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La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany

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MessageSujet: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 26.06.18 11:44

La seule vérité que je peux te dire

Kamal
&
Bethany
Toi et Yaël étiez différents depuis votre arrivée dans le pays de feu et de glace. Toi tu t’agitais beaucoup, tu faisais de longues balades dans les fjords et tu croyais beaucoup au Huldufolk. C’était pas commun d’y croire autant, mais toi ça te permettait d’avancer et de passer à autre chose. Tu ne t’étais jamais vraiment remis de cet attentat et du décès de Zayane, mais tu faisais ton bout de chemin, un peu bizarrement, mais tu avançais. Yaël, elle, faisait son deuil autrement. Elle sortait beaucoup, et elle profitait de tout ce que l’Islande pouvait lui offrir : argent, alcool, sexe. Peut-être autres choses. Sur ça, elle était discrète, elle ne te racontait pas grand-chose mais ça ne t’empêchait pas de te faire beaucoup de soucis pour elle. Tu avais l’impression que l’attentat l’avait plus marquée qu’il ne t’avait marqué toi. Il suffisait de la voir quand elle dormait. Son sommeil était très agité certaines nuits. T’étais malheureux comme les pierres de la voir comme ça. Yaël a toujours su donner le change, c’était elle l’homme de la maison, pas toi. Mais là c’était différent, tu le voyais bien. C’était dur pour elle de vivre dans un pays si différent du Soudan. Tu t’en voulais parfois d’avoir insisté pour vivre en Islande. Tu pensais que ça vous ferait du bien de changer complètement d’horizon. Tu avais peut-être tort.

C’est pour ça que tu étais parti voir Bethany. Tu l’avais déjà croisée avec Yaël quelques fois et tu soupçonnais la brunette d’en savoir plus que toi. Ta sœur ne te disait pas tout pour te préserver et tu l’aimais pour tout ce qu’elle faisait pour te garder, mais tu avais besoin de savoir. C’était viscéral. Tu aimais trop Yaël pour juste ignorer son mal être. C’était ton monde Yaël. T’aurais tout fait pour alléger le poids sur ses épaules. Le quartier était beau. Rien à voir avec le Soudan : ici tout était beau, les maisons étaient blanches, d’autres colorées. Pas de couleurs tristes, au contraire, des couleurs gaies qui te donnaient le sourire et l’envie de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. T’avais un peu peur de te perdre, toi qui avait toujours du mal avec la langue islandaise, mais tu te faisais confiance. Et puis tu ne pouvais de toute façon pas te fier aux panneaux, tu n’arrivais pas à lire les lettres dessus. Tu devais te faire confiance. Tu marchais donc, à la fois un peu anxieux mais aussi souriant. Puis tu reconnus l’immeuble. Tu profitas que quelqu’un en sorte pour te faufiler à l’intérieur. Peut-être pas la meilleure idée du siècle parce que du coup tu ne savais pas à quel étage te diriger, mais tu étais entré sans réfléchir. Tu avais ensuite fait tous les étages un par un en te cassant la tête pour déchiffrer les étiquettes sur les sonnettes puis tu t’es avancé vers cet appartement. D’abord tu as froncé les yeux en entendant les gémissements de l’autre côté de la porte, puis tu t’étais approché de la sonnette en étant très mal à l’aise. Tu avais regardé plusieurs fois derrière toi pour t’assurer qu’on ne te regarde pas, puis tu t’étais senti encore plus gêné quand tu as reconnu le nom de Bethany. Prenant ton courage à deux mains, vérifiant une dernière fois que personne ne te regarde, tu finis par toquer trois grands coups sur la porte.

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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 26.06.18 15:54


Bethany & Kamal


Tu ne sais pas son prénom. Franchement, c'est le dernier de tes soucis en ce moment. Tu l'avais d'abord abordée au restaurant. Un truc un peu hors de ton terrain de chasse habituel. Toi qui a pourtant l'habitude de trouver tes proies dans les bars, tu t'étais retrouvée à sortir de belles paroles à la serveuse de ce petit café. Parce qu'elle était bien trop belle avec ses petites lunettes, sa longue chevelure d'un brun presque roux remonté dans une queue de cheval. Et ses yeux. Son regard perçant malgré ses yeux foncés, malgré le cadre de métal et les verres transparents. Une beauté naturelle qui n'a pas réussi à te dire non. Qui n'a pas été capable de refuser que tu l'invites "pour un café" chez toi. Tu avais été patiente, en plus. Tu avais attendue que la demoiselle termine son quart de travail lorsqu'elle t'avait annoncée qu'il lui restait une demie-heure. C'est bien parce qu'elle était belle, celle-là.

Elle était si belle, magnifique. Comme sa voix, d'ailleurs. Mais vachement... vocale. Certes, tu ne doutes pas de tes capacités au lit. Tu ne t'en vantes pas forcément, mais tu sais que tu as l'expérience en conséquence et les réactions de tes partenaires parlent d'eux-même. Il en avait fallu peu pour que le désir vous emporte, pour que tu l'amènes jusqu'à ta chambre, que tu la retires de ses vêtements. Parce que ça avait été clair depuis le début que ce n'était pas pour un café, bien entendu. Tu en avais un entre les mains tandis que tu le lui avais demandé. Tu avais surtout espérée qu'elle ne soit pas assez idiote pour ne pas comprendre ton allusion. Parce qu'il y a de ces gens, parfois. Il faut tout leur expliquer et c'est rapidement chiant. Ça te coupe toute envie, toute curiosité. Ces gens-là, en général, c'est ceux qui font en sorte que tu te lèves et partes sans rien dire ou après une excuse minable pour ne jamais leur revenir. Mais elle était intelligente, celle-là. Ou encore plus stupide d'avoir accepté de partager ton lit, va savoir.

Tu avais une main apposée à son ventre pour caresser, la seconde enroulée autour de sa cuisse légèrement bronzée tandis que tu mettais le coeur à l'ouvrage sur sa féminité de tes lèvres, ta langue. Tu n'étais même pas encore complètement dévêtue toi-même que tu l'entendais déjà. Haut et fort. Une hypersensible, sans doute. Mais ça te plaisait. Véritable musique à tes oreilles, tu comptais bien t'amuser. Longtemps. Rien à faire des voisins. Qu'ils entendent s'il le faut, c'est la dernière chose qui occupe ton esprit en ce moment. Tout ce qui compte, là, maintenant, ce sont ses gémissements, son plaisir. Sauf que c'est un bruit qui t'arrête. Quelqu'un qui toque à ta porte. Ton voisin, sans doute. Tu t'arrêtes en soupirant, posant un doux baiser au bas du ventre de la demoiselle au prénom si peu important. « Je reviens. Ne bouge pas. » Ta voix se fait mielleuse, sensuelle, malgré l'ordre bien précis. Un sourire, un autre baiser contre sa peau accompagné d'une délicate morsure pour finalement te redresser.

Aussitôt que tu étais sortie de ta chambre, que tu avais traversé ton cadre de porte, ton sourire avec quitté tes lèvres. Parce que tu as horreur que l'on t'arrête dans ces situations, que l'on coupe ton plaisir, ton moment personnel. Encore pire si c'est pour venir t'emmerder sur le son de ta conquête. Ce n'est pas ta faute, ça. Tu n'allais pas la bâillonner quand même. Ce serait déplaisant. Pour elle, comme pour toi qui se prive de sa belle voix. Tu sens une colère qui se tiraille au creux de ton ventre. Foutus voisins. Incapable de te laisser vivre comme tu l'entends. Incapable d'avoir au moins la décence d'attendre que tu termines de t'affairer avec la brunette. Un coup d'oeil rapide au miroir que tu croises en chemin afin de replacer ta chevelure. Tu n'as pas même pris la peine de remettre quoi que ce soit par-dessus ton corps en sous-vêtements. Un soutien-gorge pour cacher ta poitrine, une culotte garçonne sur les fesses, c'est comme ça que tu allais accueillir ton voisin qui venait te déranger. Tant pis pour lui. Avec de la chance, ça allait le troubler et le faire taire. D'un pas déterminé, sentant cette frustration monter rapidement, tu débarres la porte en l'ouvrant dans un soupire agacé. « Quoi, j'ai pas le droit de m'amuser, maintenant? » Ta voix se porte à l'interlocuteur derrière ta porte d'entrée avant même que tu ne constates la personne en question. Ta voix, elle se fait relativement sèche, démontrant clairement que la personne qui est venue cogner à la porte était en train de déranger quelque chose d'important. Puis, ton regard se pose finalement sur la personne en question, t'amenant à froncer un peu les sourcils. Parce que ce n'est pas ton voisin, derrière la porte. Loin de là, même.

Non, au lieu, se dressait devant toi un jeune homme au visage familier. « Kamal? » Tu lâches comme une question qui n'en est pas réellement une. Le frère de Yaël. Tu l'as croisé à quelques occasions étant donné que la jeune femme a pris logis chez toi de façon temporaire, depuis quelques temps. Kamal. Le type que tu trouves étrange, que tu n'oses pas vraiment fréquenter comparé à sa soeur. Parce qu'il croit à ces trucs un peu trop farfelus, ces choses ridicules qui concerne l'au-delà. Toi, tu es bien trop terre à terre pour arriver à croire une chose pareille. Tu ne comprends même pas pourquoi il y a des panneaux qui viennent définir la présence d'un territoire appartenant à des elfes quelconques. Ils ne sont même pas réels, invisibles. Tu n'as pas grandi avec ce genre de croyances, toi. Sauf que malgré tout ça, malgré votre différence, il est là, devant ta porte d'entrée. Ça aurait été ton voisin, tu aurais rapidement pu refermer la porte à son visage et retourner à la belle brune qui t'attend sagement entre tes draps. Sauf que là, quelque chose te dit que sa présence n'allait pas être aussi facile à virer. « Yaël n'est pas là, si tu la cherches. » Tu te fais moins brusque dans tes paroles que ta voix précédente, bien que l'on puisse toujours autant lire dans ton expression que tu étais agacée, que tu étais à occuper à autre chose et que forcément, il dérangeait. Le simple fait que tu ne lui demandes pas en quoi tu pouvais l'aider était déjà bien révélateur, en plus du reste. Parce que tu n'as aucune idée de pourquoi il est là, devant toi -pire, chez toi- si ce n'est pas pour parler à sa soeur. Et surtout, tu te retiens de lui fermer la porte au nez comme tu l'aurais fait au voisin, en lui disant de revenir lorsqu'elle sera de retour. Surtout parce que tu ne veux pas jouer les messagères. Tu as mieux à faire, autre chose -quelqu'un d'autre- à t'occuper que de lui et la raison de sa venue.

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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 27.06.18 16:24

La seule vérité que je peux te dire

Kamal
&
Bethany
Tu avais un mouvement de recul quand Bethany t’ouvrait et te criait dessus. Tu secouais la tête pour essayer de mieux comprendre et tes lèvres se déformaient sous le mouvement. Puis tu la regardais et fronçais les yeux. Elle était presque nue. T’étais d’ordinaire à l’aise avec la nudité, mais là c’était différent. Bethany et Yaël étaient proches. T’avais l’impression de t’introduire dans l’intimité de ta sœur et ça te mettait drôlement mal à l’aise.  Puis un petit « Kamal ? » interrogatif sortit de sa bouche, montrant qu’elle ne s’attendait pas à te voir toi. C’était de ta faute, tu n’avais pas annoncé ta venue, mais t’en revenais pas qu’elle ait été aussi agressive avec toi. Alors quand tu entendis ton prénom, tu mis ta main devant toi tellement c’était évident et tu hochais la tête en faisant de gros yeux. Puis ta main s’ouvrit pour désigner ses sous vêtements et tu ajoutas avec le même ton interrogatif « Habille toi ? » Oui parce que quand même, tu n’avais pas envie de continuer cette conversation avec Bethany à moitié nue.

Tu allais expliquer pourquoi tu étais là quand elle te coupa une nouvelle dans ton élan. Cette fois sa voix était moins agressive mais on était loin du pays des bisounours ou d’un viens dans mes bras. Toujours mal à l’aise, tu posais une main derrière ton crâne et hochais les épaules. T’avais toujours du mal à gérer ta gêne. Pourtant il y avait beaucoup de situations qui te mettaient mal à l’aise : la pollution, la discrimination, les bruits forts, et tout un tas de choses dont l’agressivité faisait parti. Tu cherchais donc tes mots pour expliquer la raison de ta venue mais tu avais du mal à les trouver à cause de la barrière de la langue. Et pendant que ton regard vaguait à l’horizon et que tu réfléchissais, tu te tourna légèrement sur le côté pour ne pas voir la peau nue de Bethany. « Non, je veux te parler concernant Yaël. Je suis inquiet. » Ton accent soudanais était très prononcé. Tu cherchais le regard de l’anglaise pour essayer de voir si tu avais besoin de répéter. Puis un peu curieux, tu te penchais un peu sur le côté pour essayer de voir l’auteur des gémissements de tout à l’heure. T’étais un peu déçu de savoir que Bethany n’avait pas que Yaël, quoi qu’au fond de toi, tu te doutais que ta sœur n’était pas encore prête pour une relation unique.
Mais mince, maintenant que t’étais là, t’avais pas envie de partir. Tu te faisais trop de soucis pour ta sœur. Alors tu baissais ta tête et tu entrais chez Bethany en coupant votre lien visuel. « Je te regarde pas. »

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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 01.07.18 13:59


Bethany & Kamal


Tu n'as jamais vraiment eu bonne relation avec tes voisins. Parce que tu ne vis pas comme les autres, semblerait-il. C'est pas rare qu'ils viennent te déranger parce que tu fais trop de bruit avec ta basse, que tu fermes la porte trop fortement. Ou comme ce que tu crois là maintenant: parce que tu as une conquête qui se fait trop vocale. Mais là, tu ne t'attendais pas à ça. Tu ne t'attendais pas à voir le frère de Yaël devant ta porte d'entrée. Tu étais persuadée que c'était encore un sale coup de l'un des voisins qui cherche à nuire tes occupations. Parce que c'est toujours ça, en fait. Il y a rarement de gens qui passent chez toi. Pour le simple fait que tu t'attaches trop peu aux autres pour les amener à ton appartement outre pour une nuit. Les exceptions? Heiki et Yaël. Parce que la jeune femme a pris logis chez toi depuis quelques moments. Elle est imposante, quand elle veut, la Yaël. Une personnalité forte, qui sait ce qu'elle désire et n'hésite pas à aller le chercher lorsque nécessaire. Et toi, tu ne dis pas non. Pas à son corps, pas à ses mains. Une sorte de paiement silencieux, nature, qui fait que tu la laisses dormir dans ton appartement. Qui fait que tu endures ses crises occasionnelles en pleine nuit. Puis il y a Heiki. Ce gars qui te fascine, que tu as ramené chez toi parce qu'il était complètement bourré, que tu n'as pas foutu en dehors de ta porte au lendemain matin. Non, au lieu, tu as déconné avec lui. Comme si votre jeudi soir n'était pas terminé, au fond. Puis tu t'es endormie dans ses bras parce que tu étais bien trop fatiguée, qu'une sieste n'était pas de refus avant d'aller au boulot et qu'il te proposait ses bras. Sans doute une rare personne avec qui tu as dormi sans que vous n'ayez pas au moins couché ensemble au moins une fois. Ça aurait pu, sans doute facilement peu importe ce qu'il critique de ton corps. Mais ce n'était pas arrivé. Parce que tu te le refuses. Parce que tu sais qu'il manipule, comme toi.

Sauf que voilà, rares sont les gens qui reviennent chez toi. Outre ton voisin et ces deux personnes, il y a rarement quelqu'un. Parce que tes conquêtes, elles ne reviennent pas. Et heureusement, parce que ce n'est pas quelque chose que tu voudrais gérer. Parce que réparer leur petit coeur brisé, tu n'en as pas envie. Elles restent loin et c'est tant mieux. Puis vint le bruit à ta porte, la surprise d'y voir le jeune homme finalement. Au point d'en sortir son prénom alors qu'il te regarde comme si c'était l'évidence même. Alors qu'au lieu de réagir sur autre chose, il te fait constater ta nudité. Comme si tu n'en étais pas consciente. Et pourtant, tu ne fais que lever les yeux au ciel, qu'un peu, à peine tandis que tu t'appuies plutôt un peu contre ta porte. Porte que tu tiens depuis que tu l'as ouverte, par ta main encore sur la poignée. C'était le dernier de tes soucis en ce moment, tes vêtements. Ou ton manque de, plutôt. Parce qu'il n'avait pas averti qu'il allait passer. Rien, pas même un coup de téléphone. Tu voulais simplement savoir ce qu'il faisait là, chez toi. Ce qui fait que tu ne lui as pas laissé le temps, tu as aussitôt repris parole. Puis, viens la phrase qu'il a sortit avec difficulté. Tu en as presque oublié qu'il était plus habile en anglais, vu ta colère intérieure, vu la situation complète. Mais tu restes surprise lorsque tu l'entends. Lorsqu'il te dit qu'il s'inquiète pour sa soeur. Tu fronces un peu les sourcils, par confusion. Il lui était arrivé quoi, à Yaël? Elle avait fait une connerie? Était sur le point d'en faire un? Les idées dévalisent à toute vitesse dans ton esprit tandis que tu te fais déconcentrer par un corps qui se penche pour observer derrière toi. Pour trouver la brunette, sans doute. Chose qui te fait rappeler qu'elle attend encore que tu reviennes vers elle.

C'est un petit rire qui lui répond tandis que tu fermes finalement la porte, contenant un "Vas-y, fais comme chez toi" lorsqu'il entre sans rien dire. Non, au lieu il t'annonce qu'il ne te regarde pas. « Tu regardes comme tu veux, hein. » Parce que son malaise te fait rire et tu es trop peu pudique pour que ce soit une chose qui te dérange réellement. Tu auras beau ne pas aimer ce corps, ce n'est pas de par son apparence, peu importe à quel point tu tentes de t'engouffrer sous les tatouages pour t'oublier. Mais de le voir là, comme ça, mal à l'aise de ta presque nudité? Tu as presque envie de le prendre dans tes bras rien que pour voir cette gêne s'accentuer. Mais tu ne le fais pas. Au lieu, tu ajoutes un « Installe-toi, je reviens. » Parce que tu sais bien trop comment va se passer la suite des choses et en aucun cas, c'est de retourner à ta chambre avec la brunette une fois l'appartement libéré. Alors tu laisses tes pas te guider jusque vers la demoiselle qui t'attendait dans tes draps. Tu lui expliques vite fait qu'elle doit quitter, qu'il y a quelque chose d'important. Tu ne la touches même pas, ignorant ses moindres mots de confusion et de tentatives de te ramener à elle, tandis que tu prends ses vêtements et les lui lance presque, tandis que tu prends la peine d'au moins enfiler toi-même un jeans et un teeshirt. Non, tu n'es pas pudique, mais tu n'allais tout de même pas passer des heures à écouter Kamal t'expliquer ses inquiétudes alors que tu n'es qu'en sous-vêtements.

Tu presses déjà une main dans le dos de ton conquête inachevée pendant qu'elle sort de ta chambre, histoire de lui confirmer son mouvement, de l'amener à le faire un peu plus rapidement. Parce qu'elle semble un peu confuse, la jeune femme. Elle ne comprend pas ton urgence soudain, son impossibilité de rester et le fait que tu insistes que c'est terminé. Tu lui as donné si peu d'informations, en même temps. Ta tête est déjà rendue ailleurs, en train de chercher la raison de la venue de Kamal, de ce qui se passe avec Yaël alors tu en oublies de spécifier en dehors d'un "Tu dois partir, il y a un truc important." Et elle semble encore plus perdue lorsqu'elle voit le jeune homme dans ton appartement. Chose de laquelle tu lui détournes l'attention pour l'amener jusqu'à ta porte d'entrée, l'ouvrant déjà devant ses yeux. Elle semble déçue, ta brunette. Tu l'es aussi, forcément. C'est pas du tout comment tu prévoyais terminer ta soirée avec elle. Mais tu lui changes les idées, tu l'empêches de bouder -et de continuer de rester- en l'embrassant une dernière fois. Baiser qui se fait une pointe passionnée lorsqu'elle te répond. Baiser auquel tu coupes court beaucoup trop rapidement afin de lui lancer un doux sourire. Sourire qui est complètement faux, certes, même si c'est quasi impossible à déceler. Elle n'y voit que du feu, elle, au moins. « On se reprendra ma belle. Je t'appellerai, promis. » Et sur ce, tu la fais sortir, tu fermes la porte sans même lui donner le temps de prendre conscience que tu ne lui as jamais demandé son numéro. Tu barres la serrure, passant une main dans tes cheveux pour les terminer sur ta nuque, soupirant un peu pour te diriger dans ta petite cuisine. « Tu veux un thé, un café? » Que tu demandes finalement au jeune homme, en anglais cette fois, lui reportant ton attention finalement. Tu n'es pas quelqu'un de très hospitalière en temps normale. Sauf que tu comptais te faire un thé pour bien digérer la déception actuelle, alors aussi bien proposer rendue à ce point.

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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 03.07.18 13:34

La seule vérité que je peux te dire

Kamal
&
Bethany
Au regard de Bethany, tu devinais que t’avais éveillé sa curiosité, que elle non plus n’en avait pas rien à faire de ta jolie sœur. Ça te rassurait dans le fond, toi qui avait un peu peur qu’elle t’envoie balader à t’aboyer comme ça dessus. Tu te penchais sur le coté au même moment parce que t’avais toujours été d’une nature curieuse et que tu voulais voir à qui appartenait la voix que tu avais entendue tout à l’heure. Puis tu repensais à ta sœur, tes pensées allaient un peu dans tous les sens, et tu entrais chez Bethany sans lui demander si elle voulait bien de toi. Déjà comme ça t’étais sûr de pouvoir discuter, puis qui sait, t’allais peut être satisfaire ta curiosité. Tu détournais exprès ton regard de Bethany toujours dévêtue, et tu lui précisais que tu ne la regardais pour ne pas la mettre mal à l’aise quand en vérité, le plus gêné de vous deux, c’était toi. Elle aquiesca à peine et te répliqua avec quelques mots que tu ne réussis pas à comprendre. Tu pinçais tes lèvres, puis pensais à autre chose tout de suite après. T’avais l’habitude que les mots t’échappent, t’en faisais pas tout un plat. Elle partait vers ce que tu devinais être sa chambre, sûrement pou se vêtir et dire à sa conquête de s’en aller et tu te dirigeais vers la cuisine pour examiner un peu le tout. T’avais envie de toucher mais par respect pour Yaël et par extension pour Bethany, tu te retenais et tu te redirigeais vers le salon. Sur le chemin, tu retirais tes chaussures et une fois à hauteur du canapé, tu te laissais tomber dedans. C’était moelleux et agréable.

De l’autre côté de l’appartement, tu entendais la deuxième voix, celle de tout à l’heure, celle qui criait. Cette fois, elle était moins enjouée, plutôt râleuse et tu te sentais gêné d’interrompre ce moment. T’imaginais sans trop te contrôler à quoi elle ressemblait et tu pensais à leur corps nu qui auraient du se toucher sans toi. Ça ne t’excitait pas, loin de là, t’y pensais juste comme ça, un peu par curiosité, en te demandant comment elles faisaient. Tu n’avais jamais été très porté sur la question toi. T’as eu quelques conquêtes mais tu pourrais très bien te passer du sexe. Tu ne t’étais même jamais demandé si tu étais plus attiré par un sexe que par l’autre. Tout ça te semblait tellement désillusoire. Tu soupirais un peu à cette pensée puis regardais autour de toi. L’appartement était joli, en tout cas plus que le tien et il était propre. Puis soudain, du fond du couloir, t’aperçus une tête inconnue s’approcher suivie de Bethany. C’était une petite brune, plutôt jolie et comme tu étais gentil et courtois, tu lui souris. Elle avait l’air un peu déstabilisée et tu n’eus pas le temps de faire plus car très vite Bethany coupa votre lien visuel en poussant sa conquête sur le pas de porte. Elles s’embrassèrent et tu tournai la tête mais tu regardais quand même, par curiosité. Puis ton hôte ferma la porte, soupira et se dirigea vers sa cuisine d’où elle te demanda, en anglais cette fois, si tu voulais un thé ou un café. Ça te faisait du bien de l’entendre parler anglais. Elle avait un accent un peu rigolo qui te fit sourire et, dans la même langue, tu finis par répondre « Un thé si ça ne te dérange pas. »  Puis tu regardais dans le vide en pensant à ta sœur. Tu te faisais beaucoup de mourrons pour elle et tu ne pouvais plus attendre. Alors tu finis par souffler « Elle te dit beaucoup de choses à toi Yaël ? » Tu croisais tes jambes sur le canapé. « Vous êtes proches, elle doit te parler. Je suis inquiet. » Tu marquais une pause sans t’en rendre compte, le regard au loin, plongé dans tes souvenirs. Puis tu haussas les épaules « Depuis qu’on est arrivé en Islande, elle est différente, elle… Vous vous êtes connues comment ? » Tu voulais pas être indiscret, loin de là. T’essayais juste de mieux comprendre qui était Bethany pour mieux comprendre ta sœur.


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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 03.07.18 21:11


Bethany & Kamal


Tu ne connais pas grand chose, de Yaël. Tu sais vaguement son passé, quelques informations ici et là. Tu sais qu'elle a des terreurs nocturnes qui te cassent les tympans au beau milieu de la nuit et qu'elle laisse ton appartement en bordel. Ce n'est pas parce que tu ne t'intéresses pas à elle, loin de là. Il y a quelque chose de fascinant autour d'elle, comme une aura, un champ magnétique quelconque qui fait qu'elle garde ta curiosité bien en place. Parce qu'elle est brusque dans ses paroles, qu'elle a une tête forte. Quelque chose de différent de la grande majorité des personnes que tu côtoies. Et c'est par sa différence que tu prends ton temps à l'apprivoiser, la connaître. Tu la laisses te dire ce qu'elle veut bien t'avouer, ne cherchant pas trop à l'amener sur des terrains glissants. Tu sais encaisser les coups, gifles comme poings, mais vu son passé, tu restes quand même calme. Puis, c'est davantage pour satisfaire ta curiosité qu'une réelle attention envers elle. C'est pas forcément une bonne intention de ta part, mais c'est pas vraiment nouveau ça. Alors tu la laisses vivre, la Yaël. Tu la laisses se confier à toi lorsque vient le moment. D'un côté, c'est peut-être mieux ainsi. Parce que tu l'apprécies quand même assez pour la laisser chez toi, la laisser te casser les tympans autant par gémissements que des cris causés par des douleurs du passé. Et en savoir trop, tu sais que tu chercherais à utiliser le tout contre elle. Donc tu la gardes près et loin à la fois, en attendant de savoir ce que tu comptais faire. Sauf que là, ça t'amène à avoir son frère chez toi. Le fait que tu la gardes à proximité te démontre comme une pseudo alliée dans la quête de vérité que le frère semble avoir et ça te dérange. Parce que s'il y a bien quelqu'un qui est loin d'être une alliée, c'est bien toi. Mais il entre, il s'impose. Tu aurais pu le virer, le rattraper par le col pour le ramener à l'extérieur. Sauf que tu es curieuse d'en apprendre aussi, au final. Parce que tu comptes bien profiter qu'il cherche information pour en tirer aussi. Donnant-donnant. Même si c'est un peu injuste vu le peu que tu sais d'elle. Cependant, c'est à ton avantage, alors tu n'hésites pas. Tu le laisses faire, tu dis au revoir à la brunette déjà en dehors de ton appartement lorsque tu l'embrasses. Tu ne lui laisses pas le temps de réaliser l'information fausse que tu fermes déjà la porte.

"Si ça ne te dérange pas", qu'il te dit. Bien sûr que si, ça te dérange. Tu serais censée t'occuper à autre chose que de jouer la carte d'hospitalité en ce moment. Alors oui, il casse tes plans et tu dois te retrouver à faire du thé pour deux. Tu n'en as rien à faire de la belle, pourtant. Mais c'est déjà plus agréable à tes yeux que d'être avec le frère de cette fille avec qui tu couches et que tu héberges. Parfois tu te demandes comment ta vie a pu devenir ainsi. Tu n'avais pas la plus belle des vies, en Angleterre. Même une fois seule dans ton appartement. Tu vivais dans la même situation que tu es présentement. Mais beaucoup de trucs chiants en moins. Tu n'étais pas dans cette situation-là, déjà. Malgré tout, ça te met dans une émotion partagée, tout ça. Autant tu appréciais pouvoir faire ton petit train de vie en paix que tu ne dis pas non à ce que ta vie actuelle sois plus mouvementée, plus... peuplée, aussi. Parce qu'ils sont tenaces, les gens de Reykjavik. Pas comme à Londres où on te tournais le dos à la moindre chose. Non, eux, ils s'accrochent. Tu acquiesces à ses paroles quand même, mesurant quelques cuillères de feuilles de thé pour ensuite démarrer ta bouilloire remplie d'eau. Tu appuies le bas de ton dos contre ton comptoir afin de faire face au jeune homme lorsque tu l'entends de nouveau parler. C'est toujours ainsi entre vous deux. La discussion se fait plus facilement en anglais, comme il semble avoir du mal avec l'islandais encore. Pourtant, de ta mémoire, vous êtes arrivés environ depuis la même durée. Faut dire, t'as eu de l'aide d'Henry pour t'apprendre la langue. Ne pas être aussi égoïste, tu aurais bien pu lui référer ton tuteur, mais la réalité reste que cette idée ne te traverse pas même l'esprit. Tu croises les bras tandis que tu écoutes la question. Puis la phrase qui vient ensuite. Ça t'amène une moue de réflexion, tes yeux s'amenant brièvement au plafond avant de soupirer que très légèrement. Vos échanges sont toujours particuliers, pour faire simple. Surtout que vous n'êtes pas si proches que ça.

« On se parle ici et là. Qu'est-ce qui t'inquiètes? » Que tu reprends de ta langue natale. Puis, il pause. Il observe le plafond. Il semble parti loin, va savoir où. Tu as toujours du mal à le comprendre, celui-là. Son attitude te déroute un peu, tu ne sais jamais vraiment t'adapter avec lui. Tu auras beau manipuler tout le monde et à la presque perfection, il y a tout de même certaines personnes qui ne te donnent pas envie de le faire par leur caractère, qui font en sorte que tu t'en tiens loin. Parce que tu dois adapter ton masque sans arrêt et si c'est plaisant au départ, c'est rapidement lourd. Tu préfères de loin des personnalités complexes comme ton métisse du jeudi que quelqu'un comme l'homme installé sur ton divan. Sauf que là, c'est tout autre chose. Tu as une raison de vouloir adapter tes masques, cette fois. Encore plus lorsqu'il te pose cette question. Et la question en soit n'est pas un problème, loin de là. C'est plutôt les paroles qui sont venues tout juste avant. Différente? Là, tu dois savoir. Tu hausses un peu les épaules, retirant ton haut à la bonne température pour faire infuser dans une théière avec les feuilles. « Au courant d'une soirée. Comment était-elle, avant? Qu'est-ce qui a changé? » Tu lui délaisses, toujours de ton accent britannique. Tu es bien plus calme maintenant la brunette partie. En apparence, du moins. À l'intérieur, ton mécanisme cérébrale est en fonction pour trouver le meilleur moyen de tirer les informations de la bouche du Soudanais. Puis, il y a encore le fait que justement, la demoiselle soit partie. Tu n'es pas une accro du sexe, loin de là. Tu es vachement loin d'être une nymphomane, aussi. Sauf que de te faire couper en plein plaisir, comme ça? C'est décevant. Comme se faire enlever notre plat préféré après trois bouchées alors que l'on a encore faim. Ou se faire enlever un chat d'entre les mains après s'être fait dire qu'il était à toi, rien que pour être repris au bout de cinq minutes. Décevant, agaçant. Désagréable.

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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 08.07.18 14:20

La seule vérité que je peux te dire

Kamal
&
Bethany
Tu n’as pas vraiment l’habitude de lui causer. Vous êtes à mille lieues l’un de l’autre et si toi ça ne te déranges pas, t’as bien vu que elle, elle n'aime pas trop ça. Elle doit avoir peur de la différence, ce que tu comprends même si toi, la différence, ça ne t’a jamais rien fait. Au contraire en fait, tu trouves ça fascinant que personne ne se ressemble. En fait, t’es vraiment pas du genre à détester les autres. Tu les ignores tout au plus, mais tu n’irais pas jusqu’à détester.

Bethany te toises du regard en faisant le thé et elle finit par poser ses fesses contre son comptoir en t’écoutant parler. T’es content qu’elle t’écoute, t’étais un tout petit anxieux en venant ici mais tu te rends compte que tu l’étais pour rien. Elle aussi elle tient à Yaël et veut l’aider. Enfin, c’est ce que tu penses parce que tu es un peu naïf. Elle a l’air plus calme et elle finit par te demander à la fois ce qui t'inquiète et en quoi tu trouves ta sœur différente. Elle te dit aussi qu’elle l’a rencontrée au cours d’une soirée. Ça te fait un peu sourire, mais tes yeux montrent que tu n’es pas heureux. Tu te rappelles des soirées et des nuits que tu passes seul à la maison parce que ta sœur n’est pas là. T’es pas vraiment malheureux parce que tu en profites pour méditer et te concentrer sur les petits êtres du peuple caché. Le silence t’aide beaucoup pour ça. Tu en profites aussi pour te balader dans les fjords, pieds nus pour te reconnecter avec la nature et la tête dans les étoiles. Mais depuis un an que vous êtes là, il y a des soirs où tu t’inquiètes plus pour ta sœur que tu te connectes avec la nature. Pourtant, tu devrais avoir l’habitude au Soudan elle n’était jamais là, mais au Soudan, elle avait l’excuse de l’armée. Ici, elle devrait en profiter pour faire son deuil, réfléchir, se retrouver au lieu de quoi des fois tu la retrouves ivre et dans des tenues hyper légères qui n’auraient pas été acceptables dans votre pays. Tu soupires. « Mh… Elle était pas souvent là à cause de l’armée, mais quand elle était à la maison, elle était gentille avec nous. Un peu brute comme toujours, mais elle sortait pas comme ça comme maintenant. » Tu regardes un peu dans le vide. Tu sais pas vraiment ce que Yaël lui a dit sur votre passé au Soudan mais bon… Puis tu penses à Yaël encore. Tu sais pas exactement ce qu’elle fait quand elle n’est pas à la maison, mais t’es sûre que c’est pas comme en Afrique. Tu sais au fond de toi que là elle fait n’importe quoi et qu’elle part en vrille. « J’ai peur qu’elle perde pieds, qu’elle s’enferme dans les soirées, le sexe, l’alcool…la drogue ? Qu’elle n’arrive pas à faire le deuil… » C’est peut être un peu stupide cette réaction, tu vois peut-être un peu trop loin avec la drogue et tout ça mais c’est ce qu’on voit à la TV et dans les reportages sur les fêtes et les jeunes alors tu peux pas t’empêcher de t’en faire. Tu finis par relever le menton et par dire, un peu plus optimiste « Ça doit lui faire du bien de te parler à toi. Il faut qu’elle… qu’elle évacue ce qu’elle a sur le cœur. »


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MessageSujet: Re: La seule vérité que je peux te dire | Kamal et Bethany 11.07.18 1:16


Bethany & Kamal


Kamal, c'est le gars qui semble un peu trop tout apprécier pour toi. Celui qui apprécie trop, qui remercie la vie, qui médite devant sa boule de cristal ou va savoir ce qu'un médium fait dans la vie. Tu ne sais pas spécifiquement, mais c'est loin d'être ton genre de personne à côtoyer. Et pourtant, tu tentes de ne pas être trop brusque. Pour Yaël, peut-être. Sans doute parce que tu as vu sa réaction quand tu as levé le ton sur ce que tu croyais être ton voisin et qu'il a écopé sans trop de raison. Tu auras beau être une mauvaise personne, tu sais quand une colère n'est pas justifiée. Et là, tu te doutes qu'il ne cherchait pas à interrompre quoi que ce soit volontairement. Alors tu te calmes, un peu, peu importe à quel point tu lui laisses voir que ça te dérange qu'il ait coupé ton plaisir comme ça. Parce qu'il ne cherchait peut-être pas à mal faire, parce que c'est le frère de Yaël. Il aura beau être particulier, tu n'es pourtant pas quelqu'un qui a peur de la différence. Ça te fascine, ça pique ta curiosité. Tu aimes comprendre ce qui se trame dans l'esprit des autres. Autant par défense que par désir de comprendre. Attiser les réactions, jouer sur ce qui les rendent si différents... Tout ça, ça te permet de mieux comprendre. Et mieux détruire, par le fait-même. Sauf que Kamal, c'est une case à part. Sans doute quelqu'un avec qui tu aurais joué à ses dépends si tu l'avais rencontré dans d'autres circonstances. Tu te serais sans doute amusée à détruire ses croyances envers le Huldu-machin et autres conneries. Mais la situation a fait en sorte que tu te retiens, que tu l'épargnes de ton emprise trop peu délicate. Parce que très franchement, tu n'as pas envie de te ramasser les foudres de la belle africaine qui lui sert de soeur. Parce que tu n'as aucune idée de ce qu'elle pourrait faire. Cuire ton chat, démolir ta basse, t'envoyer d'urgence à l'hôpital. Va savoir! Si tu joues avec le feu sans arrêt, tu sais y apposer limite pour te protéger ne serais-ce qu'un peu.

Tu aurais pu le mettre dehors. Sans problème. Un geste de rien, lui laisser clairement savoir qu'il n'était pas la bienvenue et qu'il n'avait qu'à revenir quand sa soeur serait là. Ou jamais, aussi. Sauf que non. Il est encore là, tu lui fais même du thé. Parce qu'il détient des choses importantes. Sa nervosité, des informations sur Yaël, une inquiétude. Tout pour t'amener à le laisser là, à le laisser dans ton domicile. Ce n'est pas tant pour aider Yaël, ni même pour lui. Tu veux juste savoir. Parce que la soudanaise, elle n'est pas facile à comprendre. Vous vous parlez peu, en même temps. Puis, il est là, avec tout son savoir sur la jeune femme. Comme un beau plateau d'argent. Tu ne vas pas dire non à ça. Parce que tu veux savoir pourquoi elle crie parfois en pleine nuit, dans ses cauchemars. Pourquoi elle semble troublée par quelque chose de plus profond que les apparences, malgré toute son attitude si directe. Tu te doutes qu'elle en a vu, des choses, à l'armée. Mais quelque chose te dit qu'il y a plus que ça. Quelque chose que même ton oeil observateur ne parvient pas à voir. Et Kamal pourrait bien être celui qui t'enlève ce voile pour te permettre de voir plus clair.

Tu lui transmets une information assez brève sur les détails de votre rencontre. Lors d'une soirée. C'est vaste comme explication, assez simple, suffisant. Parce que c'est faux comme vrai, tout ça. Les détails, la réalité, sont toujours plus complexes que ça. Mais ça le fait sourire, bien qu'il ne semble pas entièrement satisfait de ta réponse. Et tu es persuadée que ce n'est pas le fait que ce soit une réponse courte, mais bien la réponse tout simplement qui vient le déranger, qui vient rendre ce regard si peu heureux. Tu verses le thé dans les tasses et lui donne la sienne, prenant finalement place à ses côtés sur le divan, ton oreille attentive tandis qu'il t'explique tout ce qui se passe dans sa tête. Du moins, une partie. À l'entendre, comme ça, on dirait que c'est un gros mélange d'idées qui se trouve entre ses deux oreilles, que les idées ne sont pas claires, qu'il est perdu. « Tu sais, ce n'est pas forcément une mauvaise chose qu'elle sorte "comme ça". Peut-être que c'est sa façon de se changer les idées? » Tu suggères, tout bonnement. Parce que franchement, ça veut dire quoi "comme ça" ? S'il parlait de sortir danser, boire, coucher ici et là, franchement elle pouvait bien s'amuser comme elle l'entend. Ce n'était qu'un signe qu'elle s'adapte à la population, non? Du moins, c'est ainsi que tu le vois. Faut dire que tu n'es pas la meilleure référence à ce sujet non plus, vu ton rythme de vie. Sauf que vient la suite. Et si tu pouvais rire à ses paroles, si la fin n'avait pas autant attirée ton attention, tu lui aurais dis. Que s'il avait peur qu'elle ne perde pied, qu'il se devait de l'éloigner de toi au plus vite parce que tu détenais la majorité des vices dont il avait crainte qu'elle s'y perde. Si tu ne touchais pas à la drogue suite à une mauvaise expérience à la première fois, tu buvais sans réfléchir, couchais avec des gens différents ici et là après leur avoir menti rien que dans le but de ne pas être seule, dans le but de t'amuser. Et les soirées, tu passes ta vie dans les bars. Tu y travailles et quand ce n'est pas le cas, tu vas au minimum une fois par semaine au English Pub. Tu étais sans doute loin d'être la bonne personne à fréquenter pour Yaël, si elle ne devait pas perdre pied, si elle ne devait pas tomber vers ce sombre univers. Mais il a prononcé un mot. Un mot qui t'a fait froncer légèrement les sourcils pendant ta gorgée de ton thé tout chaud et réconfortant.

Le deuil. Tu sembles hésiter, même si tout est clair dans ton esprit. Tu sembles ne pas oser poser la question qui te brûle pourtant les lèvres, ne pas vouloir aborder un sujet aussi douloureux. Tu ne t'en fais pas réellement, tu veux simplement savoir. Mais pour les bonnes apparences, tu sembles incertaine de devoir prononcer la question. Parce que tu te doutes bien que Kamal prendrait très mal que tu poses cette question de but en blanc, comme ça, comme si tu demandais ce qu'il avait mangé comme petit déjeuner. « Le deuil? De quel deuil parles-tu, Kamal? Elle ne m'a rien dit, je ne savais pas... » Tu sembles même culpabiliser un peu, comme si tu t'en voulais de ne pas avoir su, de ne pas avoir été capable de le savoir. Un peu comme une mauvaise amie, au final. Et c'est facile à partager, cette émotion. Tu le fais aisément, sans abuser. Juste une pointe, dans le regard, dans les lèvres qui se pincent légèrement. Tu inspires lentement, baissant ton regard vers ta tasse de thé un moment, laissant ton pouce caresser la porcelaine réchauffée par le liquide à l'intérieur. C'est si simple, de fausser de telles émotions. Si simple de le faire lorsque les gens te connaissent peu, que tu vois sur de petites doses, comme avec l'africain assis à côté de toi. Tu hoches un peu la tête en entendant la suite, ramenant un regard qui se veut réconfortant, rassurant. Comme si tu t'excusais en avance sur ce deuil qui l'a possiblement touché aussi. Comme si tu cherchais à apaiser son âme inquiète sur le sujet qui venait d'être amené. « Je crois qu'elle évacue bien, oui. On ne se parle pas vraiment beaucoup, tu sais? Mais je crois, enfin, j'espère que ça l'aide au moins un peu. » Et tu ramènes ta tasse à tes lèvres pour boire, pour cacher ce sourire bien trop faux, bien trop habilement dressé sur ton visage.

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