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 Stuck in hell | PV Aleksy


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MessageSujet: Stuck in hell | PV Aleksy   11.06.18 21:52

Bethany & Aleksy


Tes yeux s'ouvrent, lentement. Bien avant l'aube, bien avant la fin de la nuit. Tu étais prise dans ce sommeil peu profond, celui que ton corps semble adopter quasi automatiquement quand tu dors ailleurs de chez toi, avec une conquête inconnue. Tes iris d'un vert opaline se posent contre le cadran indiquant l'heure: presque une heure du matin. C'est tôt. Tu n'as pas l'habitude d'être déjà au lit à une heure pareille. Et ce n'est pas comme si tu l'étais réellement. Le poisson avait simplement mordu plus rapidement que tu ne l'aurais cru, ce soir. Il avait été si facilement réceptif, si désespéré de ton contact, que ça t'en avait surprise. Non pas que tu doutais de tes tactiques et de tes charmes. Tu n'avais simplement pas l'habitude que quelqu'un se fasse avoir aussi facilement. Avec à peine d'efforts, vous vous étiez rendus dans un hôtel pas très loin. Le genre d'endroit qui se rend facilement à pieds. Vous vous êtes amusés, longtemps. Pour au final vous endormir, profitant pour quelques temps à peine de la chaleur de ses bras. Puis tu t'es réveillée, puis il était temps de partir. Tu laisses le temps à ta vision de s'adapter à la noirceur ambiante, retirant en délicatesse la main contre ta peau, contre ton ventre. Parce que tu n'as pas envie de le réveiller et d'avoir à subir sa crise. Pas ce soir. Tu as assez subi ces derniers temps, tout ce que tu veux, c'est des bras pour te réconforter un peu. Rien de plus. Pas de prise de tête, pas de crise de larmes. Un coup d'un soir que tu quittes sans mot. Ce n'est pas pour rien que tu as pris la décision d'une chambre d'hôtel. Tu aurais très bien pu le ramener chez toi, l'inconnu. Mais non.

Tu te glisses lentement hors du lit pour chercher tes vêtements de la veille. Parce qu'ils se sont égarés un peu ici et là dans le feu de l'action, dans la vitesse de vos mouvements. Mais tu les retrouves et tu les enfiles de nouveau. Même si c'est quelque chose que tu n'aimes pas. Chaque fois, tu te sens un peu sale. C'est le désavantage de ne pas être chez toi, ça. Quand tu te lèves de ton lit, au moins, tu peux enfiler des vêtements propres. Mais pas là. Tu es prise avec ce que tu portais déjà. Alors tu enfiles de nouveau tes sous-vêtements noirs de dentelle, ton jeans volontairement usé à certains endroits ainsi que ton simple teeshirt blanc et ta veste. Tu te diriges vers la salle de bain, gardant la lumière éteinte. Un soupire, tout bas, alors que tu passes tes doigts dans ta chevelure afin de les replacer sommairement. Histoire de ne pas avoir l'air de quelqu'un qui vient de se réveiller, de ne pas avoir l'air de quelqu'un qui sort tout juste d'un coup d'un soir. Tu ouvres même un peu le robinet pour te rincer la bouche qui se ressent pâteuse par le réveil et passer un peu d'eau à ton visage que tu éponges par la serviette à main blanche de la salle de bain. Une fois relativement présentable pour l'heure qu'il est, tu prends le reste de tes choses en plus de ton manteau. Ton portable, ton argent, tes cartes, tes clés, tes clopes. Ton kit de survie habituel, entre autre. Et sans même un regard pour l'étranger, tu quittes la chambre. Tu laisses derrière toi vos ébats, ce prénom que tu as déjà oublié parce que tu n'as pas cherché à t'en rappeler, ainsi que la facture du mini-bar duquel vous avez abusés la veille. Facture qui passera de façon amer, tu présumes. Non pas que tu en aies quelque chose à faire. Ce n'est plus ton problème, maintenant.

La porte se referme de façon assez silencieuse alors que tes pas te guident jusqu'à l'ascenseur. Tu appuies sur le bouton du petit panneau, attendant sagement que la boîte de métal n'arrive jusqu'au huitième étage. Un bâillement que tu caches derrière le dos de ta main, puis les portes s'ouvrent finalement. C'est le silence, partout autour. Le silence, sauf les bruits de pas qui rejoignent l'accès à l'ascenseur. Bruits de pas que tu ignores complètement. Parce que franchement, ce n'est pas important. Toi, tu es en chemin vers chez toi. Et cet étranger, c'est sans doute simplement un client qui s'en va à l'administration ou qui rejoins sa chambre d'hôtel. Alors tu ne lui portes pas attention, pas même un regard, alors que tu appuies sur le bouton du panneau pour te diriger vers le rez-de-chaussé. Sauf que tu aurais dû. Tu aurais dû ressentir cette présence brûlante et infernale. Tu aurais dû lever le regard et poser tes prunelles sur cette tête blanche. Parce que de cette façon, tu aurais pu fuir l'ascenseur et éviter la suite des choses.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   13.06.18 10:33


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

C’était… frustrant.

Ce n’est pas comme si je m’attardais à ce genre de détail, en règle général, mais je dois bien avouer que ce client a littéralement grugé toute mon énergie. Dire que je n’ai pas prit mon pied, cette nuit, serait un euphémisme tant la lourdeur de ce jeune homme se fait encore lancinante dans mon esprit. Je crois bien n’avoir jamais expérimenté un ennui aussi profond, une lassitude aussi poussée durant mon deuxième emploi. D’ordinaire, les gens avec qui je couche pour de l’argent sont bien plus fougueux que les autres. Parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas les seuls. Parce qu’ils ressentent le besoin de se prouver quelque chose. De prouver à une simple petite pute qu’ils sont différent, qu’ils sont doués, qu’ils valent mieux que le reste de la foule. Ce n’est pas pour rien, si je vends mon corps au plus offrant. Offrant, ça, mon client de cette nuit l’était. Doué, en revanche… Voilà qui est plus discutable. J’enfile mollement mon jean, balayant la chambre du regard. L’homme a mes côtés s’est déjà endormi, sûrement avec ce sentiment de fierté qui est propre à chaque personne venant se perdre entre mes draps. Enfin, entre les draps d’un hôtel aléatoire, j’entends. Un sentiment fugace, bien aidé par la manipulation de mes mots, de mes gestes, par le fait de s’être cru important le temps d’une nuit, d’une heure ou d’une seconde. D’une seconde serait d’ailleurs plus véridique ce soir, au vu de la situation. Putain.

Un soupir rageur me prend la gorge, se murant dans le silence dérangeant de cette petite chambre allouée pour la nuit. Peu envieux de rester là pour le reste de la soirée, j’attrape mollement ma chemise blanche, l’enfile, et part à la recherche du portefeuille de ce client mal éduqué qui n’a décidément rien pour lui. Si ce n’est un compte en banque bien garni, visiblement. Je retire la somme qu’il me doit pour la nuit, en plus d’un supplément bien mérité pour m’avoir forcé à simuler, alors que mon regard se fait subitement happer par quelque chose sur le comptoire de l’armoir. Un petit bibelot en forme de téléphone à cadran. Rouge. Un éclat envieux traverse lentement mes iris céruléens, alors que je décide de l’aggriper et de la fourrer dans mon sac en bandoulière sans la moindre hésitation. Il paiera bien pour sa disparition. Il me doit au moins ça. Mes pas me guident en silence vers la sortie, alors que je me promets mentalement de ne plus jamais recroiser la route de ce type beaucoup trop rapide, beaucoup trop frustrant pour mon self-contrôle. Même s’il me paye bien, cette agacement qui parcourt mes veines me lacère les tripes.

Je rejoins rapidement l’accès à l'ascenseur, lorgnant d’un oeil sévère la silhouette que je peux apercevoir au loin. Pourtant, mes pas ralentissent au fur et à mesure, mes yeux se font plus perçant, ma frustration me quitte au profit d’un amusement cynique. Tien donc. Voilà qui est intéressant. Cette silhouette, je la reconnais sans mal. Les cheveux courts, les courbes aguichantes, c’est bien toi. Aucun doute possible. Dans le silence le plus total, je te laisse pénétrer dans l’ascenseur et t’y rejoins le plus naturellement du monde. Loin de moi l’idée de te faire peur, de te laisser une porte de sortie bien aguichante et de te laisser faire demi-tour maintenant. Alors je te regarde appuyer sur le bouton de l’accueil, je laisse les portes de cet ascenseur se refermer sur nous, je t’offre quelques secondes de répit, avant d’attaquer d’une voix bien trop mielleuse pour la cause. « Ça faisait longtemps, Honey. » Le surnom roule sur ma langue, agaçant. Notre dernière entrevue ne s’est pas vraiment passé comme prévu, et je dois bien avoué que la frustration de cette nuit est encore bien vive dans mon esprit. Au moins, cela a eut un effet bénéfique pour moi. Ça m’a rendu plus prudent sur la came que j’achète. En cela, j’imagine que je t’en suis reconnaissant. Mon regard se plante dans le tien, bordé d’une malice évidente. « Je suis ravi de voir que tu te portes mieux qu’à notre dernière rencontre. »

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   13.06.18 22:38

Bethany & Aleksy


Les portes de l'ascenseur s'ouvrent devant toi et te fait ramener le regard vers l'avant après t'être assurée que la boîte affiche un signe lumineux qu'elle se dirigeait bel et bien vers la descente. Parce que tu n'as pas envie de devoir monter jusqu'en haut des autres étages et redescendre lentement. Parce que chaque fois, tu te fais avoir et l'ascenseur ouvre ses portes sur quasi chaque étage et tu as l'impression que le tout devient interminable. La flèche pointant vers le bas, tu entres, laissant l'inconnu entrer sans lui porter la moindre attention ou regard, appuyant sur le bouton de l'étage. Les portes se referment, causant le plus grand des silences entre ces quatre murs. Tu passes ta main tatouée sur ton visage dans un léger soupire, pour ensuite l'amener à ton cou que tu étires légèrement, les yeux fermés. Parce que tu n'es pas encore complètement réveillée. Parce qu'il y a encore sans doute des traces d'alcool dont vous avez abusés, l'inconnu et toi. Non pas que tu es saoules, loin de là. Tu ne sens pas même l'alcool, si ce n'est peut-être tes vêtements qui en ont absorbés un peu les effluves volatiles. Tu es simplement bien, même si tu as hâte de rentrer chez toi. Les hôtels, c'est sympa, mais c'est pas un endroit où tu aimes y rester sur une longue durée. Encore moins avec tes vêtements de la veille. Là, plutôt, tu étais satisfaite d'avoir passé une bonne soirée et tu avais déjà hâte d'aller prendre une douche, profiter que la soirée se terminer tôt pour gratter les cordes de ta basse et donner de l'affection à la boule de poils qui t'attendait.

C'est une voix qui te fait ouvrir les yeux. Quelques secondes à peine les portes fermées que tu entends des paroles, prononcées d'un accent et d'un timbre de voix que tu te rappelles beaucoup trop. Et ce surnom. Rares sont les personnes qui l'ont employé depuis votre dernière rencontre. Et personne ne l'a fait avec cet accent bien trop prononcé, d'ailleurs. Et ce timbre de voix, toujours aussi doux, presque rassurant, presque charmeur. Tu inspires, lentement, laissant ta main retomber le long de ton corps pour finalement te retourner et lui faire face. Et aussitôt tes iris posés sur lui, il n'y a plus aucun doute. C'est bel et bien lui. Ce Luka, ce russe que tu as surpris par accident en train de faire un échange douteux entre ton ancien patron. Chose que tu n'aurais jamais dû voir, d'ailleurs. Ce même jeune homme que tu as croisé lors d'une fête. Où vous vous êtes charmés, que vous avez dansés et que tout a dérivé. Par ta faute. Par sa faute. Parce que tu n'as pas été assez prudente, parce qu'il t'a proposé d'en prendre. Sans doute l'une de tes plus grandes erreurs que tu as faites, plus jeune. Et pourtant, tu en as fais des conneries. Mais celle-là, faites par pure curiosité, tu l'avais regrettée. Tes lèvres s'étirent. « Hey little devil. Ça fais un moment, en effet. » Et ta voix se fait tout aussi douce, lui rappelant son surnom qui était si bien trouvé, si réel en vue de la suite des évènements. Parce que cette tête blanche, c'est le diable. La tentation. Une tête d'ange déchu aux mauvaises intentions. Et tu sais bien que tu es coincé avec lui, pour le moment. De façon temporaire, tu espères. Parce que de le savoir ici, ça n'avait rien de bon. Et la descente de l'ascenseur pourrait rapidement devenir une descente aux enfers. Son regard, tu le soutiens. Il était hors de question que tu le détournes malgré cette sensation qui creuse ton ventre. De la honte, sans doute. Parce que tu t'es ridiculisée devant lui et tu le sais bien. Peu importe à quel point tu as passé ton temps à te dire qu'il avait vu des cas bien pire que le tien. C'est ton orgueil qui avait été atteint ce soir-là. Ta fierté. Parce que tu n'avais plus le contrôle et que tu as dû lui demander de l'aide au lieu de profiter de son corps comme tu l'avais souhaité. Alors à son regard malicieux, tu sens ton ventre se creuser davantage. En partie parce que tu te doutes de sa signification. Mais tu le soutiens, tu ne le quittes pas. Au contraire, un sourire amusé se dresse. « Tout ça grâce à toi. » Tu délaisses dans un faux remerciement détourné. Si d'apparence tu sembles des plus calmes, ce n'est pourtant pas le cas au fond de toi. Car de le savoir là, maintenant, dans la même ville que toi... Tu n'aimes pas ça. Sans doute parce que tu sais à quelque part, inconsciemment, quel genre de personne il est. Car tu as été capricieuse, que tu l'as empêché de se satisfaire ce soir-là. Que tu as préféré le voler aux bras d'une personne inconnue pour l'avoir contre toi le temps que tu ailles mieux. Que maintenant qu'il sait où tu es, s'il était ne serais-ce qu'un peu rancunier, qu'il allait chercher à se venger. Ou te faire payer, au final, ton dû.

« Et je suis ravie de voir que tu n'es pas en prison malgré toutes tes... activités. » Ta voix se fait presque aussi tendre que ce soir-là. Autant joueuse, autant enjôleuse. « D'ailleurs, j'aimerais bien savoir pourquoi l'Islande et non pas ailleurs? T'es sûr que tu ne me suis pas? » Le coin de ta bouche s'étire en un rictus amusé alors qu'au fond de toi, c'est tout autre. Peu importe à quel point tu ramènes cette blague lors de votre seconde rencontre. Parce que tu sais bien que Reykjavik est une ville qui se veut sécuritaire. Que c'est un endroit où il fait bon d'y vivre malgré ses températures imprévisibles. Quelque part où les choses illégales ne sont pas censées avoir lieu. Alors sa présence ne t'amène rien de bon, vraiment. Toi qui sait dans quoi il traine de façon sans doute courante, ce n'était pas un bon signe du tout. Certes, tu n'as jamais su l'étendue de ses activités lorsque vous étiez en Angleterre. Mais tu étais persuadée que ça devait être quelque chose d'assez grand pour qu'il ne demande ton prénom, pour qu'il cherche à avoir quelque chose contre toi pour se protéger. Que ce n'était pas qu'un étudiant étranger qui vendait de la came pour payer ses fins d'études ou une connerie de la sorte. Non, certainement pas. Sinon, tu ne te serais pas fais engueuler par ta mère par la suite, ce qui présumais une réaction à la chaîne de celle-ci qui se fait parler par son patron. Tu n'en sais rien, tu ne fais que présumer bien entendu. Mais il y avait quelque chose d'assez important pour l'amener jusqu'en Islande qui rendait le tout très peu rassurant.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   18.06.18 9:50


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Je me demande.

Je ne sais pas si te retrouver là, dans cette ville glacée d’Islande, est une bonne ou une mauvaise chose. Une bonne, ne serait-ce que pour te faire payer tout ce que tu me dois. Pour te voir dérouté par mes mots, par ce rappel constant de l’échec que tu as vécu, par cette honte viscérale qui doit certainement se gratter une place bien invitante au creux de ton ventre. Une mauvaise, car tu sais mieux que personne la nature même de mon petit trafique. Parce que tu m’as vu, dans ce club. Parce que tu es bien plus intelligente que tu ne veux bien le montrer. J’imagine qu’il s’agit d’un coup du destin. Que cette deuxième rencontre n’est que le prémice de beaucoup d’autre, que le début de mes emmerdes ou le début d’un échange plus engageant, plus brûlant, plus intriguant. Une promesse de tromper mon ennui mortel à tes côtés, dans le bon ou dans le mauvais sens. Un paris risqué. Mais est-ce intéressant de jouer, lorsqu’il n’y a aucune chance de défaite ? Lorsque les gains sont assuré ? Aucunement. Alors mes lèvres s’étirent le plus naturellement du monde, à la fois charmeuses et invitantes, amusées et réjouies par ce nouvel échange que nous partageons. Malgré ton sourire, malgré ce petit air mutin que tu affiches, je me doute bien que la réalité est tout autre. Que tu n’as aucune envie de me voir. Que tu n’as aucune envie de me parler. Si les rôles avaient été inversé, crois bien que j’aurais déjà quitté ces quatres murs qui nous retiennent prisonnier, d’une manière ou d’une autre.

Ce surnom qui roule dans tes lèvres m’arrachent un rire discret. Je sais aujourd’hui à quel point tu as conscience de la véracité de ces simples mots. À quel point tu sais qu’ils ne sont que trop bien choisi. Ton regard plonge dans le mien sans aucune retenu, sans aucune honte clairement discernable. Tu me tiens tête, tu te bats toujours plus pour me faire comprendre que tu ne te laisseras pas marcher sur les pieds pour une simple petite mésaventure, que tu ne te laisseras pas prendre dans un jeu malsain de honte et de remords. Et ce caractère solide, cette volonté de ne pas me montrer tes faiblesses, ils n’attirent qu’un sourire un brin arrogant sur mes lèvres pleines. Je hoche lentement la tête devant tes mots. Oui. Tout cela grâce à moi. Je suis tout de même ravie de voir que tu en as conscience, que cette faiblesse que j’ai eu en te ramenant jusqu’à chez toi, en te ramenant jusqu’à ton lit, n’a pas été inutile. Ta voix trop enjôleuse, trop charmeuse, m’arrache un frisson bien agaçant le long de ma colonne vertébrale. Un simple souvenir de cette soirée où tu as réussi à créer bien plus, où tu as réussi à faire gonfler mon envie et mon désir au point où j’ai cédé à la tentation d’une pilule pour tes beaux yeux. Quelque chose que je ne fais plus aujourd’hui. Quelque chose que je ne referais probablement jamais. J’étais bien trop jeune, bien trop insouciant pour comprendre l’utilité d’avoir l’esprit clair dans ce genre de situation.

Mes épaules se haussent devant tes mots dans une moue amusée. La prison ? Allons, Honey, je pensais que tu étais plus intelligente que ça. La prison n’abrite que ceux qui ont échoué à rester dans l’ombre, et moi, je n’échoue jamais. Le diable ne doit pas finir enfermé entre quatre mur, Bethany, ce serait d’une tristesse infinie... « Et pourquoi pas ? » Ma voix se fait plus douce, plus amusée, presque mutine lorsque je te réponds, lorsque mon regard balaye l'ascenseur dans un air qui se veut léger. « L’Islande est un si beau pays. Si calme. Si sécuritaire. » Ironie. L’Islande est peut-être l’un des seuls pays où je n’aurais jamais voulu atterrir, mais ce choix n’était pas le mien. Entends le bien, Bethany. J’aurais préféré être ailleurs. « Et puis, je pourrais te retourner la quest.. » La cage d’acier qui nous enferme se met à trembler, arrachant la fin de ma phrase dans une mimique de pure surprise. Ma main vient agripper presque nerveusement le rebord d’un mur, alors que mon regard se perd aux alentours, comme s’il était capable de voir autre chose qu’une taule grisâtre, comme s’il était capable de deviner les raisons de ce chambranle soudain. Un bruit sourd résonne à nos oreilles, avant que l'ascenseur ne se stabilise, avant que les lumières ne s'éteignent, puis se rallume quelques secondes plus tard. Avant que je ne réalise qu’à présent, nous ne bougeons plus d’un pouce. « ...ion. » Expectatif, ma phrase se termine dans un murmure bien trop perdu pour la cause. Une main légèrement agitée vient appuyer sur les boutons du panneau de commande, dans le maigre espoir de revoir la cage s’ouvrir sur un étage aléatoire. Sans succès. « Putain. » Le juron qui s’échappe dans ma langue maternelle, je ne prend même pas la peine de te le traduire. Il n’est que l’image de mon agacement, de ma frustration qui revient se gratter une place au creux de mon ventre. Un rictus qui se veut amusé se dessine sur mes lèvres, alors que je reporte mon attention sur toi, alors que mon regard te transperce à nouveau. « J’espère que tu n’es pas claustrophobe. »


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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   25.06.18 5:01

Bethany & Aleksy


Tu n'es pas à l'aise, d'un seul coup. Parce que des rencontres, tu en as fais des tonnes. Des gens, tu en as blessé à ne plus en voir le nombre. Mais s'il y a une personne que tu n'osais pas revoir sur cette terre maudite, dans ce pays, c'est lui. Ce Luka. Prénom que tu présumes toujours aussi faux, d'ailleurs. Parce qu'il est intelligent, lui aussi. Donner son identité tandis que tu as vu ses échanges douteux? Franchement. Il serait déjà mort en ce moment, si c'était réellement le cas. Et c'est pour cette raison, tout comme plein d'autres, qui font que tu souhaitais ne pas le revoir. Qu'en ce moment, à l'intérieur, dans une partie cachée de ton esprit, c'est la panique. Que ton cerveau travaille à pleine allure afin de te contenir face à lui et parvenir à réagir en utilisant ta tête. Parce que tu sais qu'il pourrait facilement voir clair dans ton jeu à la moindre chose qui dérape. Mais tu as grandis, toi aussi. Tu es devenue plus futée, plus habile dans tes mensonges. Toutes les armes préparées contre ce sourire qui se voit bien trop amusé à ton goût. Parce qu'il sait, il n'est pas idiot. Il sait que tu ne veux pas le voir. Encore moins entre ces murs de ce petit élévateur dans cet hôtel.

Tu laisses son surnom quitter tes lèvres, tu lui tiens tête, tu ne te laisses pas abattre par sa présence. Parce que tu te le refuses, simplement. Il est hors de question que tu ne perds face pour une stupidité que tu as fais quelques années plus tôt. Tu as été curieuse, ça a mal viré et si tu as eu besoin de lui comme jamais, tu ne vas pas te jeter dans ses bras comme s'il avait été la personne à te sauver la vie. Parce qu'il n'avait pas paniqué, même s'il avait réagit de façon efficace. Il était resté calme, le russe. Tu n'as jamais été en danger de mort, malgré cette impression. Tu le sais, maintenant. Alors te sauver la vie, vraiment? Non. Puis, si tu as accepté cette pilule, c'était à cause de celle-ci que tu avais été dans un sale état. Par sa faute, à lui, par sa came. Votre échange persiste et tu sembles percevoir quelque chose. S'il avait un sourire un peu plus arrogant, quelque chose semblait l'avoir fait tiqué à cette voix chaleureuse que tu as empruntée. Était-il encore si sensible à ces doux souvenirs de cette soirée infernale? De tout le bon, avant l'Enfer? L'information se note d'elle-même à ton esprit tandis que le reste de la conversation continue. Conversation à laquelle tu te vois forcée, parce que tu veux être ailleurs. Mais non, il se met à te vanter les mérites d'une Islande si sécuritaire. Et c'est bien là tout le problème, tandis qu'une grimace de désapprobation s'affiche à ton visage. Non pas par ses dires, mais par les raisons détournées d'une telle visite. « Justement, sécuritaire. Tranquille. Es-tu certain que Reykjavik pourrait supporter ta présence?  » Tu te moques presque dans ce mélange d'amusement, malgré ta voix douce. Parce que tu serais persuadée que cette ville si paisible pourrait sans doute éclater dès que le diable viendrait poser un pied à la bordure, au premier bout de terre lui appartenant. Sauf qu'il te rend la question. Question que tu veux déjà évité et comme un signe de destin quelconque, il n'y parvient pas. Il se voit coupé par un tremblement provoqué par l'ascenseur, tandis que ton dos s'appuie au mur d'acier derrière toi, t'agrippant qu'un instant, préventive de la suite. Parce que ton regard s'est rivé un moment vers le plafond, comme si quelque chose allait en tomber et que tu allais devoir réagir. Ton sang n'a fait qu'un tour, tandis que les lumières s'éteignent, que la cage grince, que le tout revient. Et puis, rien. Plus rien. La pression atmosphérique ne change plus, il n'y a plus un seul mouvement de la part de cette prison d'acier. Parce que c'est ce que c'est devenu, pour toi, maintenant. Une prison. Prise avec ton bourreau, avec cet ange déchu à la tête blanche qui tente les boutons. Tu es prise d'agacement lorsque tu parviens à bouger, à te stabiliser sur ce qui vient d'arriver. Et tu le repousses presque du panneau de boutons. « Bouge-toi. » Ta voix est presque sèche tandis que tu tentes à ton tour d'appuyer, comme si la machine refusait de coopérer parce que c'était lui. Mais non. Rien. Toujours rien. Et ce juron que tu présumes, sorti en russe? Il ne fait que confirmer tes craintes. Tu soupires en laissant le côté de ton poing heurter la paroi de la porte close, sous la frustration du moment tandis que tu ramènes ton regard vers le haut de la porte. Vers où normalement les chiffres seraient censés démontrer la descente des étages. Comme s'il allait se produire un miracle pour te sauver de cette situation, de ce problème. Parce que tu entends sa voix de nouveau, ramenant ton vert d'opaline dans le céruléen de ses yeux qui semblent te percuter comme deux flèches lancées au travers de ce voile que tu poses sans arrêter. Et c'est une moue amusée qui l'accueille à ses paroles. « Oh du tout. Il existe pire qu'avoir peur de quatre murs. » Lui, par exemple. Lui et ce qu'il sait faire, ce qu'il pourrait faire. Tu aurais encore préférée être prise avec n'importe qui d'autre. Avec Heiki qui cherche à percer tes masques, avec la possible colère de ce gars que tu viens d'abandonner. N'importe qui. Mais pas lui. Ta main s'apporter à la poche de ton pantalon, afin de sortir ton téléphone. Parce que c'est pour l'instant ton dernier espoir sur la situation. Le dernier échappatoire de cette prison, de cet enfer de quatre murs. Tu débarres l'appareil afin d'en vérifier le signal. Rien. L'acier bloque le moindre réseau possible pour faire un appel d'urgence, pour faire quoi que ce soit. Un soupire quitte tes lèvres, ta tête se laissant retomber sur la porte froide juste derrière toi. « Bugger... Et tes yeux se ferment sous le juron sifflé entre tes dents, qu'un instant. Parce que franchement, tu sais déjà que si tu n'étais pas heureuse de le savoir dans l'ascenseur, c'était pour être encore pire dans les temps à venir.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   27.06.18 11:13


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Quel enfer.

Une boule d’angoisse se forme au creux de mon ventre, alors que l'ascenseur se met en branle, alors que cette cage d’acier se referme sur nous pour ne plus vouloir nous laisser de liberté. Je n’ai jamais aimé être enfermé. Être prisonnier. C’est un reflet bien trop vivace dans mon esprit, un souvenir qui me lance et qui me promet des heures, des jours de souffrances. Et si j’avais été seul entre ces quatres murs, si ta présence ne m’avait pas permis de tromper mon mal-être, crois bien que la panique aurait gagné à l’instant même où la lumière s’est éteinte. Comme un signe. Le signe de ma faiblesse la plus profonde. Nerveusement, je tente d’appuyer sur les boutons à ma portée, dans le maigre espoir que cette tentative foireuse se solde par une réussite stupide. Peine perdu. Encore plus lorsque tu te décides de me pousser avec cette urgence dans la voie, avec cette sécheresse qui ne m’est pas habituelle et qui, au fond, me plait tout autant que la douceur de ton timbre invitant. J’inspire. J’expire. Je laisse mon regard se glisser sur ton dos, comme un rappel constant, comme pour rassurer ma crainte. Je ne suis pas tout seul dans ces flammes. Tu es avec moi, volontaire ou non. Appréciable ou non. Peu m’importe vraiment, tant que mon esprit peut divaguer ailleurs. Tant que je reste accroché à la réalité qui nous entours. Tant que je ne me perds pas dans le silence froid et glaciale d’un souvenir trop dérangeant pour mon self-contrôle.

Le masque de froideur a repris sa place sur mon visage, bien trop enragé par cette mésaventure pour y laisser celui du charme et de l’amusement. Quelques secondes, à peine, le temps pour moi de calmer mes nerfs en friche, d’apaiser cette tension que je sens palpable entre nous. Quelques secondes de battements, avant que la malice ne revienne à la charge, avant que je ne t’agace de cette voix invitante qui est la mienne. Il existe pire ? Sûrement. Comme la peur de cette solitude viscérale qui me dévore la poitrine. Une peur que tu apaises par ta simple présente, aussi agaçante soit-elle. Tout de même, j’aurais préféré me trouver dans cet enfer avec une autre personne. James, par exemple. Ça aurait pu être amusant. Enivrant. Plaisant. Bien loin de cette électricité fugace qui nous parcourt les sens. Bien loin de cette dissension silencieuse qui nous pousse à nous regarder en chien de faïence, à attendre la première erreur, le premier échec de l’autre. Mes iris céruléens te regardent fouiller ton téléphone, alors que je ne songe même pas à faire de même. Je n’ai que peu d’espoir quant à la promesse futile d’un échappatoire. Le rictus amer qui se loge sur mes lèvres pleines en est une démonstration suffisante. « Et bien, on va passer un long moment ensemble dans ce cas. » De quoi reprendre le jeu où nous l’avions arrêté, il y a de ça quelques années. De quoi te rappeler qui je suis.

Le calme reprend lentement ses droits, entre nous, à peine troublé par nos respirations agacées. Mon corps s’adosse contre la paroie d’en face, pour laisser mon regard se poser sur toi. Pour laisser mes iris céruléens te transpercer sans aucune retenue. Pour laisser mon sourire sournois et charmeur se gratter une place sur ma bouche. « Tu me dois toujours quelque chose, Honey, tu sais ? » Tu me dois la gratitude. Le respect. La vie, même, peut-être bien. Tu me dois aussi ton corps et ça, crois moi que je m’en souviens encore. Que tu ne t’en tireras pas comme ça. Que l’image de cette tentation agaçante, de cette frustration brutale, ne m’a pas quitté l’esprit une seule seconde. Si je dois bien avouer être encore faible à l’appel de cette moue charmeuse qui est la tienne, j’ai aujourd’hui bien plus de conviction pour prendre ce qui me revient de droit. Pour prendre tout ce que tu me dois. « Je n’ai pas oublié. » Un simple murmure. Une promesse engageante. Un amusement cynique. « Je n’oublie jamais rien. » Certainement pas le contact de tes lèvres sur les miennes. Certainement pas ta peau brûlante contre moi. Certainement pas ces gémissements fugaces qui t’avaient échappé lors de notre dernier échange.


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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   01.07.18 17:18

Bethany & Aleksy


S'il y a bien une chose qui te dérange, c'est d'être pris avec lui. Ce n'est pas tant le problème de l'ascenseur qui te cause cette sensation à l'intérieur de ton corps. Celle qui est désagréable, qui te donne cette impression de paniquer. Non, c'est d'être avec lui. Parce qu'il n'y a rien de pire que ça, comme situation. Enfermée seule, c'est stressant, mais ce n'est pas réellement dangereux si les secours viennent à temps. Là, tu n'as aucune idée de ce qui pourrait arriver. Ou à l'inverse, tu le sais bien trop. Parce que tu te doutes qu'il ne laissera pas ça passer. Cette occasion qui se présente de t'avoir là, captive, incapable de fuir comme tu le souhaites. Parce que les enjeux sont clairs et précis. Tu les vois de loin. Cette soirée-là, sur les terres londoniennes, est due pour être payée. Il est temps que tu fasses face aux conséquences de cette soirée qui a mal virée.

Pourtant, tu la ressens, cette panique. Mais elle ne t'est pas tienne. Tu la ressens, la vois, tandis qu'il appuie sur les boutons. Tandis qu'il tente de débarrer ses portes qui ne veulent pas coopérer. Alors tu le repousses, tu tentes de prendre les choses en main comme si c'était pour réellement changer quelque chose. Rien, bien entendu. Rien, sauf un regard qui s'apporte à ton dos. Un regard froid, toujours avec cette même impression de contenance, de panique contrôlée. Avait-il peur des endroits restreints, le beau diable? Cette simple pensée affiche un bref sourire éclair tandis que tu appuies pour la troisième fois sur le bouton censé ouvrir les portes. Puis c'est peine perdue. Tu observes ton téléphone, tu tentes de chercher signal. Non plus. Tu étais réellement coincée avec lui de façon définitive. Jusqu'à ce qu'il y ait quelqu'un pour vous sortir de là ou que la boîte se remette à bouger de façon magique. Ton dos s'appuie à la paroi derrière toi et tu jures entre tes dents. Sauf que c'est sa voix qui revient, qui t'empêche d'être tranquille. Tes iris se ramènent à l'océan en face de toi. Et ce rictus. Ce foutu rictus qui le quitte. « Je ne te savais pas si perspicace. » Et c'est un bref rire qui passe la barrière de tes lèvres. Un rire que tu fausses afin de le faire sonner assurer. Parce que clairement, c'est une constatation que tu n'apprécies pas. Tu sais qu'il a raison. Tu sais aussi que c'est signe qu'il a bien plus en tête désormais que cette sorte de panique que tu as cru ressentir, entrevoir dans ses prunelles. Que tout ça, c'est disparu et qu'il y a pire à venir.

Et tu vois juste, comme chaque fois. Parce que lorsqu'il appuie son dos contre le mur d'acier en face de toi, tu sens son regard. Celui qui cherche à te percer à jour, à voir au travers de ce voile si épais que tu as mis devant tes propres yeux. Un sourire, une phrase. Tu ignores lequel des deux te provoquent une plus grande insécurité et un malaise au creux de ta poitrine. Parce que tu sais très bien ce que tu lui dois. Beaucoup, de façon courte et simple. Mais il y a une chose que tu sais qu'il demande indirectement, là, maintenant. La seule chose tangible dans cette boîte d'acier qui n'est pas de l'argent. Ton corps. Parce que c'est ce que tu t'apprêtais à lui offrir sans aucune gêne ce soir-là. Avec vos mains incessantes, vos corps frissonnants et vos soupirs de plus en plus courts. Avec ces gestes qui voulaient vous promettre plus jusqu'à ce que tu ne perdes pied, jusqu'à ce que tu tombes dans cette pente pour te brûler vivement tout au fond de cet enfer. Tu t'étais tellement sentie sale, ce soir-là. Honteuse de ta perte de contrôle. Parce que ce n'est pas toi. Ça ne l'a jamais été, pas même il y a de cela quelques années. Parce que tu retombes toujours sur tes pattes, en tant normal. Mais pas ce soir-là. Heureusement, tu t'étais réveillée dans un lit vide au lendemain matin. Tu n'aurais pas supporté de voir son visage, son sourire moqueur en te réveillant. Celui qui te juge, qui s'amuse de ta faiblesse. Dire que tout avait si bien commencé. Parce qu'il est beau, qu'il avait des gestes habiles, qu'il était intéressant assez pour que tu délaisses cette fille trop étouffante derrière. Assez pour que tu ne veuilles aller plus loin. Et ça ne s'est jamais produit. Et tu ne l'as pas oublié, toi non plus.

« C'est adorable. Je ne savais pas t'avoir marqué, manqué même, à ce point. » C'est une voix tout autant enjôleuse qui quitte tes lèvres, si ce n'est la pointe de moquerie que tu y laisses se dénoter facilement. Tu t'appuies un peu mieux contre la porte, histoire de le regarder en face correctement, croisant tes bras. Tu hausses même un sourcil en l'observant, ramenant cette étincelle de malice dans tes yeux afin de faire taire tout le reste. Toute cette inquiétude sur la suite des choses. « Mais qu'est-ce que je te dois, dis-moi, little devil? » Ton sourire amusé transperce ton visage. Tu sais ce qu'il veut. Tu n'es pas idiote. Tu ne l'as jamais été. Sauf que là, maintenant, tu achètes du temps. Certes, ce n'est pas du plus subtile, mais en même temps ce n'est pas une manoeuvre qui peut réellement l'être dans ce genre de situation. Tu te doutes bien qu'il le verra, même si tu souhaites qu'il ne le constate pas. Parce que tu tentes de prendre du temps dans l'espoir que l'appareil se remette à bouger et que tu puisses te sauver avant qu'il ne referme ses griffes contre toi. Pour que tu puisses fuir cet échange et tout ce qui était à venir.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   02.07.18 17:40


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

La panique. L’angoisse. Puis l’attente. Et enfin, l’apaisement.

Un soupir discret s’échappe de mes lèvres pleines, alors que je me résonne, alors que j’arrive après un temps de colère à reprendre le pas sur cette peur viscérale qui m’enlace l’esprit. Je ne suis pas tout seul, ici. Je ne suis pas dans le noir, dans l’attente d’une douleur qui ne sera que trop grande à supporter, dans l’attente d’une brûlure qui ne sera que ravageuse de mon corps, dans l’attente d’une mort qui ne sera que salvatrice pour ma folie. Tu es avec moi, et aussi stupide que cela soit, cette simple présence me ramène à la réalité brutale qui nous entours. Je n’ai jamais aimé les endroits clos. Ils me rappellent de mauvais souvenir. Ils me rappellent à quel point j’ai souffert, à quel point je me suis perdu moi, ce petit gamin timide et réservé que j’étais, à quel point j’ai pu changer sous les coups et les cicatrices durement acquises. À quel point j’ai été faible, et à quel point tout cela était nécessaire pour ma survie. Alors je reporte mon attention sur toi, pour ne penser à rien d’autre qu’à cette rencontre que nous avons déjà vécu, qu’à cet échange brûlant que nous avions entamé il y a de cela quelques années. Rapidement, mon esprit chasse les images obscènes pour en trouver d’autre, bien plus intrigante, bien plus engageante pour me garder éveillé et curieux. Mes lèvres s'étirent avec un amusement cynique lorsque ta voix résonne à nouveau entre nous, lorsque tu me prouves dans un rire qui se veut assuré que tu ne t’écraseras pas, pas devant moi et pas aujourd’hui. Ou tout du moins, que tu te défendras bec et ongle avant de tomber. Avant de chuter avec moi dans l’obscurité lancinante que je peux te promettre.

Dommage pour toi, Honey, c’est un trait de caractère que j’affectionne bien trop chez toi. Si tu ne te montrais pas aussi tête brulée, si tu n’étais pas autant sur la défensive, le jeu perdrait de son intérêt. Le jeu ne serait plus qu’un passe-temps lassant que j’abandonnerais sur le bas côté de ma route, toi avec, sans le moindre scrupule pour tes états d’âmes. Mais tu luttes, tu te bats, tu me prouves sans cesse que ma curiosité n’est pas mal placée, que mon envie de te chasser sur un terrain que tu ne connais que trop bien est légitime. Mon nez se fronce un instant sous tes mots enjôleurs, amusé pour la cause. « Si tu savais, Honey... » Tu ne m’as pas manqué. Pas au sens où tu l’entends de ta voix moqueuse. Tu m’as frustré, tu m’as emmené dans un abîme de colère et de regret amère, mais tu ne m’as pas manqué. Jamais. Tout de même, je ne peux pas nier que cette petite mésaventure entre nous m’a rendu plus prudent sur la came que j’achète. Plus prudent sur la drogue que je donne. À qui je la donne. Et pour ça, Honey, je dois quand même te remercier. Tu as fait de moi un meilleur dealer, aussi stupide que cette constatation soit.

La malice qui couvre ton regard trouve un écho bien invitant dans le mien, alors que je me redresse, alors que je quitte cette taule dans mon dos pour m’approcher lentement de quelques pas, alors que mes iris céruléens te transpercent sans aucune retenue, sans aucune concession. Ce que tu me dois, Honey ? Tout. Tu me dois les heures passées à te couver comme une mère poule. Tu me dois la frustration et la hargne que j’ai pu ressentir durant cette soirée entêtante. Tu me dois cette promesse d’un corps à corps charnel que tes lèvres m’ont soufflé. Et surtout, tu me dois bien plus qu’une maigre tentative foireuse pour gagner du temps. Pour gagner une liberté que je ne suis pas disposé à t’offrir. Ni maintenant, ni jamais. Pas avant d’en avoir payé le prix. Pas avant que je ne le décide. « Toi. Voilà ce que tu me dois. » Un murmure, alors que mon corps n’est plus qu’à quelques centimètres du tien, alors que je ne m’impose pas encore dans ta bulle, mais que l’envie y est, alors que mon regard s’ancre dans le tien, bordé d’une malice cynique et d’un amusement retord.


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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   03.07.18 21:58

Bethany & Aleksy


Tu sais beaucoup trop que ce genre de personne, que le diable en personne, ça aime les têtes fortes. Les personnes qui savent garder la tête haute, ne pas se laisser marcher dessus. Ça les attire, ça pique la curiosité et donne envie de les faire se soumettre ou peu importe la vraie raison qui se cache derrière cette adoration de personnalité fortes. Tu le sais bien trop, tout ça. Sauf que tu n'y peux rien. Tu n'arrives pas à ramollir ta colonne rien que pour le faire se lasser, le faire fuir. Ta fierté, ton égo, te l'empêche. Tu te dois de lui faire face, de ne pas te laisser abattre. Tu es incapable de le laisser là, à te transpercer comme bon lui semble de ses prunelles d'un bleu trop clair. Tu es incapable de te laisser affaiblir rien que pour qu'il parte parce qu'il en a marre. Même après tout ce temps, tu ne peux pas. Deux rencontres, pourtant. C'est tout ce qui vous relie lorsqu'on oublie cette nuit actuelle. Un bref regard pour la première, un enfer mêlé de plaisir et de mauvais souvenirs pour la seconde. Tu pourrais facilement le faire avant qu'il ne soit trop tard, avant que le jeu soit trop dangereux pour que tu ne puisses plus reculer. Mais tu ne peux pas. Sans doute parce que tu sais quelque part qu'il est déjà trop tard pour ça, encore pire lorsque vous êtes pris dans cette boîte de métal. Le pas de recul se ferait contre un mur. Alors il est préférable de se battre, de garder emprise pour ne pas chuter vers l'Enfer, poussée par le diable lui-même.

Donc tu fais ce que tu fais de mieux pour ne pas tomber: tu joues. Tu retombes dans ce jeu de chasse entre le chat et la souris sans qu'il n'y ait réellement de souris. Même si tu sais très bien que dans les faits, ce serait censé être toi. Sauf que tu te refuses ce rôle. S'il est pour chasser, tu allais en faire de même. C'est une moquerie qui quitte tes lèvres. Bien entendu que tu ne lui as pas manqué. Tu ne l'as sans doute pas même marqué, aussi. Ce n'est que des bêtises, des belles paroles pour jouer à ses dépends. Parce que franchement, qui pourrait réellement s'ennuyer d'une personne telle que toi? Tu brises presque tout ce que tu touches de tes doigts trop peu délicats, tu récoltes les insultes comme si tu allais cueillir des fraises et tu mens comme que tu respires. Tu n'es pas une bonne personne, autant d'apparence que de réalité. Parce que si tu te fais volontairement détester de par tes mensonges, la personne cachée derrière ces masques? C'est celle que tu cherches à oublier, renier, parce que tu l'as affichée trop longtemps rien que pour t'en ressortir blessée. Alors de manquer à quelqu'un? Toi-même tu ne crois pas tes paroles. Au lieu, tu fausses l'information, tu fais comme si c'était le cas de ta voix charmeuse. Et il te répond par quelques mots à peine. Sans même réfléchir davantage à ses paroles, tu le sais déjà: ce n'est pas au même sens qu'il te répond. Ce n'est pas une façon de confirmer tes dires, de faire comme si tu lui avais réellement manqué. Peut-être parce qu'il sait, au fond, que tu n'es pas quelqu'un que l'on puisse réellement désirer garder à ses côtés. Peu importe la raison, c'est un tout autre sens qu'ont ses paroles. C'est donc un sourire amusé qui s'étire sur tes lèvres en l'entendant, en écoutant ce surnom qui semble toujours aussi chantant à sa voix au travers de son accent.

Tu te fais malicieuse, parce que c'est un moyen de défense. C'est mieux de démontrer une telle apparence que de lui laisser savoir que ton coeur au creux de ta poitrine se fait plus rapide lorsqu'il s'approche. Pas à toute allure, mais il accélère. Il anticipe la suite. Il sait ce qu'il va y arriver. Car tu sais ce qu'il veut. Et c'est loin de te plaire, peu importe à quel point il a de ces yeux et ce corps. Peu importe à quel point il a cette fausse tête d'ange. Parce qu'au final, tu es prise dans cette boîte et tu te doutes bien de la suite: Tu te verras obligée de payer à moins qu'un miracle ne survienne. Parce que chercher à te défiler dans une aussi petite pièce ? Tu te ferais rapidement rattrapée. La seule façon qui te vient en tête pour t'en défaire, là maintenant alors qu'il s'approche, c'est de l'assommer. Et tu sais bien que tu n'en as pas les capacités si ce n'est de lui éclater la tête contre l'acier. Chose qu'il pourrait facilement arrêter et, au final, empirer ton sort. Puis, si tu réussissais, ce ne serais que pire si tu venais à le croiser de nouveau. S'il est ici, tu te doutes bien qu'il n'est pas sur le point de partir. Que tu risques de tomber nez à nez avec lui un jour ou l'autre. Les risques sont déjà tout calculés lorsqu'il te répond, lorsqu'il te murmure cette réponse que tu savais déjà.

« Moi? C'est un peu vaste comme réponse. » Tu murmures presque en retour, décollant ton dos du mur pour approcher encore de quelques centimètres, amenant tes lèvres tout près des siennes. « Tu veux quoi, de moi? » Tu demandes, ton regard d'abord posé sur ses lèvres pour en observant la proximité, puis revenant vers les deux perles d'océans logées au creux de ses yeux, de cette malice que tu lui rends sans retenue. Tes lèvres s'étirent dans un sourire un peu mutin, mêlé de cet envoûtement que tu sembles incapable de cesser lui donner. Puis, comme il n'a pas encore décidé d'entrer dans ta bulle, comme tu as encore un peu de temps devant toi, tu t'écartes. Tu le contournes, prenant appui au mur sur lequel il se trouvait quelques instants avant. Une petite tentative de fuite cachée sous votre jeu. Puis, avec de la chance, ça allait encore donner une possibilité au miracle d'agir. Parce qu'il prend son temps, celui-là. Donc tu tentes de faire pareil, peu importe à quel point tu te doutes qu'il voit clair dans ce genre d'intentions. Mais en même temps, si le chat pris au piège dans un costume de souris ne se faisait pas difficile à attraper, ne prenait pas le temps de faire monter l'amusement, le jeu ne serait pas pareil, n'est-ce pas?

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   07.07.18 8:46


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Plus tu fuiras, plus tu te débatras et plus mon instinct de chasseur s’éveillera.

Comme une bête féroce traquant sa proie, attendant patiemment le moindre moment de faiblesse, la moindre démonstration de fatigue. Je ne cesserais jamais de te tourmenter l’esprit et le corps, pas sans avoir obtenu rétribution pour cette nuit infernale que j’ai passé à tes côtés. Pas sans pouvoir contempler ce regard d’animal blessé coincé dans une situation inextricable, attendant patiemment la mort. Oh, tu sais, Honey, tu as parfaitement le droit de me le refuser. Tu as parfaitement le droit de me dire non, je ne t’en tiendrais pas rigueur. Mais maintenant que je te sais ici, maintenant que nos routes ce sont croisé à nouveau, je ne te laisserais plus la moindre liberté de mouvement. Je reviendrais, encore et encore, jusqu’à ce que le jeu devienne victorieux, jusqu’à ce que mon égo soit contenté, jusqu’à ce que tu cèdes, enfin, à mon bon vouloir. Peu importe le temps et l’énergie que cela prendra. Mon regard te transperce sans aucune retenu, à la fois joueur et impatient, amusé et agacé par toutes tes tentatives de fuite. Avec le recul, je crois que tu as toujours su éveiller mon intérêt. Que ce soit dans ce club, le premier jour, ou au cours de cette soirée qui a mal tourné. Encore aujourd’hui, je sens un plaisir intriguant me parcourir les veines. Comme une fascination stupide, une envie sans cesse renouvelé de faire perdurer le jeu, de faire perdurer la chasse.

Ce n’est pas comme si tu avais une porte de sortie. Tu pourrais me coller ton poing en plein visage que ça n’arrangerait pas ta situation. Ça ne t’éviterait pas les represailles qui finirait forcément par arriver, un jour, quand tu t’y attendras le moins. Ça ne t’éviterait pas les coups que je pourrais te donner en retour, furieux et sans aucune limite. Utiliser la force n’est peut-être pas dans mes habitudes, mais si tu montres les crocs, si tu plantes tes ongles dans ma peau, je te montrerais les miens, je t’offrirais mes griffes en retour. Et j’imagine que tu le sais très bien, ou qu’au moins, tu t’en doutes. Ta voix résonne, agaçante, dans le silence confortable qui s’était installé. Tu pousses même le vice à rapprocher ton corps du mien, à entrer dans ma bulle, à presque frôler tes lèvres des miennes. Un pas en avant, trois en arrière. Un éclat d’envie et d’amusement se glisse au fond de mes iris céruléens, alors que tes yeux se posent naïvement sur ma bouche, alors que l’envie de prendre la tienne commence à se faire sinueuse dans mon esprit, entêtante, viscérale. Et pourtant, je ne fais rien. Je te laisse t’écarter, attisant encore un peu plus la frustration qui me parcourt les veines. « Tu as besoin d’un dessin, maintenant ? » L’un de mes sourcils se haussent, agaçant, alors que je me retourne pour te faire à nouveau face. Tu gagnes un temps que tu imagines précieux, mais crois moi, Honey, je vois bien ce que tu essais de faire. Le jeu serait nettement moins amusant dans le cas contraire, il faut bien l’avouer.

« Tu sais que les secours ne viendront pas te tirer de là tout de suite, Bethany. » Plus de Honey. Plus de mot doux. Juste un amusement cynique, juste une vérité assassine. Tu es coincée, ici, avec moi, sans d’autre espoir que la venue d’un miracle qui n’arrivera jamais. Quel tristesse, n’est-ce pas ? Moi, cette situation m’amuse. Elle me fait oublier l’endroit oppressant où nous nous trouvons. Elle me tire de ce sentiment désagréable d’angoisse qui m’a gagné tout à l’heure. Alors je laisse mes iris céruléens se perdre en silence dans les tiens, provoquant et mutin. Je laisse mon corps s’approcher à nouveau du tien, non sans garder une limite que j’estime encore nécessaire pour te laisser des plans de sorties, pour continuer ce petit échange qui fait bouillir mes veines d’une impatience futile. « Alors à quoi bon essayer de fuir ? À quoi bon tenter de gagner un temps que personne ne t’accordera ? »



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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   08.07.18 22:23

Bethany & Aleksy


Tu sais, tout simplement. Tu sais que si tu venais à faire quelque chose ne serais-ce qu'un peu déplacé, qui frôle ses limites, tu vas en baver. Que ce soit là, maintenant, prise dans cette boîte tout comme ailleurs. Parce que si tu es coincée là avec lui, tu pourrais très bien te retrouver dans une situation similaire à une autre occasion. Si par miracle tu parvenais à t'échapper de tout ça, il trouverait moyen de te faire payer. Il n'est pas dupe, il est obstiné. Ce n'est pas le genre de personne qui abandonne et franchement, tu ne veux pas voir ses représailles si tu venais à lever le poing contre lui et que tu le croiserais dans la rue plus tard. Son surnom, il est bien adapté après tout. Puis, à voir ce dans quoi il traine toujours, tu as ce sentiment qui te dit que ce serait davantage dangereux d'attirer sa foudre dans une tentative de fuite. Parce qu'il te retrouverait, c'est certain. La ville n'est pas des plus peuplées, déjà. Il connait ton prénom, aussi. Il ne manquerait plus qu'il parvienne à trouver où tu habites ou travailles. Là, ce serait un réel danger.

Alors tu joues le jeu, tu le laisses te pourchasser, s'amuser. Tu feignes ton innocente, cherchant autant à gagner du temps que de faire augmenter l'amusement. Parce que si tu es pour devoir payer, tu n'allais pas le faire sans y avoir avantage de ton côté également. Ça allait être à ta façon, tandis que tu le peux encore. Donc tu t'approches, tu brises la distance qu'il n'a pas encore fait, tu parles tout près de ses lèvres avant de t'écarter, d'attendre la suite des choses. Que ce soit une porte qui s'ouvre, une parole de sa part ou même un geste. Sauf que ce n'est malheureusement pas le doux grincement de la liberté qui se fait entendre. Non, c'est la voix du russe qui résonne, plutôt, te demandant si tu avais besoin d'un dessin. Bien sûr que non, tu n'es pas idiote. Tu fais seulement la naïve volontairement. De toute façon, vous savez tout les deux que tu es loin de l'être. « Ça dépend. Tu dessines bien? » Tu te moques ouvertement, un petit rire accompagnant la fin de ta phrase. Sauf que tu grimaces, au final. Légèrement, un truc à peine visible comme tu le contiens tandis qu'il est encore de dos. Ton prénom. Tu ne l'aimes pas, pas vraiment. Tu trouves qu'il te ressemble trop peu. Puis faut dire, il y a ce mélange d'agacement du fait qu'il soit l'un des rares à connaitre ton prénom, ton vrai. Pas ton second prénom, pas ce faux prénom que tu donnes le temps d'une nuit. Et ça, tu n'aimes pas vraiment. Voire pas du tout. « Tu penses que je suis trop idiote pour en prendre conscience, Luka? » Ça te déçois presque, si c'est le cas. Parce que ce serait de te sous-estimer. Et moindrement que quelqu'un se met à faire une telle chose, ça devient un signe de faiblesse et la personne devient une cible beaucoup trop facile. Comme toutes ces petites âmes brisées que tu manipules sans gêne. Ils ne voient pas au-delà de ce que tu leur démontres, incapable de comprendre que ce n'est qu'un masque, un jeu. Et ils tombent dans ta toile aveuglément. Lorsqu'une personne se retrouve dans cette situation, qu'elle se base sur ce qu'elle voit uniquement, tu sais que c'est la fin. Que tu peux la modeler à tes désirs. Alors que la tête blanche te sous-estime? Ça te surprendrait, ce serait décevant. Parce qu'il est mieux que ça, quand même. Plus intelligent. L'une des dernières personnes à te sous-estimer, clairement. Tes lèvres s'étirent pourtant, amusée de le voir s'approcher de nouveau, gardant ton dos bien plaqué contre le mur derrière toi.

Tu redresses un peu la tête en l'écoutant, tendant l'oreille sur ses moindres questions. Tu redresses même un bras lorsqu'il termine de parler. Afin de tapoter sa joue après une brève caresse, d'un geste doux, bien que tu doutes clairement agaçant et presque dégradant en considérant sa tentative de pouvoir sur ta personne. Pouvoir que tu sais bien réel, mais il est hors de question -comme tout le reste- que tu lui laisses savoir qu'il a cet effet, cette emprise, sur toi. « Parce que je ne veux pas, tout simplement. » Tu lui réponds presque dans la nonchalance, si ce n'était pas de cette lueur d'amusement à ton regard. Tu caresses à peine sa joue de ton pouce avant de retirer ta main. « Parce que tu me dis que je te dois quelque chose, que je te dois moi. Alors qu'en réalité, ça ne devrait pas être ça. » Tu te redresses un peu mieux contre le mur derrière toi, gardant tes prunelles plantées dans les siennes. « Ce que je te dois, c'est une bonne soirée. Non pas de payer pour un état que je me suis retrouvée par ta faute. » Tu laisses ton sourire flottant, contre tes lèvres pleines, tout en gardant tes yeux fixés dans cet océan beaucoup trop clair pour le trouble et les mauvaises intentions que tu sais qui s'y trouvent. « Et sincèrement, little devil, on est loin de l'ambiance d'une bonne soirée, là. » C'est ton point de vue, du moins. Ce n'est pas entièrement une façon de te défaire de la situation. Ce serait mentir de ne pas dire que tu tentes de le faire à ton avantage, mais tu ne fais que lui dire ce qui te semble être les faits. Parce que si tu n'avais pas pris de sa came, il n'aurait pas eu à te couver et prendre soin de toi. Sans ça, vous auriez pu mener votre soirée à terme comme elle était prévue. Parce que bien franchement, ce bad trip, tu n'as jamais su d'où il venait. Tu ne sais pas si c'est un mélange avec l'alcool, si c'était une mauvaise dose mêlée à d'autres dans le sachet. Tu n'en sais rien. C'est peut-être simplement relié au fait que tu es rarement dans un bon état d'esprit avec toute cette négativité prise à l'intérieur. Dans tout les cas, tu rejettes le blâme sur lui, sur cette drogue que tu as pris sans la moindre hésitation. C'est lui, qui s'y connaissait là-dedans, pas toi. Il aurait dû mieux prévenir, mieux se renseigner. Et pourtant, tu sais que malgré cette tranche de vérité que tu viens de lui servir comme ça, malicieuse comme tout, que ça n'allait pas se terminer ainsi. Que malgré tout, malgré tes arguments, tu allais finir par devoir payer. Ce n'est pas même une tentative de le raisonner, d'ailleurs. Tu sais que c'est inutile. Parce que c'est un beau diable que tu as devant les yeux. Et s'il a gardé en tête ce que tu lui dois depuis tout ce temps, c'est qu'il n'est pas prêt de démordre de la situation. Malheureusement.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   11.07.18 12:08


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Tu joues avec le feu, Bethany.

Ce petit air innocent placardé sur ton visage me berce un peu trop facilement dans le plaisir de la chasse. Il me pousse à vouloir te traquer, encore et toujours plus. À te pousser dans tes retranchements, à profiter de cet air ingénu que tu affiches le plus naturellement du monde. Et cette simple constatation me fait comprendre une chose dont je me doutais déjà depuis trop longtemps. Je suis bien trop faible devant ton regard d’émeraude. Devant ton sourire ravageur de ma pensée. Devant tes gestes invitant. Et si je suis conscient du danger que cela m’apporte, de la menace que tu représentes pour moi, je ne parviens pas à luter contre cette envie dévorante de te chercher, d’embarquer dans ce jeu cynique qui se dresse devant nous. Peut-être est-ce justement à cause de ça, à cause du risque que j’encours à tes côtés que l’amusement se fait aussi féroce dans mon esprit. Car à quoi bon jouer si la récompense n’est pas aussi difficile à obtenir ? Ta provocation agaçante m’arrache un rire involontaire, rapidement coincé dans ma gorge. La malice qui se peint dans mes yeux clairs est clairement visible lorsque ton prénom m’échapppe. Lorsque mon ton sarcastique te rappelle durement la réalité de la situation. Lorsque ta répartie se fait moins plaisante, plus froide, plus distante. Si tu es idiote ? Non. Certainement pas. Et c’est bien pour ça que tu as piqué mon intérêt. C’est bien pour ça que je me vois aussi amusé par cet instinct de chasseur qui coule dans mes veines. C’est bien pour ça que je continue de jouer, sans user de force, sans user des quelques moyens de pressions que je pourrais avoir contre toi.

Parce que tu es loin d’être une idiote écervelée. Parce que tu es maligne, parce que tu es dangereuse. Parce que si j’ai de quoi te faire chanter, c’est aussi ton cas. Et surtout, parce que si je suis à peu prêt certain de gagner la bataille contre toi, je doute sincèrement de pouvoir gagner la guerre. J’ignore combien d’atou tu peux posséder dans ta manche. J’ignore à quel point tu peux réussir à me mener en bateau, moi, ou quelqu’un d’autre de trop proche de moi. Tout ce que je sais, tout ce que je comprends avec une facilité déconvertante, c’est que je dois me méfier de toi. De cette candeur stupide que tu affiches. Et ça me plait bien plus que le caractère stupide des autres femmes que j’ai pu croiser dans ma vie. « J’espère que non. Je t’avoue que je serais déçu, dans le cas contraire, Honey. » Et pour une fois, ma voix est tout ce qu’il y a de plus sincère. Tout ce qu’il y a de plus honnête, alors que ce surnom se refait une place dans la conversation. Je me sentirais amèrement frustré si tu te révélais être aussi idiote que les autres. Si tu ne me donnais pas un minimum de fil à retordre. Je m’approche lentement de toi, gardant une distance que je juge respectable pour ne pas finir ce jeu trop vite. Pour ne pas pousser le vice à te donner envie de me frapper, de me repousser vulgairement à l’autre bout de cette cage en feraille qui nous entours et nous maintiens prisonnier. Ce serait dommage de perdre l’ascendant que j’ai sur toi parce que je ne suis pas assez patient.

Ta main vient tapoter un instant ma joue, m’attirant un froncement de nez agacé. Un geste aussi frustrant que dégradant, irritant mes nerfs dans une tentative sournoise de reprendre le dessus sur notre échange. Mes iris céruléens transpercent l’émeraude des tiens, écoutant avec une attention toute particulière ton refus d’obtempéré. Pour être tout à fait honnête, je n’en attendais pas moins de toi. Je me serais senti blessé dans mon égo, si tu me disais oui, tout de suite. Si tu accèptais de payer ce que tu me dois sans rechigner. Et au fond, je crois que j’aurais également perdu tout intérêt pour toi dès l’instant où tu m’aurais offert ton corps en compensation. Une compensation que tu n’es visiblement pas prête à donner, puisque je t’entends dans un sourire amusé me rejeter la faute sur cette soirée désastreuse. Inconsciemment, je me mords l’intérieur de la joue pour empêcher toute répartie, pour ne pas lancer un débat qui serait bien trop éloigné du jeu. Parce que de mon point de vue, Honey, tu es la seule responsable de cet échec. Si ton bad trip m’a poussé à être plus pointilleux sur ce que j’achète, c’est tout de même toi qui a accepté d’en prendre. C’est ton choix, ta faute, ton problème. Je ne comprendrais jamais ceux qui hurle leur innocence après avoir prit un chemin qu’ils regrettent. C’est d’une mauvaise fois absolue. « Une bonne soirée, coincé dans un ascenceur, ça risque d’être légèrement compliqué, tu ne crois pas ? » L”un de mes sourcils se hausse, provocant, alors que je laisse mes yeux parcourir ton visage avec un amusement à peine dissimulé. « Mais soit, pourquoi pas. » J’accèpte. J’accèpte de te laisser un peu de temps, de te voir espérer une porte de sortie que tu n’obtiendras jamais, de pouvoir contempler ta déception lorsque tu te rendras compte de l’enfer dans lequel je vais te mener. « Alors dis moi, Honey. Quel genre de bonne soirée tu peux bien attendre de moi ? »




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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   11.07.18 20:02

Bethany & Aleksy


Tu te brûles, lentement, petit à petit. C'est là tout le désavantage de vos échanges, de ceux qui se font avec ce diable devant toi. Tout comme à cette soirée sur les plaines, c'est une lente descente vers les enfers qui t'attend. Une longue pente où tu tentes de ne pas perdre pied tandis que tu t'approches des flammes. La seule différence à cette soirée? C'est l'expérience. La connaissance. Tu sais dans quoi tu t'embarques, encore plus clairement qu'il y a de cela quelques années. Tu sais qu'un échange avec lui ne finira que par toi qui se brûle, sans doute gravement. Tu t'en doutais bien, avant. Là, c'est simplement un fait que tu ne peux ignorer. Sauf que tu es plus maligne, tu as appris avec le temps. Tu as appris à être davantage sur tes gardes, déjà. À faire encore moins confiance aux autres, encore moins à ce que l'on t'offre. Sauf que cette fois, tu comptes l'amener avec toi. Tu comptes lui tirer le bras dans son domaine au lieu de rire au sommet. Ton esprit est plus vif et surtout, clair. Tu n'es pas prise dans ces limbes brumeuses à cause de sa came, perdue, impuissante. Tu es peut-être prise dans cette boîte, tu as tout tes sens, toute ta tête.

Tu ne peux pas dire que tu parviendras à te sortir de cette situation. Franchement, à moins de ce foutu miracle, les chances sont bien trop minces. Tu sais que tu devras payer si les portes ne s'ouvrent pas rapidement. Et elles semblent loin de vouloir le faire, semble-t-il. Alors au lieu, tu te prépares mentalement à encaisser la suite des choses. Tu joues, tu cherches à ne pas tomber sans t'être un minimum battue. Vous savez tout les deux comment la chose se terminera, pourtant. Qu'il finira par avoir ce qu'il désir. Mais de te battre, c'est un avertissement. C'est de lui montrer que malgré tout, peu importe le sort final, que tu ne le laisseras pas gagner cette guerre. Que ce n'est qu'une bataille où tu te vois dans l'obligation de déclarer forfait par un coup fourbe du destin. Rien de plus, rien de moins. Alors qu'il vienne. Qu'il profite de cette opportunité. Ne pas te laisser abattre malgré la situation, c'est ton signe de force et de résistance face à lui, au final. C'est ta façon de le prévenir que même s'il a la chose facile cette fois, que les prochaines seront loin de l'être. Parce que tu possèdes de nombreux jeux dans ta manche, de nombreux masques. Tu finiras par en savoir assez pour le brûler en retour, peu importe le temps nécessaire pour y parvenir.

Puis vient ce prénom qui tombe comme une réalité agaçante. Qui effleure ta peau de tout ce que tu détestes. De tout ce pouvoir qu'il détient sur toi. Parce que tu es toujours aussi persuadée que Luka ne soit pas son vrai prénom. Quel imbécile ferait une telle chose, de toute façon? Si ça n'avait pas été de ton ancien patron avec la parole bien trop facile pour protéger son entreprise et ses sales affaires, il ne le saurait pas à ce sujet. Il ne connaitrait pas ton prénom, tout comme tu ne sais toujours pas le sien. Ça a le don d'agacer tes nerfs, ça. De venir tirer une corde de ton être et la relâcher sans douceur, rien que pour taquiner, énerver. Mais les choses reprennent rapidement place tandis que tu lui réponds avec un peu plus de froideur. C'est impossible qu'il te croit idiote, après tout. Il sait sans doute bien trop que tu affiches un air faussement innocent rien que pour jouer ne serais-ce qu'un peu avec lui. Rien que pour accrocher le lion qui rôde tout près, tandis que tu caches le plus important derrière de nombreux voiles et masques. Parce que tu es loin, si loin, de lui offrir une telle vérité, une telle sincérité de ta part. Si loin comparée à lui, qui ne fait que rassurer tes pensées en confirmant ce que tu pensais de lui. Ce n'est pas un crétin, lui non plus. Et comme tu te doutes bien, il est loin de te sous-estimer. Sa sincérité dans sa voix ne fait que confirmer qu'il a conscience des risques, des dangers. De ce que tu es, ce que tu peux faire, même s'il n'en connait pas encore toute l'étendue. Et tes lèvres viennent s'étirer naturellement à l'entente de cette phrase, tandis que ton surnom reprend place au creux de sa voix. Et c'est bien mieux ainsi. « Ça aurait été réciproque, de te savoir trop bête pour le comprendre. » Tes bras se croisent contre ta poitrine tandis que tu te fais un peu plus franche dans ta phrase, l'observant s'approcher sans bouger, sans quitter son regard un seul instant. Il aura beau chercher ce qu'il veut, de toute façon, il ne trouvera que ce que tu veux bien lui montrer.

Ta main caresse, puis tapote sa joue dans un geste qui se veut volontairement dégradant, un sourire en coin se dressant dès l'ombre d'irritation, de ce plissement de nez qui démontre bien trop facilement l'atteinte du mouvement. Tu es loin d'être innocente dans ce qui s'est passé, il y a quelques années. Tu sais très bien que vous avez votre part de faute. Tu aurais pu dire non à tout moment et vous n'en seriez pas là. Tu aurais passé une belle soirée dans ses bras et tout aurait été plus simple. Un geste un peu idiot, trop peu réfléchi de ta part, lorsque tu as accepté. Mais il n'est pas un ange non plus dans la situation non plus et tu le lui fais comprendre. Parce que c'est lui qui a proposé avec autant de facilité, comme s'il venait de t'offrir une petite perle de sucre. C'est lui qui n'a pas réfléchi sur les risques, sur si tu en avais déjà pris avant. Vous êtes tout les deux dans le tords, mais tu es bien loin de prendre le blâme. Alors tu répliques, tu laisses ton venin claquer sur ta langue sans gêne.

Sa réaction pourrait presque te surprendre. Parce que ta requête était clair et précise, que ton refus l'était tout autant. Et pourtant, il cède. Il accepte tandis que tu hoches la tête pour acquiescer à sa question. Bien entendu que d'être coincé dans un ascenseur, c'est loin d'être une bonne soirée. Encore moins avec lui. « C'est bien ce que je sous-entend. » Sauf qu'il te propose. Il propose une opportunité. Ça aurait été n'importe qui d'autre te disant ça ou même à l'inverse, qui entend ces paroles, il y aurait sans doute eu une lueur d'espoir. Celle qui pourrait croire à un échappatoire, qui pourrait te faire présumer une possibilité de t'en sauver pour cette fois. Mais tu n'es pas dupe, loin de là. Parce que c'est trop facile, trop simple. Ce n'est pas Luka. Tu te doutes facilement que tu es loin de cette porte de sortie qu'il semble t'offrir à bras ouverts. Ce serait bien trop facile, trop ridicule aussi, de sa part. Ton dos se décolle doucement de la paroi derrière toi, histoire de provoquer, de pousser les limites qu'il impose. Tu te rapproches, encore une fois, non sans le quitter du regard qui se fait toujours aussi envoûtant, toujours avec cette lueur d'amusement distincte. Qu'il s'y perde, s'il le veut. Ça ne fera que compenser lorsque tu as basculé dans l'océan des siens.

Tu t'approches jusqu'à pouvoir sentir son souffle contre ta peau, fixant cette proximité afin de prendre parole par la suite. « Ce à quoi je m'attend? Un endroit moins... froid. Sale. Moins captif. » Tu commences doucement, laissant une main se perdre contre sa taille, du bout des doigts, à peine. Ta voix est un peu plus basse, un peu plus charmeuse, aussi. Tout dans la subtilité, comme ce pouce qui caresse lentement par-dessus le tissu qui recouvre la hanche. « Une soirée où on pourra réellement s'amuser à deux au lieu d'avoir l'impression de faire la catin pour toi dans un ascenseur, par obligation. Ce serait un bon début, déjà. » Tu laisses ta langue humecter brièvement tes lèvres, dans un geste presque discret, pour qu'ensuite une moue moqueuse se ramène à ton expression, à ton sourire. Tu laisses même un soupire s'échapper avant de reprendre parole. « Mais tu ne me l'offriras pas, ça, n'est-ce pas little devil? » Un sourcil se hausse à la question, redressant un peu la tête pour mieux planter le vert opaline de tes yeux dans cet océan, pour mieux frôler ses lèvres dans le mouvement. « Sans doute parce que tu sais que si les portes viennent à s'ouvrir » Ton regard dévie qu'un instant sur les dites portes qui semblent toujours autant obstinée de coopérer, les désignant du menton avant de ramener tes prunelles dans les siennes. « Ou que si l'on prend choix d'une bonne soirée, même, tu n'auras probablement pas une seconde opportunité que je te paye ton dû. Je me trompe? » Parce que vous le savez tout les deux, ça. Que c'est une chance, en quelque sorte, pour lui de t'avoir captive entre ces quatre murs. Que sans ça, tu te ferais bien plus obstinée, que tu trouverais moyen de t'échapper. Là, tu n'es pas maitre de la situation et tu en es pleinement consciente. Mais surtout, de croire qu'il allait réellement t'offrir une bonne soirée au lieu de profiter de cette situation actuelle? Quand même pas. Ce serait trop facile et tu sais qu'il ne faut pas espérer une telle chose de sa part. Encore moins quand on sait qu'il est le diable en personne.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   15.07.18 11:07


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Mes lèvres s’étirent dans un sourire volage, un brin cynique pour la cause.

Non, tu n’es pas une idiote. Tout comme je ne suis pas assez naïf pour l’espérer, pour le croire, pour me laisser bercer par cette illusion stupide. Une erreur de jugement me serait sûrement fatal, au vu de ton caractère revanchard, au vu de notre passif commun. Alors je reste prudent, observateur, ne laissant mon masque de patience se fissurer qu’en de rares occasions. Comme lorsque ta main vient tapoter gentiment ma joue, dans une caresse qui me semble trop maternelle, trop arrogante. Mon nez se fronce rapidement, avant de rejouer la même mélodie, avant de reprendre le visage du dealer assuré qui n’attend qu’une faiblesse de ta part, avant de retrouver mon instinct de chasseur mis en éveil par cet échange entêtant. Une traque improvisée qui fait naître en moi une envie sournoise, un plaisir malsain me parcourant lentement les veines. Les iris céruléens plantés dans les tiens, j’embarque dans le jeu avec bien trop de facilité, bien trop d'enthousiasme. Je suis parfaitement conscient de cette pente dangereuse que nous sommes en train de dévaler, de cette inclinaison féroce que j’ai pour ton regard bordé de malice, pour ce sourire mutin qui se glisse sur tes lèvres pleines. À la fois trop fier pour l’entendre à voix haute, mais trop faible pour y résister clairement, pour m’éloigner de toi et de cette chaleur dévorante qui émane de ton corps. Il serait tellement plus facile de te rayer de ma vie, de ne pas jouer stupidement avec le feu que tes yeux me promettent en silence… L’incendi ne m’a jamais effrayé et me brûler les ailes à ton contact sera sûrement tout aussi plaisant que de brûler les tiennes. Si tant est qu’il nous en reste.

Alors j’embarque, je te propose une fausse échappatoire à laquelle tu ne crois même pas, je laisse l’amusement se refaire une place au fond de mes iris céruléens. Non, tu n’es pas une idiote. Et c’est bien ça le problème. C’est bien pour ça que je me plais autant à jouer sur le fil, à me placer au dessus du vide dans l’espoir de t’y faire tomber avec moi. C’est bien pour ça que je me perds si facilement dans ton regard d’émeraude. Les yeux ancrés dans les tiens, je savoure dans un silence la proximité nouvelle de nos corps, ta main volant doucement sur ma taille, ta voix envoûtante happant toute mon attention. Plus on se cherche et plus cette envie dévorante de te faire plier grandit au creux de mon ventre. J’imagine déjà avec un peu trop de force le plaisir viscérale qui me prendra lorsque tu signeras enfin ta défaite, lorsque tu accepteras de jouer les catins, comme tu le dis si bien, pour mes beaux yeux. Mais je ne suis pas assez stupide pour penser que ce jour arrivera rapidement. Pour penser que j’y parviendrais en quelques phrases, en quelques mots bien choisi. Le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, si c’était le cas. Mes lèvres s'étirent lentement dans un sourire un brin arrogant, laissant un éclat mutin traverser mon regard dévorant. Ce surnom que tu m’as trouvé, il est bien trop réel, bien trop franc pour que je n’en retire pas un certain contentement, une certaine fierté. Mon attention se fait rapidement happer par cette langue discrète qui vient humidifier ta lèvre inférieur, comme une tentation obscène, comme un appel qui me fait soupirer doucement de frustration.

Le bleu glaciale de la sibérie s’accroche au vert des plaines anglaises, ne les quittant que pour mieux suivre ce petit jeu amusant qui s’est installé. Tes lèvres frôlent les miennes, mais je me refuse encore de les réclamer, de demander mon dû ici et maintenant. Parce que tu me repousserais sûrement, à raison d’ailleurs. Parce que tu te débattrais, et que même si je suis certain de gagner la bataille, je ne suis pas certain de gagner la guerre. Parce qu’au fond, tout ce que je veux, c’est voir si je parviendrais à te faire craquer en premier. Peut-être pas. Mais peut-être que si. « Tu vois ? Tu n’es pas idiote, Honey. » Tu en es bien loin. Mon pouce vienne se poser sous ton menton, laissant mes doigts caresser la peau sensible de ton cou. Une intimité presque choquante qui s'établit lentement entre nous, entre nos corps bien trop rapproché pour la cause. « Je ne suis pas idiot au point de te laisser une porte de sortie. Tu le ferais, à ma place ? Tu me laisserais m’en aller, me libérer de mon dû sans un regard en arrière ? » Laisse moi rire. Tu ne le ferais pas. Personne ne le ferait. Une proie se doit d’être gardée sous l’oeil avisé des chasseurs, tu le sais aussi bien que moi...



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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   17.07.18 19:40

Bethany & Aleksy


Tu te sens prise au piège. Non pas par lui, mais par l'ascenseur. Lui, ce n'est qu'une personne qui s'est retrouvé à être là au bon moment. Qui a profité de la situation, de ce lieu fermé. La panne n'était pas prévue, certes. Mais tu es certaine qu'il est entré là de sa propre volonté. Le destin n'a que fait la suite des choses pour les tourner en sa faveur, comme une garce. Comme si tu ne subissais pas assez en général. Comme si tu n'avais pas assez souffert depuis le temps et que, maintenant que tes masques étaient plus solides que jamais, c'était temps de te taper dessus à nouveau pour chercher à les faire tomber. Mais tu résistes. Tu es loin d'abandonner. Les murs autour de ton coeur se sont forgés en béton avec le temps et c'est loin de se briser. Pas avec lui. Pourtant, tu as pensé à tes différentes sorties. Tu as analysé la situation. Tu as pensé au bouton de panique, celui qui signale l'arrêt de la boîte, qui permet de parler à quelqu'un pour régler le tout. Sauf que vu le défaut actuel, tu l'as présumé défectueux. Tu es un peu défaitiste par moment, faut dire. Tu savais déjà bien trop que les choses allaient se passer ainsi et que tu n'avais rien pour te libérer. Alors tu cherches à tourner les choses en ta faveur, rien qu'un peu. Qu'à peine. Tu le mets en garde par tes gestes, par tes paroles. Tu as la tête haute, loin de vouloir la baisser. Et si à l'intérieur de toi, bien au loin, tu ne veux pas être là, avec lui, à te voir forcée de payer ton dû, tu affiches toute la confiance possible sur tes traits. Parce qu'au moindre faux pas, tu pouvais le happer, toi aussi. À la moindre chose qui dérape, tu pouvais en profiter et mettre un pied à terre, le pousser en bas de cette pente. Mais encore faut-il qu'il te laisse une ouverture, aussi minime soit-elle. Et comme il est loin d'être naïf, idiot, tu devais doubler d'attention. Parce que la faille serait si mince qu'elle pourrait passer sous tes yeux en un temps éclair. Encore faut-il qu'il en démontre une, cependant. Parce que comme toi, il garde son masque bien ancré sur son visage.

Alors tu joues avec ses nerfs, tu lui tapotes la joue, la caresse brièvement. Tu laisses une main se faire volage contre sa hanche. S'il était pour te mettre dans une situation comme celle-ci, de chercher à te mettre au pied du mur et te faire craquer, te faire abandonner par obligation, tu n'allais pas le faire sans qu'il ne se brûle un peu aussi. Tu allais jouer avec ses limites, creuser pour trouver la moindre faille de tes mains, s'il le fallait. Tu te fais même plus directe, dans tes paroles. Franche, presque honnête. Une sincérité désarmante de ta part, toi qui joue sans arrêt. Mais la franchise, parfois, ça fait parti de ce jeu. Ça fait parti des cartes à mettre sur la table pour prendre de l'avance. Tu cherches à allumer le feu, à même la pièce. Si le diable n'a pas peur du feu, de s'y retrouver coincer allait sans doute finir par le perdre peu à peu, lui aussi. Tant pis si tu es en plein milieu, si tu te brûles en retour. Ça en valait la peine. Ça en vaudra toujours la peine. Parce que tu ne le laisseras pas te détruire.

Il finira par plier. Tu as l'habitude, maintenant, de résister. Surtout quand tu sais que peu importe le jeu, le résultat en sera le même. C'est bien plus difficile de le faire lorsqu'il n'y a pas cette promesse silencieuse de satisfaction à la toute fin. Alors tant que ses iris te promettent cette fin, ce soulagement plaisant malgré ce manque d'envie d'y succomber, tu joueras. Tu ne plieras pas. Pas maintenant. Tu lui tiendras tête en laissant son regard s'embuer de cette envie déjà si présente au creux de cet océan. Il n'y a aucune façon de t'échapper, de toute façon. Aucune façon de quitter sans que ce soit cette fin, en bout de ligne, ce dû. Aussi bien faire grandir le jeu, dans ce cas, le faire réclamer ce que tu lui avais tant promis le temps d'un corps à corps langoureux dans une foule qui se déhanchait sur cette musique forte. Ta langue se glisse distraitement à ta lèvre inférieure, tentatrice, alors que tu entends bien trop clairement ce soupire de frustration dans le silence qui vous entour. Et tu ne parviens pas à contenir ce petit sourire qui étire tes lèvres d'amusement de le voir ainsi.

Tu te perds dans ses iris, le laissant en faire de même tandis que tes lèvres frôlent les siennes avec agacement. De nouveau, c'est un sourire qui s'arme à ton visage lorsque tu l'entends te répondre. « Je n'ai jamais dis l'être. » Tu le murmures presque, cette fois, tandis que ses doigts s'apposent à ta gorge, ton cou. Un frémissement parcourt ton échine sans que tu ne puisses le retenir. Tu as toujours autant cette même sensibilité à ce niveau que lorsque vous étiez sur les plaines. Malheureusement. C'est l'une des choses qui n'a pas changé, ça. Et pourtant, c'est un pas de plus de sa part, tandis que vos corps sont rapprochés, qu'il cherche à te faire succomber. En réponse, tes doigts se frayent un passage sous cette barrière de tissu, afin de brûler le bout de tes doigts contre cette peau qui recouvre ta hanche, glissant lentement de pleine main vers le bas de son dos. Geste qui s'est fait par un rapproche de ton corps, pressant presque les doigts à ton cou par le mouvement. Un moment et des gestes bien plus intimes que voulus venant de deux personnes prises dans un ascenseur. Et pourtant, une intimité qui se veut déjà bien connue par votre passé. Tu avales ta salive, lentement, dans un geste qui se veut volontaire. Un geste complètement banale, en temps normal. Inoffensif, même. Sauf lorsqu'une main est apposée à ta peau, lorsqu'elle peut tout ressentir. Un faux malaise, une fausse retenue de vos corps désormais rapprochés. Une fausse résistance alors que tu ne quittes en aucun cas cet océan bien trop bleu, bien trop perçant. « Tu connais tout aussi bien la réponse que moi, little devil. Je n'ai pas besoin d'y répondre. » Tes ongles courts prennent brièvement refuge le temps d'une lente traversée qui te ramène à la hanche du russe. Rien de trop douloureux, tout dans la subtilité énervante, entêtante. Tu accompagnes le geste d'un petit soupire, même, retirant entièrement ta main du contact de son corps. Tu n'allais pas être celle à faire le premier pas.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   24.07.18 9:51


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Je n’ai aucune patience avec toi.

C’est une constatation qui se glisse lentement dans mes veines, alors que tes lèvres frôlent les miennes. Provocantes. Entêtantes. J’ai envie de les prendre, de combler la distance trop grande qui les sépare. J’ai envie de plus et de trop. La frustration qui se glisse lentement dans mes veines se fait vorace dans mon esprit et je peine à en maîtriser la force, tant elle me semble sournoise et agaçante. La nuit affreuse que j’ai passé avec ce client stupide est sûrement pour beaucoup dans ce sentiment désagréable, mais je ne suis pas assez stupide pour mettre ma faiblesse sur son dos. Je sens bien que ta voix envoûtante me berce lentement dans un état trop désireux pour être honnête. Je sens bien que tes iris d’émeraudes me font un effet sidérant, entre la fascination et le plaisir sourd de m’y perdre. L’éclat d’amusement logé au fond de mes pupilles se trouble par une dose d’envie mal placée, par une dose de plaisir malsain devant ce petit jeu intriguant. Le frisson qui parcourt ta peau ne m’échappe pas, alors que mes caresses se font plus précises, alors que mes doigts se faufilent dans l’encolure de ton haut, alors que les tiens s’amusent à passer la barrière du tissu pour m’arracher un soupir léger contre tes lèvres. Je crève d’envie de les prendre, de faire taire cette voix agaçante qui me nargue, de l’entendre chanter une toute autre mélodie. Et pourtant, je ne fais rien. Je me fais violence pour retenir cette volonté égoïste de céder à la tentation devant toi. Parce que l’orgueil est trop fort. Parce que si j'accepte de te montrer l’intérêt que je te porte, il est hors de question que tu comprennes à quel point il est puissant, à quel point il est entêtant.

Ton corps se rapproche du mien dans une ultime provocation, mes iris céruléens suivant le moindre de tes mouvements. Mes doigts sur ton cou ressentent la moindre de tes hésitations, la moindre de tes gênes. Factice ou réel, peu m’importe vraiment. Le plaisir de te voir ainsi, de sentir ta gorge se contracter dans un geste invitant, de glisser rapidement mon regard sur tes lèvres pleines, est féroce. Viscérale. Presque obscène. Une attitude ingénue qui ne m’offre qu’une promesse de plus, qu’une promesse de trop quant à la fin de cette entrevue. Si je suis le premier à regretter cet endroit, plutôt que le confort d’une chambre à l’intimité brûlante, j’en viens tout de même à remercier ma chance d’avoir pu te recroiser aujourd’hui. D’avoir pu te faire comprendre toute la frustration de cette dernière soirée passée à deux. Mes yeux se perdent un instant dans les tiens, profitant de ce silence confortable qui s’est installé entre nous pour savourer le contact de tes doigts sur ma peau. Ils agacent mes nerfs avec un intérêt sans cesse renouvelé, m’arrachant un frisson retord le long de ma colonne vertébrale. Incapable de le masquer. De faire semblant. « Bien, alors on est sur la même longueur d’onde. » Tes griffes marquent la peau de mes hanches, légères, énervantes, agaçantes. Mais aussi diablement intéressante. Ce n’est qu’en sentant ta main s’envoler, quitter la peau sensible de ma taille que j’échappe un soupir de pure frustration.

Putain. Tu ne craqueras pas en premier, hein ? Tu ne te laisseras pas guider par la chaleur invitante que je t’offre, que je te désigne du doigt depuis le début de cet entrevue. C’est une constatation amère, alors que je me rends compte avec quelle facilité je pourrais bien céder à ta place. Avec quelle facilité je pourrais combler la distance qui nous sépare pour obtenir ce que je veux. Et ce que je veux, c’est toi. Un temps d’hésitation me prend le corps, alors que je me perds à nouveau dans l’émeraude de tes yeux, alors que ma main sur ta gorge glisse lentement vers ta nuque pour rapprocher ma bouche de ton oreille et y murmurer sourdement. « Ne me cherche pas de trop, Honey. Je ne suis pas certain que tu sois capable d’en assumer les conséquences. » Et je ne suis pas certain d’être capable d’y résister bien longtemps. Parce que je n’ai aucune patience, avec toi. Parce que j’ai bien trop envie de combler la distance qui nous sépare, même si le risque de me ramasser un coup bien placé est grand. Surtout, si le risque de me ramasser un coup bien placé est grand. Faible à ton parfum, à la douceur de ta voix, je finis par craquer bassement. Mes doigts font pression sur ta nuque pour te rapprocher encore un peu plus de moi, comblant enfin la distance qui sépare nos lèvres.


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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   24.07.18 18:05

Bethany & Aleksy


Tu persistes toujours autant, peu importe ce qui en est. Tu allais le faire craquer. Si tu étais prise ici, dans cette situation, tu n'allais pas être celle qui flanche. Aussi bien le laisser venir réclamer son dû, à ce point. Si tu te voyais tant obligée de lui donner, de par votre situation, alors tu le ferais ramper pour qu'il ne l'obtienne. Tu t'es ridiculisée une fois, tu ne le ferais pas de nouveau. Pas avec lui, encore moins pour le plaisir de ses beaux yeux. Tu laisses monter sa frustration, son impatience. Tu le laisses venir à toi sans pour autant tout offrir, le laissant attendre d'une lenteur entêtante. Qu'il succombe, le russe. Qu'il constate qu'avec le temps, tu es devenue plus forte, plus résistante. Peu importe le résultat final, peu importe à quel point tu allais te brûler. Tu sais déjà ce qui viendra. Du moins, une bonne partie. Alors tu te fais patiente. Toi qui ne l'est jamais ou presque. Dans des situations de la sorte, dans la manipulation, tu parviens à puiser tout le peu de patience que tu possèdes pour mettre le tout à l'oeuvre. Tu sais comment ça allait finir, de toute façon. Même si c'est loin de te plaire, comme idée. Tu as beau donner ton corps à plusieurs, rien que pour te réconforter un peu, tu n'as jamais payé en nature. C'est un concept que tu te refuses depuis toujours. De faire la catin, comme tu le lui as si bien mentionné. Manipuler les gens pour les amener dans ton lit, c'est une chose. Mais de payer avec ton corps? Non. Tu es bien des choses, mais tu es loin d'être une pute. Et pourtant, c'est ce que tu t'apprêtais à faire. Ce que tu te voyais forcée de faire. Au fond de toi, malgré toutes les apparences que tu donnes, il y a cette panique qui creuse ton ventre. Cette honte de ce vers quoi tu t'en vas, aussi. Mais tu es prise au piège, alors tu tentes de prendre le dessus, de trouver le positif dans tout ça. D'éloigner, au final, cette impression de payer avec ton corps et chercher à le faire abandonner, à le faire craquer en premier.

Tes lèvres se frôlent aux siennes, un rappel de cette douceur que vous avez déjà partagé il y a de cela quelques temps sur les plaines. Qu'il se souvienne de tes baisers, de tes mains contre sa peau. Ton corps frissonne, incapable de résister comme chaque fois aux moindres caresses contre la sensibilité de ton épiderme tandis que les doigts se faufilent un peu sous l'encolure. Tes doigts parcourent sa peau et c'est un soupire qui le quitte. L'envie, l'entêtement. C'est tout ce que tu parviens à en comprendre de ce soupire bien trop léger si près de tes lèvres. Mais tu ne perds pas pied, tu persistes dans cette lancée qui semble avoir son effet. Il finirait par craquer, de toute façon. Tu allais faire en sorte que ce soit le cas. Lui en donner toujours un peu plus, tendre un bout de corde pour le faire mordre. Et tirer vers toi au moment opportun, pour le faire chavirer. Tu y es presque, alors que tu presses ta gorge à ses doigts pour combler un peu plus de chemin vers son corps. Toujours plus. Tu déglutis, geste bien dosé, pour le faire croire à un quelconque malaise, une quelconque résistance. Comme si tu étais sur le point de céder alors que tu as encore beaucoup de force à ce sujet, capable d'en prendre. Mais l'abandon de sa part peut se faire facile, tandis qu'il peut se croire si près du but. La tentation, l'excitation de se savoir au bord de la réussite, de se laisser emporter par ce début de victoire alors qu'en réalité, il est au bord du gouffre de tes manipulations. Si près du gouffre, alors qu'il frissonne, qu'il soupire d'agacement à ta main qui le quitte, qui relâche sa peau après une griffure de provocation.

S'il te veut, qu'il te prenne. Tu en es là. Tu en es à jouer la catin pour ses beaux yeux. Ne pas avoir ton propre désir qui se joue par votre proximité, tu aurais sans doute le coeur au bord des lèvres. Mais qu'il te prenne, qu'il prenne son dû. Qu'il vienne le chercher. Tu n'allais pas t'offrir à lui en cédant. Qu'il le fasse, qu'il trouve moyen. Qu'il te fasse céder en le faisant d'abord, en venant réclamer ce qu'il semble tant désirer. Ce serait au moins une petite victoire de ta part, ça. De le faire craquer, de le laisser se brûler à toi. Si tu étais pour te laisser faire, tu devais le faire avec un minimum de dignité. Et ça, tu allais le faire en le rendant faible, en le faisant s'avouer vaincu, impuissant. Un autre frémissement parcourt ton corps tandis qu'il fait parcourir ses doigts jusqu'à ta nuque. Le tout après une brève hésitation. Une chose simple que tu as pourtant constaté. Il n'était pas loin, n'est-ce pas? La fissure se formait, peu à peu. Ton oreille se fait attentive lorsque des mots y sont glissés, murmurés, avec cet accent prononcé dont tu commences à avoir l'habitude. Ne pas trop le chercher? Un léger sourire s'arme à tes lèvres en l'entendant. Bien sûr que tu allais le chercher, que tu allais tirer la moindre corde sensible que tu pouvais trouver. Ton visage se bouge qu'un peu, pour coller tes lèvres à son oreille en retour, pour lui répondre de ce même envoûtement dans la voix, de cette même voix basse qu'il a emprunté. « Je ne les accepterai jamais, ces conséquences. Mais ne sont-elles pas les même, peu importe mes gestes, au final? » Parce que peu importe ce qui adviendrait, ce que tu ferais, tu finirais par lui donner ton corps. Tu finirais par te brûler et le laisser te retirer tes vêtements et rapprocher vos corps dans des gestes bien trop intimes pour l'emplacement que vous êtes.

Il craque, finalement. Tandis que la pression sur ta nuque se fait plus présente, qu'il te force à te rapprocher. La distance se comble et tes lèvres sont apposées aux siennes. Lèvres qui, d'ailleurs, s'étirent contre sa bouche le temps d'un instant. Le temps de l'énerver davantage dans ce sourire moqueur qui ne fait dire qu'une chose: que c'est ce que tu voulais, qu'il a faiblit et qu'il n'a pas su résister. Tu savoures cette petite victoire personnelle, sachant bien que ce serait sans doute l'une des rares dans cette guerre entre vous deux. Dans cette bataille, peut-être même, sans doute. Tes lèvres se pressent doucement aux siennes, laissant de nouveau tes doigts percer la barrière de tissu et se glisser au bas du dos de la tête blanche. Un peu, rien qu'un peu. Tu réponds ne serais-ce qu'un court instant avant de venir happer sa lèvre inférieure entre tes dents. De mordre, de faire une brève pression en tirant légèrement. Tu accompagnes le geste en pressant tes ongles contre le bas de son dos, avec cette même douceur, relâchant la lèvre. « Tu es si pressé d'avoir ton dû ? » Ta voix se fait un peu plus suave, toujours aussi basse, gardant cette même proximité agaçante. Qu'il te l'avoue. Qu'il soit honnête et te dise que c'est ce qu'il veut, que c'est ce qu'il n'arrive pas à combattre là, maintenant. Qu'il ne parvient pas à résister. Qu'il se brûle un peu, lui aussi, sur ses propres flammes.

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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   30.07.18 11:01


Stuck in hell
Bethany ξ Aleksy

Ce jeu va finir par me rendre fou.

Bien trop facilement bercé par l’ivresse de ta chaleur, bien trop faible devant la beauté de tes yeux, la candeur de ta voix, je me perds peu à peu dans cet échange électrique. Tes mains sur ma peau réveille en moi des envies sournoises, dévorantes, obscènes. Un désir qui me paraît presque irréel, tant sa force est implacable. Le frisson qui me prend le corps lorsque tu reviens murmurer à mon oreille, comme une sirène tentant d'envoûter les marins stupides qui croisent sa route, remonte lentement le long de ma colonne vertébrale. Mes lèvres s’étirent lentement dans un sourire malicieux, alors que je m’amuse une fois de plus à frôler les limites en rapprochant ton corps du mien, alors que je me sens proche de la rupture, alors que je me sais prêt à perdre la bataille sans une seule once de remord. Parce qu’au fond, je finirais quand même par obtenir ce que je souhaite. Parce qu’au fond, que je sois le premier à craquer, ou le dernier, ça ne changera rien à la finalité de la chose. Parce qu’au fond, je pourrais toujours attendre que tu craques avant moi, mais je n’en ai aucune envie, aucune volonté de le faire. Mes doigts font pression sur ta nuque, envieux, mes lèvres s’accrochent aux tiennes dans un baiser à la fois brûlant et quémandeur, doux et sauvage. Le sourire que je sens, tout contre ma bouche, me pousse à raffermir ma prise pour te le faire ravaler. Pour que tu oublies ce sentiment de contentement et de fierté qui doit sûrement grossir au creux de ta poitrine. Ta main se faufile à nouveau sous la barrière de tissu, me poussant encore un peu plus à profiter de cet échange irréel. Juste quelques instants. Juste quelques minutes. Quelques secondes, avant que tes crocs ne remplacent tes lèvres, avant que tes griffes se plantent dans ma chair pour m’arracher un grognement satisfait. Tu sais, Honey, plus tu te montreras sauvage, inaccessible, et plus j’aurais envie de te prendre. Plus j’aurais envie de te faire oublier ce caractère arrogant qui est le tien.

L’éclat de plaisir et d’amusement qui se glisse dans mes iris céruléens, je suis presque certain que tu peux clairement le deviner. Que tu peux clairement le comprendre. Ta voix agaçante revient me chercher, me titiller le corps et l’esprit, alors que mes doigts repartent en exploration, alors qu’ils glissent lentement sur ta peau mise à nue, juste sous ton haut, alors qu’ils parcourent la peau sensible de ton ventre pour se perdre sur tes hanches invitantes et les plaquer lourdement contre les miennes. « Je n’ai aucune patience avec toi, Honey. » Aucune. Depuis le second jour de notre rencontre jusqu’à aujourd’hui. Depuis la première fois où tu as piqué mon intérêt avec tes yeux envoûtants et ta voix enchanteresse. Depuis cette frustration sale et dangereuse qui s’est immiscé entre nous, la dernière fois. Pour une fois, je suis tout ce qu’il y a de plus honnête. Parce que je sais, au fond de moi, que c’est ce que tu attends de moi. Que c’est ce qui fera sûrement pencher la balance pour te faire obtempérer, enfin, et me donner ce que je souhaite. Alors j'accepte ma défaite dans le regard malicieux qui se fond dans le tien. J’accepte d’être celui qui craque le premier, d’être le plus malléable, le plus stupide de nous deux. Si c’est ce qu’il faut pour pouvoir profiter de ton corps. Pour pouvoir entendre ce timbre si particulier me jouer une toute autre mélodie. Mes lèvres glissent lentement le long de ta machoir, mes murmures mourant sur la peau sensible de ton cou. « Et j’imagine que c’est ce que tu voulais entendre, n’est-ce pas ? »

Tu voulais que je tombe. Tu voulais que je succombe pour toi. C’est fait. Soit-en fière, Bethany, parce qu’ils ne sont pas nombreux, ceux qui peuvent se targuer de me voir aussi faible. « Tu voulais ma défaite. » Mes crocs mordillent ta nuque, invitant, avant de remonter jusqu’à ton oreille. Avant de laisser ma langue percer ta peau sensible. Avant de laisser mes mains prendre tes hanches en grippe pour te plaquer contre le mur d’à côté. Avant de murmurer, tout contre tes lèvres. « Tu l’as. » Tu as ma faiblesse pour toi. Tu as mon envie malsaine de te faire ravaler tes cries de plaisir. Tu as mon entêtement à vouloir te faire plier. Tu as tout et son contraire. Et dans la froideur de ces quatres murs, tu auras bien plus que tout ça.


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MessageSujet: Re: Stuck in hell | PV Aleksy   31.07.18 0:04

Bethany & Aleksy


Savoir ce qui était pour arriver, sans doute n'aurais-tu jamais posé les pieds à cette fête sur ces terres, à Londres. Parce que tu as fais une bêtise, une grande. Et là, tu te retrouvais dans une position que tu étais loin d'apprécier. Encore si ce n'était que de payer pour cette came, de payer avec de l'argent, tu aurais pu le faire sans problème. Tu te serais vite débarrassée de la situation en un tour de main. Mais là, ce n'était pas de l'argent, ton dû. C'était ton corps. Tu étais bien des choses, mais pas une prostitué. Tu n'avais jamais connu cette sensation par le passé et franchement, c'était loin de te plaire. Parce que peu importe le plaisir à venir, peu importe l'amusement qui s'y mêlait, les faits étaient là. Et tu te sentais sale rien que par cette pensée. Sauf que tu te devais de te mettre la réalité en face, pour une fois. Tu étais prise là. L'ascenseur ne bougeait toujours pas. Tu étais coincée avec lui. Alors tu tentais de mettre cette sensation désagréable qui te tiraillait le ventre, cette panique face au danger que l'être en avant de toi pouvait représenter. Tout ça pour minimiser la mise en situation, l'acte en soit. Alors tu joues, tu tentes de prendre un minimum de victoire dans cette défaite afin de ne pas te sentir honteuse ou comme une véritable trainée. C'est pas ça, c'est pas toi. Une victoire. Rien qu'une. C'est tout ce dont tu avais besoin pour te sentir moins souillée de ce qui allait arriver.

Tu joues, tu cherches, tu chauffes. Tu te replonges un peu dans le passé pour te rappeler de ses réactions, de ses zones sensibles que tu te souviens avoir touchées. Cette sensibilité à ta voix, à ton regard. À tes lèvres, aussi. C'est comme avant, peut-être même un peu plus aussi. Tu laisses tes doigts parcourir sa peau, ta voix se faire plus envoûtante. Tu cherches à le faire craquer, tout simplement. Le voir faiblir, observer cette lueur dans son regard qui se fait toujours un peu plus visible dans les minutes qui se passent. Si tu étais pour offrir ton corps, tu allais lui donner une bonne raison de le vouloir, de se retrouver incapable de lui résister. Tu n'avais peut-être pas un beau coeur, mais tu pouvais cependant te fier à ton apparence, à tes atouts. Tu savais user de tes charmes, te faire désirer, peu importe à quel point tu te détestais toi-même. Le résultat allait en être de même, peu importe tes gestes. Mais c'était une petite victoire que tu avais grandement besoin, ça. Qu'il se perde un peu, qu'il vienne se brûler à ton contact en premier. Qu'il faiblisse comme tu l'as fais à votre seconde rencontre. Ses lèvres se retrouvent aux tiennes, finalement. Un baiser auquel tu réponds lentement, mais avec cette passion dévorante. Tu auras beau ne pas vouloir donner ton corps en guise de paiement, tu n'as jamais été contre le fait de partager ce corps-à-corps avec lui. Et tes lèvres s'étirent dans cette petite fierté de le savoir incapable de résister plus longtemps à votre jeu. Chose qui le fait raffermir prise. Prise qui te donne pour effet d'échapper un léger rire éteint contre vos lèvres collées l'une à l'autre dans cet échange langoureux et sauvage. Sauf que tu lui donnes encore un peu de résistance, tu attrapes ses lèvres entre tes dents. S'il y a bien une chose que tu n'allais pas avouer dans tout ça, dans tout cet amusement et cette résistance dans le but de prendre un peu le dessus, c'est ton amour de la chair. Ce désir, ce vice si présent dans ta vie. Tu as toujours du mal à résister et dans les faits, tu es surprise de ne pas avoir été celle à craquer en premier. Peut-être était-ce dû au fait que tu venais de passer un moment avec cet inconnu dans cette chambre d'hôtel. Peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas poussé ses gestes assez loin. Tu n'en sais rien. Sauf qu'il ne pouvait pas savoir. Tu allais garder ce plaisir de l'avoir fait chavirer de sa corde, de s'être abandonné à tes bras. Et c'est encore plus satisfaisant tandis que tu entends ce grognement quitter sa gorge.

Il y a cet éclat, dans l'océan. Ce reflet agréable, invitant. Au creux de ses iris, quelque chose qui te plait. Le plaisir, l'envie, le désir. Cette lueur que tu vois pourtant dans de nombreux regards de tes conquêtes et pourtant, aucune ne se fait aussi satisfaisante que celle que tu vois là, maintenant. Parce que Luka, c'est un être fort. C'est quelqu'un de dangereux, à l'esprit solide. Il suffit de le voir ainsi flancher, de le voir avec cette faiblesse du désir pour t'en voir satisfaite, contentée. Un frisson t'échappe tandis que ses doigts se perdent contre ta peau, se logeant jusqu'à tes hanches pour les coller directement aux siennes. La distance finale restante. Les corps désormais collés l'un à l'autre. Tes dents coincent légèrement ta lèvre inférieure entre elles, tes doigts remontant tels des serpents le long de son dos pour se loger contre sa nuque, contre cette peau douce. Encore une fois, un sourire. Moqueur, satisfait, lorsque tu l'entends prononcer ses paroles. « Aucune ? Tu me déçois, little devil. » Ta voix envoûtante, cependant, est tout sauf à l'image de tes paroles. Rien que par ce ton agaçant, qui vient appuyer sur la fierté un peu défaite par l'aveu du russe. Pourtant, lorsque ses lèvres décident de partir à la découverte de ton cou, ton menton se relève afin de lui créer davantage d'espace, un plus grand terrain de jeu. Tu fermes les yeux, quelques secondes, le temps de profiter. S'il venait craquer ainsi, tu pouvais bien commencer à abandonner un peu à ton tour. En réponse à ses baisers, l'une de tes mains quitte refuge contre la nuque pour se perdre dans la masse blanche, resserrant emprise contre celle-ci. Tu viens même la tirer un peu. Comme pour en vérifier la sensibilité, en vérifier la réaction que ce geste provoque. Si tes griffes contre son dos avaient obtenues une réaction positive, tu étais désormais curieuse de savoir quelles autres sons, regards, tu pouvais ainsi lui tirer. Si tu pouvais t'abandonner, tu pouvais maintenant mieux fouiller les effets de ce corps que tu n'as pas eu la chance de découvrir auparavant. « Bien sûr que c'est ce que je voulais entendre. » Ce n'est qu'un murmure, cette fois, qui se souffle de toi, tout près de son oreille.

Tu n'attendais que ça. Le déclin du russe, de le mener à sa perte. Quelque chose pour effacer un peu ta honte face à ce visage d'ange cornu. Tu voulais que ça. Le voir se brûler. Cependant, l'entendre avouer directement de la sorte? Ça te rend des plus fébriles. Ça efface peu à peu cette mauvaise sensation, ça creuse lentement ton ventre de plaisir. Des dents t'arrachent un frisson tout comme cette langue agaçante. Tu as toujours eu cette sensibilité au contact, même sur les plaines londoniennes. Mais tu te laisses aller, librement, le laisser se bercer de souvenirs de cette soirée. Le côté agréable, du moins. Toute cette promesse silencieuse qui avait été faite, tout ce début de corps-à-corps, de cette danse sensuelle. Tu le laisses se rappeler, s'enivrer. C'était ce qu'il voulait, de toute façon, non? Quelque chose de similaire à tout ça, à tout ce qui avait été promis dans vos gestes et baisers. Tu perds qu'à peine pied dans le geste soudain, lorsque ton dos se fait plaquer contre l'un des murs. Ça te provoque un sourire qui ne fait que s'agrandir à ce murmure, le vert opaline de tes yeux désormais si luisant, remplis de cette lueur d'amusement, d'excitation lentement grimpante. « Je ne te croyais pas aussi faible, little devil. » Une voix qui se veut agaçante, un peu moqueuse, mais ô combien sensuelle désormais que tu l'entends pleinement avouer. Tu comptais profiter. Le peu qu'il te laissait, le peu de dignité que tu pouvais retrouver dans cette réussite, tu allais en savourer la moindre goutte. « Un peu plus passionnel, aussi. » C'est une réponse à son plaquage, ça. Non pas que ce soit une mauvaise chose. Pas pour l'instant, du moins. Tu n'avais aucune idée de l'étendue de cette folie que tu savais bien présente en lui. Pourtant, ça ne t'arrête pas tandis que les doigts dans la chevelure décolorée tirent de nouveau. Pour lui pencher la tête vers l'arrière, pour libérer son cou et y planter des baisers dans une lenteur entêtante, laissant tes crocs frôler sa peau délicate de façon agaçante, sans jamais réellement prendre emprise sur la chair. Allez, tu pouvais le faire se brûler encore un peu, n'est-ce pas?

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Stuck in hell | PV Aleksy
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