Revenir en haut Aller en bas



 

Partagez|

I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake

Aller en bas
AuteurMessage
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t100-esekiel-n-tomasson-un-sou

Pseudo : Myxookiie
Messages : 234
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Dylan O'Brien
Points : 97
A Reykjavik depuis : Toujours!
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Étudiant en médecine + Interne et Youtuber

MessageSujet: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 04.06.18 6:21

Ça faisait un moment qu’Esekiel y songeait. Il voulait vraiment le dire à son petit ami ce qui lui était arrivé quand il était plus jeune. Il voulait qu’il le sache parce que ça le rongeait de plus en plus de le lui caché et il ne voulait plus lui caché ! Il avait le droit de savoir. Il avait le droit de connaitre cette partie de lui, cette partie où sa vie était sur pause, où il avait du tout arrêté et où il avait appris à vivre au jour le jour. Drake lui avait parlé de beaucoup de chose de son passé et Esekiel voulait faire pareil avec lui. Il voulait tout simplement qu’il sache qu’il lui faisait autant confiance que, lui, il lui faisait confiance. Il avait longuement réfléchi à ce qui était le mieux, à ce qui serait le meilleur moyen pour le lui dire, sachant que sa mère à lui était morte d’un cancer. Il s’était dit que le meilleur moyen s’était de lui prouver qu’il était en bonne santé maintenant.

Ce matin-là en se réveillant, il s’était dit que s’était la journée où jamais. En plus, il avait un rendez-vous médical en après-midi à ce sujet-là, justement, donc bon, il n’aurait qu’à demander les feuilles des résultats des tests sanguins et tout comme preuve qu’il allait bien et de toute manière, il y avait les valeurs normales d’écrites dessus donc il pourrait voir par lui-même que tout était correct. C’est pourquoi, ce matin-là, il avait envoyé un SMS à Sören lui disant qu’il voulait parler à Drake de ce qu’il lui avait confié quand il était venu chez lui en panique. Il lui demanda aussi d’en parler rapidement à Fenrir pour lui dire de venir aussi mais que d’ici là il ne fallait rien dire à Drake. Il lui avait dit qu’il expliquerait mieux à Fenrir une fois qu’ils seraient les deux présents.

Drake savait que cette journée-là il avait un rendez-vous à l’hôpital pour renouveler ses médicaments : son médicament pour son TDAH, son antidépresseur et son antirejet; et pour test de routine qui implique ses médicaments. Il n’avait pas du tout menti non plus. Il y était donc allé et il avait demandé ses résultats imprimés. Il les avait regardés et il avait souri, ses résultats étaient encore meilleurs que la dernière fois. La dernière fois on lui avait dit que s’était à surveiller, mais que s’était pas, alarmant donc, il m’avait pas à s’inquiéter. Esekiel était vraiment contant de pouvoir montrer d’aussi beau résultat, s’était mieux que ce qu’il avait espéré ! Il passa par la pharmacie pour aller déposer les ordonnances et demander de les lui préparer avant de rentrer à l’appartement avec le tout. Il avait passé le rester de l’après-midi tranquille à écouter un ou deux épisodes d’une série télé avec Drake, blottie l’un contre l’autre avant que ce dernier ne doive quitter pour aller travailler. Il l’avait ensuite avertie que Fenrir et Sören viendraient passer la soirée avec lui à l’appartement et que plus tard il voudrait lui parler. Pour le rassurer, il l’avait embrassé et lui avait souhaité bonne soirée en lui disant que tout allait bien et qu’il l’aimait.

Ainsi vers 20 h, Esekiel avait accueilli Fenrir et Sören à l’appartement. Il les avait invités à prendre place au salon avant de venir déposer les feuilles contenant ses résultats sur la table du salon, du côté vierge pour cacher les résultats.

« Merci à vous deux d’être venu… sincèrement ! Je redoute un peu ce que je dois dire à Drake parce que… comment dire… Drake a une relation plutôt difficile avec les maladies… Donc je me suis dit qu’il ne faudrait pas que je sois seul quand je lui dirais et j’ai les résultats de mes examens de cet après-midi pour lui prouver que je vais bien donc », dit-il en pointant les feuilles sur la table. « Si vous êtes curieux, vous pouvez toujours regarder, ça ne me dérange pas. »

Il sourit faiblement et se massa l’arrière de la nuque. Il regarda Fenrir et lui sourit.

« Je ne sais pas trop ce que Sören t’a expliqué, mais, pour être plus précis, quand j’avais 13 ans on m’a diagnostiqué une leucémie. Elle était plutôt sévère. Déjà à 14 ans, les traitements au bout d’un moment ne fonctionnaient plus bien graduellement, on a même essayé des traitements expérimentaux et rien n’a fonctionné. À 15 ans, les médecins on annoncer à mes parents qu’il n’avait plus rien à faire, tout ce qu’il pouvait faire s’était continuer les traitements pour me donner une espérance de vie plus longue et diminuer mes symptômes et effets secondaires. À ce moment-là, mon seul espoir de, peut-être, vivre c’était une greffe de moelle osseuse, on m’a mis sur la liste au début de mes 16 ans parce que ni mes deux parents ni ma sœur n’étaient compatibles avec moi. J’ai passé vraiment très très très près de la mort. J’étais condamné, mais finalement j’ai reçu de la moelle juste à temps et miraculeusement ça m’a sauvé alors que j’étais simplement condamné à mourir. Après il a eu les 5 ans de rémission et de stress et de peur parce que je pouvais rechuter n’importe quand. Heureusement, ce n’est pas arriver. Donc, 5 ans après, autour de 1 an avant que Drake ne s’installe ici on m’a annoncé que j’étais officiellement guéri ! Donc ça fait environ 3 ans que je suis complètement tiré d’affaire ! »

Il sourit un peu puis le petit chat tricolore entra dans la pièce et sauta agilement sur le sofa ou était Fenrir et Sören se blottissant entre les deux, miaulant, réclamant des caresses. Esekiel pouffa de rire et regarda la petite boule de poil en souriant.

« Je vous présente Chocolat, notre chat est vraiment très affectueux, vous ne gênez pas pour la caresser ou même jouer avec, elle adore jouer ! Parfois, je me demande si elle n’a pas déjà été un chien… elle sait rapporter la balle à clochette si vous la lancez. »

Il pouffa de rire et secoua la tête, le regard un peu brillant.

« Donc c’est ça, je voulais le dire à Drake aujourd’hui… et comme il pourrait potentiellement réagir fortement et être vraiment inquiet malgré tout, j’ai besoin de vous avec moi… Drake devrait arriver vers 23 h donc en attendant on peut toujours jouer à des jeux vidéo ça peut être drôle ! Je vais chercher des croustilles et des boissons gazeuses ! »

Il sortit les jeux et les mit sur la table pour laisser ses invités choisir le jeu alors que, lui, il allait préparer les croustilles dans un bol et mettre les boissons dans des verres. Il amena les bols et les verres, les posant sur la table avant de s’assoir à nouveau pour finalement mettre le jeu dans la console et prendre trois manettes et jouer avec eux et rire le temps que Drake arrive.

Hors-Jeu:
 

_________________
I'm really really gonna be okay Hey!; I'm not giving up today; There's nothing getting in my way; If something goes a little wrong; Well you can go ahead and bring it on!; Cause if you knock knock me over, I will get back up again.
❝I'm cooler than a pack of peppermints❞
Revenir en haut Aller en bas
Membre du mois
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-

Pseudo : Bouu.
Messages : 444
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Grant Gustin
Points : 1296
A Reykjavik depuis : L'été 2014
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 09.06.18 21:55

I'm really really gonna be okay

Search endlessly, fight 'til we're free. Fly past the edge of the sea. No bended knee, no mockery. Somehow we still carry on!


Je ne sais pas vraiment ce qu’il se passe ce soir, ni ce qui m’attend en me dirigeant vers l’appartement d’Esekiel et de Drake. Sören est resté tellement vague, m’assurant de ne pas m’inquiéter. J’ai juste envie de savoir, une curiosité mal placée mêlée d’une certaine inquiétude que je n’arrive même pas à dissimuler. Le ton d’Esekiel était sérieux au téléphone, quoi qu’aussi enjoué que d’habitude, lorsqu’il nous a demandé de nous rendre chez lui. Le visage de Sören témoigne qu’il sait de quoi il en retourne et je n’aime pas être le seul à ne pas être au courant. J’ai bien essayer de lui tirer des informations, mais il m’a dit qu’il préférait que se soit Esekiel qui m’en parle. C’est donc avec un peu d’appréhension que je rentre dans l’appartement après avoir salué mon ami. Ese et moi ne sont peut-être pas les meilleurs amis du monde, je sais qu’il est bien plus proche de Sören que de moi, mais c’est quelqu’un que j’apprécie infiniment. Je m’installe sur le canapé à côté de mon colocataire et je résiste à l’envie soudaine de prendre sa main dans la mienne. Je sais qu’il n’est pas encore prêt à parler à qui que se soit. J’écoute Esekiel avec des yeux inquiets et totalement perdu par la situation. Les examens ? La maladie ? Quoi ? « En fait je suis au courant de rien. » Et puis, je sens l’inquiétude prendre le dessus, tout d’un coup alarmé par la santé d’Ese. « Mais tu es malade ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Ça va mieux ? Drake est pas au courant ? » Je pose mes iris inquiets sur les siens, soudainement paniqué par la situation. Et puis, il m’explique.

Je reste silencieux quelques secondes, le temps de bien prendre conscience de ses mots. « Oh Ese... Je... » Je ne sais pas vraiment quoi dire. Le cancer est la pire chose sur la planète. La maladie qui m’effraie le plus au monde. Celle qui a touché tellement de gens, celle qui a emporté ma mère bien trop tôt. Celle qui me glace le sang, accompagnée de son lot de souvenirs douloureux. « Je suis tellement content que tu ailles bien maintenant. » Je hoche la tête, une once de tristesse dans le regard. Le chat de la maison me sort un peu de ma torpeur et je le caresse gentiment, un petit sourire aux lèvres. Elle s’installe entre Sö et moi. « Chocolat est trop mignonne ! Presqu’autant qu’Okami. » Je lance un petit regard entendu à mon colocataire parce qu’il est vrai que j’ai développé une affection sans nom pour son petit animal de compagnie. Je reporte mon attention sur Esekiel, lui offrant un sourire rassurant et un regard confiant. « On est là pour toi Ese, t’inquiètes pas. Je pense que Drake va apprécier que tu t’ouvres à lui, et on va s’assurer que tout se passe bien. »

En attendant le retour de Drake, nous voilà confortablement installés sur le canapé, une manette dans la main. Les rires fusent, les discussions animées vont bon train et j’en aurai presque oublié la raison de notre venue ici. Je me dis qu’il faudra que nous organisions une soirée comme cela là dans des circonstances moins importantes.


CODAGE PAR AMATIS

_________________

CADENCE OF MY HEART
Lies above, so below. Free will is all I care to know. We praise the world to pave the way to our graves, to our graves. The only path that I'll walk down is the one my heart lives, one my heart lives.
Revenir en haut Aller en bas
MEMBRE Soren/Aleksy
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour

Pseudo : Froggy'
Messages : 732
depuis le : 21/04/2018
Avatar : Cole Sprouse
Points : 2196
A Reykjavik depuis : Toujours.
Âge du perso : 24 ans.
Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 12.06.18 10:43

Fenrir&Sören

Drake&Esekíel


i'm really really gonna be okay


Je n’ai pas trouvé les mots pour le prévenir, pour le préparer à cette soirée qui s’annonce des plus tendues. Je n’ai pas sû lui parler de ce qu’Esekíel m’a déjà confié à demi-mot, le jour où je me suis réfugié chez lui comme le premier crétin venu. Peut-être est-ce par lacheté. Ou par crainte de voir cet éclair d’inquiétude dans son regard. Cette maladie, je la sais assez personnelle pour lui rappeler de mauvais souvenir. Des souvenirs de sa mère. Des souvenirs de sa famille. Alors je garde le silence, j’essai de le rassurer comme je peux, je lui fais comprendre par mes gestes et mes paroles assurées que tout ira bien, ce soir. Ce n’est pas à moi de le faire. Ce n’est pas à moi de lui en parler. Et pourtant, moi aussi je m’inquiète. Moi aussi je crains la réaction de Drake lorsqu’il comprendra ce que son amant a traversé. Nos pas nous guident enfin devant la porte de leur appartement. Légèrement nerveux et un peu gêné, nous suivons notre hôte dans le salon. Je m’assoie mollement sur le grand canapé, rapidement suivit par mon colocataire et… Petit ami ? Hm. Il va vraiment falloir que j’ai une discussion avec Esekíel. Il m’en voudrait de lui cacher ça trop longtemps, et d’un autre côté… J’aime bien trop profiter de cette relation discrète que nous avons engagés, lui et moi. J’ai envie de la garder encore un peu, précieusement ancrée au creux de mon être.

Patient pour la cause, j’écoute mon ami lui expliquer les raisons de notre venue. Mon regard dévie lentement vers Fenrir, un peu inquiet de sa réaction. J’ai envie de le prendre dans mes bras, de lui tenir au moins la main pour lui assurer que tout va bien, qu’Esekíel est aujourd’hui en parfaite santé, mais je me retiens. Aussi stupide que cela puisse paraître, je ne me sens pas d’en parler tout de suite. Encore moins ce soir, qui promet d’être déjà riche en émotion. Je plonge un instant mon regard dans celui de mon vieil ami, me penchant légèrement en avant pour observer la feuille retournée de ses résultats. « J’t’avoue que j’y connais que dalle là dedans. Tu pourrais me montrer un exercice de mathématique de seconde que ce serait pareil. » Ma main se repose sur la feuille blanche, la poussant un peu plus loin, en direction d’Ese. « Je te fais confiance de toute façon. » Et j’en ai la preuve chaque jour. Ese’ est plus en forme que jamais. Peut-être même un peu trop, parfois. C’est qu’il est épuisant, quand il veut… Le chat de la maison me tire légèrement de mes pensées, alors qu’un sourire vient se loger sur le coin de mes lèvres. Mes iris malicieux s’ancrent dans ceux de Fenrir, amusé par sa réflexion stupide. « Heureusement qu’Oka t’a pas entendu, elle t'aurait fait la gueule toute la soirée. » Ouais. Elle aussi, elle est épuisante. Comme Esekíel.

L’allure plus confiante de mon colocataire me rassure, alors que je surenchérit d’une voix plus douce à l’intention de notre hôte. « On est là. » Ce dernier s’en va finalement vers la cuisine pour aller chercher quelques petits grignotages, et je profite de l’instant pour glisser rapidement ma main dans celle de Fenrir. Une simple pression rassurante, un réconfort que je sais nécessaire après des aveux pareils. Je la retire pourtant rapidement lorsque notre hôte reporte son attention sur nous, échappant un soupir un peu frustré. J’aurais aimé pouvoir le prendre des mes bras, lui promettre que tout va bien se passer. Leur promettre que tout va bien se passer. Parce que c’est le cas, n’est-ce pas ? Drake en sera peut-être un peu chamboulé, mais rien de bien grave. Il n’y a aucune chance pour que les choses se passent… Mal. N’est-ce pas ?


Koalavolant

_________________
★ I fink u freeky and I like you a lot ★
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t127-drake-t-macnair-h-o-p-e-h

Pseudo : Miyu
Messages : 723
depuis le : 20/04/2018
Avatar : Andy Biersack
Points : 606
A Reykjavik depuis : 2 ans
Âge du perso : 25 ans
Emploi/études : Barman au Kaldi et Artiste
Age : 25

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 15.06.18 8:58

Gonna be Okay...?Les messages textes de sa sœur, sur son nouveau cellulaire offert par Esekiel, font vibrer son cellulaire. Une, deux fois. Mais le jeune barman n’a pas la force de répondre, alors que sa main tâte le sol à la recherche de sa bière qu’il porte à ses lèvres, fixant le vide qui s’étend devant lui. Le soleil est couché depuis un moment sur la ville, alors que de son autre main, Drake à sa cigarette, laissant la fumer s’envoler dans le ciel. Les étoiles sont magnifiques, ce soir. La lune est ronde,  brillante, éclairant le chemin de ceux qui rentre chez eux après une bonne soirée. Sa joue droite, où s’étend désormais un magnifique bleu dû à sa bagarre de tout à l’heure dans le bar, lui fait un mal de chien, mais le pire, c’est le gout encore un peu de métal présent dans sa bouche, dû au fait qu’il s’est mordu la lèvre.  Mais le gout de la bière embarque et lui fait oublier le reste. Son esprit divague depuis un moment, mais pas dû à l’alcool : Il n’en a pas assez bu pour ressentir les effets. Il porte à nouveau sa cigarette à ses lèvres, rejetant la fumée dans le ciel en soupirant. Il devait avoir 10 ans. 10 ans, quand il a comprit qu’il n’aurait plus jamais de famille. De sang, en faite. Il avait 10 ans quand son père le frappa pour la première fois. En fermant les yeux, le soir, il pouvait parfois se rappeler la douleur qu’il avait ressentir à cette époque, brulante sur sa peau d’enfant. Mais surtout l’incompréhension, le distorsion de le réalité, la douleur vive qui l’avait suivit pendant des années. L’incompréhension de ce qui c’était passé entre son père aimant et celui qui avait levé la main sur lui.

Il avait 10 ans, et toute la vie devant lui. Mais il avait perdu sa mère : Pas dans n’importe quelle condition. Il l’avait perdu d’une maladie horrible, le cancer, qui lui avait fait longtemps croire, par les idioties de son père, que c’était sa faute si sa mère était morte. Il n’était jamais aller voir sa tombe (jusqu’à récemment) et n’avait jamais été capable de faire son deuil à l’époque. Il n’avait jamais été capable de faire quoique ce soit, en faite. Il se rappel avoir continuer de la dessiner partout, en espérant pardonner le fait de l’avoir perdue. Et son père l’avait surprit une fois en train de la peindre : Le coup était partit tout seul, résonnant dans toute la maison, envoyant Drake au sol qui avait fixer son père sans le reconnaitre. Et lentement, tout son monde s’était effondré, petit par petits morceaux. Son frère était partit de la maison le premier, avec des amis, et Pénélope avait commencé à éviter son petit frère. Et il s’était retrouvé seul, entouré d’hommes et de femmes plus vieux que lui, qui l’avait entrainé dans ce monde qui l’avait suivit pendant des années : La drogue, l’alcool, la débauche. La fin. Voilà dans quoi Drake s’était plongé suite à la perte de sa famille. La famille… Ce qui était supposer être le premier repaire de l’enfant. Il l’avait perdu si jeune, et ne l’avait jamais retrouver. Bien entendu, il était aller finalement à la tombe de sa mère, dire ses adieux, et il avait tourner la page de son père en allant le voir une dernière fois, mais rien ne pouvait remplacer ce qui lui avait été prit enfant. Rien. Il avait été détruit à 10 ans, et rien ne pouvait remplacer ça. C’était un vide qui serait toujours présent.

Parfois, il y avait de ces journées où Drake ne voyait rien d’autre que le noir, sans aucune lumière. Pessimiste. Parfois, il y avait des journées comme ça où Drake se sentait simplement malade : Pas physiquement, mais dans sa tête. Il y avait des moments où vraiment, Drake se croyait fou. Fou de n’avoir rien de stable. Fou d’avoir aussi peur d’être seul, une peur souvent irrationnelle et qui sortait de nul part. Ce n’était pas de la jalousie, mais vraiment  une peur immense de perdre quelqu’un : Que cette personne meurt, que cette personne disparaisse aussi brusquement que son frère sans explication. Il y avait ce vide constant, qui le prenait de plus en plus souvent, où il n’y avait aucune pensée, aucun rêve qui ne circulait dans sa tête. Son image de lui-même devenait négative, comme sa perception de soi. Son humeur, bipolaire, allait avec le fait qu’il se sentait toujours en colère contre tout, comme le montrait sa blessure au visage, vestige de sa dernière bataille au Kaldi Bar. Et ça, c’était sans compter ses comportements autodestructeurs, comme cette fois avec Fenrir et Sören. Ce détruit le corps, juste pour pouvoir se sentir vivant…

Il écrasa brusquement sa cigarette sous ses pieds, soupirant brusquement en frappant sa tête contre le muret derrière lui, alors qu’il finissait sa bière lentement. Il devait être dépassé 23h, maintenant. Il finissait sa tournée à 23h, et il était suite à ça aller dehors pour décompresser de sa bataille. Il devait être 23h20, maximum, désormais. Il avait promit à Esekiel de ne pas rentrer trop tard… Drake devrait bientôt se bouger, malgré qu’il se sente presque malade. Encore une fois, pas physiquement, juste mentalement. Il sortit son téléphone de sa poche, fixant les messages laissés par sa grande sœur. Pourquoi voulait-elle tant lui parler après des années de silence? Qu’est-ce qu’elle avait de si important à lui dire? Elle qui devait désormais briller dans sa nouvelle vie d’infirmière… Elle devait être heureuse, ou du moins, il ne pouvait que l’espérer. Enfants, ils s’aimaient tellement…

Finalement, le jeune barman finit sa bière, la jetant à la poubelle, avant de partir vers la maison, les mains dans les poches, fixant ses pieds en soupirant, passant lentement ses doigts sur la plaie sur ses lèvres. Il saignait toujours : Fallait dire, ce con ne l’avait pas manqué. Juste avant de rentrer, il passa à la pharmacie et prit de l’eau et une serviette, sortant dehors. Il mouilla la serviette et la posa sur ses lèvres, recommençant à marcher. Au moins, ça serait un peu moins pire en rentrant.
Oh merde… En plus, il y avait Fen’ et Sören à la maison. Mrrrrrf. Non pas qu’il n’était pas heureux de les voir, bien au contraire, mais il aurait voulu les voir dans un état moins lamentable qu’à ce moment précis. Par exemple, sans le sang, le bleu sur la joue et en sentant la cigarette. Il secoua la tête, fronçant les sourcils en passant sa main valide sur son visage. Il se rappelait plus exactement ce que Esekiel lui avait dit, mais il se rappelait qu’il avait invité les deux hommes à passer la soirée avec lui. Heureusement que Fenrir était plus habitué à ces… uhm… à son comportement excessif. Sören serait peut-être un peu plus étonné, quoiqu’il l’ait vu agir la dernière fois au bar, lorsqu’il avait amené l’homme hors du bar. Il finit par arriver devant l’appartement et le jeune anglais secoua ses vêtements pour essayer de faire partir un peu l’odeur de la cigarette. Bon, au moins, il n’avait rien prit de bizarre : aucune drogue. Juste de la bière et des cigarettes, ce qui était bien mieux qu’avant. Après avoir secoué ses vêtements, il rentra dans l’appartement, frottant ses souliers, avant de reposer sa serviette sur sa lèvre fendue. Il déverrouilla la porte et rentra à l’intérieur, refermant la porte derrière lui. « J’suis rentré! », dit Drake d’une voix détaché en retirant ses souliers. Il retira sa veste en cuire, la posant sur un des crochets, avant de se rendre vers le salon, passant sa main dans ses cheveux sombres pour les replacer. Il avait tourné la tête vers la télévision, celle-ci allumé pour permettre aux trois jeunes hommes de jouer à leur jeu vidéo. Un rire avait percé la pièce, son regard brillant d’amusement en voyant les trois joués, étant si concentré sur leur personnage.

« Ça m’a bien l’air très sérieux, tout ça! », dit Drake avec amusement, le regard brillant. « Salut, Fenrir, Sören! J’suis content d’vous voir. », dit-il en tirant la langue vers les deux invités, avant de rejoindre Esekiel, passant sa main dans les cheveux de son petit-ami, les ébouriffant avec tendresse, vu qu’il ne pouvait pas présentement l’embrasser. « Désolé pour le temps. Il y a eu une bagarre au Kaldi, ça m’a prit un peu de temps pour arranger le tout. » Quand Esekiel se tourna vers lui, il lui sourit comme il le pouvait, avant de se diriger vers la cuisine, se servant un verre d’eau, tout en nettoyant ses mains et sa serviette pour ensuite la reposer sur sa lèvre fendue, soupirant d’aise sous la froideur de l’eau qui faisait du bien à sa blessure.

©️ 2981 12289 0

_________________
★ This Is Who I am. ★
I am unseen, unheard, unwanted. Unable to see the light. Unable to feel normally. To hope. To dream. To be Good. To Live.
I'm a Monster, A Monster afraid of Himself.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t100-esekiel-n-tomasson-un-sou

Pseudo : Myxookiie
Messages : 234
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Dylan O'Brien
Points : 97
A Reykjavik depuis : Toujours!
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Étudiant en médecine + Interne et Youtuber

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 19.06.18 9:06

Naturellement, Esekiel avait rassuré Fenrir et Sören quant à sa santé. Il leur avait assuré qu’il était tout à fait remis et qu’il avait des test souvent à faire pour s’assurer que ça reste sur la bonne voie et qu’il n’ait pas de problème de rejet à cause de la greffe, mais il leur certifia que maintenant les risques de rejet étaient tout à fait minimes et qu’il n’a jamais été autant en forme. Il s’était naturellement assuré que les deux soient rassurés complètement avant de les remercier chaleureusement ses deux invités d’être présent et de bien vouloir le soutenir. Il leur avait dit combien il était reconnaissant de leur présence et que s’était important pour lui. C’était presque mignon et émouvant.

Quand il partit pour aller chercher des croustilles, il resta un long moment à la cuisine pour laisser Sören et Fenrir seul à seul dans le salon volontairement. Il voulait leur donner de l’espace, mais aussi leur permettre de se « retrouver » parce bon il avait bien vue qu’à la réaction de Fenrir s’était difficile à encaisser d’un coup, surtout surprenant, mais il voulait aussi que Sören puisse lui montrer de l’affection et du soutient sans se sentir gêner alors il avait fait exprès de les laisser tout seuls. Quand il trouva que s’était assez long comme ça il fit exprès de faire du bruit dans la cuisine, d’échapper deux trois truc… en fait, il avait fait exprès d’en échapper un, mais le reste, il s’était juste accroché dedans du coup il avait gueulé un « je vais bien ! ». Il revient tranquillement au salon avec les bras pleins de croustilles.

« Avant que tu me le demandes Sören… oui, je suis allé chercher mes chips l’autre bout du monde… en fait, s’était en Alaska, s’était très loin et périlleux, presque autant qu’une quête secondaire ou trouver les temples puis les faires dans Zelda Breath of Wild ! », dit-il avant de faire un clin d’œil.

Il tira la langue joyeusement avant poser le tous sur la petite table et de s’assoir sur le canapé. Ils se mirent ainsi à jouer à divers jeux tout le reste de la soirée. Passant par Super Smash Bros et divers autres pour finir par Mario Kart. C’était d’ailleurs à ce jeu qu’ils jouaient quand Drake est arrivé. Les trois jouaient comme des gamins en riant de bon cœur, racontant des conneries. Quand Drake dit qu’il était rentré, Ese répliqua joyeusement « Okaeri ». Chose qu’il faisait souvent, il lui avait déjà expliqué ce que ça voulait dire. Quand Drake parla à nouveau comme quoi tout ça était sérieux Ese tomba dans l’eau. Il râla un bon coup et se tourna vers Drake et vit la lèvre de son amoureux. Il fronça des sourcils et secoua la tête avant de soupirer quand il dit qu’il avait eu une bagarre. Il se leva tranquillement s’excusant à Sören et Fenrir, les laissant jouer, il savait qu’il finirait 12e soit dernier… et au mieux il pourrait remonter jusqu’à 8, mais il s’en fichait.

Esekiel était allé dans la cuisine avec Drake. Il s’approcha de lui et vient doucement se hisser sur la pointe des pieds, mettant ses mains sur ses joues. Il le regarda droit dans les yeux, collant légèrement son torse au sien, reculant la tête.

« Tu me montres ta blessure mon amour ? », dit doucement Esekiel avant de venir doucement retirer la compresse.

Il regarda doucement et grimaça un peu, imaginant que ça ne devait pas faire du bien. Il mit ses pieds à plat au sol et alla vers le congélateur après avoir pris un petit sac ziploc à sandwich et y mit des glaçons à l’intérieur. Il ferma bien le sac et s’approcha à nouveau de Drake et mit doucement la compresse autour du sac.

« Commence par mettre ça dessus d’accord ? On verra si t’as besoin de point de suture après… mais je ne pense pas ça pas l’air assez couper », dit — il doucement avant de venir pencher Drake vers lui pour poser ses lèvres sur son font.

Il glissa sa main dans la sienne et vient tranquillement la serrer en entremêlant ses doigts aux siens. Il leva sa main et posa ses lèvres dessus toujours en le regardant dans les yeux, le regard amoureux. Il pencha la tête sur le côté.

« Tu viens on va aller rejoindre Fenrir et Sören au salon… j’ai quelque chose d’important à te dire… ça ne dérange pas qu’ils soient là… C’est quelque chose que je t’ai encore jamais dit sur moi… », dit-il doucement avant de lui sourire de manière rassurante.

Il l’entraina avec lui au salon tranquillement, l’assoyant à ses côtés. Il le regarda dans les yeux en se demandant s’il faisait bien de lui en parler, il se demandait si c’était le bon moment… mais au fond n’avait-il jamais de bon moment pour ça ? Il sentait sa gorge se nouer tout en cherchant les bons mots à utiliser. Comment annoncer à son petit ami qu’on avait passé aussi près de la mort ? Comment dire à son petit ami qu’on avait souffert, mais qu’aujourd’hui ça allait bien sans qu’il s’inquiète ? C’était certain qu’il allait s’inquiéter, Esekiel le savait… C’est pour ça qu’il savait qu’il devait aussi insister sur le fait qu’il était guéri et qu’il allait bien. Par contre, ça ne l’empêchait pas de se sentir mal comme pas possible, de douter et d’avoir peur. Il sera fortement la main de Drake une fois de plus et l’approcha de ses lèvres, de ses mains, et y déposa un baiser. Il le regarda droit dans les yeux et lui sourit faiblement.

« Alors déjà tu dois savoir que les tests que j’ai faits à l’hôpital aujourd’hui comme d’habitude, tout est super beau », il savait qu’il faisait des test régulièrement en même temps avec 3 médicaments… il prit tranquillement son papier et lui montra. « Regarde tout est beau, je t’ai même ajouté les valeurs normales pour que tu puisses voir que tout est normal. » Il le regarda droit dans les yeux. Il était vraiment inquiet parce que le plus dur restait encore à faire. « Avant toute chose, je veux que tu te rappelles ceci d’accord ? Ne l’oublie jamais quoique je dise après d’accord ? Je suis en parfaite santé, ne t’inquiète pas ! Tout va bien ! D’accord ? » Il le regarda droit dans les yeux et se mordilla la lèvre. Comment aborder le sujet ? Il ne savait pas et il avait l’impression d’avoir tellement l’esprit vide. Rien ne lui venait. Il avait beau avoir essayé de tout préparer, mais il n’était jamais arrivé à trouver quoi dire. Il soupira et décida de se lancer.

« Quand j’étais jeune…, j’ai été… gravement malade. À 13 ans, on m’a diagnostiqué une leucémie… un cancer du sang. Je… Au début, ça allait bien, mais vers 14 ans c’est devenu très virulent et je répondais de moins en moins au traitement… à 15 ans… les médecins avaient dit à mes parents que j’étais condamné à mourir. Ils me laissaient entre 3 mois et 1 an et demi. Les traitements servaient juste à rallonger ma vie, mais il me restait qu’un seul espoir, on ses mis à chercher quelqu’un de compatible pour une greffe de moelles osseuses. On l’a finalement trouvé quand j’avais 16 ans quand les médecins me donnaient 3 semaines à vivre au final. On a tenté le tout pour le tout et finalement… ça m’a miraculeusement sauvé la vie… j’ai pu aller en rémission, 5 ans plus tard à 21 ans on m’annonce que je suis officiellement guéri sans aucune rechute. Puis un an plus tard t’est arrivé ! … je… je suis désolé de te l’avoir caché Drake… mais je voulais vraiment que tu le sache… t’as le droit de tout savoir de moi Drake… »


Hors jeu (IMPORTANT: Changement d'ordre):
 

_________________
I'm really really gonna be okay Hey!; I'm not giving up today; There's nothing getting in my way; If something goes a little wrong; Well you can go ahead and bring it on!; Cause if you knock knock me over, I will get back up again.
❝I'm cooler than a pack of peppermints❞
Revenir en haut Aller en bas
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t127-drake-t-macnair-h-o-p-e-h

Pseudo : Miyu
Messages : 723
depuis le : 20/04/2018
Avatar : Andy Biersack
Points : 606
A Reykjavik depuis : 2 ans
Âge du perso : 25 ans
Emploi/études : Barman au Kaldi et Artiste
Age : 25

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 23.06.18 6:22

Gonna be Okay...?« Elle est où ta mère, toi? » C’était comme des souvenirs, qui lui revenaient parfois en morceaux. Décousu du reste. La drogue, qu’il avait apprit pendant des années, avait fait l’effet désiré : Sa mémoire, désormais brisé en mille morceaux, était défectueuse. Son passé en Angleterre, il ne gardait que les pires souvenirs, ceux qui l’avait marqué le plus. Ces « compagnons » de drogue, il les avait presque tous oublié. Ces moments à l’école aussi. Ces moments, calme, assit dans sa chambre, il ne s’en souvenait plus. Et c’était à peine s’il pouvait très bien se rappeler du visage de sa sœur ou de son frère. Ce n’était que des voix, des yeux brillants, des brefs souvenirs. Rien d’autres que des brides. Rien d’autres que des paroles. Mais parfois, en se concentrant, il se rappelait de conversation qu’il avait eu. Comme c’était conversation, un soir alors qu’il avait prit plusieurs sachets de drogues. Un homme, plus âgé que lui, c’était tourné vers lui dans un rire amusé. Drake l’avait regardé, du haut de ces 15 ans, puis il avait sourit : « Une mère? J’sais pas. J’en ai déjà eu une? » L’homme l’avait fixé avec surprise, et Drake avait étouffé un rire. Boucher. L’homme ne savait plus quoi répondre, car que voulez-vous répondre à ça? Oh Drake adorait ça. Adorait avoir le dernier mot. Il adorait pouvoir gagner. Peut-être parce que chez lui, il ne pouvait jamais gagner. Quoiqu’il fasse, il finissait toujours pas recevoir un coup. Et c’était bien la seule chaleur qu’il recevait. « T’as Disjoncter, mec. » Disjoncter. Il n’y avait pas un mot mieux placer pour le décrire. Il était disjoncté. Malade. C’était un enfant, merde. Un enfant. Et son père l’avait battu, harceler, maltraité, pendant des années. Il l’avait détesté. Et Drake avait commencé à se détester plus que quiconque. « Tu peux me détester. Tout façon, tu n’arriveras jamais à me détester plus que je me déteste. »

« Oh, tu es dans mes veines, Et je ne peux pas t'en faire sortir. » Il avait beau glisser ses ongles contre sa peau jusqu’à sentir la douleur atteindre son corps, jusqu’à sentir le sang y couler, rien ne pouvait y faire. Rien ne faisait sortir le démon en lui. Rien ne faisait en sorte de faire partir la douleur que cet homme avait instaurée chez l’enfant. Durant le développement d’une personne, un enfant a besoin d’être aimé, rassuré, de développer un lien de confiance stable. Drake n’a rien eu de ça. Il n’a jamais vraiment eu grand chose. C’était juste comme ça. Il n’avait pas eu de chance. Souvent, il s’était demandé ce qu’il avait pour mériter ça. Jusqu’à comprendre… que c’était sans doute sa faute, si ça lui arrivait. Que c’était sa faute si sa mère était morte, sa faute si son père allait mal, sa faute si… Tout ça été arriver. Et il avait essayé de s’en sortir. Vraiment. Mais il était trop tard : Il était détruit. Disjoncter. En allant en Islande, il avait été aimé, il avait été rassurer, et pour la première fois de sa vie, il s’était sentit chez lui. Il s’était enfin sentit bien à quelque part, sans avoir besoin de fuir. Mais malheureusement… On ne repart pas une personne ainsi. Ça aide, ça soulage, mais le mal est fait. Et ce n’était de la faute à personne dans cette pièce. Sören, malgré ses airs, c’était un mec bien. Sincère et loyal. Fenrir, c’était son meilleur ami, le premier à l’avoir fait sentir normal. L’avoir fait sentir comme une personne à part égale de lui. Et Esekiel. Esekiel. Il était toute sa vie, toute sa raison. Celui qui l’aimait plus que quiconque ne l’avait aimé. Celui qui l’avait fait rire et sourire. Celui qui lui avait offert un toit. Enfin. Une maison. Ce n’était pas de leur faute. Et ce n’était pas de leur faute ce qui allait se passer entre ces murs. Ce n’était pas eux, les fautifs. C’était le reste. C’était le fait que… Personne n’avait jamais remarqué la douleur chez Drake. Il était resté avec un père abusif, dictateur, impulsif, violent. C’était le fait que quand il avait commencé à prendre de la drogue, on l’avait encouragé.  C’était aussi tout simplement le fait… Qu’il était malade. Et malheureusement, le trouble de la personnalité limite, qui se déclenche habituellement vers le début de l’âge adulte, est une maladie, comme plusieurs, qui frappe. Sans prévenir.

Il avait fixé Esekiel dans les yeux, avait rit à ses paroles, attendrit. Son corps était ravagé de cicatrice. Et Esekiel était un des premiers, avec Maddy, Fenrir et Sören, à se soucier de ces blessures. Et il en riait à chaque fois, attendrit, et surpris. Il l’avait laissé faire, perdant son regard dans les yeux de son ange, soupirant doucement, avant de venir glisser ses bras autour des hanches de son amour un moment, simplement pour le serrer contre lui. Il avait caressé ses cheveux du bout de ses doigts, avant de prendre le sac de glace, le reposant sur ses lèvres, comme demandé. « J’suis un bon patient? », avait-il murmuré en souriant. Suite à ça, il l’avait suivit dans le salon, haussant un sourcil avec surprise. Il s’était approché d’eux, gardant sa glace sur ses lèvres. C’était tendu. Il détestait ça. C’était tendu, trop tendu, et c’était à peine s’il arrivait à se concentrer sur ce que disait Esekiel. Cette bataille, au Kaldi Bar, c’était lui qui l’avait partit. Non? Oui, c’était lui. Lui, l’erreur. C’était lui, le méchant. Il avait partit cette bataille, et il l’avait frappé. Il s’était fait frapper en retour. Et ça aurait continué, s’il n’aurait pas été arrêté. Car il était une horrible personne. Une personne qui détruit tout ce qu’il touche. Il y a deux minutes, il riait, il plaisantait. Désormais, il était sérieux, trop sérieux, craintif. Son humeur avait toujours été trop changeante. Il était impulsif. Il était toujours en changement. Incompris. Il baisse les yeux, fixe un moment les papiers de l’hôpital. Il prend les papiers entre ces doigts, repose la glace sur la table. Le barman penche la tête, essaie de comprendre. Il relève les yeux vers Esekiel, raccroche au mot jeune, et il essaie de se focaliser. Mais la tension continue de monter. Le stress avec.

Il accroche au mot leucémie. Un cancer. Un cancer, comme sa mère. Esekiel a été malade. Un cancer. Comme sa mère. Il allait mourir. Il avait passé proche de mourir. Drake se rappelait avoir vu sa mère souffrir. Plus que n’importe qui. Il l’avait vu avoir mal, et essayer de sourire malgré tout. Il l’avait vu maigre. Il l’avait vu rire, et avoir mal. Il l’avait vu pâle, faible, les sourcils froncés de douleur… Et Esekiel était passé par là. Il était passé par là. Il avait souffert, plus que quiconque. « Et toi aussi, tu lui as fait mal » murmura une voix dans sa tête. Il l’avait repoussé la première fois qui l’avait embrassé. Il était rentré plusieurs fois complètement brisé, la drogue dans le sang, et avait rit en voyant Esekiel paniqué. Il l’avait blessé. Encore, encore. Il était une mauvaise personne.

« Ne t’approche pas. Je t’en pris, Esekiel... », murmura Drake en levant les mains pour gardé une distance entre lui et le jeune interne. « Ne t’approche pas… » Ou je vais encore te faire du mal. Drake se recule, secoue la tête, alors qu’il serre les poings. Autant qu’il le peut. Jusqu’à sentir la douleur, jusqu’à sentir ses bras se tendre sous la douleur provoquer par ses poings. La réalité, elle n’est plus là. Le stress monte en flèche, l’empêchant de réfléchir correctement. Malade. Il est malade. Quelque chose ne vas pas avec lui. Merde, merde. Quelque chose ne vas pas. Le barman lève les bras, vient poser ses mains contre ces tempes. Et il frappe. Frappe jusqu’à sentir quelque chose. Et ça ne marche pas. Il ne se sent plus. Il ne vas pas bien. Ces mouvements ne sont plus siens. Ou peut-être que oui? Tout est si rapide, si impulsif, incontrôlable. Il pousse l’étagère sur le sol, ce dernier déversant tout son contenu sur le sol, dans un bruit fracassant. Cela lui rappel son père, quand il envoyait les meubles au sol. C’était l’étape avant qu’il ne commence à frapper son propre fils. Il devenait comme son père?

L’étagère tombe au sol, alors que la respiration de Drake devient rapide, brusque. Il prend les premières choses qu’il lui tombe sous les mains, que ce soit lampe ou bouquin, et il les lance. Il doit sortir sa colère. Et les mots sortent, décousu : « J’en ai marre… J’en ai marre, j’en ai marre, merde! » Son regard retrouve celui des trois jeunes hommes. « C’est de ça que t’avait peur, hein, Sören? J’suis pas un mec fréquentable. T’a raison. Bien-sûr que t’a raison. », dit-il en riant brusquement, regardant ailleurs. « T’a raison. Fenrir aurait mérité mieux qu’un mec qui blesse son propre petit-ami. J’ai vu… J’ai vu ma mère… souffrir de cette même... fucking maladie. Et je l’ai vu souffrir… pendant des mois. Et Esekiel a vécu la même chose. Et tout c’que j’trouve à faire, c’est le blessé encore plus. C’est c’que j’suis merde. C’est c’que j’arrive à faire. J’blesse les gens. Et j’veux même pas t’entendre dire que j’t’ai pas blessé, Esekiel. Je sais que je l’ai fais. J’le sais merde. J’te comprend, Sören. T’veux pas que Fenrir aille… ça comme ami. Moi non plus, j’voudrais pas. » Et il entend la voix de son père, encore et encore. Il l’entend comme un poison dans ses veines. Il l’entend. Il revoit sa mère dans ce lit d’hôpital. Il imagine Esekiel, souffrir autant. Et un jour, ça ne serra plus des meubles qu’il frappera. Ça serra Fenrir, Sören, Esekiel. Un jour, il frappera les siens. « Tais-toi, merde, tais-toi! » , jure-t-il en se frappant les tempes, se détournant d’eux. Et il sent les larmes lui monté aux yeux, glissant sur ses joues. Et il ne se rappel pas de la dernière fois où il s’est sentit autant misérable. La dernière fois où il a pleuré. Car il ne le fait pas, d’habitude. Il ne pleure pas. Mais là, c’est plus fort que lui.
« Too Much. Too Much Is Wrong With Me. »


©️ 2981 12289 0

_________________
★ This Is Who I am. ★
I am unseen, unheard, unwanted. Unable to see the light. Unable to feel normally. To hope. To dream. To be Good. To Live.
I'm a Monster, A Monster afraid of Himself.


Dernière édition par Drake T. Macnair le 24.06.18 7:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Membre du mois
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-

Pseudo : Bouu.
Messages : 444
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Grant Gustin
Points : 1296
A Reykjavik depuis : L'été 2014
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 24.06.18 6:30

I'm really really gonna be okay

Search endlessly, fight 'til we're free. Fly past the edge of the sea. No bended knee, no mockery. Somehow we still carry on!


J’appréhende. Cette révélation d’Esekiel, si elle a eu un effet certain sur Sören et moi, sera sûrement dévastatrice chez Drake. Il est aussi proche de cette maladie que je le suis, peut-être plus encore, et il est surtout plus proche d’Esekiel. Sa mère aussi en est morte, lui aussi a du subir l’horreur du cancer de très près. Quand Esekiel part à la cuisine chercher à manger, il offre à Sören et moi un petit temps libre. Cette nouvelle m’affecte bien plus que je ne l’aurai pensé. Cette maladie, c’est comme un fantôme du passé et dès que j’entends ce mot, je n’arrive pas à penser à autre chose qu’au visage de ma mère mourante. Je sens la main de mon meilleur ami se glisser dans la mienne et je la sers fort, comme pour prendre toute la force qu’il peut me donner. Je la retire rapidement quand j’entends Esekiel revenir, faisant tomber pas mal de choses avec lui en même temps. Je reste plutôt silencieux en attendant le retour de Drake, grignotant quelques petits snacks et jouant, l’esprit ailleurs. Je redoute ce moment. Et même si je suis plus que prêt à soutenir le grand tatoué, il y a des moments où il ne veut de l’aide de personne. Des moments où la colère a juste besoin d’exploser. Et je ne sais pas gérer cela. Heureusement, son petit ami est là, je sais qu’il pourra prendre soin de lui.

Quand la porte s’ouvre enfin, je ne peux empêcher l’inquiétude de voiler le regard que je porte sur lui. Je fronce les sourcils encore un peu plus quand je prends conscience de l’état de son visage tuméfié. Il a l’air enjoué pourtant, heureux de nous voir ici. Un sourire illumine également son visage. Mais j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de plus profond et de plus sombre derrière cette façade heureuse. « Salut Drake... » Ma voix n’est pas très assurée, simplement inquiète. De son état. De la discussion à venir. De sa potentielle réaction. Esekiel ne met pas longtemps à réagir, entraînant son petit ami avec lui pour prendre soin de ses blessures. Je me tourne vers Sören, désormais laissé seul avec lui dans le salon, tendu sur le canapé. Je pose la manette sur la table basse, n’ayant aucune réelle envie de jouer à quoi se soit. « J’ai un mauvais pressentiment. Cette discussion... elle va mal finir. » En soupirant je pose rapidement ma tête sur son épaule pour me rassurer. Tant que nous ne sommes que tous les deux, tant que je peux profiter ne serait-ce que quelques secondes de sa chaleur. Ce moment est de courte durée avant le retour de nos deux hôtes et je relève rapidement la tête, offrant un petit sourire peu convainquant à Sören.

Drake et Esekiel s’assoient l’un à côté de l’autre et je peux voir tout le trouble du jeune étudiant en médecine dans ses yeux. J’observe leurs mains avec une pointe de jalousie et de frustration de ne pas pouvoir faire la même chose avec Sören, avant qu’il ne prenne la parole. J’écoute ses mots avec attention, même si j’ai déjà entendu l’histoire. J’observe aussi Drake du coin de l’œil, m’attendant à une réaction violente de sa part. Cette réaction, elle ne tarde pas à exploser et je me redresse rapidement dans le canapé. Je n’ai même pas le temps de comprendre ce qu’il se passe sous mes yeux. Des cris, des gestes brusques, un meuble renversé, puis un livre lancé et un autre. « Drake ! » Un cri désespéré pour essayer d’accaparer son attention, pour le sortir de sa torpeur. Je me lève rapidement, me rapprochant de lui. Je sais qu’il peut être violent dans des moments comme celui-ci, mais quelle importance si je reçois un coup perdu. Mon ami a besoin de moi. A besoin de nous. « Je sais ce que tu ressens, je sais toute la peur que cette maladie réveille. Souviens-toi, nous avons la même histoire avec cette maladie. » La mort tragique de nos mères respectives, tu parles d’un événement qui rapproche. Je tente de lui prendre la lampe des mains, pour ne pas qu’il se blesse davantage. Ses mots sont durs, tranchants et je lance un regard compatissant à mon colocataire puis à Esekiel. Drake ne pense pas réellement ce qu’il dit dans des moments comme celui-ci, je l’espère. « Arrête de te faire du mal. Esekiel va bien. Tu m’entends ? Esekiel va bien. Il est là, il sera toujours là. Ne le repousse pas. Ne nous repousse pas. » Je m’empare de ses mains pour tenter d’arrêter sa fureur envers lui-même. Et si je dois me blesser dans l’action, tant pis. Le jeu en vaut la chandelle. « Si tu dois frapper quelque chose, frappe le mur. Frappe-moi s’il le faut, mais ne te fais pas du mal. Tu ne le mérites pas, même si c’est ce que tu penses. » Je plante mes yeux dans les siens, déterminé à lui montrer que je ne compte pas le laisser tomber. Que nous sommes tous les trois là pour lui, malgré la difficulté du moment.


CODAGE PAR AMATIS

_________________

CADENCE OF MY HEART
Lies above, so below. Free will is all I care to know. We praise the world to pave the way to our graves, to our graves. The only path that I'll walk down is the one my heart lives, one my heart lives.
Revenir en haut Aller en bas
MEMBRE Soren/Aleksy
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour

Pseudo : Froggy'
Messages : 732
depuis le : 21/04/2018
Avatar : Cole Sprouse
Points : 2196
A Reykjavik depuis : Toujours.
Âge du perso : 24 ans.
Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 26.06.18 11:31

Fenrir&Sören

Drake&Esekíel


i'm really really gonna be okay


La peur commence à se creuser une place au creux de mon ventre.

La peur de voir mon meilleur-ami bien trop touché par la suite des événements. La peur de blesser Ese’ sans vraiment le vouloir. La peur d’une réaction trop intense de Drake, de quelque chose que je ne parviendrais pas à maîtriser, à encaisser. Ma main se perd un instant dans celle de Fenrir, quémandeuse d’une attention qu’il m’offre sans concession. Ses doigts se referment sur les miens, une pression agréable qui fait battre mon coeur un peu plus vite, un peu plus fort. Mais en l’instant, alors que la crainte gonfle lentement dans ma poitrine, alors que j’observe le regard touché de mon petit-ami, je ne sais pas si c’est d’angoisse ou d’amour pour lui. Le silence presque religieux qu’il maintient lors de notre partie de jeux vidéos m’inquiètes de plus en plus, et c’est lorsque Drake revient dans cet état pitoyable que je commence à comprendre pourquoi. Que je commence sérieusement à m’angoisser, moi aussi. J’ai un mauvais pressentiment. Le faible sourire que j’offre au barman en est sûrement une preuve suffisante, bien trop vite renforcé par les paroles soupirantes de Fenrir lorsque le couple nous quitte un instant pour se réfugier dans la cuisine. « Ouais. Moi aussi. » Moi aussi je n’aime pas ce qu’il se passe. Ce qu’il va probablement se passer. Sa tête se réfugie un instant sur mon épaule, alors que ma main se perd lentement contre la peau de son cou pour tenter de le rassurer, pour tenter de lui transmettre une force que je n’ai même pas pour moi-même. Une tentative désespérée d’apaiser ses craintes, autant que les miennes. Un réconfort de courte durée.

Car lorsqu’ils reviennent, lorsqu’enfin les deux amoureux quittent leur cocon de chaleur pour s’imposer dans notre bulle, je sens cette anticipation malsaine reprendre le pas sur tout le reste. Mon regard parcourt le visage effrayé de celui qui a épanché la plupart de mes peurs, alors qu’il entame son long discours, alors qu’il se décide enfin à parler, alors qu’il jette naïvement les dés dans l’espoir de tomber sur un bon chiffre. Le sursaut qui me prend le corps est violent, puissant. Le bruit, les cries, la rage. Je m’attendais à une réaction sanguine, je m’attendais à des mots brutaux, mais… Je ne m’attendais pas à ce que tout cela me soit adressé à moi. L’étagère tombe au sol dans un fracas assourdissant. Je me redresse d’un geste, suivant de près la réaction instinctive de mon petit ami. Les mots qui me sont assené si durement me font tressaillir, gonflant une boule de mal-être au creux de ma gorge. Peu à peu, je sens cette culpabilité montante me détruire les sens. Le rouge me monte aux joues, mais je ne saurais dire si c’est de colère ou de malaise. « Non, je... » Ma voix n’est plus qu’un murmure gêné pour la cause, essayant tant bien que mal de digérer cette agression cynique. Merde.

Ses mots me percutent de plein fouet, alors que lentement, très lentement, la colère prend le pas sur le mal-être. Je pensais avoir effacé tout ça de notre relation, Drake. Je pensais qu’on était passé au-dessus de ça. Au dessus de ma connerie et de ma jalousie dévorante. Au dessus de la stupidité de notre première rencontre. Alors lorsqu’enfin tes paroles arrêtent de m’attaquer, lorsqu’enfin tu prends sur toi pour t’agresser tout seul, cette colère, elle explose, sournoise, vicieuse, tentatrice. « Mais merde, j’avais juste peur que tu me le prennes, ça n’a rien à voir ! » Je me suis levé sans même m’en rendre compte, toisant du regard ce corps déchiré par l’angoisse. Rapidement, pourtant, mon indignation se fait balayer par les mots rassurants de mon meilleur ami. Par ce rappel féroce que nous ne sommes pas là pour nous battre, pas là pour défendre notre honneur. Alors je ronge mon frein, je sers les poings en regardant cette scène irréelle qui se dresse devant mes yeux. J’inspire. J’expire. Ma voix fulmine toujours un peu trop, mais elle tente de se faire plus douce, ne serait-ce que pour apaiser la situation, ne serait-ce que pour protéger Fen’ et Ese de la rage du barman. « Fen a raison, Drake. » Enfin, sauf pour l’idée de se laisser frapper. Ça, tu as plutôt intérêt d’éviter. Vraiment. Parce que je ne suis pas certain de pouvoir garder mon calme si tu venais à le blesser. Parce que je me sais trop prompt à la riposte, au besoin viscérale de le défendre pour te laisser le toucher dans ta colère. « Personne ne mérite de se faire du mal comme ça. »


Koalavolant

_________________
★ I fink u freeky and I like you a lot ★
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t100-esekiel-n-tomasson-un-sou

Pseudo : Myxookiie
Messages : 234
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Dylan O'Brien
Points : 97
A Reykjavik depuis : Toujours!
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Étudiant en médecine + Interne et Youtuber

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 04.07.18 5:24

La conversation du démon. Esekiel le savait. Il le sentait. Il gardait le sourire pour ne pas inquiéter davantage Sören et Fenrir, mais il ne le sentait pas du tout. Il savait que ça allait mal finir et probablement peu importe quand il lui dirait ça serait la même chose parce qu’il n’avait pas de bon moment pour dire ça, il n’y avait pas de bonne manière non plus. Il en pouvait plus de garder ça secret malgré qu’il soit guérit et tout, il ne voulait rien lui caché. Cette conversation l’horrifiait au plus haut point. Honnêtement, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, il avait très peu dormi. Il avait passé la nuit la plupart du temps à simplement observer Drake dormir en étant blottie dans ses bras en se disant qu’il ne voyait aucunement sa vie sans lui et qu’il espérait vraiment que cette conversation ne brise rien entre eux. Il s’était même blotti davantage contre Drake pendant la nuit comme pour lui supplier de ne pas le laisser. Voilà maintenant que l’heure fatidique était arrivée et il parvient à souhaiter qu’il n’aille jamais eu cette maladie et donc il aurait jamais cette conversation, mais d’un autre côté, il serait complètement différent et probablement qu’il aurait eu une vie différente, des amis différents et peut-être qu’il ne serait même pas avec Drake, alors au final, peut-être qu’il ne changerait rien de peur de foutre en l’air sa vie présentement.

Il avait pourtant parlé tranquillement, il avait veillé à ce que Drake comprenne qu’il était hors de danger. Il voulait minimiser le plus possible les chances que Drake entre dans une sorte de… comment dire… transe ? Comme il l’avait été quand il lui avait révélé que son père l’avait battu et qu’il avait foutu l’étagère en l’air, et d’autre truc dans la pièce même. Il regarda Drake et s’approcha rapidement, essayant d’y prendre le bras quand il se frappait pour l’arrêter, mais il avait peur de l’arrêter. Non pas peur qu’il le frappe, s’était pas ça, il avait peur qu’en faisant ça ça l’envenime encore plus.

« Drake, Drake ! Tu m’entends ? », dit Esekiel.

Cette question pouvait avoir l’air des plus étranges pour bien des personnes, mais il voulait savoir simplement s’il était réceptif ou s’il était perdu dans sa tête. Il fronçait tout de même de sourcils parce que s’était pas du tout normal et de son point de vue de futur médecin, ça l’inquiétait. Mais là n’était pas la question pour le moment. Pour le moment, ce n’était pas le plus important. Quand il vit Drake la renversé une fois de plus l’étagère, il eut une sensation de déjà vue et il se rappelait qu’il avait fini en larmes… ça allait être du joli. Il essaya de mettre sa sensibilité de côté, mais Esekiel tremblait légèrement, pour qu’il commence à trembler immédiatement s’était qu’intérieurement il était terrifié depuis un moment à l’idée d’avoir cette discutions. Pas pour rien qu’il ne lui en avait toujours pas parlé en plus de 2 ans de vie commune. Il ne savait pas par quoi commencer, par quel bout prendre la situation. Son cerveau était abonné absent, il ne pouvait réfléchir. Il avait l’impression d’être dans un navire de croisière qui est en train de couler, mais que le capitaine et l’équipage à fuit pour laisser les touristes seuls dans le bateau… ouais il se sentait un peu comme ça et inutile avec ses neurones qui ne veulent pas fonctionner. Il prit rapidement le livre et ne savait pas quoi en faire, mais il savait qu’il devait l’éloigner de Drake. Il regarda Fenrir et Sören parler, les laissant parler en premier avant de se ressaisir.

« Personne ne frappera personne et personne ne se fera frapper. Ce n’est pas la solution ! Drake ! Écoute-moi, je ne dirais pas que tu ne m’as jamais blessé, mais écoute-moi ! Personne n’est parfait ! Personne ! Pas même Fenrir, pas même Sören, par même moi ! Blesser des personnes, ça fait partie de la vie, j’en ai déjà blessé ! Ce qui compte, c’est savoir se faire pardonner et se faire confiance malgré tout ou de rebâtir la confiance ! Et je te fais confiance »
, dit-il en venant mettre sa main sur sa joue, qui était en fait une première tentative de le ramener parmi-eux et qu'il ne se noie pas trop dans sa "déconnexion".

Il secoua la tête et serra les dents. Il laissa Fenrir prendre les mains de Drake. Le jeune interne en médecine et secoua la tête tout se bousculait, il ne suivait aucune ligne préétablie… s’était littéralement le bordel aussi dans sa tête.

« Je vais bien Drake ! Je suis guérie, je suis 100 % en santé, je suis là et je ne partirais pas ! On est tous là »

Il sentait une pointe de regret monter en lui, mais il chassa rapidement cette idée de lui se disant que c’était normal de s’ouvrir plus à la personne qu’on aimait. Il lui faisait confiance, c’était probablement un moment très difficile à passer, mais au fond de lui il savait qu’ils allaient en sortir tous les quatre ! Et puis faut voir le bon côté des choses… les moments difficiles, ça renforce les liens ! N’empêche qu’il ne se sentait vraiment pas bien dans tout ça et le pire s’était à cause de lui, s’était lui qui les avait mis dans cette situation, il s’en voulait… peut-être qu’il n’aurait pas dû impliquer Fenrir et Sören… peut-être qu’il aurait dû affronter tout ça seul… mais le pire s’il avait fait venir Fenrir, s’était pour Drake, pas pour lui ! Et puis Sören avait voulu venir donc… s’était même pas pour lui qu’il avait fait ça alors qu’il était terrifié, mais pour Drake… sans compter qu’il essayait de caché le fait qu’il redoutait et était terrifier par cette discussion en gardant le sourire pour ne pas inquiéter Fenrir et Sören plus qu’ils ne l’étaient probablement déjà…

_________________
I'm really really gonna be okay Hey!; I'm not giving up today; There's nothing getting in my way; If something goes a little wrong; Well you can go ahead and bring it on!; Cause if you knock knock me over, I will get back up again.
❝I'm cooler than a pack of peppermints❞
Revenir en haut Aller en bas
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t127-drake-t-macnair-h-o-p-e-h

Pseudo : Miyu
Messages : 723
depuis le : 20/04/2018
Avatar : Andy Biersack
Points : 606
A Reykjavik depuis : 2 ans
Âge du perso : 25 ans
Emploi/études : Barman au Kaldi et Artiste
Age : 25

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake 13.07.18 8:10

Gonna be Okay...?« Too Much. Too Much Is Wrong With Me. »
C’était une réalité perçante, mais bien réelle, que Drake avait comprit depuis désormais longtemps, mais dont il prenait de plus en plus conscience des répercussions d’année en année. Il n’était pas normal. Et n’avait jamais voulu l’être. Mais il n’avait jamais voulu être aussi… Malade. Quand il avait perdu sa mère, il avait tout perdu à la fois. Son père, sa sœur, son frère, lui-même. Il se rappel de son père lui interdisant de peindre. Son père lui criant après en lui arrachant ces pinceaux. En lui arrachant une part de lui-même. Il se rappel du bras se levant, de la douleur sur sa joue, de la chaleur se rependant dans son corps. Il se rappel d’avoir marcher dans cette maison froide, d’avoir détruit ces pieds à forcés de marcher sur du verre brisé, d’avoir empester l’alcool avant même d’avoir conscience de ce que c’était. Son corps avait été meurtri alors qu’il avait à peine la dizaine d’année. Son corps avait été détruit, maltraité. Et toute sa vie était tombée avec lui. Quand sa mère était morte, son père lui avait fait croire que c’était sa faute. La sienne, à lui seul. Le cancer de sa mère était devenu sa faute. Et même encore aujourd’hui, malgré les années, et malgré qu’il savait, au fond de lui, avec la logique qu’il avait désormais, que ce n’était pas sa faute… La voix de son père résonnait encore en lui et remettait toute en question. C’était sa faute. Sa faute. Et même si la logique lui disait que non, la voix de son père résonnait comme un poignard qui refusait de partir. C’était sa faute. Et il avait essayé de chasser cette pensée, sans y arriver. Elle lui collait à la peau, comme la douleur créée avec le temps. Il était malade.

Il avait grandit seul, et c’était ce qui l’avait le plus détruit. Il avait grandit seul, ignoré par le reste du monde. Si ce n’était de Maddy, il n’avait jamais eu personne d’autre que elle. Sans famille, sans amis, sans personne pour croire en lui. Il avait été seul jusqu’à arriver en Islande. Il avait grandit seul, avec comme seul rêve de pouvoir un jour fuir pour trouver Maddy. C’était son seul but, vu que ces objectifs avaient toujours été changeants. Différent. Comme lui. Il changeait continuellement, il n’arrivait jamais à avoir une seule chose à tête. Il changeait tout le temps. Instable. Ces idées étaient instables. Alors son seul but pendant des années avait été de s’enfuir et de trouver Maddy. Car c’était la seule chose qui le maintenait en vie, à une époque. Et ici, il avait enfin trouvé une raison de vivre, des raisons même. Il n’était plus seul. Mais le vide persistait. Le vide.

Les gens se trompaient souvent entre le vide et la solitude, or ce n’est pas du tout la même chose. La solitude, c’est d’être sans attache, de n’avoir personne autour de soit. Le vide, c’est de se sentir horriblement et tristement sans attache tout le temps : Sans amis, sans pensées, sans sentiments, sans buts. Le vide, c’est de se sentir toujours, chaque jour, au moins un instant, que tu n’es rien. Qu’il manque quelque chose en toi pour que tu sois complet. C’est d’être instable continuellement car tu es vide. C’est d’avoir de la difficulté à te comprendre ou à comprendre les autres, donc tu as toujours de la difficulté à entretenir des relations avec autrui. C’est d’avoir des crises de colère incontrôlables et de changer d’humeur en quelques secondes. C’est d’avoir une image négative de soi-même quoiqu’il arrive. Comme Drake avec ce sentiment que c’est sa faute, si sa mère est morte, sa faute si Esekiel a été malade. Sa faute. Tu te sens incompris, tout le temps. Jusqu’à arriver au point de non retour : Le suicide. Suicide que Drake a déjà essayé. Suicide qui terrorise le jeune homme, désormais.

C’est la voix de Fenrir que Drake entend en premier. C’est sa voix qui le percute, alors qu’il baisse les yeux en sentant sa chaleur contre la sienne. La réalité est fissurée. Oui, il sait. Il a perdu sa mère aussi. Drake le sait ça, pour en avoir parler avec Fenrir dans le passé. Il le sait. Mais Fen’ n’a pas tuer sa mère. Il n’a pas commit l’irréparable. « Tu ne l’as pas tué toi… Moi c’est ma faute… C’est ma faute… » C’est illogique, insensé, mais en ce moment précis, pour Drake, c’est tout ce dont il se rappel. Cette phrase que son père a répétée, en boucle. « J’ai tué ma mère. Je blesse tout ceux qui s’approchent de moi, Fen… Je blesse tout le monde. Tout le temps. Je suis comme mon père… J’vais finir par m’en prendre aux miens… J’veux pas… devenir… J’veux pas devenir comme lui… » dit rapidement le jeune homme dans un souffle difficile. La peur. Drake ne l’as jamais vraiment ressentit avant aujourd’hui… mais désormais, dans cet appartement qui est rendu chez lui, il sent la peur le prendre. La peur de devenir comme son père. La peur de devenir aussi fou que lui. La peur de blesser. Ses mains dans les siennes le font sursauté, alors qui baisse les yeux, le souffle coupé. « Arrête… Arrête, j’veux pas te faire du mal, arrête… » La peur.

« Je le mérite. Je le mérite. »
Il secoue la tête rapidement, arrache ces mains de ceux de Fenrir en se reculant, glissant ses mains dans ses cheveux. Sa respiration devient difficile, accaparante. Son regard se tourne vers Sören quand il entend sa voix. Son esprit est troublé, ces pensées se mélangent et se bousculent dans sa tête. La peur le prend de plus en plus, embrouillant ses pensées. « T’en sais rien… T’en sais rien, Sören… J’ai blessé des gens. J’ai frappé des gens. T’penses vraiment que je le mérite pas? Je l’ai est frapper jusqu’au sang. Jusqu’au sang, Sören. » Son regard se pose sur son petit-ami par la suite, son regard se trouble un moment. « Et j’ai aimé ça. » Monstre. Monstre. Le mot est répété en boucle, crié même dans le creux de sa tête. Il a aimé ça. Oui, il adore même ça. Ce battre, gagner, provoquer. Il aime ça.

« Tu ne devrais pas! »
Son crie avait brusquement retentit dans l’appartement au complet. Sa voix était forte, une voix de chanteur. Son crie avait donc sonné avec force, faisant sans doute sursauter chaque personne dans la pièce. Le jeune barman ferme les yeux un moment, sentant tout son monde tombé à nouveau. « Tu ne devrais pas me faire confiance. Tu ne devrais pas, Esekiel! Aucun de vous ne le devrais! Je suis instable, je suis même surement malade! J’suis complètement disjoncter, Esekiel! C’est pour ça qu’on m’a laissé seul pendant des années! J’suis pas bien! T’ne devrais pas me faire confiance, vous n’devriez pas! » James. Comme James. Brisé. Non-Réparable. Il est trop tard pour toi. Tu as été brisé quand tu avais cinq ans. Tu as été brisé, Drake. « J’suis instable… J’vais finir par vous blesser. J’aime ça. J’suis pas bien, j’suis pas bien… » Son regard cherche quelque chose, puis finit par se tourner vers le couloir de sa chambre. Ses pas sont rapides alors qu’il rejoint sa chambre. Un seul mot résonne en lui. James. Il est comme James. Il s’entend même murmurer le prénom de son frère. De celui qui est comme lui. De celui qui a tout perdu. « James… » Il ouvre brusquement la porte de sa chambre.

C’est sur ces genoux qu’il tombe lentement, s’avançant vers son lit. Ses dessins jonchent le sol. Des portraits de Athena. D’Esekiel. De Fenrir. De James. De Sören, même, récent. Des portraits de ceux qu’il aime. Des portraits de ceux dont il veut se souvenir. Il ouvre le tiroir de sa commode, proche de son lit. Ses mains cherchent désespérément la seule chose qui l’a toujours ramené de sa folie. Il cherche ce qu’il déteste et craint, mais ce dont il se rappel là le plus apaisé dans des moments de crises. Il cherche sa drogue. Dans une seringue. Celle-là même que lui a donné Aleksy, quelques jours avant, malgré ses protestations. Il cherche quelque chose pour le ramener sur Terre. Il cherche une solution, et la seule qu’il connait, c’est la drogue. Car il a toujours eu que ça, depuis des années. Et qu’il n’est pas habituer à demander de l’aide. Il n’est pas habitué d’avoir quelqu’un (et dans ce cas ci, plusieurs personnes) pour l’aider. Il est habitué à être seul.

La main du barman finit par agripper ce qu’il veut. Il sort le petit flacon de drogue, la seringue. Ses mouvements, bien que tremblants, sont habitués de faire ça. Il prend la seringue, la remplit, comme une habitude. Malsaine. Trop malsaine. Et au fond de lui, Drake sait qu’il ne doit pas faire ça. Il ne doit pas faire ça. Mais c’est plus fort que lui. Il veut que ça cesse.
Il veut que la douleur cesse.
Que la peur parte.
Il n’est plus capable de supporter cette douleur. Il n’a qu’une envie : Que cela cesse.



©️ 2981 12289 0

_________________
★ This Is Who I am. ★
I am unseen, unheard, unwanted. Unable to see the light. Unable to feel normally. To hope. To dream. To be Good. To Live.
I'm a Monster, A Monster afraid of Himself.
Revenir en haut Aller en bas
Membre du mois
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-

Pseudo : Bouu.
Messages : 444
depuis le : 19/04/2018
Avatar : Grant Gustin
Points : 1296
A Reykjavik depuis : L'été 2014
Âge du perso : 24 ans
Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake Hier à 10:37

I'm really really gonna be okay

Search endlessly, fight 'til we're free. Fly past the edge of the sea. No bended knee, no mockery. Somehow we still carry on!


Je suppose que la grande différence entre Drake et moi, la brisure émotionnelle, réside dans le fait que je ne me suis jamais senti responsable de la mort de ma mère. Moi aussi, elle est partie trop tôt à cause de cette maladie. Moi aussi, mon père a sombré dans l’alcool à cause de cette tragédie. Mais jamais, pas une seule fois, il ne m’a fait sentir coupable. Drake n’a pas eu cette chance, et quand je vois les effets dévastateurs que cette fausse accusation ont sur lui, j’ai le cœur brisé. Brisé de voir une des personnes les plus chères à ma vie souffrir ainsi, pour un mal dont il n’est même pas responsable. Ses paroles me fendent littéralement l’âme et mes yeux s’emplissent de larmes que je refuse de laisser couler. « J’ai pas peur de toi Drake. Tu ne m’as jamais blessé comme tu le penses. Jamais. Et même si tu nous repousses, on sera toujours là pour toi. » J’essaie de croiser son regard, de percuter ses iris pour lui transmettre toute ma détermination. Que je ne le laisserai jamais tomber. Que Esekiel, plus que quiconque, sera toujours là pour lui. Parce qu’il va bien, parce qu’il est guéri, parce qu’il l’aime et que c’est tout ce qui compte. Que Sören, même s’il ne le connaît pas depuis des années, même si le début a été difficile, sera toujours là aussi. Un soupir triste m’échappe quand il retire violemment ses mains des miennes, me faisant prendre un pas en arrière.

Je tente d’éviter les éclats sur le sol alors que l’attention du barman est accaparée par mon colocataire puis son petit ami. Je déteste voir Drake dans cet état, je déteste qu’il se déteste. Qu’il pense toutes ces choses horribles de lui alors que personne dans cette pièce ne pense qu’il est un montre. Sauf lui. Sa voix s’élève soudainement, forte, cassante et je ne peux empêcher mon sursaut de surprise. Pas de peur. Jamais dans mes yeux il ne verra de la peur à son égard. « Drake, s’il te plaît, écoute-nous. Calme-toi. On est là pour toi juste... » Je me coupe dans mes propres paroles quand je me rends compte qu’il ne m’écoute absolument pas, partant dans la chambre en répétant le prénom de James. Tiens, encore lui.

Je me retourne rapidement vers Esekiel et Sören quand le brun s’engage dans sa chambre. « Je sais pas comment on est censés l’aider... » Et cette constatation me fait plus que mal. Je haie me sentir si inutile alors que lui est au plus mal. Je suis son ami, je dois pouvoir trouver les mots pour l’aider. Pour le sortir de cette crise, pour qu’il ouvre les yeux. « Il faut qu’on l’aide ! Sinon il vraiment faire une connerie. » Un dernier éclat de détermination avant de rapidement le suivre dans sa chambre. « Dray... » Je m’avance doucement, les sourcils froncés en constatant avec effroi la seringue dans une de ses mains et le petit flacon dans l’autre. « Fais pas ça, je t’en supplie. » Doucement, je m’avance lentement, me mettant à genoux à côté de lui.

J’ai tellement envie de lui arracher cette drogue des mains, de la jeter aussi loin que possible. Que jamais il n’y retouche. « Tu as entendu l’information principale, tout à l’heure ? Esekiel va bien. Esekiel va bien et grâce à toi, il est heureux. C’est pour ça qu’il a été si honnête avec toi sur son passé. Parce qu’il veut construire un futur avec toi. Et pour ça, il a besoin que tu sois avec lui, à ses côtés. Que tu sois cent pour cent toi. Pas seulement un fantôme de toi-même à cause de la drogue. » Je pose une main en peu tremblante sur la sienne, mes doigts se refermant sur la seringue. « Esekiel t’aime. Je t’aime. » Je sens une larme rouler sur ma joue, bien plus troublé que je ne l’aurais cru par l’état du tatoué. « Tu te souviens quand on a fait nos tatouages ensemble ? Ce loup que j’ai dessiné pour toi ? Ce loup majestueux et tellement courageux ? C’est ce que tu est Dray. Tu n’es pas un monstre. Tu n’es pas toutes ces horribles choses que tu penses. Tu ne nous fait pas de mal Drake. Tu nous rends heureux. Et on a besoin de toi, pas de ce que le drogue ferait de toi. Il y a d’autres moyens que ça pour faire taire la douleur. Tu as l’homme de ta vie, tu as tes amis. Laisse-nous une chance de t’aider, parce que crois-moi, on n’est pas prêts de partir. » Je hoche la tête avant de m’emparer enfin de cette seringue pour l’éloigner de lui. Peu importe toutes ces crises, peut-être importe leur violence, je ne compte pas le laisser tomber. Je sais que Esekiel et Sören non plus.


CODAGE PAR AMATIS

_________________

CADENCE OF MY HEART
Lies above, so below. Free will is all I care to know. We praise the world to pave the way to our graves, to our graves. The only path that I'll walk down is the one my heart lives, one my heart lives.
Revenir en haut Aller en bas
MEMBRE Soren/Aleksy
avatar

is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us
http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour

Pseudo : Froggy'
Messages : 732
depuis le : 21/04/2018
Avatar : Cole Sprouse
Points : 2196
A Reykjavik depuis : Toujours.
Âge du perso : 24 ans.
Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake Aujourd'hui à 9:35

Fenrir&Sören

Drake&Esekíel


i'm really really gonna be okay


Je ne m’attendais pas à ça, en acceptant de venir ce soir.

Je m’attendais à des pleures, à quelques cries peut-être, mais certainement pas à cet élan de violence. Certainement pas à à ce regard perdu, presque fou que Drake pose sur moi. Comme si j’étais la source de son problème. Comme si évacuer sa rage sur ma personne était la seule solution disponible. Putain, heureusement qu’on est passé à autre chose, tout les deux, parce que si la jalousie se gratte toujours une maigre place au creux de mon coeur, j’arrive encore à me raccrocher à toute la sympathie que le barman m’inspire. Assez pour ne pas m’emporter sous la colère. Assez pour m’intimer au silence lorsque Fenrir reprend la parole, lorsqu’Esekiel tente tant bien que mal de faire de même. Je lance un regard prudent vers ce dernier, tout aussi inquiet par sa réaction que par celle de son petit ami. J’ose à peine imaginer à quel point il doit se sentir blessé d’avoir ainsi ouvert son coeur pour le voir piétiné sous un accès de rage. J’ai beau écouter attentivement tout ce qui se dit dans ce foutu salon, j’ai l’impression d’être totalement à côté de la plaque. Je ne comprends ni les raisons de Drake de se sentir coupable de la mort de sa mère, ni cette peur viscérale de la violence qui le taraude. Alors lorsque sa voix se reporte sur moi, lorsqu’il m’assène encore de reproche, je ne peux qu’enfoncer un peu plus ma tête entre mes épaules, incapable de me défendre. Il n’a pas tord. Je ne sais pas. Je ne sais rien, ni de lui, ni de son passé. Pourtant, ces mots cruels qu’ils crachent, je peine à y croire. Je peine à l’imaginer frapper des inconnues, des personnes adorés, et aimer le faire.

Et lorsqu’il finit par partir, par tourner les talons vers sa chambre en murmurant le nom de mon ami d’enfance, je ne peux empêcher mes muscles de se tendre d’anticipation. Parce que ça, je le comprends. Parce que ça, je sais ce que ça signifie. Parce que ça, ça trouve un écho dans mon esprit, un souvenir entêtant et cynique. De la drogue. Cet enfoiré va aller prendre sa came, maintenant, sans aucune considération pour son petit-ami. Je lance un regard perdu vers mon colocataire qui semble se sentir tout aussi inutile que moi. Comment on est censé l’aider..? « J’en sais rien, mais j’aime pas ça du tout... » L’éclat de détermination dans le regard de Fenrir me pousse à lui faire confiance, ne serait-ce que quelques minutes. Quelques minutes où il va rejoindre le barman dans sa chambre et où je me retourne vers Esekiel, le regard prudent et la mine soucieuse. « Je sais que c’est pas le moment, Ese, mais on est là pour toi aussi. Ne l’oublie pas. » Parce que je m’inquiète pour lui. Parce que j’estime que lui offrir une porte, une ouverture pour le rassurer, ne serait-ce qu’un peu, c’est le moins que je puisse faire après tout ce qu’il a fait pour moi. Parce qu’au fond, je ne suis même pas venu pour soutenir Drake. Je suis venu pour le soutenir lui. Et si cet enfoiré n’avait pas pété un plomb, j’aurais sûrement pu faire un meilleur job.

Mes pas me guident rapidement vers la chambre pour retrouver mon petit ami et le sien, près du lit. Mes iris céruléens s’arrêtent rapidement sur la seringue encore en prise dans les mains du barman, alors que je sens mes muscles se tendre d’anticipation. Dans l’encadrement de la porte, je n’ose même pas entrer pour ne pas briser le flot de parole rassurant de Fenrir, pour ne pas braquer Drake plus qu’il ne l’est déjà. De toute façon, je suis bien assez proche pour lui sauter dessus et tenter de l’arrêter par la force si le besoin s’en fait ressentir. Malgré tout mes efforts, malgré cette situation irréelle que l’on est en train de vivre, c’est pourtant la jalousie la plus lourde qui vient se gratter une place au côté de l’inquiétude. Ce “je t’aime” qui s’échappe des lèvres de mon petit-ami me ferait presque hurler de rage, si je n’étais pas pleinement conscient de la situation. Si je ne savais pas qu’en cet instant, laisser libre cour à ma possessivité n’était clairement pas la meilleure chose à faire. J’ai l’impression d’avoir reçu une flèche cruelle en plein coeur. Pourquoi est-ce qu’il a le droit à ces mots, dis avec tant de sincérité, alors que moi, il n’a fait que me les cracher au visage sous le coup de la colère ? Putain. Je profite de toute l’attention porté sur Drake pour remettre un masque soucieux et inquiet, laissant Esekiel rentrer dans la chambre s’il le souhaite. Je ne sais même pas quoi dire pour ajouter aux paroles de Fenrir, je ne sais même pas quoi dire pour soulager la peine de Drake, je ne sais même pas quoi dire pour enlever le poid qui doit certainement être en prise sur les épaules d’Esekiel. Inutile. Je suis totalement et tout bonnement inutile.



Koalavolant

_________________
★ I fink u freeky and I like you a lot ★
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
is in Reykjavik, Iceland
come and chill out with us


MessageSujet: Re: I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake

Revenir en haut Aller en bas
I'm really really gonna be okay || Fenrir, Sören & Drake
Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» It's gonna be legen... wait for it [qui veut :3] dary.
» Ragnar Fenrir [ Need a second validation]
» Everything's gonna be ok # ft Nora (Terminé)
» Fenrir le loup gris ! [ Terminée]
» ➺ IF I'M GONNA DIE, I WANNA STILL BE ME.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: Residential Area :: Appartements-
Sauter vers: