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 something is always wrong | Prestoutou


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MessageSujet: something is always wrong | Prestoutou   12.07.18 22:46
Les heures défilent à une vitesse incroyable. Toujours, quand on n’a pas vraiment envie d’aller quelque part, on dirait. C’est ce qu’il se dit, en tout cas, en admirant l’aiguille des minutes tourner à une vitesse qui lui paraît absurdement rapide. Il a envie d’aller au lit. C’est tout ce dont il a envie. Depuis combien de temps était-il réveillé, au juste ? Probablement pas tant que ça. Probablement juste quelques heures. Il était encore tôt, après tout. Non, il n’était pas fatigué. C’était juste la manière qu’avait trouvé son corps pour protester contre ce rendez-vous si peu attendu.

Alors qu’il arrive au lieu de rendez-vous, il se demande, une nouvelle fois, ce qu’il a bien pu faire au monde pour qu’il soit en charge de choisir où le restaurant serait relocalisé. Ce n’était pas le sien. C’était tout l’avantage de ne pas posséder quoique ce soit. On n’avait pas de problèmes aussi futiles à régler. On n’était pas responsable de tout ça. On ne subissait pas les visites. Mais en même temps, quelque part, alors qu’il s’assoit le plus loin possible de la foule mais tout de même suffisamment près pour pouvoir observer le lieu de rendez-vous, son âme pousse un soupir de soulagement.

Cette fois il n’avait aucun risque de passer des semaines à fixer un défaut avant qu’il ne soit réglé juste pour en trouver un autre immédiatement sur lequel obséder. Cette fois tout serait parfait, tout serait proportionnel, tout serait parallèle, tout serait efficace et esthétique. Utile. Pas trop fantaisistes. La rigueur c’est bien aussi. Quelque chose de carré, de parfait, pour une fois. C’est pour ça qu’il est là plutôt que les patrons, il en a pleinement conscience, au fond. Parce qu’ils savent qu’il insistera jusqu’à avoir la perfection. Si jamais la perfection existe vraiment.

Ses yeux se posent sur sa montre alors qu’il allume une cigarette et il soupire déjà de dépit. Il est en avance. Beaucoup trop en avance. Peut être que cette horloge avançait réellement plus vite qu’elle n’aurait dû, finalement. Alors il fouille ses poches jusqu’à retrouver son livre. Tant qu’à perdre du temps, autant le perdre bien. Il n’allait pas rentrer chez lui sans l’avoir rencontré, ce serait idiot. Et personne ne s’en tirerait très bien. Le seul problème, c’est que le livre l’aspire très vite. Le seul problème, c’est qu’il finit par oublier de relever les yeux. Le seul problème, c’est que son avance finit en retard très vite, et c’est son portable qui vibre dans sa poche – probablement pour une toute autre raison – qui le force à remettre les pieds sur terre et réaliser son erreur. Un quart d’heure de retard. Non, vingt minutes. Il ne savait plus vraiment.

Il ne lui faut pas très longtemps pour ranger son livre correctement, en prenant soin à ne pas le corner, et rejoindre la place le plus discrètement possible en cherchant quelle silhouette empeste le plus la richesse et la figure d’autorité. Il lui semble finir par l’apercevoir, uniquement grâce à l’instinct qui le prend de le traiter de sale bourge, de lui en mettre une, et de partir, mais quand enfin il se plante devant lui, la mine neutre, sa certitude éclate en morceaux.  « Euh. Bonjour ? » Quelque chose cloche. Il est trop jeune ? Non, pas vraiment. Ce n’est pas si rare. Mais quelque chose cloche. « Je cherche le vice-président de … » C’était quoi le nom déjà ? Peu importe. « D’un truc. Ca vous dit rien ? Il doit sûrement puer l’argent et rager de mon retard. Ils sont tous comme ça. Non ? » Un peu comme vous, en fait. Mais sans cette impression bizarre, sûrement.

Et quelle impression. Qu’est ce que c’était ? Comme un vide étrange qui émanait de l’autre. Comme s’il manquait quelque chose, une pièce du puzzle. S’il avait été plus expressif, il aurait sûrement eu l’air bien plus perturbé qu’il ne le laissait savoir. Non, ça ne devait pas être lui. Et même si ça l’était, son travail était d’être poli et vendeur, non ? En même temps, il espérait que non. Parce que lui n’avait pas la moindre idée de comment être poli et agréable.
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MessageSujet: Re: something is always wrong | Prestoutou   05.08.18 20:47
Something is always wrongPreston & AodhanAujourd'hui, Preston avait rendez-vous avec un potentiel futur client. D'ordinaire, il n'aimait pas vraiment se rendre sur le terrain et quitter le cocon confortable de son bureau, mais il lui arrivait de faire des exceptions, notamment pour d'éventuels gros clients qui avaient des projets intéressants et qui pouvaient rapporter gros à la société. Et ce projet était l'un de ceux-là. Alors, il allait faire un effort. Après tout, la filiale de l'entreprise était toute nouvelle ici et c'était bien moins facile de faire affaires ici, où la plupart des gens ne savaient même pas qui il était. Pourquoi il avait accepté de venir en Islande, déjà ? Ah oui. Parce que son père le lui avait demandé et que Preston ne pouvait rien refuser au patriarche. C'était lui qui prenait les décisions, qu'elles soient de nature professionnelle ou personnelle. La vie entière de l'aîné des Wood était dictée par son père et ce, depuis sa naissance. Il se retrouvait marié à une femme qu'il n'aimait pas et dont il tolérait à peine la présence. Sans doute son père allait-il bientôt lui demander de lui donner un héritier. Comme s'il avait le temps de penser à ce genre de choses.

Quoiqu'il en soit, il avait préparé le dossier pour ce client, il avait sélectionné plusieurs locaux parfaits pour son projet - du moins, parfaits selon Preston. Il n'aimait pas être en retard, il avait donc veillé à partir à l'heure et ne voulant pas se rajouter du stress supplémentaire, il avait demandé à son chauffeur de l'emmener sur le lieu du rendez-vous. Bien entendu, le jeune homme conduisait et il avait une voiture qui donnait vraiment envie de prendre le volant, mais aujourd'hui, il allait pleinement profiter de son statut de privilégié. Il arriva sur le lieu du rendez-vous avec quelques minutes d'avance et ajusta sa cravate avant de jeter un œil à sa montre hors de prix. Bon. Manifestement, le client n'était pas encore là, mais s'il était quelqu'un de sérieux, il ne devrait pas tarder, non ? Non. Car Preston attendit, attendit et attendit. Il commença lentement à perdre patience. C'était une véritable insulte, un vrai foutage de gueule. Heureusement que ce dossier était important, assez important pour que Preston attende un peu... Mais plus les minutes passaient, plus l'agacement pouvait se lire sur ses traits.

Finalement, quelqu'un vint l'aborder. Et pas de la meilleure façon qui soit. Loin de là. Cet homme l'insultait ouvertement et insultait sa société. Il insultait le nom de son père aussi. Comment ça, Preston exagérait ? Pas du tout, voyons ! Il dévisagea l'inconnu en silence, le mépris pouvant parfaitement se lire dans ses yeux. "Wood Real Estate." Il continua à dévisager l'autre. Ah, si les regards pouvaient tuer, cet homme serait sans doute mort sur place. "Si vous avez l'intention de faire affaire avec quelqu'un, retenez au moins le nom de sa société. Et évitez les retards aussi. Vous avez de la chance que je sois de bonne humeur." De bonne humeur ? Sérieusement ? Non. Il ne l'était pas. Mais disons que s'il avait vraiment été de très mauvaise humeur, il n'aurait pas attendu, peu importe l'importance du contrat. "Gardez vos préjugés pour vous. Nous sommes là pour affaires, alors ne perdons pas de temps." Cet individu lui insupportait déjà. Quelque chose chez lui ne lui convenait pas du tout. Mais il devait rester un minimum courtois. Pour ce contrat, pour l'image de sa société. Alors, il finit par tendre la main vers l'autre. "Preston Wood. Vice-président de Wood Real Estate." Comme s'il avait besoin de le préciser. Mais il aimait le dire. Voilà tout. "Très bien. Allons-y." Il ne voulait pas perdre du temps inutilement. Après tout, le temps, c'était de l'argent.

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MessageSujet: Re: something is always wrong | Prestoutou   11.08.18 23:29
Le nom résonne entre eux, et il murmure un « Ah oui, voilà. » qui pourrait aussi bien être un « je n’en ai absolument rien à cirer ». Ce n’est qu’un nom, après tout. Et de plus, il ne compte pas faire semblant d’être heureux d’être là. Peut être que ça valait le coup d’être son propre patron, au moins pour éviter ce genre de désagréments. Les rendez-vous non voulus. En même temps, il n’aurait jamais laissé qui que ce soit y aller à sa place, de peur qu’un seul détail des cuisines n’aille pas. C’est sûrement pour ça qu’il était là, d’ailleurs. Parce que ses patrons ne pouvaient pas se permettre d’attendre deux mois de plus que les travaux qu’il aurait demandé dans le cas contraire soient terminés s’ils voulaient le garder. Et visiblement, ils le voulaient vraiment, pour mettre ce pauvre type dans cette situation regrettable.

Il hausse un sourcil au regard de mépris trop insistant. C’est tout. Parce que ça ne mérite probablement pas d’autre réaction, et que de toute façon, ce qu’un inconnu pense n’a aucune importance. Il aurait pu dire qu’il était en fait arrivé en avance et qu’il s’était ensuite perdu dans son livre en attendant, pour apaiser les tensions, mais ça aurait sûrement été bien trop simple. Non. Autant faire comme si c’était prévu. Mieux vaut être assez arrogant pour arriver en retard qu’assez tête en l’air pour s’oublier dans un bouquin. « Ah oui ? Je suis ravi. » Comme s’il en avait quelque chose à faire de son opinion ou de son humeur. Il n’avait pas plus envie que lui d’être ici. Pour qui est-ce qu’il se prenait, ce type en costume, au juste ?

Il n’aime pas vraiment sa manière de lui parler. Comme s’il lui était inférieur. Ce qu’il est probablement, si on est assez logique, mais ce n’est certainement pas une raison pour lui parler de cette façon. Il pourrait toujours lui en mettre une, pour lui apprendre les bonnes manières. Meh. Les patrons risquaient de ne pas être ravis. Et il avait au moins raison pour un point : ils avaient bien mieux à faire. Alors ses yeux louchent sur la main tendue et il doit faire tous les efforts du monde pour ne pas grimacer en venant la serrer. Une autre peau humaine. Ew. « Je sais qui vous êtes, merci. Aodhan O’Flahertie. Vice-président de rien du tout. » Comme si un titre était une fierté. Non mais je vous jure, il y avait des gens qui avaient loupé des bouts d’éducation, quelque part.

L’ordre résonne entre eux alors qu’Aodhan est encore en train de fouiller ses poches, et il lève un doigt pour lui intimer d’attendre quelques secondes avant de finir par mettre la main sur son savon antiseptique et le frotter sur ses mains en grommelant « Microbes » sans se soucier du niveau d’insulte de ce simple geste. Les microbes sont bien plus importants. « Ceci dit calmez-vous hein, moi non plus j’ai pas envie d’être là. Par contre ne me donnez pas d’ordres. Sinon on va passer un long moment. » Autant en profiter pour mettre les choses au clair. De toute façon, il n’a jamais eu beaucoup de tact.

Une fois le savon rangé et son regard plus ou moins satisfait de l’état de ses mains, il dévisage un peu ledit Preston Wood et a au moins le soulagement de constater qu’il n’y a aucun épi dans ses cheveux et aucun pli sur ses vêtements. Alors enfin, il se permet de regarder autour d’eux. « Bon. On commence par où ? Parce que l’odeur de ce quartier laisse à désirer, alors pas ici, j’espère. » Tout doit être parfait. Et pour quelqu’un d’aussi maniaque, c’est loin d’être gagné. Ca risquait d’être un long moment dans tous les cas. Et vu comme l’autre l’insupportait déjà, pour lui aussi.
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MessageSujet: Re: something is always wrong | Prestoutou   04.09.18 6:11
Something is always wrongPreston & AodhanDès qu’il vit ce type, Preston sut qu’il ne l’aimait pas et que le courant ne passerait pas du tout. Pour commencer, l’autre était en retard et c’était bien quelque chose que le brun ne supportait pas. Ça ne faisait pas professionnel du tout. Et puis, il n’aimait pas la façon de parler de ce type ni sa façon de le regarder. En fait, il n’aimait même pas sa manière de respirer. Tout son être lui insupportait, alors qu’il ne le connaissait pourtant pas et qu’il n’avait échangé que quelques mots avec lui. Mais ces quelques mots avaient suffi pour qu’il se fasse une opinion bien arrêtée à son sujet. « Tout à l’heure, vous n’aviez pas l’air de savoir qui j’étais. » Il le dévisagea, le regard totalement froid. « Sachez, monsieur, que je n’apprécie pas qu’on se moque de moi. J’ai pris sur mon précieux temps pour venir à ce rendez-vous. Un peu de reconnaissance ne serait pas de trop. » Insupportable ? Lui ? Il ne voyait vraiment pas en quoi il l’était. De toute façon, à ses yeux, il avait toujours raison. C’était aussi simple que ça. Non mais, il se fichait de lui ? De que droit ce type lui intimait d’attendre ? L’héritier Wood arqua un sourcil en le voyant sortir du savon antiseptique de sa poche en parlant de microbes. « Je vous demande pardon ? Seriez-vous en train d’insinuer que je suis sale ? Je vous signale que j’ai une hygiène irréprochable. » Il se rendait surtout compte qu’il était sans doute tombé sur quelqu’un d’encore plus maniaque que lui et ça l’énervait déjà.

Il foudroya son interlocuteur du regard. Sérieusement ? De quel droit lui parlait-il ainsi ? « Je suis parfaitement calme. Je ne vous donne pas d’ordres, ce n’était qu’une demande. Par contre, vous… ne vous avisez pas d’essayer de m’en donner ou ça va mal se finir entre nous. » Bon sang. On aurait dit des gamins en train de se chamailler. Preston allait certainement devoir faire un effort surhumain et prendre sur lui s’il ne voulait pas perdre cette affaire. Toutefois, avait-il vraiment envie de faire affaire avec quelqu’un d’aussi exécrable ? Il en avait besoin pourtant. Sa société en avait besoin. Pour se faire un nom en ville. Pour l’argent aussi. Autant être réaliste et honnête. Qu’est-ce qu’il avait à le dévisager de la sorte, l’autre ? Preston fronça les sourcils et se mit donc à dévisager le dénommé Aodhan à son tour. Il voulait jouer à ça ? Il allait perdre. Parce que Preston Wood gagnait toujours, voilà tout.
Finalement, son client adoré – bonjour l’ironie – fut prêt à y aller. Il semblait toutefois se sentir obligé de faire une remarque au sujet du quartier où ils se trouvaient. « Ce n’est pas un quartier que vous voulez acheter, mais un local. Je n’y suis pour rien si vous avez le nez trop sensible. » Il aurait dû lui trouver un local juste à côté du port et de ses délicieuses odeurs de poisson. Ça lui aurait fait les pieds, à ce crétin !
Quoiqu’il en soit, ils se mirent donc en route et au bout de quelques minutes de marche, dans le plus grand des silences, Preston s’arrêta devant un bâtiment et sortit des clés de sa poche. « Nous y sommes. Comme vous pouvez le voir, le voisinage est tout à fait correct et propre. Le bâtiment a été récemment rénové et il est comme neuf. »

Il déverrouilla la porte et entra dans le bâtiment en premier. Preston Wood ne passait pas après les autres, même s’il s’agissait de clients et que, techniquement, le client était roi. Oui, bon. C’était surtout parce qu’il n’aimait pas ce type. « Voilà. C’est exactement la superficie que vous avez demandée. » Il n’avait pas envie d’en dire plus pour l’instant. Il n’était pas agent immobilier. Il gérait les agents normalement. Mais bon…depuis qu’il était en Islande, rien ne se passait normalement pour lui. Et ça l’agaçait. Il aurait préféré rester en Nouvelle-Zélande, là où tout le monde le connaissait, là où sa réputation et celle de la société n’étaient plus à faire, celle où il ne devait pas se taper le sale travail et faire visiter des locaux à un type parfaitement exécrable.


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MessageSujet: Re: something is always wrong | Prestoutou   02.10.18 23:00
Ca n’allait de toute façon pas bien se passer. Parce que ce type respirait la suffisance, et qu’il ne s’était déjà pas levé du bon pied à la base. Parce qu’il refusait d’admettre qu’il valait mieux qu’il soit celui qui fasse ces stupides visites plutôt que de refuser en bloc de travailler une fois mis devant le fait accompli. Parce que c’était toujours plus facile d’être agacé par le moindre détail que de faire des efforts. « Si c’est de la reconnaissance que vous cherchez, vous êtes mal tombé. » Deux abrutis qui refusent de faire le moindre effort, donc. Ca allait probablement vraiment être un long et douloureux moment à passer. « Je n’insinue rien du tout, je le dis. » Et j’ignore aussi la fin de cette phrase. Parce que ça ferait trop mal d’admettre que ce qu’il fait serait insultant pour n’importe qui, et encore plus pour le type trop propre sur lui qui lui fait face.

La chamaillerie continue de plus belle, et dans un coin de sa tête, il se dit qu’il aurait certainement trouvé cette situation amusante, s’il n’avait pas dû en être un participant. De toute façon, il détestait parler aux gens. Ou être avec eux. Ou exister au même endroit qu’eux. « Je suis mort de peur. » Il grommelle entre ses dents comme un enfant, plutôt que d’enchaîner, comme s’il pouvait ensuite se servir de ça pour se persuader qu’il n’était pas le plus immature des deux. Même s’il saura toujours qu’ils le sont sûrement autant l’un que l’autre, et qu’il y a juste certaines personnes qui sont faites pour ne jamais s’entendre. S’ensuit un combat de regard qu’il ne réalise qu’à la fin, et auquel il met fin aussitôt en se maudissant intérieurement de cette défaite. Soutenir le regard des gens, aussi, c’était agaçant, quand il y pensait un peu.

« Un local pour un restaurant, la puanteur c’est pas très vendeur, dans ces cas là. Je n’y suis pour rien si vous n’êtes pas capable de réfléchir. » Le tact. Travailler le tact, et arrêter d’insulter les gens constamment. En voilà des résolutions à prendre. Il ne savait même plus qui avait commencé. Probablement lui, mais il l’avait sûrement mérité, de toute façon. Ils s’arrêtent, et les yeux d’Aodhan partent déjà analyser les environs, puis les extérieurs, et réalise ensuite que la porte est déjà ouverte et qu’il a oublié de suivre l’autre type. Un soupir de dépit plus tard, il est entré et fait un tour de la pièce en notant mentalement chaque détail insignifiant qui pourrait lui poser problème, avant de retenir un frisson en voyant une trace de doigt sur une vitre. « Mh. » Ne pas s’attarder sur un détail sans importance. Ses yeux repassent sur le vice-président, quelques secondes, et il se demande si sa compagnie lui est suffisamment insupportable pour qu’il essaie de finir ce rendez vous le plus vite possible. Mais il n’y a pas vraiment de raison pour ne pas trouver la perfection. Nouveau soupir.

« Ca manque de lumière naturelle. Les fenêtres sont trop petites, sûrement. Ou mal placées. Je peux voir le suivant ? » Ce n’est déjà pas vraiment une question, et il franchit le pas de la porte avant l’autre, comme si il voulait inconsciemment lui montrer que lui aussi pouvait se comporter comme un abruti. Même si quelque part, aucun des deux n’avait sûrement besoin de ça pour vouloir étrangler l’autre.
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