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Please, Be Nice | Fenrir&James

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MessageSujet: Please, Be Nice | Fenrir&James 30.06.18 23:51

James

Fenrir


Please, Be Nice

Mon regard agrippe l’horloge du salon avec une certaine appréhension.

Confortablement installé dans les bras de mon colocataire, je sens le stress commencer à pointer le bout de son nez. Viscérale. Entêtant. Mon oeil curieux glisse lentement sur mon coussin de fortune, à la fois craintif et impatient de ce qui nous attends. Si je n’ai pas relevé clairement le malaise qui s’est créé entre nous lorsque le sujet “James” a été lancé, il y a de ça quelques jours, je suis tout de même conscient de l’animosité qui se dégageait de lui. C’est étrange, d’ailleurs. C’est bien la première fois que je le vois aussi réfractaire avec quelqu’un. Avec quelqu’un qu’il ne connait même pas, en plus. Comme s’il était… jaloux. Mais ça ne peut pas être ça, n’est-ce pas ? De nous deux, c’est moi l’homme jaloux et stupide. C’est moi qui me laisse bercer par ce sentiment négatif, bien trop aidé par ce manque de confiance en moi qui me lacère les tripes. C’est moi qui doute sans cesse, qui ai peur de le perdre, qui ai peur de le voir préférer les bras invitants d’une autre personne plutôt que les miens. Mon nez vient se frotter lentement contre son cou, à la recherche d’un peu de réconfort, d’un peu de chaleur à partager, d’un peu d’apaisement aussi. J’espère que tout ce passera bien, mais surtout, j’espère que James n’aggravera pas son cas comme un connard. Parce que c’est James Mörkson après tout. Et avec James Mörkson, il faut s’attendre à tout, mais surtout au pire. Ce n’est pas pour rien que l’angoisse se gratte une place bien trop grande dans ma poitrine.

J’aimerais vraiment que cette soirée se passe sous de bon hospice. Pouvoir réunir l’homme que j’aime et mon ami d’enfance serait la promesse d’un futur plus apaisé, plus clément qu’aujourd’hui. J’imagine déjà James emmerder Fenrir avec autant de facilité, avec autant de talent qu’il le fait pour moi. Pouvoir contempler le visage mort de gêne de mon petit ami serait un luxe bien trop amusant. Et rien que pour ça, le jeu en vaut la chandelle. Le risque doit être pris. Même si je connais assez mon ami d’enfance, celui que je considère presque comme un grand-frère chiant et agaçant, pour savoir que j’en prendrais aussi pour mon grade. Je ne veux pas avoir à les départager, à devoir jongler entre le malaise et la gêne pour profiter de cette amitié sincère qui noue lie. « Ça va bien se passer. » Je ne sais même plus si c’est pour lui ou pour moi que je murmure cette phrase dans l’ambiance légèrement tendu qui s’est installé. Je sens bien qu’il n’est pas très enjoué par cette rencontre. Alors je tente d’apaiser un peu cette tension dans ses épaules, mes lèvres se posant lentement sur la peau tendre de son cou. Mes doigts viennent se lier au sien, dans une tentative désespérée de partager avec lui un peu de réconfort. Il n’y a plus qu’à attendre, maintenant. Attendre que James ne se décide à pointer le bout de son nez. Attendre de voir comment tout cela pourrait bien se passer.

Et cette attente, elle ne dure pas très longtemps, alors que la sonnette retentit avec force dans notre appartement, alors que je me redresse d’un geste, inspirant lourdement pour me donner un peu de courage, alors que j’avance rapidement vers la porte d’entrée pour laisser cette tornade qui a déjà tout ravagé dans ma vie se dresser devant moi derrière le battant. « Sa... » Un rire s’échappe de ma gorge lorsque mon ami d’enfance s’impose à l’intérieur de notre appartement sans aucune considération pour mon bon vouloir, comme une habitude lancinante entre nous. Un accord tacite. Il sait très bien que je ne râlerais pas devant son caractère de furie enflammée. « ..lut, James. Moi aussi je suis content de te voir, merci de demander. » Je lui lance un regard complice, refermant la porte derrière lui avant de glisser un oeil curieux vers mon petit ami. Allez. Les dès sont jeté. Un peu de courage maintenant. « Tu travailles tes entrées maintenant, ou t’as juste envie de jouer les drama queen ? »


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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 01.07.18 12:22

Rencontrer le petit-ami. En voilà une belle manière d’occuper son après-midi. Ou sa soirée. Il ne sait même plus, alors qu’il referme la porte de chez lui pour s’engager dans les rues, le long d’un chemin qu’il connaît par cœur. C’est amusant, que ça ne soit pas arrivé plus tôt alors qu’ils sont colocataires. C’est une des seules choses qu’il arrive à se dire. En plus du fait que ça ressemble à un guet-apens du genre « maintenant que c’est assez sérieux tu peux rencontrer ma famille », même s’il ne sait pas bien si c’est à lui d’approuver le copain ou au copain de l’approuver lui. Et que quelque chose lui dit que c’est plutôt la deuxième option. En plus du fait qu’il ne peut pas s’empêcher de se demander si le fait que Sören soit en couple avec ce type est censé vouloir dire qu’il ne pourra plus débarquer à l’improviste, qu’il ne pourra plus l’entraîner où il veut, qu’il ne pourra plus le voir quand il veut. Qu’ils sont censés s’éloigner. Et si cette idée fait grandir une boule d’angoisse dans son estomac, il est aussi persuadé que ça n’arrivera pas. Parce qu’il ne le laissera pas faire. Si c’est censé être une visite de courtoisie, c’est surtout une bataille pour Sören. Et Sören, c’est son ami d’enfance avant d’être quoique ce soit d’autre, même un petit ami.

Son doigt sur la sonnette reste appuyé bien plus longtemps que nécessaire, et il sourit à l’idée que les deux imbéciles ont dû sursauter et doivent déjà le maudire intérieurement. Gobant une pilule pour se donner le courage de ne pas fatiguer au bout d’une heure, il est déjà décidé à laisser une impression indélébile dans le cerveau de Fenrir. Pour qu’il n’ose pas lui enlever son ami. Pour qu’il s’écrase. Pas une seconde il n’envisage le fait que si Sören est tombé amoureux, c’est que ce type est un peu exceptionnel. Qu’il ne se laissera pas faire si facilement. Pas une seconde il ne pense au bonheur de son ami d’enfance. Juste à son départ.

La porte n’a pas le temps de s’ouvrir qu’il s’est déjà faufilé à l’intérieur, parce que s’imposer dans la vie des gens est une seconde nature. La main sur le cœur, pour faire bonne figure. Comme une entrée théâtrale. Et quand Sören lui fait remarquer qu’il aurait pu dire bonjour, il rit de bon cœur et lui envoie un clin d’œil avant de venir poser un baiser sur sa joue. « Je sais que t’es content de me voir, enfin. Qui ne le serait pas ? Et j’ai toujours des entrées impeccables je te signale, je suis fait pour la scène. » Regard complice, avant qu’il ne dévie, avant qu’il n’analyse rapidement Fenrir. Beau. En même temps, heureusement. Et puisque dire bonjour n’est pas dans ses habitudes, il se contente de se diriger vers la cuisine pour se faire un café, comme s’il était chez lui, comme s’il n’avait besoin de l’accord de personne. Parce qu’après tout il fait ce qu’il veut. C’est chez son ami.

Et c’est seulement une fois cela fait, une fois sa tasse bien en main, une fois l’odeur du café éveillant ses sens dans ses narines, qu’il se décide à aller jusqu’à Fenrir pour lui tendre la main. Nonchalamment, parce qu’il paraît que c’est ce qui se fait, dans ces moments là, mais qu’il ne voit déjà pas l’intérêt. « James, du coup. » L’enthousiasme d’entrée a totalement disparu pour laisser place à un sourire clairement faux et un ton ennuyé. Histoire de mettre tout le monde dans le bain. Faire bonne impression, c’est surfait. Ce type, c’est son ennemi. Non ? Ses yeux l’observent de la tête aux pieds plusieurs fois, son attention déjà ailleurs, les rouages de son cerveau tournant à toute allure. Et une petite moue déçue se dessine sur son visage quand la réponse ne lui paraît pas évidente, alors son regard retrouve celui de Sören. « Du coup c’est qui le top ? T’avais raison, c’est pas évident. » Nonchalamment, encore. Comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. Mais après tout, c’est une information importante.
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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 01.07.18 19:01

Please, be nice




Mes yeux fixent la porte d’entrée sans aucun repos. Mes bras entourent presque naturellement mon petit ami mais je ne suis pas pour autant détendu. Quelle idée a encore eu Sören. Inviter le garçon qui l’a embrassé. Sur ce canapé même. Je veux bien essayer de faire un effort, essayer de comprendre ce que mon colocataire peut trouver d’attendrissant dans la personnalité de James. Après tout, il a fait un effort avec Drake pour moi. Mais encore une fois, Drake n’a pas essayé de m’embrasser, lui. Mes doigts jouent distraitement avec les siens en une tentative vaine de calmer mes nerfs. Je pose ma joue sur sa tête quand je sens son visage s’enfouir dans mon cou comme il le fait si souvent. Je ne peux nier que ce simple rapprochement m’arrache un petit soupir plus apaisé. Je tique légèrement à ses paroles qui troublent notre attente silencieuse. « S’il essaye pas de te rouler une pelle, oui ça devrait bien se passer. » Oui, je suis tendu, c’est officiel. La jalousie n’est pas un sentiment que je suis habitué à ressentir. Et je ne peux pas dire que je l’apprécie.

Quand enfin la sonnerie retentit, un peu trop fort, un peu trop longtemps, je me redresse immédiatement sur le canapé alors que Sören s’empresse d’aller lui ouvrir. Comme si monsieur Mörkson ne pouvait patienter plus de deux secondes derrière la porte comme une personne normale. D’ailleurs, ce n’est pas comment une personne normale qu’il s’immisce dans notre appartement. Je l’observe déposer un baiser sur la joue de Sören, tout en m’ignorant soigneusement, un simple coup d’œil tout au plus, avant de se diriger vers la cuisine. Ben vas-y, fais comme chez toi. Mon regard sidéré dévie vers Sören, prenant une grande inspiration. Si je commence à perdre mon calme au bout de quelques secondes, je ne vais pas durer toute l’après midi. « Il a l’air hyper sympa ton pote. Vraiment. » Mon ton est bien plus sec, bien plus ironique aussi, que ce que je pensais. Je me lève enfin du canapé, passant une main dans mes cheveux, accompagnée d’un soupir discret. Un long moment à passer...

Mes yeux suivent d’un air quelque peu inquisiteur le blond qui revient avec une tasse de café bien chaude. Je juge d’un œil un peu mauvais la main qu’il me tend avant de la serrer. Un peu fort. « Fenrir. Mais je suppose que tu le savais déjà. Apparemment, t’es un peu comme chez toi ici après tout. » Je sens bien qu’il ne m’apprécie pas. Et coup de chance, c’est réciproque. « Alors comme ça, t’es le mec qui aime bien embrasser ses potes d’enfance jusque parce qu’ils sont beaux ? » Je prends un pas de recul, mes bras se croisant sur mon torse alors que ses yeux semblent me dévisager de la tête aux pieds. Plusieurs fois. C’est quoi son problème, au juste ? Je lance un regard à Sören, un regard bien plus parlant que tous les mots que je pourrais lui délivrer. J’aime pas ton pote. J’aime vraiment pas ton pote.

Les prochaines paroles de James me surprennent tellement que je le regarde avec de gros yeux. Est-ce que j’ai bien compris ce qu’il vient de dire ?« Pardon ? » Je fronce les sourcils, mes iris faisant des allers retours entre mon petit ami et son ami d’enfance. Finalement, mon regard s’arrête sur Sören, mes joues légèrement rougies, quelque peu rendu mal à l’aise par la remarque de James. « Du coup, tu parles de cul avec lui ? Vous devez être vachement proches du coup. Après tout, t’as jamais parlé de ça avec moi. » Un petit rire, sans humour aucun, m’échappe alors que j’ai de plus en plus de mal à prendre conscience de la situation irréelle autour de moi. C’est qui ce mec ?



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Dernière édition par Fenrir Úlrikson le 03.07.18 11:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 01.07.18 21:50

James

Fenrir


Please, Be Nice

Ça commence mal. Ça commence vraiment mal.

Je le sens dans le moindre de ses gestes, dans le moindre soupir agacé qui traverse ses lèvres fines. Fenrir n’est vraiment pas de bonne humeur, alors qu’une boule de stress commence déjà à se former dans le creux de ma gorge. À croire que j’ai eu la pire idée du siècle d’inviter mon ami d’enfance à passer pour l’après-midi. Comme si mon petit-ami avait tout bêtement décidé de le détester, sans aucune autre raison valable qu’un simple baiser stupide que j’ai déjà oublié depuis longtemps. Il n’était tellement rien en comparaison des siens que l’idée même de m’y accrocher me paraît futile. Je grimace à sa réflexion acide, aggressive, tendu. Ma main presse la sienne avec plus de force, avec plus de tendresse encore pour tenter d’apaiser ses craintes, autant qu’apaiser les miennes. Je veux vraiment que tout se passe bien. Qu’ils parviennent à s’entendre. Qu'ils essaient, au moins. La sonnette se fait lourdement écraser sous l’arrivée de cette tornade énergique qu'est James Mörkson, alors que je me dirige d’un pas plus vif vers la porte d’entrée. Plus le temps passe et plus j’apprécie cette légèreté stupide qui émane de lui. J’ai l’impression de redevenir un adolescent idiot, de pouvoir tout vivre et tout entendre, d’envoyer les conventions se faire foutre malgré la gêne et l’agacement féroce qui fait partie intégrante de notre relation.

Un rire volage me prend la gorge lorsqu’il dépose un baiser sur ma joue, lorsqu’il me nargue encore et toujours avec ce naturel décadent. « T’es con. » Mon regard se glisse vers Fenrir, inquiet, alors que mon ami s’aventure dans la cuisine sans un seul coup d’oeil dans sa direction. Une réaction froide et désagréable qui me fait légèrement hausser les sourcils, surpris. Mais qu’est-ce qu’il a, lui ? Si je me doutais de l’animosité de Fenrir, je dois bien avouer ne pas m’être attendu à celle de James. La réplique sèche et cassante de mon petit ami me fait légèrement grimacer pour la cause, alors que je lui lance un regard désolé. Je suis déjà habitué au caractère nonchalant de mon amie d’enfance, mais je veux bien entendre que cette manière de se croire chez lui peut déranger. Pour autant, je ne dis rien, je ne relève même pas ce manque de politesse de sa part, bien trop occupé à stresser silencieusement de ce début plus que douteux. Et c’est encore pire lorsque James se décide enfin à sortir de la cuisine pour se planter devant Fenrir, lorsque sa voix clairement ennuyée résonne dans la pièce, lorsqu’ils se toisent en chien de faïence, comme s’ils allaient s’étriper au moindre mot de travers, comme s’ils allaient en venir au poing à tout moment. La tension palpable qui s’échappe de leur échange parcourt mon corps dans un frisson dégueulasse. Putain. Ça commence bien. Mes pas me guident maladroitement vers la cuisine, alors que je prépare deux autres cafés. Par dessus le comptoir qui sépare la cuisine du salon, j’observe en silence la scène qui se dresse devant moi, prêt à intervenir si les choses venaient à déraper. Ce qui ne devrait pas tarder à arriver, si j’en crois la répartie cinglante de mon petit ami. Si j’en crois la question stupide que James vient de me poser, le plus naturellement du monde. Si j’en crois la remontrance à peine voilée que Fenrir me lance dans un rire dénué d’humour.

« Heu... » La chaleur qui me prend le visage est violente, alors que d’une main désormais tremblante, je repose la cafetière sur le comptoire pour tenter de trouver une explication valable à cette défaite. Mon regard noir plonge rapidement vers James, lui demandant silencieusement de ne pas aggraver mon cas, de ne pas sauter à pied joint dans les emmerdes et de surtout, surtout ne pas m’y emmener avec lui. Des baffes, ce mec. C’est tout ce qu’il mérite. Je reporte mon attention sur Fenrir, la mine plus que gênée et morte de honte. « Non c’est pas... » Ce que tu crois ? Bah si, en fait. C’est totalement ce que tu crois. Génial. Et comment je me sors de cette situation, moi maintenant ? Ah putain, c’était vraiment une idée de merde ça encore. Bravo Sören, tu viens de gagner la palme de la connerie. « Enfin si, oui, ça arrive, mais je... » Et ça arrive même souvent, malheureusement pour moi. Plus j’avance dans les explications foireuses et plus je sens mes joues s’empourprer, plus j’ai envie de m’enfoncer lentement dans un trou de souris pour ne plus jamais en sortir. Alors d’une voix légèrement coincée, je tente de trouver une porte de sortie, de m’échapper de cette conversation gênante et de ne plus jamais y mettre les pieds. « On est vraiment obligé de parler de ça maintenant, là, tout de suite ? »


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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 02.07.18 22:05

Il grimace légèrement en réalisant que le petit ami est loin d’avoir décidé de rendre cette poignée de main tendre, et un petit sourire moqueur vient flotter sur ses lèvres comme toute réponse à sa constatation. Après tout, oui, il est un peu comme chez lui, puisqu’il est chez Sören. Et puis il est un peu comme chez lui partout, d’ailleurs. Il ne réalise même pas que son ami d’enfance est déjà parti fuir dans la cuisine alors qu’un rire léger vole de sa gorge. « C’est bien moi. Et t’as pas vraiment grand-chose à dire, t’as embrassé ton coloc. T’as juste eu plus de chance. » Et plus de raisons pour qu’il t’aime, apparemment. Mais lesquelles reste un véritable mystère. Surtout en voyant l’animosité qui se dégage de lui. Parce que bien entendu, ça ne peut pas être de sa faute. Ce n’est pas parce qu’il le provoque dans chacun de ses gestes. Non vraiment, ce n’est pas son genre.

Puis la question, et la réaction de Fenrir qui lui fait lever les yeux au ciel. Jaloux, alors ? Tant mieux. Lui aussi. Ca allait être amusant, comme conversation. Ses yeux dévient vers Sören en attente d’une réponse, et quand il rencontre ces joues rougies si familières, il doit se retenir de rire pour ne pas casser la tension qui s’est installée dans la pièce et qu’il commence à apprécier. Même si un sourire enfantin lui échappe face au regard noir, parce que tout de même. Et il s’enfonce, de plus en plus gêné, alors que James se contente d’aller fouiller ses poches calmement jusqu’à trouver ses cigarettes et en allumer une. Alors qu’il le laisse patauger dans sa galère. « Olalaaaaa, vous avez fini de jouer aux vierges effarouchées, tous les deux ? C’est désespérant. Je voulais juste savoir qui était top, pas les détails. Très bien, gardez-le pour vous. » Ses yeux se lèvent au ciel, mais même son agacement est exagéré. C’est bien trop amusant, cette fois.

Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour s’asseoir en tailleur dans le fauteuil qui fait face au canapé et enfoncer son visage dans sa tasse à café, seulement à moitié attentif à ne pas faire tomber la cendre directement par terre. Bien plus attentif aux expressions de Sören et Fenrir. Bien trop occupé à se demander si les voir s’embrasser serait un spectacle étrange ou non. Plus tard, James. Plus tard. « Bon ben asseyez-vous, on va pas rester plantés comme des débiles toute la journée ! » Beaucoup trop à l’aise, malgré la jalousie, ou la peur de le perdre, ça n’a plus vraiment d’importance. Ne pas oublier son but premier : faire comprendre à Fenrir que personne ne peut lui voler Sören.

« Alors du coup, tu fais quoi dans la … Non je m’en fous de ça. Pourquoi je suis là ? Je suis censé t’accepter dans nos vies ? » Ou plutôt se faire accepter dans la leur, mais il est mal parti. Et ça ne va pas en s’améliorant, ça, c’est une certitude. « Qui me dit que t’es pas sur Sö juste parce que c’est ton coloc qui se balade à moitié à poil et que t’es en manque, déjà ? » Ca serait bien plus logique. Même si tomber amoureux de Sö paraît relativement logique aussi. Son nez se fronce un peu alors qu’il sirote une longue gorgée de son café en gigotant sur le fauteuil pour changer de position. Une fois avant tant d’autres. « Pourquoi lui ? » C’est son ami d’enfance qu’il regarde en prononçant ces mots. Pas une seconde le fait qu’il pourrait sous-entendre « pourquoi lui plutôt que moi » ne lui frôle l’esprit, tant son cerveau est éloigné de ces choses là. Ou presque. Pas une seconde il se dit que ce n’est qu’une énième provocation pour Fenrir. Mais s’il l’avait su, il aurait certainement fait exprès de la faire.
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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 03.07.18 11:36

Please, be nice





J’essaie de tempérer mes émotions négatives, de garder un semblant de sang froid et de calme, de prendre une grande inspiration pour ne pas exploser. Du moins, pas tout de suite. Mais chaque réplique que Jame lance fait bouillir un peu plus mon sang et la poignée de main que nous échangeons n’a rien d’amicale. C’est comme s’il le cherchait, comme si son but principal était justement de me provoquer. Coup de chance pour lui, sa technique fonctionne parfaitement. Son petit rire idiot me donne encore plus envie de le voir déguerpir d’ici. « Je crois pas qu’on puisse parler de chance, tu vois. Mais bon, je vais pas perdre mon temps à t’expliquer ça. T’as l’air d’avoir déjà assez mal vécu comme ça son rejet. » Je lui offre un sourire tout ce qu’il y a de plus faux avant de manquer de m’offusquer à sa prochaine remarque. Mon regard dérive sur Sören, vivant plutôt mal le fait qu’il puisse parler de notre potentielle vie sexuelle à un type comme James plutôt qu’à moi. Je suis quand même le premier intéressé, non ? Et voir moi colocataire s’enfoncer dans des excuses bancales pour finalement acquiescer ne m’aide pas vraiment à calmer mes nerfs. « Oh super, ravi de savoir que James est plus concerné par notre vie sexuelle que moi-même. » Je lance un regard noir à Sören avant de le reporter sur le blond que je ne supporte déjà plus. Je ne supportais pas avant de le rencontrer et de toute évidence, sa présence dans la même pièce que moi n’arrange pas les choses. « T’inquiètes pas pour les détails, Sören va bien te les donner un jour puisqu’apparemment vous parlez de tout. »

J’hallucine encore un peu plus en le voyant sortir une cigarette au beau milieu de notre salon, s’installant confortablement sur le fauteuil. Et de presque nous ordonner de s’asseoir avec lui. Je reste debout pour la peine. Il s’est cru où, lui ? Je lâche un rire jaune à ses prochaines paroles, m’approchant de lui et le toisant de haut. « Non mais tu t’es pris pour qui au juste ? Non, t’es pas censé m’accepter dans vos vies. J’en ai rien à foutre que tu m’acceptes ou pas. T’es ici chez moi je te signale et si ma présence t’énerve, rentre chez toi. Je te retiens pas, au contraire. Oh et juste pour te rappeler, je suis autant dans la vie de Sören que toi, va falloir que tu réalises ça à moment donné. » Je ne me souviens pas la dernière fois où j’ai ressenti autant de colère pour quelqu’un. James est si... désinvolte ? Possessif ? Jaloux ? Idiot ? Tout à la fois.

Il ferait mieux de se taire parce mes nerfs sont déjà à cran, parce que je suis à rien du tout de laisser exploser ma colère, parce que je sers des poings pour retenir l’envie grandissante d’abattre ma main dans son visage stupide à ses prochaines paroles. « J’ai rien à te prouver. Rien du tout, ni maintenant, ni jamais. » Je pose un regard furibond à Sören, comme pour l’implorer silencieusement de faire quelque chose. De virer ce con d’ici avant que les choses ne dérapent. De comprendre que ce type est en train de me pousser à bout. Mais non, il ne fait rien. Et James ouvre encore sa bouche. À croire qu’il ne peut pas se taire pendant plus de quelques secondes. Pour quelqu’un qui ne sort que des conneries, il a quand même beaucoup de choses à dire. Pourquoi Sören m’a choisi moi plutôt que lui ? Vraiment ? « James, ferme ta gueule. Vraiment. Arrête de penser que t’es le centre du monde. » Je plonge mes yeux dans les siens, le foudroyant par toute la rage et la haine qui m’animent à cet instant. Si j’ai des problèmes de jalousie, lui aussi. Je refrène mon envie de le frapper avant de reporter mon attention sur Sören. « Tu vois pas que ton pote a un sacré problème ? Clairement, je crois que tu lui fais un peu trop confiance. » J’ai envie de partir d’ici, en claquant la porte même, pour bien leur faire comprendre que je suis énervé. Mais je n’ai pas non plus envie de laisser Sören seul avec James. Oh que non.




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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 03.07.18 13:18

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Please, Be Nice

Je… Putain.

À quel moment ça a dérapé, cette histoire ? À quel moment est-ce que j’ai pu penser que ce serait une bonne idée de les confronter ? À quel moment est-ce que j’ai pu croire que ces deux-là feraient au moins un petit effort ? Juste pour une fois. Juste pour moi. Leur simple poignée de main résonne comme un choc électrique le long de ma colonne vertébrale. Comme une provocation de plus qui commence sérieusement à jouer sur mon self-contrôle. Et lorsque Fenrir me lance un regard noir, lorsque je m’enfonce lentement dans la gêne la plus totale, lorsqu’il me répond froidement, agaçant et colérique, je sens mes joues s’empourprer non plus de malaise, mais de colère. C’est donc là tout ce qu’il pense de moi ? Tout ce que j’éveille dans ses pensées ? Le petit ami idiot qui déballe l’entièreté de sa vie sexuelle à ses amis, sans aucune retenue, sans aucune considération pour lui ? Hé bah putain. Ça fait plaisir, merci Fenrir. Interdit pour la cause, je les regarde s’énerver l’un contre l’autre, James puant d’une ironie presque totale, alors que mon colocataire commence doucement à perdre le contrôle. Les mots s'enchaînent, les paroles assassines avec. Et moi, je reste là, les yeux vissés sur cette scène irréel qui se produit devant moi. Malgré le regard furieux de Fenrir qui m’implore d’intervenir, malgré les provocations sans cesses renouvelées de James qui devraient me faire réagir, malgré tout et surtout malgré moi, je sens ma voix se coincer dans ma gorge, bien trop choqué et heurté par cette avalanche que je me reçois en plein visage.

C’est bientôt la colère qui reprend doucement ses droits dans mes veines, alors que mon petit-ami me toise, furibond, non sans mettre en doute ma capacité de jugement. Si je fais trop confiance à James ? Et en quoi ça le concerne ? En quoi est-ce qu’il a un droit de parole sur mes relations ? Malgré ma jalousie maladive, je ne l’ai jamais poussé à remettre son amitié avec Drake en question.« Mais je… » La main tremblante de rage, j’entends plus que je ne vois la tasse dans mes mains s’échapper et se briser sur le sol. Un juron s’échappe de mes lèvres, mon regard balayant la pièce alors que mes pas me pousse rapidement à sortir de ma cachette pour m’interposer entre les deux, pour poser une main autoritaire sur le torse de mon petit ami et le maintenir à distance de mon ami d’enfance, pour l’empêcher de laisser cette même colère qui m’anime de lui consumer les sens et de faire quelque chose de regrettable. « Ok, stop. » Ma voix forte résonne avec un aplomb presque choquant. Mes iris céruléens transpercent tour à tour ces deux idiots infoutu de s’entendre. Colère. Hargne. Amertume. C’est sûrement là tout ce qu’ils peuvent lire à travers mon regard. La colère de les voir autant à cran, la hargne de les entendre me rejeter la faute sur le dos, l’amertume de constater que putain, aucun des deux n’est capable de faire le moindre effort. Quel connerie.

« Si j’ai voulu que vous discutiez tous les deux, c’était justement pour éviter ce genre d’emmerde ! » Mon attention se porte sur mon ami d’enfance, lui crachant au visage toute cette rage qui coule dans mes veines. Sans plus aucune retenue. Sans plus aucune concession. La colère à l’état pur. Une de celle qu’il n’est pas habitué à voir chez moi, peut-être même la première, quand on y réfléchit bien. « Putain, James, c’est pas un jeu, là ! Qu’est-ce qui te prends à te la jouer grand seigneur ? Tu veux savoir pourquoi t’es là ? T’es là parce que malgré toute tes conneries, je tiens à toi et j’aimerais bien que tu parviennes à t’entendre avec mon petit ami. J’te demande pas de l’apprécier, j’te demande juste d’au moins essayer. J’aimerais bien que pour une fois dans ta putain de vie tu fasses un effort ! Que tu me prouves que notre amitié, elle est pas juste à sens unique et qu’elle compte autant à tes yeux qu’aux miens. C’est pas parce que je t’ai toujours tout pardonné que t’as le droit d’en abuser ! » La voix sifflante et les muscles crispés, je bouillonne lentement devant ses yeux, le pointant d’un doigt accusateur. « Et tu sais très bien pourquoi lui et pas n’importe qui d’autre, alors me pose même plus la question. Plus jamais. Parce que t’as déjà eu la réponse. » Parce que je t’ai déjà dis à quel point je l’aimais. Parce que même si tu ne le comprends pas entièrement, tu es quand même capable de respecter ça. Tu es quand même capable de l’entendre, et de l’accepter. Ma main toujours posée sur le torse de mon petit-ami, je me retourne d’un geste vers lui, plantant un regard tout aussi courroucé dans le sien. Si le comportement stupide de James m’énerve, le sien me blesse encore bien plus. Le sien me pousse à garder cet éclat de douleur au fond de mes iris, ne serait-ce que pour le pousser à se calmer, ne serait-ce que pour lui faire comprendre tout ce que cette jalousie mal placée éveille en moi, ne serait-ce que pour ne rien lui cacher.

« Et Fen’, par pitié, juste… Calme toi ! Tu vois bien qu’il essai de t’énerver non ? J’ai fais des efforts avec Drake et toi, c’est tout ce dont tu es capable pour moi ? Le regarder de haut et rentrer dans son jeu à la con à la moindre petite pique ? Tu vaux mieux que ça, Fen. La personne dont je suis tombé amoureux vaut mieux que ça. Alors ok, Drake t’a peut-être pas embrassé, mais ça t’empêche pas de lui sauter dans les bras dès que l’occasion se présente, et moi, j’vois pas bien la différence ! » Moi aussi je suis dévoré par ce sentiment agaçant, Fen’. Moi aussi je t’aime bien trop pour vouloir te partager avec quelqu’un, même si c’est un ami, même si c’est plus que ça. Et pourtant, je tente sans cesse de garder une emprise solide sur cette émotion dégueulasse. Je tente sans cesse de la taire, de la rendre muette. Parce que tu es bien trop important à mes yeux pour me laisser guider par la rancoeur. Parce que tu vois, Fenrir, je suis au moins capable de ça pour toi. « Oui, je fais confiance à James, et oui, là, il agit comme un connard, mais redescend un peu de ton nuage, parce que tu te comportes pas beaucoup mieux ! »

Mes iris céruléens jaugent avec une dureté cynique les deux visages qui me font face. Celui de mon ami d’enfance. Puis celui de l’homme qui partage ma vie. Le nez froncé par la colère, je laisse échapper encore un peu de ma hargne, encore un peu de ce sentiment sournois qui me brûle les veines. « Alors maintenant j’vais aller ramasser mes conneries, et vous, vous allez visser vos culs sur ce putain de canapé et vous allez au moins essayer de vous entendre au lieu de vouloir savoir qui à la plus grosse ! » Mon corps se retourne violemment pour rejoindre d’un pas décidé la cuisine, mais mes gestes se stop à mi-chemin, alors que je lance un regard par dessus mon épaule, alors que je lance un dernier avertissement bien trop réel, bien trop franc pour être honnête. « Et si j’entends un mot plus haut que l’autre, un seul, vous finirez tous les deux à la porte. Tous les deux, Fenrir. » Même si c’est aussi chez toi, ici. Un peu d’air frais ne vous ferez sûrement pas de mal.



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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 08.07.18 23:33

Mal vécu son rejet ? C’est vrai que ça ressemblait à ça. C’était le cas ? Peut être. Probablement pas, mais peut être. Bien moins mal vécu que cette situation, en tout cas. Encore qu’au moins, il a l’air de réussir à pousser Fenrir à sortir de ses gonds. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà une petite victoire bien méritée. Alors il hausse les épaules avec nonchalance en évaluant mentalement son niveau de colère, en puisant dans toutes ses ressources pour être le plus hautain possible, le plus arrogant possible, le plus désagréable et puant possible. Comme quoi il y a des avantages à avoir grandi chez les riches, au moins. « Tu marques un point. » Enfoncer le couteau dans la plaie. Parce que oui, Sören lui racontera tout. Parce qu’il lui fait confiance. Parce qu’ils sont amis. Et ça, c’est bien plus important qu’un petit ami. Des petits amis, ça se remplace.

Il prend ses aises, et quand le visage de Fenrir lui oblige à relever le regard, c’est juste pour le pousser à plaquer sur ses lèvres le sourire le plus moqueur qu’il a en stock, le plus insultant. Est-ce qu’il est en train de le menacer ? Est-ce que ça ressemble à ça, des menaces ? Sa main tremble à peine, alors qu’il s’imagine attraper la gorge du jeune homme et serrer le plus fort possible, alors que son cerveau lui murmure qu’il ne ferait pas le poids juste avant de lui confirmer que ça n’a pas la moindre importance. Les menaces sont sans importance. Mais sa décision de s’imposer dans leur vie, dans sa vie avec Sören, elle, le rend fou de rage. Alors il lâche une dernière remarque, et observe les poings se serrer, avant de le regarder en le provoquant clairement à le frapper en un regard. Vas-y. Essaye. Qu’on voit qui Sören défendra.

Un rire jaune s’échappe de sa gorge alors qu’il lui incite de se taire, et il brasse l’air de sa main avant de porter sa cigarette à ses lèvres en changeant de nouveau de position. « Je SUIS le centre du monde, faudra t’y faire, chéri. » Puer l’égocentrisme n’a jamais été vraiment difficile. C’est un des rôles les plus faciles à tenir, en fait. Comme le sourire parfaitement imbu de soi-même qu’il arbore en réponse au regard haineux. Jusqu’à ce qu’il rouvre la bouche, en tout cas. Jusqu’à ce qu’il mêle Sören à ça en sous-entendant qu’il ne devrait pas être avec lui. Là, le sourire disparaît pendant qu’il grince des dents, pendant que l’image de Fenrir étranglé revient s’insinuer dans son esprit. Oui il a un sacré problème. C’est un fait. Mais maintenant, Fenrir aussi.

« Il est sérieux, là ? » C’est plus une exclamation générale qu’une vraie question à son ami d’enfance. Parce que lui, en tout cas, est soudainement sérieux. Et que c’est si peu habituel que même lui en est perturbé. Si bien qu’il ne voit pas la colère naître de l’autre côté d’eux. Si bien qu’il entend à peine la première marque de doute. Même le bruit de la tasse le laisse interdit, alors que ses yeux toisent Fenrir pendant qu’il se demande si on peut arracher une jugulaire avec ses propres dents ou pas. Alors le stop le fait sursauter, et il se retrouve à écouter sans bien y croire une scène qu’il n’aurait jamais pensé voir de sa vie : Sören en colère. « Mais … » Le dernier signe de lutte de son arrogance qui s’envole en fumée alors que son ami d’enfance l’assène de reproches et qu’il finit par s’enfoncer dans son fauteuil petit à petit. Et le doigt accusateur qu’il finit par pointer sur lui lui fait un peu baisser les yeux alors qu’une moue presque coupable mais majoritairement boudeuse s’installe sur ses lèvres et qu’il grommelle un « Oui bon pardon. » en remettant son visage dans sa tasse à café, comme un gamin pris en faute. Il aurait presque honte de son propre comportement. Il est surtout mal à l’aise de savoir qu’il a pu énerver Sören à ce point. Ou le faire douter de son amitié pour lui. Comment on dit, déjà ? Si on perd quelqu’un c’est toujours de notre faute à nous ? Oui, ça avait peut être du sens, finalement.

Le fait que Fenrir en prenne pour son grade aussi n’est qu’une maigre consolation, mais ça a le mérite d’en être une. Quand bien même c’est lui qui l’a poussé à dire toutes ces choses, certainement. Mais après tout, tout le monde est coupable, si lui doit l’être. Un « et toc » immature et risible s’échappe de sa tasse de café avant qu’il ne relève le regard sur son ami d’enfance avec la même moue qu’avant. Et de nouveau, il a l’impression de ne pas pouvoir s’enfoncer suffisamment dans le fauteuil alors que Sören les traite comme des enfants insupportables. « Mais … » Même lui a le bon sens de ne pas essayer de relancer le jeu. Et si lui n’a plus de mots, c’est que quelque chose de très sérieux est en train d’arriver. Ses yeux suivent le dos du brun alors qu’il va jusqu’à la cuisine, la constatation de sa colère bien trop évidente le faisant grimacer légèrement. Puis un soupir s’échappe de ses lèvres et il finit son café d’une traite avant de poser sa tasse sur la table bruyamment. Avant de regarder Fenrir de nouveau. Avant de faire un effort, puisque c’est visiblement la seule chose à faire pour ne pas le perdre. Même s’il préfèrerait que ce soit l’autre qui empire son cas et qui se fasse chasser à grands coups de balai dans le derrière.

« Eh ben … » Même sa voix semble moins forte qu’avant. Plus calme, peut être. Ou juste impressionnée. Oui, certainement plus ça. Sa main passe nerveusement dans ses cheveux pour essayer de les empêcher de lui crever les yeux, avant d’aller fouiller ses poches pour trouver une pilule pour le calmer. Bien. Être poli. « Qui aurait cru, hein ? » Ferme-là James. Bon, être poli et dire des futilités, c’était hors de portée. Mais tout de même. Sören. Un petit sourire vient naître sur ses lèvres alors qu’avec le recul, l’image de Sören fou de rage se rejoue dans son esprit. « Est-ce qu’on vient vraiment de se faire sermonner comme des sales gosses par Sören ? » L’idée paraît si absurde, déjà. Il le revoit se retourner en les menaçant de les mettre à la porte au premier mot plus haut que l’autre, et déjà un petit rire naît dans sa gorge. « Je crois qu’il est prêt à devenir maman, désolé mec. » Se moquer de son ami d’enfance n’est pas une occasion à rater. Même avec sa némésis.
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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 10.07.18 8:25

Please, be nice






C’est le bruit de la tasse s’écrasant sur le sol qui me ramène soudainement à la réalité, hors de cette fixation remplie de haine que j’ai pour le blond confortablement installé sur le siège en face de moi. Puis le juron de Sören, prononcé d’un ton bien plus dur que ce dont j’ai l’habitude, qui attire mon attention. C’est quand il se retrouve rapidement devant moi, une main autoritaire sur mon torse et le regard furibond que je prends conscience d’une chose. Sören est en colère. Or, Sören n’est jamais en colère. Et cette constatation me fait l’effet d’un coup de poing en pleine figure. J’ai merdé. James aussi à en juger par les reproches qui sortent de la bouche de mon colocataire à l’égard de son ami d’enfance. Je ne peux empêcher le sentiment ridicule de contentement qui s’immisce en moi quand je l’entends le remettre à sa place de la sorte, effaçant momentanément le sourire fier de son visage.

La victoire n’est que de courte durée pourtant car quand les yeux de mon petit ami transpercent les miens, froids et durs, meurtris et animés d’une colère sourde, c’est le regret qui s’abat immédiatement sur moi. Soutenir son regard est soudainement bien plus difficiles qu’à l’accoutumé et je ne me risque pas à prononcer ne serait-ce qu’une seule syllabe alors que ses mots me percutent de plein fouet. Ce serait mentir que de dire que cela ne fait pas mal. Quand il amène Drake dans la discussion, encore, je sens aussi la colère monter en moi. Comment peut-il me reprocher d’être jaloux alors que lui-même, ramène son sujet de jalousie dans la discussion ? Je sers les dents et je ne dis rien. Pour l’instant. Parce que cela ferait trop plaisir à James que nous faisions une scène devant lui. Je ne peux empêcher mon regard noir de s’abattre sur James quand un « et toc » puéril quitte ses lèvres. Puis un silence pendant lequel mes yeux se baissent sous l’intensité du courroux du brun avant qu’il n’assène le coup final. J’agis comme un connard. Je n’agis pas mieux que James. Aïe. Touché. En pleine fierté et en plein cœur.

Sans un mot aucun, je m’exécute bien rapidement, m’essayant à côté de James sans même y réfléchir à deux fois. Je sens la colère bouillir au fond de moi, la colère envers le bond, la colère envers mon petit ami. Je la réduis à néant, me contentant de me muter dans un silence contrôlé. Parce que je n’ai pas envie de revoir Sören exploser comme il vient de le faire. Et encore moins devant James. Je suis sûr qu’il a bien ri de cette dispute, alors que lui-même l’a provoquée, alors que lui-même l’a cherchée. Je reporte mon regard vers lui lorsque sa voix résonne à nouveau entre nous. « Je suppose qu’on l’a mérité. » Je le sais au fond, je n’aurai pas du rentrer dans son petit jeu de provocation. Mais la jalousie, elle lacère mon cœur et mes pensées. Cette même jalousie qui fait si mal à Sören, alors je sais que je peux faire un petit effort pour la garder pour moi. Du moins, pour le moment.

Je n’ai pas envie de faire la conversation avec l’intrus dans notre salon, de parler de la pluie et du beau temps, et je sais que lui non plus. Je sais que lui aussi ne m’aime pas, que lui aussi pense que je suis en train de lui voler Sören. Ironique. Nous nous battons pour la même cause. « Et je suppose qu’on ferait mieux de se la fermer. Parce que je pense que ni toi ni moi n’avons envie de le blesser plus que ça. » Un petit soupir s’échappe de mes lèvres entrouvertes alors que mon regard dévie sur l’homme qui partage désormais ma vie, s’activant à débarrasser les éclats de verre. Un regard brûlant, un regard désolé, un regard de douleur, un regard possessif. Mais surtout, un regard amoureux. Et même s’il m’a blessé, même si j’ai du mal à garder la tête froide dans cette situation, je suis prêt à faire tous les efforts du monde pour lui. « Désolé James... Pour ce que j’ai dit. » Je suis sincère. Enfin à moitié, mais j’espère qu’il saura s’en contenter. De toute façon, je pense qu’il n’est pas le genre de personne à s’encombrer d'excuses.





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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James 14.07.18 19:59

James

Fenrir


Please, Be Nice

Des gamins.

C’est tout ce que j’ai l’impression de voir en face de moi. Des gamins incapables de rester sage, de s’entendre, de ne pas pester contre l’autre pour la moindre petite phrase de travers. La colère qui se glisse lentement dans mes veines est viscérale, violente, alors que j'assène James de reproche, alors qu’il s’excuse piteusement dans une mimique boudeuse, alors qu’il s’enfonce lentement dans le fauteuil sans oser me rétorquer quoi que ce soit. Heureusement pour lui, d’ailleurs. Je ne suis pas certain de réussir à garder mon calme s’il se décide à en rajouter une couche. Furibond, je me retourne enfin vers mon petit ami, lui administrant le même traitement, ignorant royalement la réplique immature qui résonne dans mon dos. Parce que si je m’attendais à l’attitude risible de mon ami d’enfance, la sienne me blesse encore bien plus. La sienne me fait hurler de frustration. La sienne fait grossir en moi une hargne viscérale, un sentiment dégueulasse d’irritation sournoise. Mon regard le transperce sans aucune retenue, abattant l’épée de damoclès au-dessus de leur tête. Un mot, un seul, et ils se retrouveront dehors. Un mot, un seul, et je ne promets plus de rester maître de cette tempête qui ravage mon esprit. Merde à la fin. Pourquoi James ne peut pas comprendre que j’aime Fenrir plus que tout ? Pourquoi Fenrir ne peut pas comprendre que j’ai besoin de James dans ma vie ? C’est stupide. Vraiment stupide.

Mes pas rageurs me guident rapidement vers la cuisine pour ramasser les débris de verre qui jonchent encore le sol. J’écoute d’une oreille distraite le silence pesant qui s’est installé, rongeant mon frein pour ne pas en rajouter une couche, pour ne pas les pousser hors de ce salon pour les voir s’entretuer ailleurs. C’est pourtant la voix de James qui me tire de cet état entre la colère et l’agacement, la hargne et la fureur. J’échappe un léger rire, rapidement coincé dans ma gorge, alors que mes doigts agrippent les derniers morceaux tranchant pour les jeter dans la poubelle. Mes iris céruléens glissent lentement au dessus du comptoir séparant la cuisine du salon ouvert, transperçant mon ami d’enfance dans une mimique qui se veut sévère. « T’es con, James. » Et pourtant, le demi-sourire qui commence à renaître sur mes lèvres pleines est bien le signe d’un apaisement léger, ou au moins, d’une réussite de sa part pour me calmer. Après tout, c’est la première fois qu’il me voit sortir de mes gonds comme ça. C’est la première fois que je perds la carte devant lui. À cause de lui. J’inspire lourdement, passant mes mains sous l’eau chaude de l’évier, agrippant à nouveau la cafetière pour servir une deuxième tasse de café. Allez Sören. T’es capable. T’as bien réussi à les calmer, ces sales gosses. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire, maintenant, hein ?

Je lance un regard prudent vers mon petit ami, rapidement bercé par une pointe de gratitude. Si je sens bien la colère silencieuse qui anime chacun de ses gestes, je suis tout de même reconnaissant pour l’effort qu’il accepte de faire pour moi. Les tasses en main, je rejoins rapidement les deux gamins au salon, m’asseyant au côté de Fenrir. La tentation de prendre sa main dans la mienne est grande, ne serait-ce que pour apaiser un peu de notre colère respective, mais je m’y refuse. Je n’ai pas envie de le voir la rejeter maintenant. Je n’ai pas envie d’exploser littéralement. Et certainement pas devant un témoin bien trop heureux de mettre de l’huile sur le feu. « Écoutez, j’attends pas de vous que vous soyez les meilleurs amis du monde, hein. » Mes iris céruléens glissent de l’un à l’autre, ma voix s’étant faite plus douce, plus réfléchi, moins portée par l’agacement et la hargne. « Tout ce que je veux, c’est que vous ne vous sautiez pas à la gorge comme deux chats de gouttières, d’accord ? » Que vous arriviez à discuter un peu. À échanger. Le pire, dans cette histoire, c’est que je suis persuadé que vous pourriez vous entendre, si seulement vous vous en donniez la peine. Je reporte rapidement mon attention sur Fenrir, laissant un regard douloureux se poser dans le sien. « Merci. De faire un effort. Ça compte beaucoup pour moi. »


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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James Hier à 13:38

Sören a eu raison de leur concours de qui a la plus grosse, apparemment. Il le réalise avec choc, presque. Il ne lui semblait pas l’avoir déjà vu aussi en colère, et pourtant, ils se connaissaient depuis des années. Ca a au moins le mérite de le pousser à essayer de détendre l’atmosphère, comme une seconde nature quand les choses deviennent trop tendues. Ca a au moins le mérite de le faire se remettre en question, même si ce n’est que quelques secondes. Oui, même si ça lui fait mal de l’admettre, ils l’avaient probablement mérité. Surtout Fenrir, d’ailleurs. Parce que lui ne faisait que chercher à ne pas perdre son ami. C’était l’autre, le vrai coupable. N’est ce pas ? Meh. C’était peut être un peu tout le monde. Parce que Fenrir voulait juste garder Sören pour lui, et malgré tout ce qu’il pouvait lui reprocher, c’était loin d’être incompréhensible pour lui, puisqu’il était là pour l’exacte même raison.

Alors il hausse les épaules avec une moue boudeuse comme simple réponse. Non, il n’avait pas vraiment envie de le blesser plus que ça. Mais il exagérait un petit peu, tout de même. Alors autant se moquer de lui. Et le rire qui lui répond lui fait reposer ses yeux sur le brun avec un sourire moqueur, sourire qui ne fait que grandir quand il essaie de jouer l’énervement et qu’il n’arrive qu’à se moquer de lui-même. Non, Sören, ce n’est pas parce que tu as poussé une gueulante que je ne me moquerai pas un peu plus de toi. Et puis, au moins, il est calmé. Parce que ce n’est tout de même pas très rassurant, un Sören énervé. Ca dépayse un peu trop.

Son regard se repose sur Fenrir en entendant sa voix le sortir de ses pensées, et il fronce les sourcils avant de brasser l’air de sa main. « Garde tes excuses. De toute façon c’était vrai. » Ce qu’ils ont dit, autant l’un que l’autre. Et puis ils n’étaient pas là pour devenir amis, de toute façon. D’ailleurs, les excuses semblaient toujours affreusement hypocrites à ses oreilles. Et puis oui, il avait un sacré problème. Que ce problème s’appelle Fenrir en ce moment ne changeait rien à ce fait. Alors il écoute Sören en se retenant au dernier moment de lever les yeux au ciel et se dépêtre du fauteuil pour escalader plutôt son dossier et essayer de trouver une position plus confortable. « C’est dommage, on se marrait bien pourtant. » Ou alors pas du tout.

Ses yeux se posent sur les deux imbéciles qui lui font face, et pendant quelques secondes, il les observe alors qu’ils se regardent, alors que ces mots si tendres échappent de la bouche de son ami d’enfance, alors qu’il réalise qu’ils ont réellement quelque chose d’unique. Une petite grimace vient même se dessiner sur son visage alors qu’il finit incapable de les quitter des yeux, mais il se retient de dire quoique ce soit pour leur laisser le loisir de se murmurer des mots doux, en guise de participation à l’effort général. Sauf que c’est vite trop pour lui, et il se relève après avoir fini d’une traite son café pour aller écraser sa cigarette au rebord de la fenêtre et courir à moitié dans la cuisine remplir sa tasse de nouveau. Fuir un peu toute cette mièvrerie sans le dire directement, pour éviter d’admirer la version deux de Sören la Furie. Juste leur laisser quelques minutes avant que la jalousie et la peur d’être trop remplacé ne vienne reprendre son dû quand ses fesses se reposent sur le fauteuil.

« Je vais gerber. » C’est dit avec trop de nonchalance, mais au moins c’est dit. Au moins il espère qu’ils vont arrêter de se regarder dans le blanc des yeux pour prêter attention à lui. Parce que finalement il préfère un Sören énervé que tenir la chandelle. Finalement il préfère se faire insulter qu’ignorer. « Vous êtes tout le temps comme ça ? Et personne ne vous a encore égorgés ? C’est chaud. » Ses lèvres trempent dans le café pour se donner du courage, et pendant quelques secondes, il se dit qu’il aurait dû y ajouter du whisky pour pouvoir supporter cette scène. « Ou vous vous retenez juste de vous engueuler et vous attendez que je parte pour ça par politesse ? Vous gênez pas pour moi hein. Je peux choper du pop corn. »
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MessageSujet: Re: Please, Be Nice | Fenrir&James Aujourd'hui à 19:48

Please, be nice




La jalousie qui me prend, je ne suis pas habitué à la ressentir. Mais j’ai décidément du mal à garder les pensées claires quand je pose mes yeux sur le blond qui s’est immiscé dans notre après midi comme une tempête infernale. Je n’arrive pas à penser à autre chose qu’au fait que sa proximité avec mon colocataire me déplaît. Qu’au fait que son comportement enfantin fasse bouillir mon sang dans mes veines. Qu’au fait qu’il est posé ses lèvres sur celles de Sören, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde à faire avec ses amis. Ce qui m’énerve le plus finalement, c’est le traitement de faveur qu’il semble recevoir de la part de mon petit ami. Parce que lui n’a le droit qu’à une petite remontrance alors que ses remarques ont clairement dépassés la limite. Que s’il ne s’agissait pas de James, je sais que sa colère aurait été bien pire. Parce qu’il lui passe tout, même les petits pics qu’il continue de me lancer. Alors que moi, j’ai le droit à ce regard meurtri et courroucé, comme si j’étais le plus fautif de l’histoire. Mais crois-moi Sören, tu n’es pas le seul à être en colère à cet instant.

Pourtant, je ravale tous ces sentiments négatifs, les gardant en moi pour le moment et me contentant de m’asseoir en silence sur le canapé. J’observe comment même après toute cette scène, le blond arrive quand même à tirer un sourire amusé à mon colocataire. À le sortir de cet état de hargne. Quel héros ce James, vraiment. Comment suis-je censé lutter contre l’amitié étrange et fusionnelle qui les unie ? Après tout, ils se connaissent depuis toujours, je ne le connais que depuis cinq ans. Je suis totalement hors compétition, et cela m’attriste autant que cela m’énerve. J’ai presque envie de les laisser seuls dans la pièce pour ne pas troubler leur petits jeu de regards silencieux et leurs sourires en coin. Mais j’aurai bien trop peur que l’intrus se décide à de nouveau l’embrasser de force pour le perdre de vue ne serait-ce qu’une seconde.

Alors, je me contente de m’excuser dans une sincérité plus que douteuse. Une perte de temps puisqu’il n’en veut pas de mes excuses. Ce que je comprends, d’une certaine façon. Moi non plus je ne voudrais pas des siennes. De toute façon, je me doute qu’il est bien loin d’avouer être désolé pour toute cette scène, puisqu’il ne l’est clairement pas. Quel connard. Mon regard est accaparé quelques secondes par Sören qui s’installe à côté de moi. Nos yeux croisent, si vite, avant que je ne les détourne. Je n’ai pas envie de l’affronter maintenant et je n’ai pas envie qu’il y lise toute la rage qui m’anime. C’est un autre problème pour un autre moment, et certainement quand nous serons plus en privé. Je retiens toutes les insultes qui me viennent quand l’autre ouvre la bouche, encore, toutes les remarques blessantes qui menacent de sortir. J’aime Sören bien assez fort pour essayer au maximum de respecter ce qu’il veut. Un petit soupir m’échappe lorsqu’il me remercie et il fait bien, parce que l’effort que je fournis actuellement est monstrueux. « De rien. » Des paroles prononcées beaucoup plus sèchement que je n’aurai voulu alors que je fuis rapidement son regard.

Avant de le reporter sur James qui, clairement, n’en a pas fini avec ses remarques plus qu’énervantes. « Non personne ne nous a encore égorgé parce que personne n’est au courant qu’on est ensemble. Sauf toi, évidemment. » Parce que toi, tu as le droit à tous les traitements de faveur qu’il est possible d’avoir, n’est-ce pas James ? Même si mon ton est clairement sarcastique, je ponctue ma phrase d’un sourire que j’essaie d’arborer avec sincérité. Qui se solde en un échec cuisant. Je soupire profondément à ses prochaines paroles, serrant doucement mes poings pour ne pas exploser. « Comment je suis censé rester calme s’il ne se la ferme jamais. » Des paroles prononcées bien trop rapidement, bien trop doucement, parce qu’elles ne sont adressées qu’à moi-même. « Dis donc James, tu parles toujours autant pour rien dire ou c’est juste que t’es dans un mauvais jour ? » J'ai dis que j'allais tenter de faire un effort, pas forcément réussir.



CODAGE PAR AMATIS

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