Nouveautés
Mise à jour n°3 - Le forum s'est refait une beauté !
Merci à Sunrise pour cette superbe nouvelle version
Toutes les nouveautés.
Recrutement - Athena rejoint le staff en tant que modératrice !

Partagez | 

 ~ I Will Help You ~ [Nataniel]


Only the Icelanders can Walk on Ice.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t351-hippolyte-stop-the-pain

Identity Card
Pseudo : Miyu Messages : 139 depuis le : 11/05/2018 Avatar : Matthew Gray Gubler Points : 437 A Reykjavik depuis : 5 ans Âge du perso : 33 ans Emploi/études : Baby Sitter / Thérapeute dans du soutient de groupe

MessageSujet: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   14.06.18 10:30



I WILL HELP YOU

Je t'aiderais quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne de toi. Je serais là pour t'aider, et te relever, car je ne veux qu'une chose: Que tu remarques à quel point tu es promu à être une grande personne.


C’était quelque chose que Hippolyte avait toujours aimé, même enfant : Pouvoir écouter les difficultés que les autres rencontraient et pouvoir les aider à trouver des solutions et ainsi tirer le meilleur d’eux-même pour, un jour, pouvoir aller mieux et avancer avec le plus de potentiel qu’il y avait. Hippolyte avait toujours eu cette espoir de pouvoir aidé ces prochains, même si quand il était jeune, personne ne lui avait tendu cette main qu’il aurait tant voulu prendre. Hippolyte, quand il était adolescent, était le genre de jeune homme à venir en aide aux plus jeunes et à écouter leurs problèmes sur leurs pauses pour essayer de leur venir en aide.  C’était son genre de venir s’assoir avec eux pour en parler, et de faire de son mieux pour trouver une solution avec la personne. C’est comme si c’était simplement une habitude qu’il avait gardé, jusqu’à ce que ça devienne un de ces emplois. Bien entendu, être baby-sitter, il adorait ça, et il le serait sans doute pour toujours, aimant trop s’occuper des enfants, mais être thérapeute avait apporté un nouveau visage à son monde. Pouvoir être un médiateur dans des thérapies de groupe ou bien dans des thérapies privés, c’était quelque chose nouveau d’il y a peine quelques années, mais oh combien il adorait ça. C’était quelque chose dont il se sentait utile, et surtout, doué. Parce que s’était rare que Hippolyte se sente doué à quoique ce soit… Souvent, il se sentait même plutôt ridicule. Mais en accomplissant son rôle de thérapeute, il se sentait bien et compétent.

Cette journée-là, Hippolyte était en train de regarder la pile de dossier qu’il avait, les classant lentement dans son petit tiroir en souriant, pour bien avoir chaque dossier de ces clients dans le même tiroir. Quand il eu finit de dresser la liste, il passa un moment en revue les rencontres qu’il avait aujourd’hui. Le jeune homme était désormais un thérapeute qui s’était fait une légère réputation, ayant quelques clients fidèles qu’il aidait à chaque semaine à remonter la pente. Ce sentir utile vis-à-vis les autres le faisait se sentir important, mais surtout, lui donnait un sens à sa vie, ce qu’il avait besoin d’avoir. Hippo’ avait besoin de savoir que sa vie servait à quelque chose, qu’il pouvait accomplir quelque chose et faire avancer les choses. Il avait besoin de le sentir.

Nataniel était un de ces patients réguliers, qu’il appréciait particulièrement pour la douceur de son caractère et sa façon de s’exprimer. Il y avait en Nataniel quelque chose de merveilleux et sa douleur venait touché Hippolyte, bien que ce dernier avait apprit à bien se détacher de ses patients pour ne pas trop « souffrir » à leur place et donc faire un épuisement professionnelle. Il avait apprit à prendre du recul, mais à chaque rencontre, les histoires que lui racontait Nataniel le touchait particulièrement. C’était un jeune homme intelligent, dont Hippolyte était certain, promu à un grand avenir. C’était un écrivain, dont Hippolyte avait lu certains de ces ouvrages : Il était vraiment brillant. Leur rencontre était prévu à 15h, et comme prévu avant qu’il n’arrive, Hippolyte prépara l’eau, la posant sur la table, avec une boite à biscuit juste à côté des mouchoirs. Il passa quelques minutes à regarder les photos de Carron dans son téléphone, son visage heureux lui donnant du courage pour chaque journée, avant de le mettre sur silencieux et de ranger son téléphone. Relisant un peu les quelques notes prises rapidement sur le jeune Nataniel, il finit par ranger le dossier, souriant. Ce ne fut pas long avant que le jeune coréen-islandais ne frappe à la porte et que Hippolyte lui dise de rentrer.

« Nataniel! »
, dit-il en souriant, se levant pour aller l’accueillir. Il lui serra la main avec douceur, avant de lui faire signe de venir s’asseoir sur le petit divan-siège habituel, s’assoyant devant lui. « Je suis content de vous voir, Nataniel. », dit-il avec douceur, le regard brillant. Un sourire calme, ni trop joyeux, ou optimiste, juste calme. « Comment allez-vous aujourd’hui? »

love.disaster

_________________
★ Who I'm in reality? ★
My dad told me that I'm not good enough. So I try so much to change. I'm Tired to disappointing the people. I'm Tired to Be Sick. I'm Tired to Be Me. I'm Tired to Live.
So please, Listen to Me.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t106-nataniel-spring-day

Identity Card
Pseudo : Mikoyaa. Messages : 174 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Kang Daniel. Points : 59 A Reykjavik depuis : Sa naissance. Âge du perso : 25 ans. Emploi/études : Écrivain mais adore la photographie, la danse et est fasciné par le dessin.

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   20.06.18 3:14



I will feel safe the day I won't fear myself anymore. The truth always comes out one day, but as far as I know, nothing is more true than me being this little kid in his room, afraid of living his own life. Was I right or wrong ? Being scared of myself, scared of who I could become now. Blood is thicker than water, someone once said to me. But what to do when you are afraid of your own blood ? I now realised that I was not afraid of myself. I was afraid of the monster hiding behind my father's face.


Après que son père ait plus ou moins perdu sa garde, Nataníel eut énormément de mal à se remettre des années passées avec lui ou même avec sa mère. S'il ne gardait que des bons souvenirs d'elle, sa mort l'avait forcément beaucoup touché. Après tout, la pauvre femme s'était enlevée la vie par peur d'être un poids pour son jeune fils, déjà bien atteinte à cause de sa maladie. Et pour ce qui est de son paternel... Il avait tellement de choses contre lui, tellement à dire. Pourtant, lors de ses premiers rendez-vous avec les nombreux psychologues que son oncle a engagé, rien n'est sorti de la bouche de l'adolescent de dix-huit ans, et ce pendant de longs mois. Son envie de parler ne se reflétait pas du tout. Parce qu'au fond, il avait encore peur. À tous les adultes à qui il en avait parlé, aucuns ne l'avaient jamais cru. C'était toujours lui le problème. Et peut-être qu'avec le temps, il avait fini par y croire. C'était bien plus facile de se dire que les autres ont raison que de se battre pour la vérité. La première fois qu'il réussit à dire quelque chose, c'était avec une jeune femme, d'une douceur presque inconnue pour Nataníel depuis la mort de sa mère. C'était sûrement ça qu'il appréciait chez elle : elle ressemblait à sa défunte mère. Pas physiquement, mais mentalement, c'était le même type de femme. Forte mais douce, obstinée mais compréhensive. Le jeune asiatique avait suivi de longues séances pendant un moment, et après deux années, s'était décidé d'arrêter. Il allait mieux.

Malheureusement, comme les choses ne vont jamais vraiment mieux, voilà qu'il s'était retrouvé, il y a maintenant quelque semaines de ça, à chercher un nouveau psychologue. La femme qu'il admirait tant était dans une autre ville maintenant, ayant eu besoin de déménager pour le bien de ses enfants. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, après tout. Pendant des jours, Nataníel et son oncle avaient épluché les différents noms proposés, jusqu'à ce qu'un aille. Après quelques demandes pour connaître la réputation de l'homme qu'il pensait choisir, il fut certain. Le sexe du psychologue ne l'avait jamais rebuté, contrairement à certaines personnes qui le faisaient savoir. Et comme ça, Nataníel eut enfin son premier rendez-vous avec l'homme, qui était assez jeune. Hippolyte Amory  ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans, ou du moins il n'en donnait pas l'impression. L'écrivain ne fut pas spécialement très parlant pendant leur premier rendez-vous, restant sur quelques faits comme la mort de sa mère, et sa situation difficile avec son père. Pourtant, il savait déjà qu'il allait dorénavant devenir un des patients réguliers du jeune médecin. En effet, il s'était senti à l'aise avec lui. Pas parfaitement bien, mais ça, Nataníel ne l'était jamais, donc...

Il s'était préparé pour leur rendez-vous, arrivant à l'heure comme il en avait toujours l'habitude. C'était son côté un peu stressé qui l'obligeait à prendre ses précautions, et à moins qu'il n'arrive quelque chose en particulier, Nataníel était toujours à l'heure. Même pour rendre ses scriptes et ébauches. Après être passé auprès de l’accueil, le jeune coréen frappa à la porte d'Hippolyte, attendant qu'on lui dise d'entrer. Quand ce fut le cas, il ouvrit délicatement la porte, souriant poliment au psychologue. « Moi aussi. » répondit-il seulement face aux mots de l'homme alors qu'il s'installait. Ce n'était pas qu'il n'était pas content d'être là, mais parler de ses problèmes, ça n'avait jamais été quelque chose qu'il appréciait. Pas directement, du moins. Il pouvait écrire ce qu'il ressentait, mais en parler, c'était catastrophique. « Je vais bien. J'avance dans mon travail. J'entame même une collaboration avec des dessinateurs, cette fois-ci. Pour illustrer mes œuvres. » Autant commencer leur conversation avec quelque chose de positif, et dont il adorait discuter. « Et vous ? Je veux dire, vous allez bien ? » souffla-t-il doucement, soudainement peu sûr de lui. Pouvait-il demander ce genre de choses ? Il l'avait fait lors de leur premier rendez-vous, mais c'était toujours différent, les premières fois. Il n'était décidément pas fait pour entamer des conversations de son propre chef...



© Truth.

_________________
Chase me and find me, no one can stop me.
So that you can’t catch me anymore, I’ll secretly hide in another dream.


Dernière édition par Nataníel Yoon le 30.06.18 23:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t351-hippolyte-stop-the-pain

Identity Card
Pseudo : Miyu Messages : 139 depuis le : 11/05/2018 Avatar : Matthew Gray Gubler Points : 437 A Reykjavik depuis : 5 ans Âge du perso : 33 ans Emploi/études : Baby Sitter / Thérapeute dans du soutient de groupe

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   24.06.18 6:25



I WILL HELP YOU

Je t'aiderais quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne de toi. Je serais là pour t'aider, et te relever, car je ne veux qu'une chose: Que tu remarques à quel point tu es promu à être une grande personne.


Hippolyte s’était assit pour faire face à son client, le sourire toujours aux lèvres. Ce n’était pas un énorme sourire, ni un sourire trop pâle. C’était un sourire calme, attentif au besoin de son client qui venait de rejoindre la chaise devant lui, sous le regard brillant du jeune psychologue. Les gens avaient l’habitude de lui dire qu’il dégageait une certaine confiance, que son aura était remplit de bonnes volontés, et c’était tant mieux : Un thérapeute dégageant une mauvaise impression, c’était mal partit. Il croisa les jambes lentement, son regard s’attardant sur chaque détail du visage du jeune asiatique. La dernière fois, il n’avait pas été très parleur, mais Hippolyte ne pouvait pas lui en vouloir. Parler à un inconnu de ces problèmes, c’était toujours compliqué. Surtout que Nataniel ne semblait aucunement être le genre de personne à parler ouvertement, oralement parlant, de ces problèmes, ni même de lui-même. C’était plutôt un garçon introverti, comme Hippolyte. Et donc, il pouvait très bien savoir que ce n’était pas dans leur coutume de raconter leurs problèmes à tout bras à la première personne. Surtout que s’il avait bien comprit, il n’était pas le premier psychologue que rencontré le jeune homme. C’était toujours difficile de s’ouvrir à une nouvelle personne. Longtemps, le jeune homme avait cru que c’était impossible de parler de soi sans se sentir gêné. Désormais, il arrivait à parler à Carron, William ou Ash’ sans se sentir trop embarrassé. Avec chance, ça viendrait pour Nataniel. Il fallait être patient, et surtout, doux. Rien ne pressé dans la vie, après tout. Son regard s’attarda sur les iris foncés du jeune homme, là où tout pouvait se lire. Il lui adressa un sourire confiant, le regard brillant. « Oh vraiment? Mais c’est merveilleux! Je serais honoré de pouvoir voir ça, si vous voulez m’apporter des croquis la prochaine fois. C’est tout un travail que vous faites là. Être écrivain… C’est impressionnant! », dit Hippolyte avec sincérité. Il se redressa, joignant ses mains ensemble en continuant de sourire avec politesse. « Je vais bien, aussi, merci. », dit-il dans un léger hochement de tête.

Il se tourna lentement sur sa chaise, attrapant un carnet, puis des crayons dans une petite boite, avant de poser le tout sur la table devant Nataniel. « J’ai appris que vous aviez une certaine fascination, justement, pour les dessins. C’est vrai? », dit-il en souriant. « Si vous me dessinez quelque chose? N’importe quoi, ce qui vous passe par la tête! Et ne me dites pas que vous ne savez pas dessiner. Ce n’est pas le talent que je compte ici, mais ce que vous désirez dessiner. », dit-il en souriant. Il laissa le tout sur la table, souriant, ce détournant un peu de Nataniel pour le laisser dessiner en paix, alors qu’il prenait un de ces propres cahier pour dessiner quelque chose sur sa feuille. Il fallait qu’il fasse parler le jeune asiatique, même si ce n’était que deux trois phrases sur ce qui l’amené dans son bureau. Mais en douceur. Nataniel n’avait pas besoin d’être brusqué. Il fallait simplement y aller à son rythme. « Quand vous aurez finit, vous me montrerez. » rajouta Hippolyte en souriant, posant son regard sur le jeune homme devant lui, avant de regarder ailleurs pour laisser Nataniel se concentrer sur son dessin. Dans la vie, les gens étaient toujours pressés. Pressé de parler, de répondre, de vivre. Pourtant, le temps n’allait pas moins ou plus vite si tu courrais. Il allait à son rythme. Et selon lui, il fallait simplement… avancer avec le temps. Il soupira un peu, les épaules se relâchant en souriant. Carron lui avait apprit ça. Vivre avec son temps…

love.disaster

_________________
★ Who I'm in reality? ★
My dad told me that I'm not good enough. So I try so much to change. I'm Tired to disappointing the people. I'm Tired to Be Sick. I'm Tired to Be Me. I'm Tired to Live.
So please, Listen to Me.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t106-nataniel-spring-day

Identity Card
Pseudo : Mikoyaa. Messages : 174 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Kang Daniel. Points : 59 A Reykjavik depuis : Sa naissance. Âge du perso : 25 ans. Emploi/études : Écrivain mais adore la photographie, la danse et est fasciné par le dessin.

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   01.07.18 3:25



I will feel safe the day I won't fear myself anymore. The truth always comes out one day, but as far as I know, nothing is more true than me being this little kid in his room, afraid of living his own life. Was I right or wrong ? Being scared of myself, scared of who I could become now. Blood is thicker than water, someone once said to me. But what to do when you are afraid of your own blood ? I now realised that I was not afraid of myself. I was afraid of the monster hiding behind my father's face.


Nataníel n'était pas dupe, bien au contraire. Les psychologues, psychothérapeutes et tout le bordel, c'était pas tous des anges. Certaines appréciaient vraiment leur boulot, mais au fond, ce n'était que ça. Un travail comme un autre. Celui d'écouter la vie bien triste des autres. Le jeune écrivain se demandait souvent si ces gens ne se fatiguaient jamais. Tout le monde avait ses propres problèmes, mais eux, en plus des leurs, voilà qu'ils écoutaient ceux des autres et cherchaient à les aider. C'est pour ça qu'il avait eu du mal à trouver quelqu'un de bien, qui lui plaisait. Ceux qui écoutaient et donnaient des conseils juste pour se remplir les poches. Nataníel ne voulait pas quelqu'un qui compatisse complètement avec lui, mais s'il pouvait, au moins, trouver une personne qui s'intéresse vraiment à ses mots, alors c'était parfait. Et avec Hippolyte, c'était exactement ce qu'il se passait. « Je pense pouvoir apporter quelques croquis, oui. C'est pas comme si vous alliez les revendre ou je ne sais pas quoi. » Parce que oui, malgré le fait que sa carrière débutait, il n'en restait pas moins connu, surtout dans son pays. Les gens ne le reconnaissaient pas forcément, voire pas du tout, mais son nom, c'était une autre histoire. Il ne montrait pas, mais sortait des bouquins qui connaissaient toujours un grand succès. Alors forcément, les gens d'ici étaient toujours heureux de le faire savoir. Nataníel, lui, se fichait un peu de la notoriété.

Il fut quelque peu rassuré lorsque le psychologue devant lui répondit qu'il allait bien. C'était dans son habitude de se mettre dans des états pas possible pour la moindre chose qu'il pouvait dire. C'était bien pour ça qu'il n'apparaissait pas à la télévision et évitait les interviews radio le plus possible. Il en faisait quelques unes, mais elles étaient tellement bien préparées que même-lui se demandait parfois s'il n'était pas devenu un robot. Le jeune écrivain regarda alors l'homme devant lui sortir des crayons et un carnet à dessin. Curieux, il questionna du regard son homologue. « Oh, oui. Je prends des cours, mais ce n'est pas grand-chose. » Le dessin, il trouvait ça magnifique. Les gens pouvaient exprimer tellement de choses. Ça valait aussi pour la peinture et tellement d'autres arts, mais Nataníel était tout simplement plus attiré par le dessin que le reste. « Ce que je veux ? D'accord. » souffla-t-il doucement. Il hocha seulement la tête lorsqu'on lui reposa une question, entendant vaguement ce que l'autre disait. Dessiner ce qui lui passait par la tête en ce moment ? Plus il y pensait, moins il comprenait. Était-ce pour comprendre la raison de sa venue ? Pourquoi ne pas lui demander, dans ce cas présent ?

« Hum, j'ai terminé. » parla-t-il encore doucement après bien dix minutes, son dessin terminé. Il se fichait quelque peu de la qualité, après tout, Hippolyte lui avait bel et bien dit qu'il s'en fichait, mais plus il regardait ce qu'il avait fait, moins il avait envie de rester ici. Il savait très bien ce qui lui passait par la tête en ce moment. La raison de sa venue ici. Son père. L'homme responsable de tout ça. Il l'avait recroisé l'autre jour. Ils ne s'étaient même pas parlé. Pour tout avouer, son père ne l'avait sûrement même pas vu. C'était dans un magasin lambda, à quelques kilomètres d'ici. Plus proche de là où il vivait avant. Quelles étaient ces chances pour qu'il tombe sur lui ? À peine l'avait-il vu que son corps s'était figé, et une fois qu'il avait réussi à reprendre possession de lui-même, il était parti, ne terminant pas ce qu'il avait à faire. Sur le carnet de dessin, sur une feuille au préalablement blanche, se trouvait cette réponse. Pourtant, la première chose qui lui venait en tête, c'était l'amour. Celui qu'il éprouvait pour les petites bêtes qui partageaient son quotidien. Ses deux lapins, son chiot et son chat. Il aimait penser que ce qu'il venait de faire leur ressemblait. « C'est mes animaux. » expliqua-t-il à Hippolyte. « C'est ce que je préfère. Rentrer à la maison et les voir. C'est tellement loyaux, les animaux. Quand vous partez, ils vous suivent, déjà perdus. Quand vous revenez, ils vous accueillent avec tout l'amour du monde. Vivre seul, ça m'angoisse beaucoup trop, sans eux, j'ai l'impression d'être rien. » On lui avait très souvent fait remarquer son attachement un peu trop important face à de simples bêtes, comme certains disaient. Mais pour Nataníel, c'était sa famille, celle qu'il avait choisi et qui l'aimait. Et pour rien au monde il ne les abandonnerait.



© Truth.

_________________
Chase me and find me, no one can stop me.
So that you can’t catch me anymore, I’ll secretly hide in another dream.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t351-hippolyte-stop-the-pain

Identity Card
Pseudo : Miyu Messages : 139 depuis le : 11/05/2018 Avatar : Matthew Gray Gubler Points : 437 A Reykjavik depuis : 5 ans Âge du perso : 33 ans Emploi/études : Baby Sitter / Thérapeute dans du soutient de groupe

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   10.07.18 4:33



I WILL HELP YOU

Je t'aiderais quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne de toi. Je serais là pour t'aider, et te relever, car je ne veux qu'une chose: Que tu remarques à quel point tu es promu à être une grande personne.


En tant que thérapeute, il ne fallait pas trop s’accrocher à un client, car tout pouvait finir par arrivé : Changer de thérapeute, une fin de session, ou même, dans certains cas… Le pire pouvait arrivait. En tant que thérapeute, si tu devenais « ami-ami » avec tes clients, tout pouvait arrivé, et donc, c’était très peu recommandé. Mais cela ne devait pas t’empêcher de te soucier véritablement de tes clients, et de vouloir leur bien. Cela ne devait pas t’empêcher de les regarder comme ce qu’ils étaient avant tout : Des humains, souvent, brisés. Et comme tout humain, le meilleur remède était d’être écouté et comprit. Et c’est ce que Hippolyte cherchait à offrir, avant tout : être entendu dans leurs douleurs. Et si tu ne pouvais pas la comprendre, alors tu pouvais néanmoins ne pas la juger. Car aucune douleur, aucun passé ne pouvait être jugé : Nous étions tous différents et c’est ce qui rendait l’humain si beau. Aucun humain ne pouvait comprendre la vie d’un autre parfaitement, il ne pouvait que l’aider a traversé les épreuves qu’ils vivaient. C’est ce que Hippolyte essayait de faire : Tendre la main et aidé les siens. C’était sa façon de changer le monde, au moins un peu. C’était sa façon de donner à l’autre et ainsi pouvoir aidé les autres à survivre, à vivre, et à accepter leurs problèmes pour vivre avec. Hippolyte savait que la pire douleur s’était de resté seul dans ses douleurs, alors il essayait que cela n’arrive pas à ses clients. Il s’était donc attaché à Nataniel, ce garçon mystérieux, qui n’osait pas en dire trop. Pas vraiment par peur, du moins ce n’est pas ce que Hippolyte sentait, mais plutôt car il n’était pas habitué à parler, à se confesser. Et que la douleur qu’il portait, il la portait depuis longtemps. Alors il voulait prendre son temps pour apprendre à le connaitre, pour avancer à son rythme. Certains thérapeutes ou psychologues posaient tout de suite leurs questions pour avoir des réponses, mais Hippolyte préférait prendre son temps. Après tout, pourquoi courir? Ils étaient humains, et une douleur, ce n’était pas facile à dévoiler.

Il laissait parfois son regard s’attardé sur le jeune homme en le voyant dessiner, souriant, le regard calme, avant de continuer à prendre des notes tranquillement. Il ne voulait pas déranger le jeune prodige en écriture, après tout. Après quelques minutes, Hippolyte releva la tête une fois que son client eu terminée. Il reposa ses choses, avant de tendre la main, ce sourire toujours calme au visage, pour examiner le dessin avec attention. Des animaux. Cela fit sourire un peu plus Hippolyte qui examina chaque trait avec attention : Le dessin pouvait parler énormément. Et encore une fois, Hippolyte pouvait mettre des mots sur ce dessin que venait de lui faire le jeune écrivain. « Vous avez beaucoup d’animaux. J’ai un chien, moi aussi, et je peux donc comprendre parfaitement votre attachement à ces petites bêtes-là. Elles nous donnent un vrai confort, et je dois avouer, elles nous font sentir moins seuls. Après tout, les animaux, ils ne peuvent pas nous trahir, comparé aux humains, mh? » Il leva les yeux vers Nataniel, toujours souriant. Il baissa à nouveau les yeux vers son dessin, gardant le silence un moment. Il réfléchissait aux mots à utilisés, à dires.

« Je ne veux pas te forcer à parler, Nataniel. Je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour t’écouter, quand tu le voudras. Tu sais, j’ai appris à… observer les autres. Je sens ton inquiétude comme si elle était mienne. Je le sens sur ton visage, dès que tu rentres dans cette pièce. Mais tu n’as pas à l’être. Ici, ce n’est pas toi le problème. Et je ne cherche même pas à pointer du doigt quelqu’un ou à essayer de comprendre tout le problème. Je veux simplement t’aider à vivre avec. À l’accepter. On ne peux pas oublié ce qui nous est arrivé, ce que nous avons vécu. On doit simplement apprendre à vivre avec, car on ne peut pas le changer, Nataniel. Tu sais, en voyant ton dessin, je peux émettre des hypothèses. Mais je préfère t’entendre parler, Nataniel. Tu n’es pas le problème. Je dis ça, car ceux qui vont en thérapie sont souvent pointés du doigt comme ayant un problème. Tu n’es pas le problème. Ici, nous apprenons simplement à vivre mieux. Je ne peux pas comprendre ce que tu as vécu, pas totalement, car je ne suis pas toi, je n’ai pas vécu ton histoire, mais je peux t’aider à trouver des solutions, à trouver comment vivre avec. Et nous pouvons prendre tout le temps nécessaire pour ça. » Hippolyte se redressa un peu, le sourire toujours confiant. Nataniel dégageait la douceur, la tranquillité, la bonté. Nataniel n’était pas un mauvais type. C’était un homme merveilleux, qui avait malheureusement souffert. Hippolyte avait confiance en lui pour, un jour, aller mieux.


love.disaster

_________________
★ Who I'm in reality? ★
My dad told me that I'm not good enough. So I try so much to change. I'm Tired to disappointing the people. I'm Tired to Be Sick. I'm Tired to Be Me. I'm Tired to Live.
So please, Listen to Me.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t106-nataniel-spring-day

Identity Card
Pseudo : Mikoyaa. Messages : 174 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Kang Daniel. Points : 59 A Reykjavik depuis : Sa naissance. Âge du perso : 25 ans. Emploi/études : Écrivain mais adore la photographie, la danse et est fasciné par le dessin.

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   19.07.18 19:09



I will feel safe the day I won't fear myself anymore. The truth always comes out one day, but as far as I know, nothing is more true than me being this little kid in his room, afraid of living his own life. Was I right or wrong ? Being scared of myself, scared of who I could become now. Blood is thicker than water, someone once said to me. But what to do when you are afraid of your own blood ? I now realised that I was not afraid of myself. I was afraid of the monster hiding behind my father's face.


Ce n'était pas facile de dire la vérité à quelqu'un. Parler à ses proches, ce n'était déjà pas quelque chose qu'il aimait mais à un inconnu... Certains trouvaient ça plus facile, mais pas lui. S'il pouvait ne parler de ses problèmes à personne, il s'en porterait bien mieux. Mais sous les conseils de son oncle, il avait pris rendez-vous quand même. Ce n'était pas qu'il était forcément facilement influençable, mais il se sentait coupable. Son oncle l'avait recueilli, aidé et pourtant, Nataníel n'allait toujours pas mieux. Il avait beau se dire le contraire, c'était un fait qu'il ne pouvait éviter. Même si sa première psychologue l'avait très bien aidé, ce n'était pas pareil. Il était plus jeune. Elle l'avait aidé avec des problèmes d'acceptation de soi, de pardon. Maintenant, c'était différent. Il avait peur. Il était fatigué. Tout le temps. Il n'avait jamais rien envie de faire et quelque fois, écrire semblait être une tâche insurmontable, aussi. Écrire, c'était la seule chose qui lui permettait de s'évader, de se changer les idées. Du moment où l'envie a commencé à se perdre, son oncle lui avait immédiatement fortement conseillé de retourner se faire aider. Se faire aider. Le jeune asiatique avait toujours trouvé cette expression plus qu'étrange. Se faire suivre, aussi. C'était un peu bizarre, voire même glauque de dire ça. Mais le résultat était là : ces gens étaient présents pour apporter leur soutien aux autres en les aidant à trouver des solutions. Et c'est ce dont avait besoin l'écrivain. Ou du moins, c'est ce qu'en pensait ses proches.

« C'est vrai. » souffla-t-il après le petit monologue d'Hippolyte sur les animaux. Ces petites bêtes, c'était ce qu'il y avait de mieux dans ce monde. Même les plus féroces, Nataníel ne pouvait s'empêcher de les trouver impressionnantes. Il n'irait pas jusqu'à adopter un serpent ou un truc du genre, ça lui faisait bien trop peur, mais il n'en restait pas moins émerveillé. Mais ses animaux à lui, c'était tout. Il les avait adopté alors qu'ils avaient été abandonné, ce qui lui continuait de lui briser son pauvre petit cœur. C'est bien pour ça qu'il reversait de bonnes sommes d'argent aux associations et que plus jeune, il avait fait des tas de stages là-bas. Maintenant, c'était un peu plus difficile, mais il devrait y retourner. Le médecin reprit alors la parole, et pour une bon moment cette fois-ci. Nataníel le regardait bouche-bée, au début, et tenta ensuite d'éviter à tout prix son regard. Parler. Il y arrivait, en général. Ce n'était pas le problème. C'était accepter les choses, tourner la page. Ne plus vivre dans la peur ou l'angoisse de revoir son père. Il se trouvait idiot à avoir peur de lui maintenant. Que pouvait-il lui faire ? Ils ne se voyaient plus, ne se parlaient plus. Comme des inconnus. Mais les traces de leur passé restaient, malheureusement. Et s'en débarrasser, c'était pas facile, finalement. Nataníel enviait ces gens qui arrivaient à passer à autre chose facilement, comme si tout était aussi simple.

« Je... Je vous ai parlé de mon père pendant dans notre premier rendez-vous, pas vrai ? » commença-t-il, déglutissant. Il n'avait pas peur de dire ce qu'il avait sur le cœur. Il n'en avait pas l'envie. Dès qu'il ouvrait la bouche pour dire ce genre de choses, les larmes montaient. C'était comme un réflexe dont il ne voulait pas. « Mes parents sont parti de Corée pour venir ici. Mon père avait trouvé un boulot qui payait mieux. » Il commençait donc par le début. Pour se reprendre, avaler cette boule qui subsistait dans sa gorge. « Et puis... ma mère est tombée malade. Et mon père est parti. Il nous a laissé, ma mère et moi. J'avais huit ans, mais je m'en rappelle comme si c'était hier. » le regard perdu dans le vide, ses yeux fixés sur quelque chose d'abstrait, il parlait à faible voix. « Ma mère a vite... chaviré. La démence, c'est aussi rapide que fatale. Il s'est remarié ensuite, et j'ai eu une sœur. Pas la meilleure des sœurs, mais une sœur quand même. Mais mon père... Il... » soupira-t-il alors qu'il bloquait désormais sur ses mots. Il essuya rapidement ses yeux légèrement mouillés avant que les larmes ne coulent. Il détestait pleurer devant les autres, même ses proches. « Je comprends pourquoi il nous a laissé. Ma mère n'était plus la même, et il devait m'élever seul. Avec son boulot... C'était trop. Mais pourquoi après, il était comme ça avec moi ? » Cette fois-ci, il avait relevé le regard, cherchant une réponse dans celui du psychologue. Sa question était plus qu'étrange, vu qu'elle n'était même pas terminée. Il n'y arrivait pas.



© Truth.

_________________
Chase me and find me, no one can stop me.
So that you can’t catch me anymore, I’ll secretly hide in another dream.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t351-hippolyte-stop-the-pain

Identity Card
Pseudo : Miyu Messages : 139 depuis le : 11/05/2018 Avatar : Matthew Gray Gubler Points : 437 A Reykjavik depuis : 5 ans Âge du perso : 33 ans Emploi/études : Baby Sitter / Thérapeute dans du soutient de groupe

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   26.07.18 6:57



I WILL HELP YOU

Je t'aiderais quoiqu'il arrive, quoiqu'il advienne de toi. Je serais là pour t'aider, et te relever, car je ne veux qu'une chose: Que tu remarques à quel point tu es promu à être une grande personne.


Hippolyte était le premier à comprendre combien cela été difficile de parler avec quelqu’un de ce par quoi on était passé, ce que nous avions vécu en tant que personne. Il était le premier à se lever pour dire que c’était une des choses les plus difficiles à faire. Même lui, il n’avait jamais eu le courage de se confier à 100% à sa propre sœur. Les seuls qui savaient absolument toute de sa vie ce comptait sur les doigts d’une main. Ash, William et Carron. Ces trois anges, ces trois à avoir parcouru sa vie comme lui l’avait parcouru, connaissant ses difficultés rencontrées. Mais il entretenait avec les trois une relation bien unique et donc la confiance était arrivé avec le temps. Mais parler avec un inconnu? Même Hippolyte n’en avait jamais été capable, alors demander à quelqu’un comme Nataniel qui semblait avoir la même difficulté que lui (de se confier à ces proches), il ne voulait pas imaginer devant un inconnu. Mais s’il pouvait aidé Nataniel à comprendre, à réaliser qu’il n’était pas une mauvaise personne et que, malgré les dires des gens qui l’avait entouré, il n’était pas le fautif de l’histoire, il aurait accomplit son travail. Et il en serait tellement heureux : Car Nat’ était promu à un grand avenir, il le sentait, et le jeune homme était surtout promu a être un homme merveilleux s’il se libérait de ces démons passés. Et c’est pourquoi il peux aussi comprendre l’amour de Nataniel envers les animaux : Ils ne vont jamais te juger, eux. Tu peux te confier, toujours, car ils ne vont que t’écouter et t’aimer. C’est ce qu’ils font. Hippolyte adore Sam pour ça. Il est toujours là quoiqu’il arrive, à l’écoute, répondant par des aboiements. Il l’adore, et il adore chaque moment passé avec lui.

Lorsque enfin le jeune homme commence à parler, Hippolyte n’osa plus l’interrompre, ne faisant que parfois hocher la tête pour lui faire signe qu’il était attentif à ses moindres dires. Quand quelqu’un osait enfin parler, il ne devait plus l’interrompre jusqu’à ce qu’il aille finit : Le moindre petit soupir pouvait faire arrêté quelqu’un de parler, pensant qu’il dérangeait. Alors il ne dit rien, hochant simplement la tête. Plus il parlait, plus Hippo se voyait en Nataniel, surtout quand ce dernier parla de son père. Pendant une fraction de seconde, son regard se troubla quand il attendit les dernières paroles de Nataniel. Son père l’avait maltraité? Mais son regard redevient rapidement doux pour ne pas inquiéter le jeune homme. Son père ressemblait beaucoup au sien, et cette pensée le fit soupirer tristement intérieurement. Il se reconnaissait en Nat’ … Il savait très bien les dommages que cela pouvait amené à une personne. C’est pourquoi son regard se fait plus doux à la question du jeune homme. Il prit le temps de boire une gorgé de son eau pour réfléchir, avant de se mettre à parler d’une voix toujours posée :

« Comment il était avec vous, Nataniel? Votre père…? Il vous a fait du mal? Il vous a maltraité, frapper…? » Il essaie que ces mots soit le plus doux possible, tendre même. « Vous savez, malheureusement, quand une personne perd la personne qu’il aime le plus, dans votre cas, quand votre père a perdu votre mère, cela peut rendre une personne très instable. Cela n’explique en rien ce qu’il vous a fait, mais ce n’est pas de votre faute si votre père s’est retourné contre vous. Malheureusement, lorsqu’une personne souffre, elle blesse les autres autour d’elle, et souvent ceux qui sont le plus proche… Pour votre père, c’était donc vous. Mais cela n’était pas votre faute… Vous n’êtes pas responsables de la mort de votre mère, ni de la colère de votre père, Nataniel… Il était comme ça peut-être parce que vous lui rappeliez sa défunte femme, peut-être parce que vous étiez la personne la plus proche de lui et qu’il devait expulser sa colère, et peut-être… que nous n’aurions jamais la vraie réponse, Nataniel. Ce que je peux vous assurer par contre, c’est que ce n’était pas votre faute. Ce ne l’a jamais été. Vous étiez un enfant, un adolescent… Ne remettez pas ça sur vous… »

love.disaster

_________________
★ Who I'm in reality? ★
My dad told me that I'm not good enough. So I try so much to change. I'm Tired to disappointing the people. I'm Tired to Be Sick. I'm Tired to Be Me. I'm Tired to Live.
So please, Listen to Me.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t106-nataniel-spring-day

Identity Card
Pseudo : Mikoyaa. Messages : 174 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Kang Daniel. Points : 59 A Reykjavik depuis : Sa naissance. Âge du perso : 25 ans. Emploi/études : Écrivain mais adore la photographie, la danse et est fasciné par le dessin.

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   04.08.18 18:39



I will feel safe the day I won't fear myself anymore. The truth always comes out one day, but as far as I know, nothing is more true than me being this little kid in his room, afraid of living his own life. Was I right or wrong ? Being scared of myself, scared of who I could become now. Blood is thicker than water, someone once said to me. But what to do when you are afraid of your own blood ? I now realised that I was not afraid of myself. I was afraid of the monster hiding behind my father's face.


Enfin il parlait. Ce n'était pas facile, il se coupait lui-même, peu sûr de ce qu'il devait dire et comment. Il ne parlait jamais de son père à personne si ce n'était à son oncle. En même temps, c'était pas vraiment le genre de sujet qu'on évoquait avec des amis ou autre. Pour certains, si. Mais pour Nataníel, ce n'était pas quelque chose de normal. Il avait peur d'être un poids pour les autres et d'ennuyer ses amis avec ses histoires. Il préférait continuer de vivre dans son silence avec des gens à ses côtés que de perdre tout le monde. Nataníel était un paradoxe à lui tout seul. Il préférait sa solitude mais ne pouvait vivre sans être entouré d'autres gens. Il avait ses moments où il ne voulait personne autour de lui, mais parfois, il avait juste besoin d'être avec d'autres personnes. Il n'avait même pas besoin de parler, juste de passer du temps avec les autres. Malheureusement, les gens avec qui il pouvait se sentir aussi bien pour faire ça pouvaient se compter sur les doigts d'une seule main, et encore. Parfois, il avait vraiment l'impression qu'il gênait, n'appréciant pas les mêmes choses que ses connaissances. Soient ses amis étaient trop âgés et passaient le plus clair de leur temps avec leurs enfants ou mari et femme, soient ils étaient plus jeunes, et donc de l'âge de Nataníel, mais préféraient sortir et faire la fête. C'était très rare de tomber sur des personnes qui partageaient ses passions et surtout le supportait. Le fait que Bertel et lui s'étaient grandement éloignés venaient sûrement de ça, d'ailleurs. Nataníel n'avait jamais réussi à s'adapter complètement aux autres sur le long terme. Alors à un moment donné, les gens partaient sans vraiment se retourner. Ou s'ils le faisaient, rien ne changeait.

Il se doutait bien qu'après son explication, le psychologue allait lui poser des questions. Ça se voyait à des kilomètres. Mais cela n'empêchait en rien qu'il n'aimait pas ça. Beaucoup trop de gens lui avaient déjà dit que tout avait été de sa faute, en commençait par les adultes qui s'étaient occupé de donner sa garde à son père. Il était toujours passé pour un ingrat aux yeux de ces gens alors qu'en fait, Nataníel avait juste peur. Mais comment en parler ? Qui le croirait ? C'est pour ça que même aujourd'hui, après tant d'années, un blocage était toujours présent, lui rappelant sans cesse qu'à une époque, personne n'était de son côté. « Oui... Oui. » répondit-il seulement, soufflant presque sa réponse. Comme s'il ne voulait pas être entendu. Comme s'il ne voulait pas vraiment l'avouer et se l'avouer. Il n'avait jamais aimé comment certains psychologues parlaient de lui comme d'une victime. D'autres questionnaient même pourquoi il n'avait rien fait avant, pourquoi il n'était pas défendu. Peut-être était-ce une technique pour le faire parler, mais il n'avait jamais apprécié ces questions. Se défendre ? Comment ? Nataníel n'était ni petit ni faible, mais son père était plus grand et fort. Et la peur, ça paralysait parfois tellement que rien n'y faisait. Ce n'était pas qu'une question de force physique, dans ce genre de moment. « Quand j'étais plus jeune, après la mort de... ma mère, les services sociaux m'ont pris en charge. » déglutit-il, essayant de mettre de côté ces mauvais souvenirs, de prendre de la distance. Maintenant, il était en sécurité. « De ma faute. Ils ont dit que c'était moi le problème. » Même si quelques personnes, depuis, lui avaient répétés qu'ils avaient eu tord, Nataníel avait toujours bloqué sur ces mots. Et pendant des années, il y avait cru. « J'ai revu mon père. Il était là, en train de faire ses courses, le sourire aux lèvres. Il ne m'a pas vu, mais moi si. Cela faisait des années que je n'avais ni entendu parlé de lui, ni que je l'avais revu. Pourquoi j'ai toujours aussi... peur ? » questionna-t-il le professionnel, espérant sincèrement qu'il ait une réponse face à cette question qui le hantait.



© Truth.

_________________
Chase me and find me, no one can stop me.
So that you can’t catch me anymore, I’ll secretly hide in another dream.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card

MessageSujet: Re: ~ I Will Help You ~ [Nataniel]   
Revenir en haut Aller en bas
 
~ I Will Help You ~ [Nataniel]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: The City-
Sauter vers: