZ LUI ! Oh Seigneur, et voila qu’il rajoutait une épaisse couche de rouge sur les joues laiteuse de la petite britannique avec ce putain de ‘je-ne-sais-quoi’. Mais quand comprendrait-il que Maxine était prête pour n’importe quel je-ne-sais-quoi ! Il la rendait dingue, complétement dingue. Parfois tant que Max se demandait s’il n’avait pas pleinement conscience de ses sentiments pour lui et qu’il en jouait carrément. Mais non, il était bon Timo. C’était un type tellement gentil, trop honnête, si droit… Incapable même de voir le moindre défaut chez ce grand dadet, comment imaginer une seule seconde qu’il puisse se jouer d’elle ? Alors comme toujours, Maxine restait à l’écart des mots qu’elle voulait clairement lui avouer, des émotions qui désiraient sortir plus fort pour le percuter avec la force de la réalité qu’elle dissimulait tant bien que mal. Il lui plaisait, ainsi. Avec ses discours intello et parfois pompeux mais si captivants, son incapacité à comprendre les énormes signaux de fumée qu’elle pouvait même se mettre à faire à poil avec une casserole enflammée sur la tête sans qu’il ne tilte une seconde. La farouche détermination qu’il semblait avoir à lui fendre le cœur par sa distance, et en même temps… en même temps la laisser fondre à la moindre œillade sur sa carcasse aux cheveux arc-en-ciel. Il était parfait Timo. Parfait pour elle, qui ne désirait que sa gentillesse et sa tendresse, qui ne pouvait pas voir sa maladie comme un problème mais au contraire comme une extravagance tellement poignante. Il n’y avait rien, que Max ne puisse vouloir jeter ou changer chez Timo. Excepté peut être, ce voilage qu’il avait devant les yeux à ne pas voir l’évidente agonie de Maxine, et qu’elle n’osait pas encore arracher. Elle n’osait pas, simplement parce qu’elle était bien trop certaine de ne pas lui plaire…

Le fracas de son crâne laissa des étoiles danser devant son regard le temps que Timo ne vienne à son chevet. Elle ruminait en Anglais, les deux mains sur la tête pour frotter la douleur aigue sans plus tellement entendre les paroles de son Islandais les premières secondes. Mais la main qu’il passa contre ses cheveux la laissa démunie, son regard brillant chercha le sien et il semblait déjà que la douleur passait. Il suffisait qu’il capte son attention, pour que finalement… Maxine ne pense à rien d’autre qu’à lui. Trop fort le gars… Il arriva même à lui arracher un sourire quant à sa blague sur les licornes, même si elle fut prise d’un dernier sanglot qui se calma également quand il faucha une larme sur sa joue. Ce qu’elle aurait aimé avoir le courage de capturer cette grande main dans les siennes à l’instant, ou qu’il la garde là une éternité contre sa peau. De l’embrasser maintenant… Mais elle se sentait idiote… encore plus avec un regard particulièrement bovin, une absurde réaction laconique et transit d’une affection visible au possible sous le surnom qu’il venait de lui donner. Qu’il l’appelle encore une fois ainsi, et Max était certaine de succomber à une série d’AVC miniatures. Une main sur l’épaule du géant encore accroupit, la pilote se releva pourtant avec un sourire encore un peu perdu. Echappant ainsi à l’envie dévorante d’utiliser cette proximité comme un tremplin pour lui démontrer comme il lui faisait envie.

Oui, ça va aller. J’suis désolée d’être maladroite comme ça…

D’être maladroite ? Ou de ne pas savoir encaisser les paroles de Timo qui étaient loin d’être sous-entendus scabreux, malgré son envie terrible qu’elles le soient. La licorne se sentait vraiment rompu ainsi, à sentir le rose de ses joues bruler aussi fort que la douleur contre son crâne qui résonnait toujours. Fébrile, elle s’était alors mise sur deux jambes de coton pour quitter cet endroit de malheur qui décidément n’était pas si calme que le disaient les commentaires sur internet. Puis elle s’accrocha un peu au bras de Timo, un œil sur deux encore clos à cause des points blancs devant son regard et pour ne pas se ramasser avec sa maladresse. Manquait plus qu’elle finisse les quatre fers en l’air maintenant, à défaut de le faire dans le lit de Timo (Lol, le désespoir d’une femme). Puis elle émit un petit rire encore souffreteux en posant négligeant la tempe sur son bras, tout en se laissant conduire jusqu’à la voiture.

Au moins à 50 ? Grand fou…

Il était drôle, il était doux, elle n’en pouvait décidément plus. Et puis, cette voiture … A chaque fois, son cœur fébrile battait à s’en remettre la valve en place d’un seul coup. Elle lui allait tellement bien cette mustang d’anthologie. Une vraie perfection… Surtout que c’était aussi bien une voiture de vitesse que d’esthétique. Max se souvenait encore de cette course entre Tokyo et Niigata contre ce fameux champion en Ford Mustang qui avait poussé sa Lambo à elle dans des séries d’accélérations et de drifts en virage particulièrement puissantes et un corps à corps serré. Alors se retrouver dans cette voiture là avec Timo, sentir son odeur dans l’habitacle et savoir son emprunte sur le siège conducteur… Voila qui la perdait à nouveau dans une pensée chimérique trop sexy pour survivre. Pourtant elle tentait de ne rien démontrer de tout cela, et au contraire, prit place côté passager (chose étrange pour une pilote) en attachant sagement sa ceinture.

On est pas sortable sérieux ! Toi et le jus d’orange, moi et ma bosse… c’est pas terrible quand même en société…  

Un léger rire plus tard, et Max passait encore une main sur son crâne ou en effet, une bosse prenait déjà forme. Mais d’un seul coup, quelque chose la frappa si fort qu’elle sursauta.

OH ! MON CANARD ! Attends j’ai pas mon canard !!

Et voila qu’elle ouvrait la porte avant que Timo ne démarre, et essayait de descendre du véhicule bien que bloquée par la ceinture qui la retenait encore. Cruche.

made by roller coaster

_________________
above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card

MessageSujet: Re: jus d'orange et caneton // max   
Revenir en haut Aller en bas
 
jus d'orange et caneton // max
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haïti : 26 enfants morts de malnutrition à Baie d’orange
» Petit job, grosse galére [Orange Town, Rang D, Civil, Livraison]
» Vodka orange && Jimmy Choo. {Eden <3 }
» Nerf Orange!!
» Un Voleur Sachant Voler. [Orange Town, Rang D, Solo, Interception de voyous]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: Laugavegur-
Sauter vers: