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 Please, Be Nice | Fenrir&James


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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James   31.07.18 6:46
Please, be nice




Une seule nuit loin de lui, quelques heures à peine, et un sentiment ridicule de manque s’est gratté une place dans mon cœur. Bien trop puissant. Bien plus présent que je ne l’aurai voulu. Parce qu’au fond, la réalisation que je ne peux plus me passer de lui, elle me terrifie un peu. Beaucoup. Quand je me retrouve de nouveau contre lui, ses bras autour de mon corps, sa peau touchant la mienne, ses lèvres brûlant les miennes, ses « je t’aime » qui me font toujours autant d’effet, je me sens à nouveau complet. En sécurité et exactement où je suis censé être. Parce que ses bras et son torse accueillants sont devenus comme ma maison. Ma tête reposant tout prêt de son cœur, ses doigts se baladant dans mon dos, c’est tout ce dont j’ai besoin. Je souris malgré moi alors que je savoure chaque seconde de cette embrassade. Je pourrais presque m’endormir comme cela, contre lui. Et j’aurai sûrement succombé aux bras de Morphée sans l’ombre d’une hésitation si je n’avais pas ces pensées tracassantes qui tournent et retournent dans mon esprit fatigué.

Je trouve enfin le courage d’engager cette discussion sinueuse au lieu de focaliser mon attention sur un croissant que je n’ai même pas envie de manger. Alors, je m’empare de sa main, je plante mes yeux dans ses iris et je lui fais part de mes craintes. Celles qui m’ont empêchées de m’ouvrir à lui bien avant alors que j’ai une confiance aveugle en l’homme à mes côtés. « Non, j’ai tué personne. Sauf mon poisson rouge quand j’étais petit mais ça compte pas. » Je rigole doucement en secouant la tête et me redressant un peu pour pouvoir mieux l’observer. Ses mots me rassurent bien plus que je ne l’aurais cru et j’acquiesce silencieusement en jouant avec ses doigts sans vraiment m’en rendre compte. Comme pour tenter de réprimer la nervosité qui m’anime.

Je garde le silence quelques secondes encore avant de recroiser son regard. Lui raconter tout cela, c’est accepter de prendre le risque qu’il ne me voit plus de la même façon. C’est loin d’être une décision facile. « Tu sais que j’ai une sœur avec qui j’ai plus de contact ? Ça a pas toujours été le cas. » C’est étrange de lui parler de quelque chose de nouveau. Parce qu’il est certainement la personne qui me connaît le mieux, presque par cœur et que je pensais qu’il savait tout de moi. « Les études avant de venir ici, ça a été une période assez compliquée pour moi. Ma mère est tombée malade puis elle est morte, je me faisais plus ou moins harceler, mon père sombrait dans l’alcool et puis... je me sentais différent tu vois. Parce que c’était la période où les mecs ne pensent qu’aux filles alors que moi, je ne pensais qu’à mon meilleur ami de l’époque. Faut croire que certaines habitudes ont la peau dure. » Je rigole doucement en réalisant que l’histoire se répète, qu’avec Sören, je n’ai de nouveau d’yeux que pour mon meilleur ami. « Bref, j’étais perdu. Et il y avait ce mec... Le copain de ma sœur. On est devenus proches hyper vite, on parlait de tout. J’avais l’impression qu’il savait tout, qu’il avait réponse à tous mes doutes. »

Je baisse les yeux, marquant un temps d’arrêt en mordillant nerveusement ma lèvre. « Je... Disons qu’il m’a fait comprendre que j’étais pas hétéro, et que c’était pas grave. J’ai... On a couché ensemble. » J’ai l’impression que malgré les années qui passent, la culpabilité est aussi lourde qu’au premier jour. Que rien ne pourra jamais rendre cet acte moins grave et moins violent dans mon esprit. « Tu comprends mieux pour ma sœur me déteste, on ne peut pas vraiment lui en vouloir pour ça. » Un petit rire triste m’échappe alors que je renifle pour retenir toutes larmes intempestives. J’ai eu assez d’émotions pour un bon moment. « Bref, je suis resté avec lui jusqu’à ce que je déménage ici. » J’ose enfin percuter de nouveau son regard, honteux et presque prêt à voir le jugement dans ses yeux. « Tu vois, je suis le genre de pauvre type qui pique le copain de sa propre sœur. Pas vraiment quelqu’un de bien. » Un lourd soupir quitte mes lèvres. J’ai longtemps été dégoûté de ma propre personne pour ce que j’ai fais, mais trop aveuglé par mes sentiments pour mettre fin à cette relation malsaine. Et que Sören soit dégoûté par mes actions passées, bien que cela me ferait plus mal que tout, serait totalement compréhensible.



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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James   31.07.18 10:13

James

Fenrir


Please, Be Nice

Cette dépendance qui s’est créé entre nous, je la trouve magnifique. Agaçante, mais magnifique.

Parce qu’elle me prouve, même après une nuit aussi affreuse, que l’on est toujours aussi proche. Que quelques heures suffisent à éprouver notre besoin de l’autre. Que je ne peux décemment plus me passer de toi, mais que l’inverse est également vrai. Mes bras se resserrent autour de ton corps, les yeux encore bien trop rougit par toutes ces larmes que je peine à retenir. Bordé par ta chaleur, mes sanglots s’apaisent difficilement, tant la peur de t’avoir perdu se fait encore viscérale dans mon esprit. Ce n’est qu’après ces baisers désespérés, après t’avoir murmurer tant de fois mon amour pour toi, comme si te le répéter sans cesse allait changer quelque chose, que je parviens enfin à les contenir, à les chasser de mon coeur trop sensible. Mon coeur qui accélère la cadence lorsque tu te loves tout contre moi, lorsque ta tête se repose dessus le plus naturellement du monde. Un soupir bienheureux me traverse, alors que ma main se perd dans ton dos, alors que mon nez s’enfouit lentement dans tes cheveux bruns pour en respirer l’odeur. Une nuit sans toi, et j’ai déjà l’impression d’être au bout de ma vie. C’est un peu pitoyable, hein ? Peu importe vraiment. Puisque c’est toi. Je veux bien avoir l’air ridicule, si tu es le seul à pouvoir me juger. Je veux bien être soumis à cette addiction féroce, si tu l’es à ton tour.

Un élan d’anticipation me parcourt le corps lorsque ta voix s’élève à nouveau entre nous. Si j’essaye de te rassurer, je dois bien avouer que je commence légèrement à craindre la suite de tes paroles. Parce que ton stress est contagieux. Parce que je ne comprends pas ce qu’il y a de si dérangeant dans ta vie pour que tu ressentes le besoin de me le cacher. Mes lèvres s'étirent dans un sourire léger devant ta répartie stupide, mon rire se mêlant au tien le plus naturellement du monde. Mes doigts se font malmener en silence, mais l’idée même de te pousser à avouer ne me vient pas à l’esprit. Je ne veux pas te brusquer, pas lorsque tu es si proche de me dire enfin ce que tu retiens depuis si longtemps. Alors je prends mon mal en patience, je laisse mes iris céruléens se gonfler d’un amour réciproque lorsqu’ils croisent les tiens, à la fois tendre et curieux. Et quand tu lâches enfin la bombe, quand tes mots s’écoulent avec une gêne évidente, je laisse mes bras se resserrer en silence autour de ton corps. Comme pour te prouver que je suis toujours là, malgré tout ce que je viens d’entendre. Comme pour effacer toute cette crainte que je peux lire dans ta voix et dans ton regard. Dire que je ne suis pas choqué par ce que je viens d’entendre serait mentir. Je m’attendais à beaucoup de chose, Fenrir, mais certainement pas à ça. Je comprends mieux le soudain éloignement de ta soeur, et la raison pour laquelle tu ne m’en parles toujours qu’à demi mot.

« Fen’... » Ma main libre vient glisser lentement sur ta joue dans une caresse rassurante, alors que nos regards se croisent à nouveau. Alors que je peux lire toute la honte qui te ronge l’esprit et le coeur. Mon pouce retrace tendrement ta pommette dans un instant de silence. Je ne sais même pas quoi te dire pour te rassurer. Pour te faire comprendre qu’à ta place, je n’aurais pas été beaucoup mieux. Pour effacer ce doute sur ton visage. Alors je laisse mes lèvres reprendre les tiennes dans un baiser lourd de sens, je laisse mon corps se lover encore un peu plus contre le tien, à la recherche de la plus petite chaleur, de la plus petite marque de tendresse. Mes doigts retracent les contours de ta peau avec une possessivité affolante, alors que je me plais à murmurer contre ta bouche dans un léger sourire. « Je t’aime toujours autant qu’il y a quelques minutes, mon ange. » Détends toi. Je suis là. Et j’y resterais. Je ne partirais pas après ces aveux. Je ne changerais pas ma façon de te voir. Parce qu’au fond, même si tu as fait quelque chose de terrible, tu es toujours toi. Tu es toujours l’homme dont je suis tombé amoureux. Mes iris céruléens percutent à nouveau les tiens, alors que ma voix se fait bien trop basse, bien trop porté par les confidences de l’instants. « T’as pas à avoir honte avec moi. Tu sais, si tu sortais avec Erika, je pense sincèrement que j’aurais pu faire pire que toi. » Comme briser votre couple pour te garder à mes côtés. Malgré toute l’affection que j’ai pour ma soeur, malgré toute la sympathie qu’elle m’inspire, malgré tout et surtout malgré moi, je me sais bien trop amoureux de toi pour te laisser à quelqu’un d’autre. Même à elle. Et surtout pas à lui. Un éclat d’inquiétude jalouse se loge dans mes pupilles, alors que j’inspire lourdement pour te poser la question qui me brûle les lèvres. « Tu… Tu avais des sentiments pour lui ? Vous avez gardé contact après ton arrivé ici ? »


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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James   01.08.18 7:50
Please, be nice




Cette soirée, cette nuit, cette matinée, s’en est presque trop pour moi. Trop d’émotions, trop de cris, trop de pleurs, trop de sentiments. Je ne peux même pas dire ce qui me fait le plus de mal entre ses paroles d’hier soir ou entendre ses sanglots, voir son corps trembler contre le mien. Alors je fais de mon mieux pour tarir, ses larmes, pour le calmer, parce que le savoir heureux est tout ce qui compte. L’étreinte et les baisers que nous partageons à cet instant, ils nous rendent plus forts qu’avant. Plus forts que tout. Je sais aujourd’hui, que peu importe les circonstances et peu importe ce que la vie peut bien nous jeter à la figure, je me battrai toujours pour lui. Pour nous. Et je sais aussi que j’ai plus confiance en lui qu’en n’importe qui d’autre. Je compte bien lui prouver.

J’ai pourtant bien trop de mal à avouer mon passé honteux à l’homme à mes côtés. Bien trop peur de voir le dégoût et la déception se loger dans ses iris océans. Je sais pourtant, au fond, qu’il ne me jugera pas. Parce que c’est Sören, parce qu’il m’aime. Parce que je vois dans son regard tous les sentiments qu’il éprouve à mon égard, aussi puissants et aussi sincères que ceux que j’ai pour lui. Et alors que je triture sans délicatesse ses doigts dans ma main moite sans même m’en rendre compte, je trouve le courage de lui parler. Je lève sur lui des yeux honteux alors que ma voix se meurt, alors que la culpabilité et l’appréhension accélèrent les battements de mon cœur. Ce sont pourtant ses bras qui se referment autour de moi qui viennent répondre à mon aveux et j’enfouis rapidement mon visage dans son cou, mes mains se glissant dans son dos, sous son teeshirt. Je sais que cette embrassade est la preuve que rien ne change entre nous, que malgré tout ce que j’ai pu faire, il est toujours là. Je laisse retomber la pression en un soupir rassuré, profitant de ce contact plus qu’agréable.

Je me détache pourtant légèrement quand mon nom quitte ses lèvres, nos regards se croisant de nouveau. Le silence qui nous entoure n’a rien d’oppressant parce que ses yeux parlent bien assez pour lui. Un petit sourire prend naissance sur mon visage quand je sens sa main sur ma joue qui finit presque par taire une bonne fois pour toutes mes peurs. Je réponds à son baiser le plus naturellement du monde, mes mains remontant un peu plus sous son teeshirt, pour le sentir encore plus proche. Mon souffle chaud s’échoue contre ses lèvres quand un petit rire rassuré et satisfait m’échappe à ses mots. « Et moi, je t’aime encore plus qu’il y a quelques minutes. » Nos visages ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, nos nez se touchant presque, nos lèvres s’effleurant à chaque respiration. Je devrais être habitué maintenant à ce rapprochement, à ce contact quasi permanent qui nous uni. Pourtant, l’amour que je lis dans son regard et la simple sensation de sa peau contre la mienne continue d’affoler mon cœur comme lors de notre premier baiser. Cet instant est si pur et si sincère que ses paroles, ses aveux à lui aussi, font gonfler un douce chaleur au creux de mon ventre. « Merci. Merci de comprendre et merci de m’accepter comme je suis. » Un murmure, un regard reconnaissant. Je souris doucement alors que je laisse mes doigts se perdre sur sa joue dans une tendresse étouffante.

Sa prochaine question, je ne m’y attendais pas vraiment. Pas plus qu’à cet éclat inquiet qui allume son regard. Je reste silencieux quelques secondes, son doute résonnant en moi. La jalousie, je la vois naître en lui. Encore. La même que celle qui apparaît lorsqu’il parle de Drake. La même qui j’ai ressenti hier soir envers James. La jalousie, j’ai l’impression qu’elle est notre pire ennemie dans cette relation. Et puis, je suppose que je ne serai jamais prêt à assumer tout ce que j’ai pu ressentir pour ce garçon à l’époque. Tout comme j’ai encore du mal à assumer tout ce que je ressens pour Sören à cet instant. « Si j'avais des sentiments ? Pour Mik ? Non, pas vraiment... Je l’aimais juste bien. » La vérité est certainement que je l’aimais tout court, mais je n’ai pas envie de raviver la dispute d’hier soir. De lui donner une nouvelle raison de s’inquiéter. Un petit mensonge pour notre propre bien. « On a parlé quelques semaines après que je sois arrivé ici, mais on s’est rapidement perdus de vue. » Enfin rapidement, cela a tout de même duré un an. Et je suis encore de loin ses travaux de journaliste, mais je ne veux pas inquiéter Sören pour rien. « Peu importe, c’est du passé. » S’il te plaît, laisse tomber ce sujet de discussion. Pour notre bien. Parce que nous avons assez souffert ces dernières heures tous les deux.

Je lui vole un baiser rapide avant de m’allonger sur lui, mes bras autour de son cou et mon menton reposant sur son torse. « Alors, avoue que t’arrives plus à te passer de moi pour bien dormir. Oh et j’espère que maintenant tu vas pas t’attendre à ce que je t’apporte le petit déjeuner au lit tous les matins. » Je rigole doucement avant de gentiment laisser ma main glisser dans ses cheveux pour décoiffer encore un peu plus ses mèches brunes. Juste pour l’embêter un peu parce que c’est quand même mon rôle de petit ami chiant.



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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James   05.08.18 16:15

James

Fenrir


Please, Be Nice

Il y a une chose dont je suis certain, après la soirée dévastatrice que nous avons passé.

Cette jalousie qui nous dévore le coeur, elle est ce qu’il y a de plus dangereux pour nous. Pour notre couple. Pour nos sentiments respectifs. Pour tout ce que nous avons essayé de construire jusqu’à maintenant. Et si je la sais déjà bien présente au creux de mon ventre, je suis tout de même surpris de te voir enclin à cette faiblesse. Surpris, et un peu touché, il faut bien l’avouer. Touché que tu puisses te sentir aussi proche, aussi envieux pour ressentir ce sentiment égoïste. Touché de ne pas être le seul à subir cette douleur agaçante dans ma poitrine. Touché par la force de tes sentiments, trop implacable, trop brutal pour être contrôlée. Mes bras se referment autour de toi, essayant de te partager un peu de chaleur, un peu de réconfort à travers tout le tumult de cette matinée infernale, alors que tu enfouis tout naturellement ton nez dans mon cou. Ton soupire de soulagement trouve un écho bien invitant dans le mien, qui meurt doucement contre tes cheveux bruns. Cette dose de tendresse, j’en ai un besoin viscérale. Comme si ces quelques heures passés loin de toi avait renforcé encore un peu plus ma dépendance affective. Comme si je ne pouvais tout simplement plus me passer de toi, même si tu es dans la pièce d’à côté, même si tu finis toujours par revenir. Ma bouche s’étire dans un sourire conquis lorsque ta voix s’élève à nouveau, lorsque ton regard amoureux croise le mien, lorsque tes lèvres quittent enfin les miennes dans un murmure. C’est stupide. Malgré tout ce temps passé à tes côtés, malgré tout ces contacts auquel je devrais être habitué, je sens toujours cette boule de contentement féroce grossir au creux de mon ventre quand ta peau effleure la mienne.

Tu me remercies sincèrement, sans que je n’en comprenne vraiment la cause. T’accepter en entier, avec tes défauts et ton passé peu glorieux, me paraît être d’une logique implacable. Et puis, je me mets à ta place. J’ignore comment j’aurais réagi si le petit ami d’Erika avait fini par me plaire. Pire, si j’en étais tombé amoureux. Si c’était toi qui sortait avec ma soeur, je ne doute pas un seul instant de toutes les crasses que j’aurais pu lui faire, malgré tout l’attachement que je lui porte. Alors la question que je te pose, elle me paraît tout aussi naturelle que le reste. Parce que la réponse m’inquiète. Parce que te savoir amoureux de quelqu’un d’autre, même si c’est du passé, ça me met mal à l’aise. Ça me fait peur. Ta réponse m’arrache un soupir soulagé, bordé par un sentiment d’apaisement cynique. C’est idiot, n’est-ce pas ? De ressentir autant de jalousie et de colère envers un homme que je ne connais même pas. C’est bien tout ce que je te reprochais avec James, la veille au soir. Alors pourquoi est-ce que je me laisse gouverner par ce sentiment agaçant ? Pourquoi est-ce que je suis trop faible pour lui résister ? Ce que tu rajoutes par la suite finit de me rassurer. C’est peut-être méchant, mais j’espère que vous ne renouerez jamais le contact, tout les deux. Qu’il se tiendra éloigné à jamais de ta vie. De notre vie. « T’as raison, pardon. » C’est du passé. Mon pouce retrace lentement ta pommette, alors que mes lèvres se posent à nouveau sur les tiennes pour effacer les dernières traces de doute dans mon esprit. Pour me prouver qu’une fois de plus, c’est moi que tu aimes. C’est de moi dont tu es amoureux. Pas de ce “Mik” qui s’est payé le luxe de te faire changer de bord.

Le rire reprend lentement ses droits entre nous, alors que ta voix me nargue dans un esprit bien plus doux, bien plus tendre et agace. J’affiche une moue qui se veut choquée, mais qui n’est crédible à aucun instant. « Quoi ? Mais je comptais sur toi pour me l’apporter tout les matins, moi ! Tu me déçois, Fen’. » Pourtant, bien vite, je laisse mes mains se faufiler sous ton haut pour te rapprocher encore un peu plus de moi. Pour t’étreindre avec une tendresse étouffante. « J’avoue, ça m’a vraiment manqué. J’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Je sais même pas comment je vais tenir le coup quand tu va partir en France. » Mon soupir se meurt sur tes cheveux bruns, alors que mes doigts pincent joyeusement tes côtes pour te faire réagir. « Alors maintenant t’as intérêt à pas bouger et à me laisser profiter un peu. J’ai besoin de ma dose. » Parce que quitte à être un chat, autant en être un chiant.


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