Nouveautés
Mise à jour n°4 - Quelques petites nouveautés voient le jour !
Toutes les informations.
Staff - Athena devient administratrice !
Tumblr - Découvrez le Tumblr du forum ici.

Partagez | 

 bodies and souls collide || pv: abigail


Only the Icelanders can Walk on Ice.
Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 21:59

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

C'était connu chez toi. Ta famille le savait, tes amis, et même ta secrétaire. Quand tu stressais, quand tu pensais trop, tu serrais les dents. Et ça pouvait durer des heures, au point que ta mâchoire te fasse mal une fois que tu t'es détendue. Et ce mauvais tic, tu l'as depuis toute petite. Parce que t'es trop nerveuse, le sang trop chaud. C'est lorsque t'as passé ton bac que cet accident est arrivé pour la première fois, que t'as commencé à vraiment faire peur. Parce que tu serrais tout le temps les dents, même la nuit, alors le matin, tu te réveillais avec du sang dans la bouche, parce que tes gencives saignaient, abîmées et maltraitées. C'était loin d'être la dernière fois, car dans les grands moments de stress, ça t'arrivait encore. Le bac, les premières compétitions d'équitation, la première nuit dans ton premier appartement, sans oublier cette nuit ratée avec ce garçon. Bref, ce n'était pas quelque chose d'anormal et dangereux, puisque c'était tout de même rare. Et quand ça t'arrivais, tu savais qu'il fallait que tu t'arrêtes rapidement, que ton stress était beaucoup trop grand pour qu'il aille jusqu'à te toucher physiquement. C'est de là que te vient ton franc-parler, ton sang chaud, parce que tu veux régler les choses vite fait bien fait, histoire d'être tranquille après. Et tes saignements, aujourd'hui, tu les as pas eu depuis longtemps. Depuis cet homme en fait, à tes 24ans. Vous vous êtes tournés autour pendant bien deux mois, pour finalement sortir ensemble durant une semaine. Parce que cette fameuse nuit à tout fait foirer. Il a voulu aller trop vite avec toi, il te désirait trop. T'étais pas prête, tu l'as repoussé, et sa fierté d'homme en a pris un coup. Il ne comprenait pas pourquoi une femme de cet âge pouvait être encore vierge, pourquoi elle avait toujours aussi peur. Alors il a plié bagages, et il est parti. Quant à toi, t'as vite tourné la page. T'as pas eu mal, vis-à-vis de tes sentiments envers lui. Mais t'as eu mal, à cause de la situation. Alors t'as serré les dents, tout le reste de la nuit après qu'il ai quitté ton lit. Par tracas. C'était toi qui avais fauté? C'était toi la peureuse? T'avais un problème? Tu t'étais tellement questionné, et tu te sentais ridicule, d'être aussi... Vierge. T'as saigné des gencives le lendemain, alors t'as fait comme d'habitude et t'as réglé le problème. Tu l'as bloqué de partout, tu l'as rayé de ta vie. Quant à toi, tu t'es dit merde. Pourquoi te forcer? Ce n'est pas si grave après tout. T'es bien dans ta vie, même en tant que célibataire, alors à quoi bon? Ce n'était pas un problème.

Bref, tout ça pour dire que tes saignements, ça t'étais pas arrivé avant longtemps. Parce que tu réglais vite tes problèmes, toi qui étais de nature beaucoup trop stressée. Mais ce matin, ça t'ai arrivé. Tu t'es réveillée la bouche en sang, t'as dû te brosser les dents deux fois avant d'aller travailler, parce que t'avais serré les dents toute la nuit, trop fort. A vrai dire, tu serrais sans arrêt des dents ces derniers temps. Il y avait ce sujet qui te tracassait souvent, te faisait trop réfléchir. Ou plutôt, cette fille. Abigail. Ca faisait un bon moment que vous vous connaissiez, que vous étiez amies. Enfin... On pouvait dire amies? Est-ce que des amies, ça se regardaient en souriant autant, avec cette lueur dans les yeux? Est-ce que c'était aussi tactile, aussi attentionné? En tout cas, elle était bien la seule amie dont tu avais ces sensations étranges à l'estomac, quand elle t'envoyait un message où que tu la voyais. La seule amie qui te faisait si facilement sourire et rire pour un rien. Mais tu comprenais pas, tu savais pas, parce que c'était la première fois que tu ressentais tout cela. Alors pendant longtemps, tu t'es posé toutes ces questions. Toi qui étais persuadée d'aimer exclusivement les hommes, tu te rendais compte que ce n'était pas forcément le cas, en fait. Et si ta famille musulmane t'avait mise dans ce moule, sans que tu t'en rendes compte? Alors tu réalisais tout ça, au fur et à mesure du temps, alors que tu continuais à voir la jolie rousse qui te perdait tellement dans tes idées. Mais au final, votre première rencontre, c'est parce qu'elle est venue te voir parce que TU l'avais regardé du coin de l'oeil pendant tout le long de cette réunion. Pourquoi tu la regardais autant? Merde Soraya, ouvre les yeux. C'est la veille de cette fameuse journée, que t'as réalisée. T'as parlé avec elle par sms, t'étais dégoûtée de pas pouvoir la voir parce que tu terminais trop tard. Trop dégoûtée. T'avais cette envie de passer du temps avec elle, c'est presque si elle te manquait. C'est là que t'as serré des dents toute la nuit, parce que ça y est, tu réalisais. T'as même pas spécialement dormi, tu t'es endormie tellement tard. Pour finalement, elle qui était tellement dans tes pensées, rêver d'elle. Elle était dans tes bras, tu la serrais contre toi, tu sentais son parfum, et t'étais tellement bien. Ton coeur était léger, beaucoup plus léger que lorsque tu as pu être dans les bras d'un homme, et tu souriais, avec ces sensations dans le ventre. Ces papillons.

T'as pas eu le courage. Toute la journée, tu es restée dans ton cabinet à tourner en rond quand t'étais seule, t'occuper de tes clients, et éviter ton téléphone. T'as même pas parlé à ta secrétaire, tu pensais beaucoup trop. Toi qui réglais toujours vite fait bien fait ce qui te stressais, là, t'avais trop peur. Tu savais pas comment faire. Lui dire par sms que vous deviez parler, l'appeler, lui dire directement ce qu'il fallait par message? Aller la voir..? T'es devenu un vrai chaton fragile, toi qui pourtant, était connu par tes amis et le milieu médical, pour être un vrai dragon. Une fois rentré du travail, tu t'es mis un plat de lasagnes au four, mais tu l'as oublié, et tu l'as fait brûler. Parce que, encore une fois, t'étais trop ailleurs, maintenant que tu revenais dans ta vie privée. Alors t'as pris ta voiture, ayant la paresse de te refaire à manger, et t'es allé au fastfood du coin, manger ton repas tranquillement à une table. Mais plus tu mangeais, plus tu te disais que tu passerais bien la voir. Son chez-elle était sur ton chemin du retour, alors t'y pensais. Encore et encore.
C'est comme ça que t'as pris cette décision de dernière minute, sur ton chemin pour rentrer chez toi. Tu te disais non, rentres chez toi et vas prendre un bain, ça te détendra. Mais toi, te détendre, maintenant? C'était pas possible. Alors quand t'as vu sa rue, t'as donné un coup de volant et t'as tourné sec. Et puis merde, vas-y. C'est comme ça que t'as atterri devant sa porte, silencieuse et figer, à la fixer. Tu savais plus. T'avais encore l'opportunité de faire demi-tour et rentrer chez toi prendre ce fameux bain. Mais non, fallait que tu le fasses, sinon tu finirais par te noyer dans ta baignoire parce que t'aurais trop regretté. Alors t'as appuyé sur cette sonnette du bout de ton doigt verni, juste avant que ton coeur se mette à palpiter. Est-ce qu'ell était là, est-ce qu'elle allait bien t'accueillir, toi qui venait à l'improviste? Tu serais capable de camper devant sa porte à l'attendre si jamais elle n'était pas chez elle. Trop tard, t'étais là, t'avais sonné. T'avais plongé.
code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 22:06
bodies and souls collide
soraya & abigail

Combien de temps as-tu passé à fixer la même page de ton bouquin ? Trop, beaucoup trop. Tu n’avances pas dans tes révisions. Ton attention ne parvient pas à se fixer plus de quelques instants sur la page avant que tu ne divagues vers autre chose. Dire que tu as la tête ailleurs serait un euphémisme, mais tu t’entêtes tout de même à essayer d’avancer d’une façon ou d’une autre. Après tout, des examens de médecine, ça ne se passe pas qu’avec le talent. Tu aurais bien aimé, ne serait-ce que pour t’éviter ce genre de soirées désagréables à souhait. Un tête à tête avec des livres, rien de bien intéressant. Il faut dire que tu l’as quand même cherché à force de repousser tes révisions le plus possible. Il y a toujours quelque chose de plus intéressant, de plus plaisant que tes bouquins.

La veille, ça a été d’une évidence même considérant que tu as repoussé tes lectures à chaque fois que ton téléphone vibrait sur ton bureau. Bon la différence étant que ce n’est pas par dépit que tu préférais répondre systématiquement aux sms que tu as reçu. Bien au contraire, c’est parce que chaque message a fait naitre un doux sourire sur ton visage que tu t’es empressée d’y répondre. T’as été déçue de ne pas pouvoir la voir la veille et ça t’a distraite pendant une bonne partie de la soirée, plus que les messages à vrai dire. Tu aurais voulu passer un peu de temps avec elle, ne serait-ce pour bien terminer ta journée. C’est révélateur ce genre de pensées, tu le sais très bien. C’est assez facile à deviner, tu vois bien comment tu souris lorsqu’elle est dans les parages, comment tu essaies de draguer à chaque occasion. Tu connais les signes même si tu essaies de les ignorer. Tu ne veux pas être lourde, lui imposer plus que ce dont elle a envie. Alors tu n’as pas insisté, non, mais ça ne t’a pas empêché de penser à elle pendant le reste de ta soirée. Un peu trop même.
Puis, même le matin venu, tu n’as pas osé lui envoyer le premier message. Tu n’as aucune envie de la déranger au travail. Et après t’as du partir à l’hôpital. Une fois entre les murs du centre hospitalier, le temps te manque toujours. Elle aussi, elle te manque, mais ça tu ne peux pas y faire grand chose alors que tu cours pour t’occuper de patients. Alors la journée est passée à la fois vite et lentement. Ça passe toujours plus rapidement lorsque tu es occupée, mais ce n’était pas non plus une journée optimale. Tu as revu Mabelle et son père. Ce dernier s’est empressé de t’inviter à son studio de production, une nouvelle fois. Léger malaise. Tu n’oses pas dire non, mais tu as bien remarqué les regards lancés par son épouse à chaque fois que David te parle ou t’invite. D’ailleurs tu n’as toujours pas encaissé le chèque qu’il t’a fait. Tu n’oses pas. Disons que c’est une chose de plus sur tes épaules, un autre tracas.

Tout ça pour dire, que tu es distraite. Trop pour étudier convenablement et ça explique pourquoi tu n’avances pas du tout dans tes révisions. Tu hésites un moment en regardant ton téléphone. Tu pourrais lui envoyer un message, ou même l’appeler. Ça te ferait plaisir de lui parler, tu le sais très bien. Mais t’oses pas, toujours pas. Pas parce que t’as peur de la déranger, mais d’un autre côté, si elle est encore au travail… Tu te dis que si elle avait voulu parler, elle aurait appelé et que comme elle ne l’a pas fait, il vaut mieux que tu profites de l’occasion pour réviser encore un peu plus. Au moins comme ça tu auras un peu avancé et ce sera toujours ça de pris. Tu ne fais qu’une pause après une trentaine de minutes passées sur les mêmes pages. Tu te dis que c’est le temps de manger, ça te fera pas de mal. Puisque ta soeur n’est pas là, tu ne t’efforces même pas de te faire un repas digne de ce nom, optant plutôt pour des nouilles instantanées. La gastronomie ce serait pour une autre fois.

Tu venais à peine de te remettre à tes révisions lorsqu’on sonne à la porte. Tu regardes l’heure. Il est trop tard pour que ce soit une livraison, mais tu n’attends pas de visite alors qui est-ce que ça peut bien être. Tu te dis que ça doit être quelqu’un pour ta soeur, c’est plus logique et c’est pourquoi tu ne te presses pas à ouvrir la porte. Tu enfermes ton chat dans ta chambre, enfiles un pull histoire d’être moindrement présentable. Ça ne change rien au fait que tu es vêtue du mou : un short et un débardeur. Au moins tu limites les choses et heureusement considérant qui se trouve de l’autre côté de la porte.
« Soraya ? » T’es surprise autant l’admettre. Tu ne te serais pas attendue à la trouver comme ça, devant chez toi. Tu sens que ton coeur s’emballe en la voyant et tu te sens tout de suite gênée d’être si mal vêtue. Disons que tu aurais préféré être sous ton meilleur jour dans une telle situation. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Oh, il ne faut pas se méprendre, t’es contente de la voir, le sourire qui illumine ton visage le démontre amplement, mais tu te demandes quand même ce qu’elle vient faire chez toi. Tu t’inquiètes pendant un bref moment d’avoir manqué un de ses messages, même si tu ne crois pas avoir été assez concentrée pour que ça puisse arriver. T’hésites un moment, peut-être était-elle juste dans les parages. Oh et puis, ça ne change rien, maintenant qu’elle est là au moins en profiter pour passer du temps avec elle. « Tu veux rentrer ? » Tu proposes la chose avec un sourire, espérant une réponse positive. Puis, pour une fois, t’es bien contente que ta soeur ne soit toujours pas rentrée.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 22:08

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

T'étais là, à attendre devant cette porte. Tu savais pas à quoi t'attendre, ni penser. T'espérais à la fois qu'elle ouvre, et pas du tout. Qu'est-ce que t'allais bien pouvoir faire si elle ne répondait pas, et que t'allais devoir rentrer chez toi, seule? Mais surtout, qu'est-ce que t'allais faire si elle ouvrait, et que t'allais te retrouver face à elle. Tu fourrais tes mains dans les poches de ton grand manteau brun à ceinture, tu serrais nerveusement cette pièce de monnaie qui traînait dans l'une de tes poches, et t'attendais, le coeur serré. Et finalement, ce dernier rata un rebond, lorsque la porte s'était ouverte, et que t'as vu son visage, juste en face du tien. Dès qu'elle a prononcé ton prénom, tu t'es figée. Tu savais plus quoi dire, ni quoi faire, tu la regardais juste, de tes yeux noisette. T'avais cet air à la fois débile et terrifié. Tu t'es fais tellement de film dans la voiture et durant ce chemin pour aller jusque devant sa porte, et maintenant t'étais là, et tu perdais tous tes moyens, toutes tes idées. Au départ, tu t'es dit que tu voulais simplement boire un verre avec elle et lui parler calmement, puis tu t'es dit que t'allais être cash, t'as pensé aussi à couper les ponts. Ton cerveau était en ébullition et ton esprit totalement perdu. "Qu’est-ce que tu fais là ?" Ces paroles te réveillaient de tes pensées ce qui te faisais écarquiller les yeux sur le moment, avant de froncer les sourcils puis regarder le sol, on aurait dit que tu ne savais même pas, que t'avais atterri ici comme par magie. "Euh, je..." T'étais confuse, tellement perdue. "Tu veux rentrer ?" Tu redressais la tête à cela et tu la regardais à nouveau. Et merde, tu voyais ses yeux et ton coeur se remettait à rater un rebond. Elle était tellement belle. "Non. Enfin si! Enfin, je..." Tu la fixais sans rien dire et tu réfléchissais. T'as posé ce silence, pendant une bonne minute au moins, mais pour toi, ça a duré une éternité. Parce que tu pensais tellement, et t'avais tellement peur. Ton corps ne t'aidait pas, parce que tu tremblais comme une feuille alors que ton estomac se serrait et ton coeur battait la chamade. Parce que tu savais que c'était ce soir, que tu devais agir. On pouvait dire que tu pouvais faire marche arrière et lui faire croire que tu passais juste dire un bonjour parce que t'étais de passage, mais tu te ressaisissais lorsque tu te rendais compte que tu serrais à nouveau les dents. Mais t'avais tellement peur, beaucoup trop peur.

Tes actes de ce soir, ça te mettrais la vérité en face. Elle te plaît, t'as des sentiments, pour elle. T'es pas hétéro, et lui avouer tes sentiments, là, ce soir, ce serait totalement changer le cours de ta vie. Mais... Elle te rendait tellement heureuse, tu te sentais toi-même avec elle, tu souriais si facilement, et tu te sentais bien à ses côtés. Alors, ce bouleversement, pourquoi il ne serait pas bénéfique, en fait? Avec cette idée en tête, ça t'aidait un peu. Alors, t'as fini par briser ce silence, enfin, en faisant un pas timide en avant, ton talon claquant au sol et raisonnant dans le couloir. T'as même pas fait attention à ses vêtements, elle était beaucoup trop belle à tes yeux, peu importe comment elle pouvait être habillée. C'est pourquoi t'as fait cet autre pas, et tu t'es retrouvé à quelques centimètres d'elle. T'étais grande, beaucoup trop grande avec ces talons hauts. Tu regardais ses yeux, la tête un peu baissé, et t'as fini par lâcher, presque dans un murmure. "Et... Merde." C'est comme ça que t'as avancé ton visage, et que t'as posé tes lèvres contre les siennes. Tes mains, elles, tremblantes, allaient se poser sur ses joues, si douces. Ca faisait certes longtemps que t'avais pas embrassé, mais là, c'était comme un premier baiser. Tellement différent des lèvres d'un homme. Douces, subtiles, pulpeuses... Ca faisait battre ton coeur et t'avais ces papillons dans le ventre. Tu tremblais comme une feuille, mais tu ne lâchais pas ses lèvres. Tu ne pensais plus à rien, ça y est, c'était fait. Reste à voir si elle allait répondre ou si elle allait te jeter. Mais avec cette ambiguïté entre vous depuis tout ce temps, tu tenais plus, tu pouvais plus supporter ça longtemps. Fallait que tu lâches tout ça, enfin, et que tu lui dévoiles tes sentiments. Quitte à te prendre une gifle en plein visage, ce serait plus facile à supporter que tout ce combat que tu venais de mener dans ta tête.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 22:10
bodies and souls collide
soraya & abigail

Visite surprise, surprise agréable. Tu dévisages Soraya sans trop comprendre ce qui explique sa présence devant ta porte. Bien sur, tu n’as pas besoin qu’elle te donne une raison précise, ça te fait seulement plaisir de la voir. Tout de même, puisque tu ne t’attendais pas à une telle visite, tu ne peux t’empêcher de lui demander. Tu ne la presses pas pour obtenir ta réponse, te contentant plutôt de sourire devant la gêne évidente qui l’habite. C’est mignon, attachant même. Alors tu ne dis rien pendant un moment, laissant un silence s’installer avant de lui proposer de rentrer. Tu ne vas pas la chasser alors qu’elle a fait tout le chemin - d’on ne sait où - jusqu’à chez toi. Puis si elle rentre, ça veut dire qu’elle va passer un moment et ça ne peut que te faire plaisir. Ce sera mille fois plus intéressant que les révisions que tu t’entêtais à faire jusqu’à ce que cette agréable distraction ne vienne point le bout de son nez. Sa réaction te fait rire un peu. Tu supposes que vous pouvez mettre ça sur le dos de la confusion, bien que tu ne saurais mettre le doigt sur la cause de cette confusion. Tu sais que tu lui plaies un minimum, suffisamment pour que tu puisses surprendre des regards en ta direction. C’est après tout ce qui t’as poussé à aller lui parler la première fois. Mais de là à croire que tu es la cause de la gêne qu’elle peut ressentir… c’est un grand pas. Disons que tu n’as pas l’égo suffisamment poussé pour penser ainsi alors tu ajoutes, comme pour la rassurer. « Tu ne me déranges pas hein. Ça me ferait plaisir même. » Ton sourire s’agrandit un peu comme pour la convaincre de la vérité de tes dires. Ce n’est même pas comme si tu exagérais. Parce que c’est évident à tes yeux, c’est une pierre deux coups dans la présente situation.

Sauf que voilà, alors que tu t’écartes légèrement de la porte d’entrée, une nouvelle invitation, les choses prennent une tournure que tu n’aurais pas pu prévoir. Tu la vois s’approcher, le premier pas résonnant sur le plancher, le second résonnant aussi dans ton être entier. Tu la vois s’approcher de toi et ton coeur s’emballe un peu plus. Tu le sens se débattre dans ta poitrine alors que cette soudaine proximité te secoue. Tu n’oses pas bouger, comme si tu pouvais la faire fuir avec un mouvement brusque. La différence de taille entre vous deux est empirée par les talons qu’elle porte, te forçant du même fait à relever la tête pour croiser son regard.
Rien de cela ne te prépare pourtant à la suite. Elle te surprend à nouveau en déposant ses lèves sur les tiennes. Tu sens ton coeur explosé alors que des papillons s’activent dans ton ventre. Ses lèvres, douces, et ses mains qui se posent sur tes joues te font plonger à ton tour. Tu réponds pleinement au baiser. Tu relèves ton bras pour déposer ta main derrière sa nuque pour prolonger un peu le moment. T’en profites, pleinement. Ça fait un bon moment que t’y pensais. Tu la sens trembler et décides qu’il vaut mieux que tu prennes les devants. Tu le fais avec douceur en posant ton autre main contre sa hanche. Loin de toi l’envie de la presser, de la brusquer, tu suis seulement ce que ton coeur te dit. Après un moment, lorsque vient le temps de prendre une respiration, tu te permets de faire remarquer : « Je… ne m’attendais pas à ça. » C’est le moins qu’on puisse dire. Encore une fois, elle t’as agréablement surprise. Tu lui souris encore, visiblement heureuse grâce à la soudaine tournure de situation. « Mais c’était agréable comme surprise. » Tu sens encore ton coeur se débattre dans ta poitrine et c’est avec regret que tu t’extirpes de la proximité pour aller refermer la porte derrière vous. « Tu veux quelque chose à boire ? » Légère gêne dans ta voix, mais cette fois, c’est bien parce que tu n’es pas certaine de ce qui vient de se passer. Tu retournes à ses côtés laissant ta main se poser sur son dos avec douceur. Tu as déjà envie de retrouver ses lèvres, à sentir à nouveau leur douceur sur les tiennes. Tu te retiens pourtant. Tu ne veux toujours pas la brusquer alors qu’elle te parait soudainement si vulnérable.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 22:12

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Tu tremblais tellement, mais tu te sentais tellement bien. La sentir répondre à ton baiser, poser sa main sur ta nuque, te donnait davantage de papillons dans le ventre, et sa main qui se posait contre ta hanche t'arrachait un frisson. Un agréable frisson. Ses gestes te guidaient, mais t'apaisaient également. T'y connaissais rien, tu savais pas comment t'y prendre, t'as juste été prise par tout les sentiments qui s'étaient bousculés dans ta tête, et tu t'es laissé aller. Alors, qu'elle te guide un peu permettait de te rassurer. Et ça te rendait le coeur si léger. Tu te sentais invincible, dans un autre monde. Comme à chaque fois qu'elle était avec toi, mais là, c'était encore meilleur. Enfin, tu savais ce que tu voulais, ce que tu étais, tu voulais vivre et arrêter de te voiler la face, avoir si peur. Parce qu'au final, c'était rater un bonheur si grand, si bon.

T'as eu un petit rire nerveux à ses paroles, parce que toi aussi, au final, tu t'y attendais pas. T'étais loin de te douter, ce matin, en te réveillant, que t'allais finir dans ses bras ce soir. Ni même il y a une heure. Et puis, tu souriais. Elle aussi. Tu gardais l'une de tes mains sur sa joue et tu la caressais de ton pouce, tandis que l'autre allait se glisser dans l'une de ses mèches rousse que tu balayais derrière son oreille. Tu pouvais pas t'empêcher de te plonger dans ses yeux verts, lumineux. Et enfin, tu pouvais les regarder sans finir par les fuir, par timidité, gêne et égarement. Alors, à ses paroles, ton sourire s'agrandissait. Parce que t'étais touchée, et tellement heureuse d'apprendre qu'elle ne prenait pas peur, que ce que tu ressentais n'était pas réciproque. Tu savais tellement pas quoi lui répondre, encore tremblante et sous le choc de tes propres actions. "Oui, très..." C'est tout ce que t'as réussi à sortir, tes yeux toujours dans les siens. T'arrivais pas vraiment à atterrir, là, au seuil de sa porte, tellement proche d'elle, presque contre son corps. Tu ne pensais plus à rien, pas même aux problèmes qui se préparaient à entrer dans ta vie en même temps que la jolie rousse.

Ton esprit redescendait cependant un peu sur Terre, lorsque Abigail se séparait de toi pour fermer la porte derrière elle. Ca te faisait lâcher un soupir, toi qui avait ressenti tellement d'émotions durant cette attente devant la porte, puis ce baiser. Mais t'étais presque déçue, de perdre ses bras, de mettre fin à ce moment. Et ça te faisait bizarre, maintenant de te dire que ce n'était sûrement pas le dernier. Tu te sentais comme une adolescente, comme si tu commençais ta première relation. Ce qui en réalité, était bien le cas. T'es sorti avec deux garçons avant ça, et avec les deux, t'as jamais pu être toi-même, t'as jamais été à l'aise. T'as pas eu ces papillons dans le ventre, ces pensées qui n'allaient que pour l'autre personne. Tu découvrais tellement de bonnes choses avec elle, que tu n'avais jamais vécu avant. T'étais comme un chaton qu'on déposait sur de la neige pour la première fois. Ca fait bizarre, c'est nouveau, mais c'est tellement beau et agréable. Et tu frissonnais, à nouveau, lorsque sa main alla se déposer sur ton dos, mais tu souriais. Tu pouvais pas t'en empêcher. Quand elle te demandait si tu voulais quelque chose à boire, tu lâchais à nouveau ce court et ridicule rire nerveux. "Oui, je veux bien un verre d'eau. Un grand. S'il te plaît." Tu passais ta main sur ton front, et tu la suivais pour recevoir ce fameux grand verre d'eau. T'en avait bien besoin, histoire de te rafraîchir les idées. Mais t'arrivais pas à changer de sujet, tu te voyais mal revenir à la normale et faire comme si de rien n'était. T'étais encore toute déboussolée, et même si t'avais sorti le plus gros en l'embrassant, tu devais encore déballer un peu de tes pensées. "Je suis désolée de débarquer comme ça à l'improviste et... Te prendre par surprise. Je devais le faire, je... Ca tournait trop dans ma tête depuis longtemps, j'en avais envie. Je pouvais plus rester comme ça." "T'étais trop dans ma tête." T'aurais voulu rajouter ces mots, mais t'étais encore beaucoup trop timide pour ça. Et tu voulais pas l'effrayer avec tes sentiments. Tu savais tellement pas comment t'y prendre. Les garçons, ça les faisaient fuir ce genre de paroles, les filles, tu savais pas comment faire. Du tout. Mais ça, Abbie devait bien le savoir, toi qui lui disait pendant tout ce temps que t'étais hétéro, alors que corps et ton coeur disait tout le contraire.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.


Dernière édition par Soraya F. Dahmani le 11.05.18 4:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   10.05.18 22:20
bodies and souls collide
soraya & abigail

C’est un bref moment qui passe aussi rapidement qu’il est arrivé. Mais pendant ce moment, t’as flotté. C’est évident, il suffit de voir le sourire qui illumine ton visage à présent. Ça faisait un moment que tu n’avais pas échangé un tel baiser avec les papillons qui se font sentir dans ton ventre. Les papillons ne te quittent pas, même lorsque ses lèvres s’éloignent des tiennes. Tu flottes toujours, comme si tu ne pouvais pas croire à ce qui venait de se produire. Tu pourrais te pincer, t’assurer que tu ne t’es pas endormie sur tes révisions, mais tu n’as pas envie de voir le tout se terminer brutalement. Tu préfères donc profiter du moment, pleinement. Cette proximité qui persiste entre vous t’enivre. Tu as envie de recommencer, tu as envie d’aller plus loin, mais tu ne fais rien de plus que souligner à quel point tu as apprécié cette surprise. C’est l’évidence même à tes yeux, mais t’imagines que ce n’est peut-être pas si clair pour elle. Tu vises juste vu le sourire qui s’agrandit sur ses lèvres et ça te fait sourire un peu plus, surtout lorsqu’elle confirme que c’est une appréciation réciproque. C’est bien le signe que ce ne sera pas le dernier moment du genre et ça ne peut que te faire plaisir.
Tu es pourtant celle qui met fin à cette proximité pour fermer la porte. Tu serais restée dans ses bras plus longtemps à te laisser bercer par la douceur du moment, mais ce n’est que partie remise, tu te le promets intérieurement. Cela dit, avant tout, tu comptes lui laisser l’occasion de respirer un peu. Elle est peut-être celle qui est débarquée chez toi à l’improviste, te surprenant avec un baiser, mais elle est définitivement la plus vulnérable de vous deux. C’est toujours un peu étrange de la voir ainsi, aussi de te retrouver dans la position d’expérience. Enfin, bizarre n’exclut pas le côté plaisant et celui-là n’est pas négligeable.

Même après l’interlude de la porte, tu sens les papillons faire des siennes. Sans doute qu’ils ne te quitteront pas de sitôt, pas tant qu’elle est près de toi. Ce n’est pas très grave, tu peux flotter encore sans te soucier de rien d’autres. Tes révisions sont déjà bien loin de ton esprit. Pour l’instant, il n’y a que Soraya et le doux moment que vous avez partagé… enfin ça et l’envie que ça se reproduise. Tu imposes tout de même une autre interlude en lui demandant ce qu’elle veut à boire. Tu ne cherches pas à changer le sujet, tu n’as pas envie d’essayer, mais tu veux qu’elle soit à l’aise. Elle te demande un verre d’eau, t’es pas surprise. « Je te fais ça. » Ta main quitte avec regret le dos de Soraya alors que tu te diriges vers la cuisine. Tu sors donc deux verres que tu remplis d’eau avant de lui en tendre un. L’autre c’est pour toi, pour te calmer l’esprit un peu.
Tu commences à boire, mais t’arrête brusquement lorsqu’elle commence à déballer son sac. Tu la regardes avec tendresse alors qu’elle s’excuse pour son arrivée et l’autre surprise qui a suivi. Lorsqu’elle termine, tu ne parviens pas à réprimer un petit rire. Ce n’est pas d’elle que tu te moques, loin de là. T’es attendrie c’est tout, et sans doute un peu nerveuse. « T’en fais pas pour ça voyons. » Surtout pas vu comment ça t’a fait plaisir, ton grand sourire le dévoile amplement. Mais bon rien de ce qu’elle a fait n’est dérangeant et c’est aussi un signe encourageant qu’elle s’accepte un peu plus. T’es tentée de lui souligner cette contradiction, celle que tu as remarqué bien avant. Elle ne t’est que confirmée maintenant, mais tu ne vas pas t’en plaindre. Sauf qu’au lieu de l’embêter sur la question, tu préfères la rassurer à nouveau. « Si ça peut te rassurer, ça fait un bon moment que j’en ai envie. » Ça ne te gêne pas de l’admettre, tu supposes que c’était assez évident considérant que tu te permettais de la draguer par moment. Tu pourrais être inquiète qu’elle prenne peur face à ce que tu admets, mais vu ce qu’elle vient de te dire… ça ne devrait pas être le cas.

Tu quittes ensuite la cuisine pour t’installer sur le canapé, invitant Soraya à faire de même. Ça te semble plus approprié pour avoir une discussion que rester deux piquets gênés. Puis c’est aussi envie d’être près d’elle, de sentir les papillons s’énerver dans ton ventre, parce que t’es bien lorsqu’elle est près de toi. « Et puis, ça valait le coup de venir ? » Tu ne parles pas du baiser lui-même, même si t’es curieuse de savoir ce qu’elle en a pensé, mais plutôt du grand pas qu’elle vient de faire. C’est toujours un moment effrayant. Tu le sais bien, à la différence que ton propre saut de l’ange s’est plutôt mal passé.  
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   11.05.18 4:31

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Tu tremblais toujours autant. Peut-être un petit peu moins parce que t'avais fait le plus... Dingue. Le plus grand pas, le plus "difficile". Entre guillemets, parce que une fois lancée, c'était tout naturel. Elle t'avait guidé, et tu t'étais laissé aller. C'était peut-être ton premier baiser après plusieurs années, mais avec elle, ça avait été si simple. Rien de forcé, de désagréable, comme tu as pu le ressentir avec les hommes qui ont partagé ta vie. Avec eux, il y avait ce côté "obligation". Tu les embrassais parce que c'était ça un couple, tu les laissais passer leurs mains sur ton corps parce que c'était comme ça. Et avec eux, t'as jamais vraiment ressenti ce même plaisir, ce désir d'effleurer les lèvres, caresser le visage, le corps. T'avais même pas spécialement envie de les touches, alors que Abbie, c'était tout naturellement que tes mains s'étaient posés sur ses joues. Sans que tu ne le contrôle, parce que t'en avais simplement envie. Avec elle, tu ne forçais rien, et c'est ça aussi, qui te prouvait bien que depuis toutes ses années, tu t'étais trompée dans ton identité. Mais il valait mieux tard que jamais, et ces papillons dans ton estomac, ils étaient vrais, et ça te faisait bizarre, d'enfin ressentir ces fameuses sensations dont on parle dans les films, dans les romans. Ces fameuses sensations que tu n'avais jamais ressenties jusqu'à présent.

Tu la suivais, encore un peu à l'ouest, l'observant faire les verres d'eau sans rien dire. En tout cas, avant que tu ne vides ton sac. Tu étais un peu moins gêné de lui parler de tes sentiments, maintenant que ce baiser avait eu lieu. C'était plus facile, t'avais plus rien à cacher après tout. Lorsque t'as récupéré ton verre, t'as bu une petite gorgée avant de t'arrêter pour mieux l'écouter. Tu pouvais pas t'empêcher de sourire lorsqu'elle t'assurait que tu n'avais pas à t'en faire. En même temps, c'était logique, mais ça te rassurait de l'entendre, qu'elle te l'assure. Ton tempérament de fonceuse avait tendance à effrayer les autres, alors que Abigail ne soit pas dans cet état, ça te faisait sourire. Ca voudrait dire que ton sang chaud ne l'effrayait pas tant que ça -ou plus-, qu'elle s'était habitué en te fréquentant. Après tout, t'étais pas méchante, t'étais pas du genre à frapper ou insulter. T'étais juste trop impatiente et sans tact. Et d'un côté, c'était tant mieux. Parce que si tu n'avais pas eu ce coup de sang ce soir, qui sait combien de temps tu aurais encore été tracassée. "Si ça peut te rassurer, ça fait un bon moment que j’en ai envie." A cela, t'as lâché un rire nerveux, et t'as vidé d'un trait sec le reste de ton verre d'eau. Ca te faisait tellement bizarre, que enfin, tout était avoué et mis au grand jour. Il fallait que tu t'habitues à l'entendre, à le vivre. Mais ses paroles te faisaient sourire, elles te faisaient plaisir, alors que ces papillons dans le ventre s'étaient un peu agités à cela.

Tu posais ton verre vide sur la table et tu l'accompagnais jusqu'au canapé. T'avais cette timidité étrange, tu t'asseyais ni trop proche, ni trop loin d'elle. T'avais peut-être fait le plus gros pas, mais t'étais incapable de prendre les rennes. En tout cas, pour le moment. Il fallait déjà que tu te détendes, ce serait pas mal. "Et puis, ça valait le coup de venir ?" Tu souriais, et tu hochais la tête, t'étais tellement dans ta bulle que t'en a oublié de retirer ton manteau. Tu passais tes mains sur tes cuisses, nerveusement, et tu les regardais sur ton jean bleu, faisant semblant de t'y intéresser pour ne pas te perdre à nouveau dans ses yeux. Histoire que tu puisses au moins en placer une. "C'est vrai. Je... Je pensais pas que ça allait être aussi... Bon? Enfin je..." Tu lâchas un autre rire nerveux, tellement tu ne savais pas comment t'exprimer. "Ouais, ça valait vraiment le coup." C'était plus simple comme ça. Tu relevais tes yeux noisette et tu le regardais enfin. "Il fallait que tu tombes sur moi." Tu souriais, presque désolée. "La femme trentenaire... Aussi expérimentée qu'un chaton qui vient de naître." Tu te fatiguait toi-même, et t'as commencé à avoir peur. T'as poussé un long soupir et t'as regardé un peu plus loin dans la pièce l'espace d'un instant. Elle n'avait rien demandé de tout ça, est-ce qu'elle allait le supporter ? Certes, t'apprenais vite, mais tu partais de strictement rien. Deux relations de couple de moins de deux mois dans ta vie, avec des hommes, c'est tout. Tu sais pas comment ça marche. Elle allait devoir t'apprendre, te guider, autant dans cette relation, que dans ta vie entière. L'assumer, en parler, découvrir ce nouveau monde et enfin sortir de ce cocon dont ta famille t'avais mise. Un cocon dont l'hétérosexualité était la normalité, que t'allais finir ta vie mariée avec un bel homme et faire quelques gamins, avoir ce gros monospace et une grande maison avec jardin. Pourtant, cette vision, chez toi, elle était la même que lorsque tu sortais avec des hommes: tu te forçais à cette idée. Parce que c'était normal, c'était comme ça que ça devait être. Mais enfin, tu tapais du pied, t'étais là, face à elle, et tu te disais merde, c'est ma vie. J'ai pas envie de cet homme dans mon lit, de ces enfants qui me réveilleront le matin, de finir par avoir la flemme de me maquiller et aller m'acheter de beaux vêtements parce que je dois aller les chercher à l'école puis faire le repas de monsieur. Non, t'avais pas envie de ça. T'avais envie d'elle. De cette légèreté si agréable que tu ressentais en l'embrassant, en étant simplement à ses côtés, de ces si bons moments passé à côté d'elle, et de voir comment tout ça allait se construire. Alors oui, avec une femme aussi, la bague au doigt et les enfants, c'était possible. Mais c'était un tout autre monde, qui au moins, te faisait te sentir toi-même, et pas coincée dans ce moule. Ni dans un affreux monospace.
Alors t'espérais. T'espérais tellement qu'elle allait avoir la patience, qu'elle allait se sentir capable de supporter cette part de ta vie. Parce que c'était avec elle que tu voulais découvrir tout ça, c'était à ses côtés que tu voulais te battre avec toi-même, pour enfin savoir qui tu es et ce que tu veux. Mais au moins, là, ce dont tu étais sûre, c'est que c'était elle que tu voulais.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   11.05.18 13:14
bodies and souls collide
soraya & abigail

Installée sur ton canapé, tu regards Soraya faire de même et tu ne peux t’empêcher d’être amusée par la scène. Ce n’est pas qu’elle te parait ridicule, mais plutôt que tu remarques bien sa gêne. Après tout, elle en oublie de retirer son manteau et tu as l’impression qu’elle cherche à mettre une distance de sécurité entre vous deux. Comme si elle avait peur que tu lui fasses quelque chose. Ça ne te gêne pas le moins du monde, principalement parce que tu sais que ce n’est sans doute pas ce qui explique cette distance qu’elle a mis. Tu remarques bien son sourire. Puis tu le sais, tout simplement, parce que toi aussi tu le faisais au début. Alors tu t’installes plus confortablement pour la regarder, cette fois sans aucune retenue. Tu as envie de la regarder, de réaliser que c’est bien en train de se passer. Qu’elle est là, qu’elle t’a embrassé (et du même coup que t’avais raison de penser qu’elle était intéressée). Parce qu’elle l’est, t’en as eu la preuve.
Alors tu souris à nouveau, et ton sourire s’étire lorsqu’elle répond à ta question. Visiblement le verdict est assez positif. Bon et ça valait le coup. C’est encourageant. T’aurais pu le prendre comme un commentaire sur ta propre personne, une façon de booster ton égo, mais tu le vois plutôt comme un bon signe. C’est l’indication que ça colle bien entre vous, que vous fonctionnez. Et ça, ça vaut tous les boosts d’égo du monde pour toi. « C’est ce que je me disais. » Tu ne dis pas la chose comme un « je te l’avais dit » non c’est plutôt une façon de lui confirmer que tu penses aussi que c’était bon et que t’es bien contente qu’elle soit passée. Ton regard trouve naturellement le sien lorsqu’elle se tourne dans ta direction. Ce qu’elle dit alors te fait rire un peu. Ce n’est pas méchant, encore une fois, c’est plutôt doux. Tu n’aurais pas forcément mis chaton comme animal pour la décrire, mais sans doute que ça témoigne bien de la vulnérabilité dont elle fait preuve soudainement. Tu laisses ta main trouver la sienne et tu la serres avec tendresse. « Je ne suis pas trop à plaindre je trouve. » Et tu as sans doute raison. C’est une femme magnifique qui jette son dévolu sur toi. Elle est aussi bien plus que ça. Donc non, tu n’es pas à plaindre et tu n’as pas l’intention de le faire.

Tu te redresses légèrement pour te mettre sur les genoux à ses côtés. « Puis tu sais, expérience ou pas, ça s’apprend. Je serai là pour que tu le découvres » Certes, tu ne peux nier que c’est un peu étrange pour toi d’être la plus expérimentée du haut de tes vingt-deux ans, mais ce n’est pas non plus si important. Ou alors tu ne penses pas complètement à ce que ça implique. C’est peut-être cela. Tu as toujours été très réfléchie, mais peut-être que tu te laisses porter par tes envies à cet instant précis. C’est bien la beauté de la jeunesse après tout. De te laisser porter sans réfléchir aux conséquences. Tu pourras toujours y penser une autre fois, te casser la tête avec tout ce que ça implique même. À l’instant, tu t’en as pas envie, ton attention étant pleinement posée sur Soraya alors que tu combles un peu plus la distance entre vous deux. Cette nouvelle proximité ne fait que réveiller davantage les papillons qui s’énervent dans ton ventre. C’est une sensation grisante à laquelle tu n’as aucune honte de t’abandonner. Ta main libre se pose sur sa joue que tu caresses avec douceur. « Il suffit de te laisser aller un peu. » Que tu lui dis avec un sourire. Tu veux l’encourager à se lancer avec toi. Même si, ça non plus ce n’est pas ta plus grande force en temps normal Sauf que t’en as envie. Tu veux voler à ses côtés, sans te soucier des conséquences.

Puis, il faut bien que l’une de vous deux se lance. Ça se fait bien naturellement de toute façon. Tu approches ton visage un peu plus avant de déposer tes lèvres sur les siennes pour lui voler un doux baiser. Tu ne veux pas la brusquer, t’en as seulement envie. Puis étant étrangement la plus expérimentée de vous deux, il vaut sans doute mieux que tu prennes les rennes. Tu supposes que tu peux le faire, que c’est dans tes cordes. Romantique que tu es, tu te dis seulement qu’il te faut suivre ton coeur et que le tout se passera très bien. C’est sans doute un peu naïf de ta part, mais ce n’est pas toi qui est débarquée à l’improviste pour voler un baiser. Alors peut-être que vous êtes sur un bon départ. Peut-être que ce sera aussi simple que tu le penses. Lorsque tes lèvres quittent les siennes, tu te permets d’ajouter : « Ça vaut vraiment le coup. » Tu reprends ta question de plus tôt, mais à l’affirmative. Tu ne peux rien lui promettre, mais tu le penses. T’es prête à faire le saut. Est-ce qu’elle le serait vraiment ?
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   11.05.18 18:33

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Et pourtant, tu mourrais d'envie de t'asseoir proche d'elle, l'avoir contre toi. Mais t'étais beaucoup trop timide pour ça, beaucoup trop perdu, pour songer à te laisser aller. C'était tellement surprenant que toi, Soraya, soit si timide. Timide tout court. Alors tu te contrôlais tellement, parce que t'éprouvais déjà ces sentiments que t'as rarement, voire pas du tout, ressenti auparavant. Alors non, le chaton ne te correspondait pas du tout, mais à cet instant, si. Parce que tu découvrais tout ça, t'étais tellement vulnérable et perdue. Toi le grand dragon cracheur de feu, t'étais là, tremblante à l'estomac tordu, incapable de parler sans bégayer ou chercher tes mots. Alors tu sursautais presque lorsqu'elle posait sa main sur la tienne, tu les regardais sans rien dire, et en fait, ça t'apaisait. Parce que son contact était rassurant, doux, que t'en avais besoin à cet instant. T'avais besoin qu'elle te calme, qu'elle te prouve qu'elle était là, et sentir sa main serrer la tienne, ça t'allégeait le coeur. Tu souriais à ses paroles et tu la regardais. Ses yeux, si beaux, ses lèvres, qui te manquaient déjà. Elle était tellement calme, douce, et avait ce don de calmer ton tempérament de feu et nerveux. Et elle se mettait sur les genoux à tes côtés, tu la regardais faire sans rien dire, encore un peu tremblante. Tu l'écoutais, attentivement, puis ton sourire s'agrandissait, alors que tu lâchas ce petit soupir. Ce soupir rassuré. Elle te faisait comprendre qu'elle sera bien là pour toi, et tu pouvais presque comprendre dans un sens que ce n'était pas si grave. "Merci..." C'est tout ce que t'as réussi à sortir, parce que c'est la première chose que t'as voulu lui dire, et que t'as pensé. Tu te disais merde, elle te rendait beaucoup trop heureuse pour que tu prennes panique et t'en aille. T'avais peut-être trente et un ans, si tu prenais peur d'être jugée ou de fatiguer ton partenaire par ton manque d'expérience, t'en aura jamais. Alors autant te laisser aller, avec elle tu le voulais. Ca te ferait trop mal de passer à côté pour une telle connerie. T'étais sûre de ce que tu voulais, maintenant il fallait que tu t'en donnes les moyens. Parce qu'au final, c'était ton seul problème. Non, c'est faux. Mais l'autre problème, tu l'avais pas encore réalisé.

Et alors que tu essayais de te détendre à tout ça, que la jeune femme te rassurait, cette dernière se rapprochait. Tu voyais son visage s'approcher du tien, mais tu laissais faire. T'étais comme hypnotisée, alors que ton coeur s'affolait à nouveau. "Il suffit de te laisser aller un peu." Sa voix t'a fait frissonner, ainsi que son sourire, et sa main posée sur ta joue. Et t'as même eu un peu chaud, lorsque ses lèvres venaient retrouver les tiennes, alors que cette proximité était si maigre entre vous. Tu répondais à ce baiser, ta main serrant la sienne, avec un peu plus de confiance, de calme. Ton ventre retrouvait ses papillons, et tu sentais tellement bien. Tu posais timidement ta main contre sa hanche pour l'avoir davantage vers toi. Tu commençais déjà à oser, prendre quelques repères. Oui, t'apprenais très vite. Et une fois ce baiser rompu, tu la regardais, simplement, avec ce petit sourire aux lèvres, cette expression plus sereine et les yeux brillants. T'étais tellement bien à cet instant, et ses paroles te réchauffaient le coeur. Parce que tu comprenais qu'elle était capable, qu'elle voulait le faire, être avec toi malgré tes tares. T'étais heureuse, t'étais bien.

Avec ce sourire aux lèvres, t'allais commencer ta phrase: "Je..." Mais t'as bloqué. Parce que t'as vu ta main. Ta main toujours posée sur sa hanche, dont l'un des doigts était tatoué sur le côté. Tatoué d'une écriture arabe discrète et fine, le prénom de ta grand-mère. C'est là, que t'es violemment retombé sur terre. C'est là que tout s'est effondré, et que tu as réalisé. Ta famille, leur religion, leur culture. T'étais tellement proche d'eux, toi la fille unique qui avait réussi dans sa vie, qui était un modèle exemplaire. Toi, t'allais à l'encontre de toutes leurs croyances. Et comment allaient-ils le prendre? Tu pouvais pas leur cacher une telle partie de ta vie. Trop de questions, d'idées, de peurs, se sont mises à se bousculer dans ta tête. Ton sourire s'est effacé, et t'as eu le regard totalement paniqué et figé. C'est là que ça a commencé à être bizarre.
Ta tête s'est mise à tourner, ton corps s'est engourdi. T'as plus eu les idées claires, et soudainement, tu voyais flou. T'as soupiré, fort, et t'as froncé les sourcils. Qu'est-ce qui t'arrivais? C'était pas des sentiments ça, c'était encore autre chose. Rien à voir avec les papillons dans le ventre. T'as fini par retirer ta main de sa hanche pour la passer sur ton front, alors que l'autre serrait sa main encore dans la tienne. "Je... Me sens pas bien..." Tu pensais trop, t'as paniqué, et tu faisais un malaise. C'est la première fois que ça t'arrivais, tellement d'émotions, de montée dans les nuages, pour finalement t'écraser au sol. T'avais tellement peur de ce que ta famille pourrait dire, ou faire. Mais d'un côté, tu voulais pas gâcher ta vie pour eux, te forcer à quelque chose. Tu la voulais elle, mais tu réalisais que ça comportais des risques. Et maintenant que tu faisais ce malaise, qu'est-ce qu'elle allait en penser, elle..? T'étais tellement perdue que t'allais jusque-là? T'étais peut-être nouvelle dans toute ces nouvelles émotions et expériences, avec toute les années de médecines que tu as faites, tu savais bien que tout cela était en réalité un malaise. Et ça y est, t'avais une nouvelle peur. Tu serrais les dents, et tu te levais. "Je vais faire un tour dans la salle de bain me... Rafraîchir un peu." Mais à peine tu commençais à marcher que t'as dû rapidement t'arrêter pour te tenir au canapé. Ca tournait trop, tes jambes étaient drôlement faibles et t'étais comme essoufflée. Tu regardais le sol, ton corps se remettant à trembler. Encore plus fort, en plus intensément. Tu savais plus quoi faire, t'étais juste là, appuyée sur ce canapé. Tu te sentais ridicule, et tu t'en voulais. T'espérais tellement qu'Abigail n'allait pas prendre peur en te voyant dans cet état, et finalement bâtir un mur à ce que vous aviez commencé à créer. Ton estomac était tellement serré, ton coeur frappait contre ta poitrine. "Merde..." T'en avait presque les larmes qui montaient aux yeux, parce que t'en pouvais plus. Tu te prenais trop la tête, pourtant c'était pas si grave. Au contraire, elle te rendait tellement heureuse, alors pourquoi te tracasser avec cette histoire de religion et de manque d'expérience? Il y avait pire dans la vie. Double vie, distance, handicaps... Vous n'aviez rien de tout ça. T'avais cette porte grande ouverte qui ne possédait aucun piège, alors il fallait que tu arrêtes de te prendre la tête, tu le savais. Mais tu pouvais pas t'en empêcher, t'étais beaucoup trop nerveuse, et trop de choses se passaient dans la minute. Tu réussissais tout de même à contenir tes larmes, tu soupirais juste, les yeux légèrement brillants, en espérant, de tout ton coeur, ne pas faire peur à cette fille tellement parfaite. Tu te le pardonnerais jamais.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   11.05.18 18:42
bodies and souls collide
soraya & abigail

Si pour l’instant, il te faut te montrer compréhensive, tu n’hésites pas à le faire. Ce n’est pas un effort monumental à te demander de toute façon. Sa présence te satisfait pleinement, t’es bien contente de pouvoir sentir ces papillons dans ton ventre. Bien sur, un peu plus de proximité ne ferait pas de mal, mais tu peux prendre ton mal en patience. Alors quand elle te remercie, tu as envie de lui faire remarquer que tu ne fait rien de spécial, rien qui mérite un véritable remerciement en tout cas. Tu te contentes plutôt de lui adresser un doux sourire en serrant sa main. « Ça fait plaisir. » Parce que c’est le cas, parce que pour l’instant tu n’as pas l’intention de te casser la tête avec des pensées intempestives. Non, parce que tu la veux elle et que ça te suffit amplement pour l’instant. Tu n’y penses donc pas avant de plonger essayant de l’entrainer avec toi dans un doux moment. Tu veux qu’elle se laisse aller et pour un instant, ça fonctionne bien. Les papillons dans ton ventre s’énervent à nouveau alors que ton coeur s’emballe lorsque tu la sens répondre à ton baiser. Tu te laisses bercer par le moment, te sentant frissonner lorsque sa main se pose sur ta hanche pour t’attirer un peu plus près. Tu la laisses faire, plus que partante pour tuer le peu de distance qui reste entre vous. Tu serais restée ainsi longtemps, trop sans doute pour vos capacités pulmonaires. Mais même lorsque le baiser cesse tu te sens tout aussi bien. Tu te sens encore flottée, trop heureuse pour deviner ce qui est sur le point de se produire.

Alors tu tombes. Ce n’est sans doute pas une chute aussi brutale que celle de Soraya, mais tu es entrainée malgré tout dans celle-ci. Tu as attendu la suite de ses paroles avec une attention certaine, te doutant tout de même qu’il ne s’agit pas des fameux trois petits mots, mais elles ne sont jamais venues. À la place, t’as vu son sourire disparaitre et la peur traverser son regard. Incapable de deviner ce qui se passe dans son esprit alors tu observes, silencieuse, inquiètes surtout. Tu ne veux rien dire, cherchant avant tout à identifier la cause de ce soudain changement de comportement. Aurais-tu fait quelque chose qui ne fallait pas ? Tu considères cette hypothèse avec sérieux pendant un moment avant de l’écarter. Tu penses momentanément à Estrella et ça te convainc que si quelque chose lui avait déplu, elle te l’aurait fait savoir autrement. C’est donc autre chose. Toujours dans la même position, tu observes avec attention dans l’espoir de pouvoir comprendre. Le soupire qui traverse ses lèvres est un indice, mais rien qui te ne permet de pleinement comprendre.
Tu ne fais que te laisser tomber lorsque sa main quitte ta hanche, prenant bien soin de ne pas lâcher la main qui reste enlacée dans la tienne. Quoi qu’il advienne, le moment est passé et les papillons t’ont quitté pour faire place à une sensation nettement moins agréable, l’inquiétude. Le sentiment se décuple lorsqu’elle t’indique ne pas se sentir bien. Tu veux faire quelque chose, n’importe quoi, mais la réalité de l’impuissance te frappe. Parce que tu as beau te dire que tu n’es pas la cause de ce qui se passe, la crainte de te méprendre à ce sujet te bloque un peu. Tu serres sa main un peu plus dans une vaine tentative de la rassurer, du lui montrer que tu es là.

Ça ne sert pas à grand chose, tu le sais et te résous finalement à cesser le contact pour la laisser se rendre aux toilettes. « C’est la deuxième… » Ta précision se tait dans ta gorge lorsque tu la vois s’arrêter dans son mouvement et se tenir au canapé. C’est à ce moment que tes connaissances médicales prennent un peu le dessus sur ton inquiétude. Tu t’y connais moindrement et ton cerveau tourne tellement rapidement qu’il n’a pas de mal à additionner les indices. La voir trembler ainsi t’inquiètes certes, mais au moins tu as une bonne idée de ce qui se passe, un malaise surement. Tu te relèves donc rapidement pour t’approcher de Soraya. L’inquiétude se lit dans ton regard, mais tu essaies de faire fi du sentiment. « Tu es mieux de t’étendre. » Ta main se pose sur son épaule d’une façon que tu veux rassurante alors que tu forces un sourire sur tes lèvres. « Retire ton manteau, je vais aller te chercher un autre verre d’eau. » T’es presque autoritaire à cet instant, mais c’est ton peu d’expérience de médecine qui parle. Tu te doutes qu’elle a compris ce qui se passe, mais puisque tu n’es pas accablée par la soudaine faiblesse, tu peux peut-être réfléchir plus clairement. Tu la laisses donc seule un instant le temps de retourner à la cuisine et revenir avec un verre d’eau que tu déposes sur la table à café. Tu t’installes sur cette même table histoire de laisser un peu d’air à l’autre jeune femme le temps que le malaise ne passe. Ce n’est qu’à cet instant que tu souffles avant de tendre ta main à la recherche de la sienne. « Je ne savais pas que je faisais autant d’effet. » Que tu finis par dire avec un sourire forcé. Ce n’est sans doute pas le moment pour plaisanter, surtout pas vu la présente situation, mais c’est ta façon de passer outre ton inquiétude. Ou plutôt, c’est une méthode pour la camoufler habilement. Tu as pris le tour en passant autant de temps avec des enfants malades. Enfin, ce n’est pas non plus le moment de penser aux tristes qui viennent avec ton choix de vocation. Il y a plus pressant et tu demandes finalement : « Qu’est-ce qui se passe ? » Il n’est pas dans tes habitudes de poser des questions ainsi, préférant que les autres s’ouvrent naturellement à toi, mais cette fois c’est trop important que tu lui laisses une chance de préférer le silence. Tu as besoin de savoir que tu n’es pas vraiment la cause de ce qui vient de se produire.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.05.18 4:44

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

T'aurais jamais pensé, ce matin en te levant, que tout ça allait arriver. C'est pour ça aussi, que tu perdais le fil. T'as rien préparé de tout ça, même si tu te l'étais imaginé des tas de fois. Venir chez elle, l'embrasser comme ça, il y a une heure, tu ne l'imaginais même pas. Voilà pourquoi ton esprit était totalement chamboulé, que t'étais là, appuyée contre ce canapé, tremblante, la tête qui tournait, et le coeur battant à la fois heureux et apeuré. T'étais du genre très organisée, à tout prévoir longtemps à l'avance, à te tenir à tes plans. Mais avec Abbie, tout à été différent. Parce que tous les soirs avant de t'endormir, tous les jous durant tes pauses, tes trajets en voiture, tes moments de détente, tu te disais "je lui dirais", "non, je lui dirais jamais" "non, il ne vaut mieux pas" "si, je veux être avec elle" "non, elle ne me mérite pas". T'as jamais su trouver quelle idée te fixer. Encore ce matin, encore toute à l'heure. Mais au final, c'est ton coeur qui a parlé, en prenant ce tournant au dernier moment, pour te rendre chez elle, frapper à sa porte, et l'embrasser. Tu t'es laissé guider, et maintenant, tu retombais sur Terre. Enfin, pas vraiment. Parce que tout ce qui te faisait paniquer, n'était pas si important au final. Ca n'empêchait pas à ton bonheur, ni à poursuivre ta vie tout simplement. Le soucis, c'est que toi, t'avait ce lien sacré avec ta famille, et l'idée de les décevoir, les énerver, ça te faisait trop peur. Parce que ça te briserait le coeur. Tu savais pas quoi faire, comme si ce dernier était divisé en deux: l'amour et la famille. Mais comment t'allais faire sans les deux? Rien. C'était pas possible pour toi. C'était te retirer une partie de ton coeur. C'est pourquoi t'avais peur, mais tu ne regrettais rien, tu ne faisais pas un seul pas en arrière. Tu sursautais, tirée de tes pensées, lorsque la jeune femme posait sa main sur ton épaule et te parlait, toujours avec cette douceur particulière que tu aimais tant. T'hochais la tête et tu l'écoutais, te redirigeant vers le canapé lorsqu'elle allait à sa cuisine, retirant ta veste que tu posais sur près de toi, et t'allongeant, adossée contre l'accoudoir, avant de lâcher un autre soupir. Tu détachais tes cheveux bruns que tu avais attachés en queue-de-cheval pour le travail, secouant légèrement la tête pour les faire retomber. Il étaient longs, ondulés, soyeux. T'en prenais toujours énormément soin, ça se voyait. Tu passais ta main sur ton front qui avait légèrement transpiré, ce malaise t'avait soulé. T'aurais pas dû te mettre autant d'idées dans la tête, surtout penser à ta famille comme ça. T'étais pas la seule dans cette situation, il y avait bien pire. Et puis dans tous les cas, t'allais vivre ta vie sans te mettre ce genre de barrière. Tu t'étais voilé la face assez longtemps comme ça, désormais tu tapais du pied, tu voulais être heureuse. Et ce bonheur, il allait être avec elle. Tu voulais pas passer à côté, pour une simple religion qui n'était même la tienne, pour des regards ou pour des jugements. Non, t'étais plus forte que ça.

C'est pourquoi t'as eu ce petit rire, finalement, à ses paroles: "Je ne savais pas que je faisais autant d’effet." Maintenant que la bombe avait été lancée, cette barrière qui te faisait te voiler la face était totalement brisée. Et puis, vous étiez que toutes les deux, entre ces quatre murs, alors oui, tu pouvais assumer, tu pouvais parfaitement te sentir bien maintenant et affirmer que oui, elle te faisait de l'effet. En voyant sa main tendue vers toi, comme pour appeler la tienne, appeler à ton contact, tu la prenais, beaucoup plus paisible dans tes gestes. Et c'était énorme, car jamais avant, t'aurais pu prendre la main d'une femme comme ça. et même dans tes relations avec ces deux garçons, aucun ne t'ont vu tactile avec eux. Mais avec elle, ça venait tout seul, tout naturellement. T'esquissais ce petit sourire, regardant vos mains liées, sentant ton tournis se dissiper. "Comme quoi, tu en fait beaucoup plus que tu ne l'imaginais. Et puis, sinon, je ne serais pas là." C'est vrai, car après tout, même si t'es le genre de personne à tout faire au feeling, avec le caractère de la personne et la complicité, Abigail te plaisait également physiquement. Elle était... Ton genre? Tu sais pas trop, tu découvrais encore ce côté-là de tes attirances. Mais en tout cas, ce dont tu étais sûre, c'est qu'elle était beaucoup trop belle à tes yeux. Jusqu'à en envahir tes rêves. Mais ça, c'était encore autre chose. À sa question, tu ne savais pas vraiment quoi répondre sur le coup. T'avais pas envie de faire tomber l'ambiance -même si tu l'avais déjà un peu fait-, pas envie de trop en parler pour que la soirée finisse par ne tourner qu'autour de ça. Ca te tracassait, mais t'avais tout le temps de te tracasser plus tard. Ce soir n'était pas une soirée comme une autre, et tu voulais en profiter pleinement, avec elle. "T'en fait pas c'est... Tu sais comme je pense beaucoup trop, et là c'est des sujets qui me dépassent complètement. Du coup, ça a fait boum. Mais ça va, t'en fait pas." Tu mentais pas, t'esquivait juste. Pour toi, mais aussi pour elle. Malgré son inquiétude, elle aussi, pouvait très bien vouloir profiter de ce moment. Et puis, ce n'était pas si grave, aucune vie n'était en jeu. Alors tu prenais davantage sa main dans la tienne, et tu la tirais vers toi, pour qu'elle te rejoigne sur le canapé. "Disons que c'est une nouvelle vie que je vais devoir gérer. Mais ce dont je suis sûre, c'est que c'est avec toi que je veux le faire." Tu voulais la rassurer, ton ton était calme et doux. Et encore une fois, tu laissais ton coeur te guider, dire ce qu'il pensait. T'avais plus de raison de te retenir maintenant. C'était à toi de gérer ta vie. Ton bonheur.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.05.18 13:03
bodies and souls collide
soraya & abigail

 Le brusque retournement de situation te déstabilise sans doute plus que tu le voudrais. Passer des doux papillons qui te donnent envie à une inquiétude qui te serre les tripes n’est pas des plus agréables. Enfin, tu n’es pas non plus la plus à plaindre alors tu essaies de te rendre utile. Ce n’est sans doute pas grand chose que de l’inviter à s’étendre et aller lui chercher un verre d’eau, mais c’est ce qui est à ta portée. Un malaise ça ne se guérit pas vraiment, il faut qu’elle reprenne un peu de force avant tout et tu te vois difficile la gaver pour qu’elle le fasse. Ainsi, faute de pouvoir faire mieux, tu retournes au salon pour t’installer sur la table à café, histoire de lui laisser une certaine bulle.
Au moins, tu peux te réjouir que ta plaisanterie quant à l’effet que tu fais tombe dans le mille. Son rire te réchauffe le coeur et tu te fiches un peu de savoir si elle t’a vraiment trouvé drôle ou non. T’es juste contente qu’elle semble aller un peu mieux, même si ce n’est pas grand chose. Pour ta part, tu te sens tout de suite mieux lorsque sa main trouve la tienne. Son commentaire t’aide aussi en ce sens. Tu lui adresses un beau sourire - celui-là un peu plus convaincu. Tu ne cherchais pas spécialement à te faire envoyer des fleurs, mais tu apprécies, évidemment. Tu supposes que c’est bien logique de toute façon. « Ce qui serait dommage. » Maintenant que tu as eu l’occasion de te lancer avec elle, l’inverse te parait bien trop triste. Enfin, tu n’as pas spécialement envie d’y penser, surtout qu’au-delà de l’occasion ratée, cela voudrait dire que tu serais encore en train d’étudier.

En revanche, t’es bien plus curieuse quant à la cause du malaise en lui même. Tu sais qu’il y a une cause, qu’elle soit mentale ou physique. Tu connais les questions de routine que vous devez poser à vos patients lorsqu’ils présentent de tels symptômes. Tu pourrais les ressortir pour interroger Soraya, mais c’est loin d’être ta façon de faire. Tu n’aimes pas questionner tes proches, partisane de l’idée de les laisser s’ouvrir en temps et lieu. Tu décides pourtant de faire une exception pour cette fois, l’inquiétude triomphant sur ta nature habituelle. Sa réponse te ne convainc pas vraiment. Tu pinces les lèvre. Tu comprends qu’elle ne veut pas que tu t’inquiètes - bien qu’il est trop tard pour ça - mais tu as l’impression qu’elle simplifie un peu trop les choses. Enfin, soit, si elle ne veut pas en parler, tu n’as aucunement l’intention d’insister. Ce n’est pas le moment et tu n’en as peut-être pas envie. Ta nature reprend donc le dessus sur ton inquiétude et ta curiosité. Les deux risquent de revenir bien rapidement puisque tu n’es pas le genre à oublier ce genre d’incident, mais pour l’instant, tu optes pour la simplicité. Profiter du moment t’appelles bien davantage. « On a vu mieux comme ça va, mais soit. » Tu te permets tout de même un commentaire. Tu ne cherches pas à lui reprocher quoi que ce soit et tu le prouves en ajoutant. « Je suis là si tu veux en parler éventuellement. » Tu ne peux prétendre pouvoir comprendre tous les problèmes qui peuvent l’accabler, mais tu t’offres tout de même. Au pire des cas tu pourrais faire office d’oreille attentive. Quand elle le voudrait, tu serais là pour toute discussion. Tout pour l’épauler un peu.

Pour l’instant, tu décides plutôt de lâcher prise sur ton inquiétude, préférant te laisser entrainer sur le divan. Tu finis donc assise sur le bord, à ses côtés, réveillant les papillons qui s’étaient vu écartés un peu plus tôt. Cette sensation qui se décuple dès qu’il y a une certaine proximité entre vous ne risque pas de te quitter de sitôt. Ses mots finissent de les éveiller alors qu’une chaleur t’envahit. Ses mots te rassurent et un sourire ne tarde pas à se dessiner à nouveau sur tes lèvres. T’en demandais pas tant. Tu n’as aucun mal à répondre, le moment te portant vers une réponse évidente. « C’est ce que je veux moi aussi. » Être avec elle du moins, toi tu n’as pas vraiment de nouvelle vie pour laquelle il faut que tu t’habitues. Sauf peut-être la vie de couple, si c’est bien vers cela que vous vous dirigez. Tu n’évoques pourtant pas ce détail, pas tout de suite. On t’as appris à ne pas mettre la charrue devant les boeufs.

Tu caresses doucement sa main avec ton pouce. Tu voudrais retrouver ses lèvres, mais tu te retiens. Pas tant qu’elle ne te paraitra pas mieux, bien mieux même. « Tu te sens un peu mieux ? » Ton âme de médecin ne la laisserait pas s’en tirer si facilement. Si tu as décider de ne pas lui poser davantage de question quant à la cause du malaise, tu veux au moins t’assurer qu’elle n’est pas encore prise par le malaise lui-même. Tu lui adresses un tendre sourire. « Tu as peut-être faim ? » Tu ne sais pas vraiment ce qu’il y a à manger chez toi, mais tu demandes tout de même, quitte à ce que vous décidiez de commander quelque chose. Ce n’est pas impossible, dépendant du temps qu’elle veut passer. Cette pensée ne te fait pas plaisir, mais au-delà que tu ne veux pas la voir repartir de sitôt, tu réalises que tu ne peux pas la laisser prendre le volant après un malaise. Lui annoncer la nouvelle est une autre paire de manche que tu décides de repousser à plus tard. En attendant, tu préfères un peu plus douceur et ta main libre vient replacer quelques mèches de sa chevelure. « Tu es vraiment magnifique. » Le commentaire t’échappe, mais cette fois, tu ne cherches même pas à rattraper la chose. Ce n’est pas comme si tu devais camoufler que tu le pense maintenant. Parce qu’elle l’est vraiment. Et pas que, encore une fois, mais voilà, tu ne vas pas non plus la couvrir de compliments sans prévenir. Tu aurais l’occasion de le refaire.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.05.18 14:19

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

C'était rare que tu faisais à un malaise, à vrai dire, ça devait peut-être être la troisième fois de ta vie. La première durant une journée au haras, t'as monté à cheval toute la journée et t'as fini par tomber parce que t'avais pas assez mangé, ton corps n'ayant pas pu suivre avec tout ces efforts physique. La deuxième fois, la première fois que t'es allé en Algérie, t'as pas supporté la chaleur sur le coup. T'étais jeune ces fois-là, et ce n'était que des causes physiques. Là, c'était tout autre chose, alors ça te faisait étrange. De réaliser que toutes ces émotions allaient jusqu'à avoir un impact physique. Alors certes, tu serrais trop des dents à force de penser, mais ça ce n'était pas si grave, et ton coeur qui battait si fort, ça, c'était totalement normal. Mais un malaise... Il fallait que tu arrêtes de te torturer l'esprit comme ça, et que tu te détendes. Heureusement, tu n'étais pas avec n'importe qui. Tu étais avec elle. Tu gardais sa main dans la tienne, et tu regardais son beau sourire qui s'adressait à toi, tout en écoutant ce qu'elle te disait. T'esquissais ce petit sourire à ces paroles. Elle avait ce don, de te faire sourire, peu importe quand et où. Mais tu sens qu'elle est inquiète, que tes paroles ne lui suffisaient pas. Tu lui en parleras plus tard, en détail, bien sûr. Tu ne voulais rien lui cacher, surtout pas ça, t'as pas envie d'être ce genre de personne qui cache des choses à celle pour qui elle a des sentiments. Se serait inutile et destructeur. Tu lui fais confiance, t'es quelqu'un d'honnête, alors tu sais que tu lui diras. Mais ce soir, tu veux pas. Ce soir, c'était votre soirée. "Je t'en parlerais, c'est promis." Tu voulais lui faire comprendre que tu te confieras à elle, mais que tu ne voulais simplement pas gâcher ce si bon moment avec elle. Et tu souriais un peu plus, lorsqu'elle te rejoignait sur le divan, heureuse de l'avoir presque contre toi, sa main toujours dans la sienne. Les papillons dans ton ventre revenaient, et s'affolaient davantage à sa réponse tellement parfaite. C'est presque si tu t'y attendais pas, parce que ça te faisait encore étrange, que tout sois désormais réel.

Ton corps se détendait un peu, tu te sentais mieux, tu décidais de laisser de côté tes pensées au sujet de ta famille, t'aura tout le temps d'y penser demain. Tu posais un instant ta tête contre son bras, et tu regardais vos mains scellées. T'appréciais sa caresse, tu soupirais, sentant ton malaise se dissiper. Ce n'était qu'un surplus d'émotions, moins violent que les autres malaises que tu as pu faire. Et puis, elle te rassurait, et ça aidait aussi. A sa question, tu te redressais de son bras pour la regarder, tu te sentais un peu moins faible, tu ne tremblais plus, sauf peut-être par l'excitation de toute cette nouveauté, et par timidité. "Je crois bien..." Tu regardais tes jambes qui tremblaient beaucoup moins violemment qu'il y a quelques minutes, mais pour le coup, t'avais un coup de fatigue. Et puis elle te demandait si tu voulais manger. Tu réfléchissais, mais avec toutes ces émotions et ton estomac qui picotait, ta faim était totalement coupée, malgré ta journée de travail. Tu mangeras bien demain matin, et ça ira. T'étais pas une grande mangeuse, et t'avais déjà grignoté au bureau des parts de gâteau que ta secrétaire t'avais offert, ça te suffisait largement. Il t'arrivait souvent de sauter les repas ou de juste grignoter quelque chose, quand tu sentais que tu n'avais pas spécialement faim. C'était mauvais, tu le savais, mais t'as jamais eu de soucis avec ça de toute façon. "Hm, non ça va je pense, mais merci. Tu sais, moi et mon petit estomac..." Tu retrouvais le sourire, cette complicité que vous aviez naturellement toutes les deux. Elle te connaissait bien après tout, c'était loin d'être la première fois que vous vous voyiez, malgré toutes ces nouveautés. Et malgré ce point de ta vie que tu découvrais et décidais enfin d'assumer, ton naturel finissait par revenir, ce qui était bon signe, en fait.

Tu as eu ce petit frisson, lorsqu'elle passait subtilement sa main dans tes cheveux pour replacer quelques-unes de tes mèches de cheveux. Tu la regardais faire, et tu rougissais, alors que ton coeur s'emballait un peu. Mais tu adorais ça. T'as même eu le regard fuyant de timidité à ses paroles, mais ça réchauffait tellement ton coeur, malgré ce petit rire nerveux que tu as lâché. T'avais l'impression d'être une petite adolescente de collège. Parce que tu découvrais tout ça, être avec quelqu'un, recevoir cette tendresse et ces belles paroles, sans que rien ne soit faux et forcé. Tout ça, c'était vrai, et surtout dans ton coeur, qui enfin, battait pour quelqu'un. Tu te décalais un petit peu, histoire de te mettre contre elle. T'avais cette étrange envie d'avoir son contact, d'être davantage contre elle, de la sentir. T'as jamais eu ça. Avec les hommes qui ont été dans ta vie, t'as toujours évité leur contact, t'avais ces frissons désagréables lorsqu'ils te touchaient, tu les fuyais. Avec elle, c'était plutôt des frissons addictifs, doux et apaisant, et sa présence ne te faisait pas fuir. Bien au contraire. Tu passais ta main sur son dos, que tu caressais doucement. Ca aussi, ça te venais tout naturellement. Tu la regardais, un doux sourire aux lèvres, les yeux tellement brillants. T'étais tellement bien, là, maintenant. "Si tu savais... Comme ça fait longtemps que je pense ça de toi." Et c'est vrai. Dès le premier regard. C'était assez drôle d'ailleurs, en y pensant, comment votre relation avait commencé. T'as eu un rire en y pensant. "En fait, si, tu sais..!" Tu te rappelais à quel point t'avais paniqué lorsqu'elle était venue vers toi. T'aurais jamais pensé en arriver là avec elle, toi qui l'avais rencontré lorsque tu te découvrais à peine, que tu assumais à peine regarder une femme, que tu te voilais encore la face sur tes attirances. Et pourtant, maintenant, t'étais là, contre elle, chez elle, si bien. Elle te rendait heureuse, te faisait rire et sourire, si facilement et légèrement, depuis le début. "Je suis tellement heureuse de t'avoir rencontré. Enfin, même si... J'ai mal commencé." Tu lâchas ce petit rire, plaisantant. "Pourtant, tu m'as rencontré quand j'étais encore tellement perdue, je me voilais la face, j'osais pas regarder tout ça en face. J'ai fait des pas... Que ne pensais jamais réussir à faire, grâce à toi." C'est vrai, sans elle, tu serais encore à te voiler la face, et qui sait, tu serais encore à te forcer à aimer les hommes, à rester dans ce moule dont on t'avait poussé. Désormais, tu te sentais libérée, tellement mieux, comme si tu retrouvais la vue, après tant d'années à voir flou. Enfin, tu voyais clair, en toi. "T'es vraiment... Parfaite." Tu rougissais en disant ça, mais tu le pensais tellement fort. Tu passais ta main sur sa joue en disant cela, et tu la regardais, dans ses yeux qui avaient le don de faire paniquer ton estomac, ainsi que ton coeur. Tu la regardais dans les yeux, en face, parce que enfin, tu assumais tout. Tu ne réalisais même plus le temps qui passait, tout ce tracas que tu avais eu avant de venir. Tu oubliais même déjà toute cette histoire de coming-out à ta famille. C'était juste toi et elle, là, maintenant. Et ça, c'était parfait. Tout comme elle.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.05.18 14:25
bodies and souls collide
soraya & abigail

Une promesse de t’en parler, voilà ce dont tu devras te contenter pour ce soir. Tu ne vas pas t’en plaindre, elle aurait pu simplement refuser de te dire quoi que ce soit. Tu lui adresses donc un doux sourire, n’ayant pas du tout l’intention d’insister d’une façon ou d’une autre. Tu notes tout de même cette promesse, sans vraiment prévoir lui ramener sous le nez. Tu n’as aucune raison de douter de ses mots ou de cette promesse alors tu attendras ton heure. Pour l’instant, tu comptes plutôt profiter du moment, de sa compagnie. C’est bien la nouveauté du moment, une nouveauté dont tu ne te comptes pas te lasser. Parce que malgré l’inquiétude qui ne te quitte pas, tu ne peux nier le bonheur que tu ressens, simplement du fait qu’elle est là à tes côtés. Tu n’as aucun doute dans la voix lorsque tu affirmes que c’est bien ce que tu veux toi aussi, être avec elle. Tu ne serais peut-être pas prête à lui décrocher la lune, mais admettre que tu te vois avec elle, sur un long terme, tu peux fort bien. Il vous faudrait préciser les détails de ce que ça impliquait pour vous, mais ce serait doute une discussion pour un autre moment.
Pour l’instant, tu cherches plutôt à t’assurer qu’elle va mieux, que son malaise la quitte enfin. Elle semble reprendre un peu de poil de la bête, mais tu attends une confirmation de ce qu’elle ressent. Sa réponse n’est pas des plus convaincante, mais c’est tout de même encourageant. Ça ne t’empêche pas de lui souffler un conseil : « Autant te reposer encore un peu. » Tu ne sais pas si ça peut vraiment être qualifié de repos, mais si ça lui fait un minimum de bien c’est tout ce qui compte. Ton sourire s’agrandit lorsqu’elle t’affirme ne pas avoir faim, signe que son malaise n’était pas causé par une faiblesse physique. Tu ne sais pas si c’est vraiment rassurant, mais c’est toujours ça. Puis le fait qu’elle revienne à un comportement plus naturel est tout de suite plus rassurant. « Je te reconnais bien là. » Vraiment, tu as pu observer son appétit restreint en comparaison avec le tien. Si beaucoup se demande comment tu peux garder la ligne en mangeant autant, ce n’est pas le cas pour Soraya et son petit estomac. Mais ça c’est une autre histoire complètement et ce n’est pas très important.

Alors à la place, tu reportes ta pleine attention sur elle. Tu chasses un peu l’inquiétude dans une tentative de la reléguer bien plus loin dans ton esprit. Elle ne te quittera pas complètement de sitôt, mais si elle peut ne plus être le point central de tes pensées, ça suffira. Et ça fonctionne, parce que tu te vois rapidement subjuguée par le rouge qui monte à ses joues, aux frissons que tu sens sous tes doigts alors que tu replaces ses cheveux. La chaleur t’envahit alors que tu la regardes avec tendresse. Tu voudrais bien la sentir frissonner davantage, savoir que tu lui plais avec une certitude bien particulière, mais tu optes pour te contenter de peu. Du moins pas exactement puisque c’est toi qui frissonnes sous son contact. Un frisson enivrant, quelque chose qui te donne envie de sentir ses mains sur ta peau. C’est aussi quelque chose qui devra attendre, mais pour l’instant, tu ne te vois pas te lasser de ce doux contact. Et puis ce qu’elle te dit a tôt fait de te faire sourire de plus belle. Tu sais prendre un compliment, mais rare sont ceux qui te fait autant plaisir que celui qu’elle vient de te souffler indirectement. Parce que ça vient de Soraya, parce que tu sens que ton coeur s’emballe davantage devant ce qu’elle dit. Même lorsqu’elle ajoute quelque chose tu ne peux t’empêcher de sourire un peu plus, rire même. « Je m’en suis doutée oui, mais je ne vais pas me lasser de t’entendre le dire. » C’est bien mieux que ce que tu as pu deviner de ses réactions. Ça te fait vibrer de savoir que tu lui plais, bien plus qu’à n’importe qui d’autre. Puis, c’est une façon de savoir que tu avais raison lorsque tu l’as rencontré la première fois et ce n’est pas rien non plus. Parce que ça te rend tellement heureuse et elle aussi visiblement. Ses dires te touchent, bien plus que tu ne le démontres en rigolant un peu à ses commentaires. Ça n’avait pas très bien commencé, mais les choses ont bien changé depuis. Elle affirme que c’est grâce à toi, mais tu n’en es pas pleinement convaincue. Au mieux, tu as été une source de motivation, mais la force de changer, ça ne peut venir que d’elle. « Tout le plaisir est pour moi tu sais. » Et c’est presque vrai, parce que tu en profites évidemment. « Puis si j’ai pu aidé c’est tant mieux. Ça nous aura permis de rattrapé le début. » Début qui ne s’était pas si bien déroulé comme Soraya l’a dit elle-même.

Tu n’as pourtant pas l’intention de t’étendre davantage sur un crédit que tu n’as pas l’impression de mérité. T’es juste contente que les choses se dénouent ainsi, qu’elle soit intéressée, qu’elle t’apprécie assez pour se lover contre toi de cette façon. Alors oui, que tu aies pu l’aider te fait plaisir, mais ce n’est rien en comparaison des papillons qui s’énervent. Et ils s’énervent encore plus dans ton vendre lorsqu’elle te sert un nouveau compliment. Tu sens les battements de ton coeur s’emballer à nouveau et la chaleur venir te colorer les joues, mais c’est surtout un petit rire surpris qui traverse tes lèvres avant tout le reste. « Parfaite hein… » Tu vois bien dans son regard qu’elle le pense ou du moins qu’elle assume. Alors t’hésites un peu à refuser le compliment que tu considères tout de même bien trop exagéré. « Il faut dire que je suis à mon meilleur en ce moment. » Avec ta tenue ridicule et les cernes de quelqu’un qui étudiait, vraiment c’est d’une beauté. Tu ne t’y opposes finalement pas davantage, sachant fort bien qu’elle ne parlait pas que de ton apparence. Tu préfères plutôt te rapprocher pour lui voler un nouveau baiser. Tu le fais avec cette même douceur, cette tendresse qui habite tes gestes depuis le début. Après tout, tu ne veux pas non plus risquer de provoquer un nouveau malaise. Tu te redresses ensuite pour lui adresser un énième sourire. Signe que tu es bien lorsqu’elle est avec toi. Tu serais restée plus longtemps ainsi, mais tu veux t’assurer d’une chose avant tout le reste. « Sinon… je ne veux pas paraitre vite en besogne, mais, ça te dirait de passer la nuit ici ? » Il ne faut pas y voir une quelconque proposition indécente. Faire les choses ainsi ne serait pas ton genre de toute façon. « Je pourrai te laisser mon lit et prendre le canapé. » Ce n’est pas l’option que tu préférerais, mais ça démontre bien la raison derrière cette proposition. C’est ton inquiétude qui parle encore. Tu veux juste qu’elle t’assure qu’elle ne prendra pas le volant après avoir fait un malaise. Une fois ce détail réglé, tu pourras sans doute plus profiter de la soirée.  
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.05.18 21:01

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Cette promesse, tu ne l'oublieras pas, tu comptais bien lui confier tout ça un jour. Même rapidement, mais tout en laissant cette soirée à part. A part de tout. Et son sourire, sa compréhension à ne pas insister, t'allégeait le coeur. T'avais un peu peur qu'elle insiste, qu'elle prenne mal que tu lui caches déjà des choses, alors que non. Mais au contraire, elle laissait de côté, elle aussi, et s'inquiétait plutôt de ton état. Tu hochais la tête lorsqu'elle te disait de te reposer un peu. Ca n'allait pas être compliqué, avec elle à tes côtés, qui t'apaisait tellement, maintenant que tout ce stress et tes sentiments avaient été libérés. Tu te sentais si légère, bien. Tu as eu ce petit rire lorsqu'elle disait bien te reconnaître. Au moins, ton naturel revenait assez vite, et c'était tant mieux. Tu te forçais jamais à rien avec, c'était si agréable. Être toi-même, sans avoir à penser que ça pourrait être bizarre ou que ça ne pourrait pas lui plaire. "Ça, ce n'est pas prêt de changer je crois." Tu plaisantais, souriais.

Ton malaise passait, ainsi que tes tracas. Tu ne pensais plus à rien à part au moment présent, et ces papillons dans ton ventre revenaient, lorsqu'elle passait sa main dans tes cheveux. Ses gestes, son contact, ça te faisait cette sensation étrange. Comme si tu essayais cette nouvelle drogue qui te faisait planer, et dont tu ne pouvais plus te passer. Tu t'en lassais jamais. "Je m’en suis douté oui, mais je ne vais pas me lasser de t’entendre le dire." Tu pouvais pas t'empêcher de continuer de rougir à cela, alors que ton coeur s'emballait. T'avais l'impression d'être dans l'un de ces nombreux rêves que tu as pu faire sur elle. Où elle te disait ce genre de paroles, qui étaient surréalistes pour toi il y a encore quelques heures, mais dont à chaque fois que tu te levais, tu ressentais ce sentiment déçu de revenir à la réalité. Mais là, non. Tu pouvais te pincer, que tu seras toujours à ses côtés. C'était bien réel, c'était bien là, enfin. Alors oui, tu pouvais lui dire.
Et tu la voyais rire à tes paroles. Ce rire, ce sourire, si beau, qui ne pouvait t'empêcher de sourire également. Ca aussi, ça a fait partie des choses qui t'ont fait craquer chez elle. Parce qu'elle a ce sourire tellement rayonnant, brillant. Ce sourire qui t'a éclairé. Alors oui, peut-être qu'elle n'a été qu'une aide, mais une grande aide. Sans elle, tu le sais, tu serais encore là à te voiler la face, regarder les femmes du coin de l'oeil et utiliser l'excuse du manque de temps pour t'investir dans une relation avec un homme. Tu serais encore là, avec ce point d'interrogation, ce vide qui manquait à ta vie. Alors tu souriais à ses paroles, ça te prouvait bien que tout ce que tu ressentais était réciproque, que tu lui plaisais bel et bien. Maintenant, oui, tout était rattrapé, même si au fond, tu t'en voulais un peu d'avoir perdu ce temps, ça aurait pu aller un peu mieux et vite si tu n'étais pas aussi longue à la détente. Mais bon, visiblement, Abigail ne prenait pas ça mal. Et puis, il valait mieux tard que jamais. Et d'ailleurs... "Pourtant, c'est étrange, tu vois... Depuis le début, je savais que tu allais tout chambouler, au fond. Que si tu avais quand même cette patience après mon... Fabuleux départ, tout ça n'allait pas être anodin. Peut-être aussi... Que je suis revenue vers toi parce que je voulais pas passer à côté de toi. Même si... Je n'étais pas encore au plus clair dans ma tête." Ca te faisait encore bizarre, de dire le fond de tes pensées, mais ça te faisait du bien. Enfin, tu pouvais en parler. Parce que tout ça, personne n'était au courant. T'as jamais eu le courage de te confier à ce sujet, et ça faisait bien longtemps que ça tournait dans ta tête comme un lion en cage qui avait besoin de sortir. Enfin, tu pouvais te confier, et en plus, à la personne concernée. Et ça faisait emballer ces papillons dans ton ventre.

Peut-être que tu étais un peu maladroite sur le coup, que le mot "parfaite" était peut-être de trop. Mais si tu l'avais sorti, c'est que tu le pensais, après tout. Cette fille à tes côtés, elle était tellement attentive, douce, belle, compréhensive, mature... Qu'est-ce que tu pouvais rêver de mieux? Alors oui, elle était parfaite. Alors même si tu rougissais après qu'elle ait répété tes mots, tu ne les regrettais pas. "Il faut dire que je suis à mon meilleur en ce moment." Tu fronçais un peu les sourcils à cela, parce que t'as pas compris sur le coup. Ses cernes et sa tenue ne te choquaient tellement pas. Toi aussi, il t'arrivait d'avoir des cernes après une dure semaine de travail, de t'habiller vite fait bien fait pour être à l'aise chez toi et passer une soirée devant la télé. A tout le monde, ça arrivait. Alors non, t'as pas compris, parce que même comme ça, elle était belle à tes yeux. Tu répondais à son baiser, toujours aussi doux, toujours aussi addictif. Ta main remontait à sa nuque durant ce petit baiser, comme pour la tirer davantage vers toi. Tu aimais trop ses lèvres, c'était indéniable. Mais une fois ce baiser rompu, les paroles qui suivirent te tira un frisson et serra ton coeur. "Sinon… je ne veux pas paraître vite en besogne, mais, ça te dirait de passer la nuit ici ?" Sur le coup, tu ne pensais pas que c'était au sujet de ton malaise, tu pensais à autre chose. Ca t'a prise de cours, merde, elle savait pas. Elle savait pas que tu étais vierge, et il faut dire que tu avais un peu peur de lui dire maintenant. Surtout après cette proposition, elle qui encaissait déjà assez de ta part. "Ah? Je..." Mais heureusement, elle poursuivait: "Je pourrai te laisser mon lit et prendre le canapé." "Ah..!" T'as pas pu t'empêcher de le lâcher, alors que ton corps, qui s'était soudainement mis à trembler à nouveau, se calmait directement. T'as même eu une sueur froide l'espace d'un instant, mais heureusement, elle t'avais vite rassurée.

Ca se bousculait un peu dans ta tête à ce moment-là. Bien sûr que tu voulais dormir ici, de toute façon, avec ton malaise et toutes ces émotions, c'était clairement risquée de prendre le volant après ça. Et puis même, tu serais trop déçue de dormir seule ce soir. Alors, pour commencer, t'as directement répondu, instinctivement: "Non... Oui! Enfin." Ok, lâche ton petit rire nerveux, et réessaye. "Oui, je peux rester, avec plaisir. Et... Reste dormir avec moi." Tu étais peut-être vierge, mais pas non plus à la peau cloutée. Tu pouvais très bien dormir à ses côtés, et justement, t'adorerais ça. L'idée de l'avoir contre toi toute une nuit, te réveiller à ses côtés, ça te faisait sourire d'avance. Tu lui diras sûrement, quand vous y serez, pour ton intimité, se sera le bon moment, car c'était tout de même important, il fallait qu'elle le sache. Mais pas maintenant, elle avait déjà assez encaissé, alors apprendre que toi, trentenaire, t'avais encore jamais passé le cap avec quelqu'un, ça ferait encore une autre explosion. Elle était très compréhensive, mais tu voulais pas non plus lui en donner trop d'un coup. Tu te redressais plutôt, ton épaule contre la sienne. "Pas que ce canapé est inconfortable, mais je me dis que tu serais quand même de bonne compagnie, non..?" C'était presque tendancieux, t'avais ce don pour ça, c'était affreux, tu t'en rendais même pas compte. James pouvait en témoigner.

Au final, tu te redressais un peu plus pour aller chercher le verre d'eau sur la table et y boire une gorgée. T'étais peut-être pas une grande mangeuse, mais les cafés, thés, cappuccinos, eaux gazeuses ou pas, tu pouvais en boire des litres et des litres. Décidément, ton organisme était vraiment bizarre. En reposant le verre, tu remarquais enfin les vêtements de la jeune blonde, ça te faisait sourire. "Oh toi tu bossais, non?" Parce que tu étais pareille quand tu étais étudiante, et puis tu la connaissais bien. "Je ne te dérangeais pas? C'est pas urgent au moins? Si tu veux je peux t'aider si jamais ça urge." Ton côté attentionné revenait au galop lui aussi. Depuis que tu la connaissais, t'as toujours pris soin d'elle, à bien lui dire que tu étais là si jamais elle avait besoin. C'était ton naturel, d'avoir la main sur le coeur, mais avec elle, c'était encore plus décuplé. Comme pour quelqu'un de la famille ou une meilleure amie. Peut-être même plus..? Ca prouvait bien à quel point tu tenais à elle

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   13.05.18 14:59
bodies and souls collide
soraya & abigail

Voir qu’elle se sent mieux et qu’elle revient au naturel te rassure. C’est bien le signe que le malaise passe et tu ne peux qu’en être soulagée. Bien sur, manger un peu aurait été prudent, une façon de s’assurer que c’est bien qu’une question d’émotion, mais tu n’es pas prête d’insister, bien consciente que son appétit n’est que minuscule. Alors tu souris et te laisse porter. Ça te vient naturellement, parce que t’es si bien à cet instant précis. Tu sais que c’est parce qu’elle est à tes côtés et que malgré le fait que ton coeur s’emballe à chacune de ses paroles, sa compagnie t’apaise. Tu voudrais rester bien longtemps sur ce canapé sans rien changé à la situation. Rien que discuter et profiter de votre première soirée ensemble. Non pas que c’était la première fois que vous voyez, mais c’est bien la première fois que les choses se passent ainsi. Parce que quelque chose à changer. Soraya affirme que tu en es la cause, quelque chose dont tu ne peux que douter. Tu ne cherches pas spécialement à diminuer ton importance dans l’histoire, pas alors qu’elle te dit l’inverse, mais ça te parait tout de même gros. Puis ça t’importe peu au fond, tu es seulement contente que vous vous retrouviez maintenant dans une situation où vous étiez toutes les deux sur la même longueur d’onde, que ce tu pouvais ressentir pour elle était réciproque. Puis surtout que tu ne risquais plus ainsi de draguer quelqu'un qui se présentait comme hétérosexuelle. Ça aussi c’est important, même si au fond tu n’as jamais dépassées certaines limites. Limites qui se sont envolées vues les événements de la soirée. Tu souris de plus bel lorsqu’elle continue avec un autre aveu. Depuis le début ? T’es un peu surprise. Bien sur, tu as pu supposer que tu lui plaisais, mais tu n’aurais pas pu deviner une telle chose. Alors tu souris, tout simplement, et de ta main libre, tu viens caresser sa joue. « Tu as tout compris depuis le départ alors. » Plus que toi-même. Forcément, ça te fait plaisir de l’entendre. Les papillons qui s’énervent dans ton ventre le démontrent assez bien. Tu reprends : « Et finalement on ne s’est pas manquée. Dire que je croyais que tu étais hors de ma ligue. » Principalement parce qu’elle t’avait fait savoir qu’elle n’était pas intéressée. Tu as certes pu te douter qu’il y avait anguille sous roche, mais pas au point de croire en des chances fabuleuses. Croire qu’elle se voilait peut-être la face est une chose, te dire qu’elle finira sur ton canapé en est une autre.

Mais elle est bien là, et tu ne vas certainement pas t’en plaindre. C’est bien plus que tu aurais pu imaginer lorsque vous vous êtes rencontrées. Alors tu comptes bien en profiter. Tu le fais déjà, un frisson lorsqu’elle te complimente, une envolée de papillons lorsque tes lèvres retournent les siennes. Chaque parcelle de ton corps vibre en raison sa présence. Ce n’est pourtant pas par égoïsme que tu lui proposes finalement de passer la nuit ici. Bien sur, tu rêves de plus de temps en sa compagnie. Tu ne vas pas t’en lasser de sitôt, peut-être même jamais. Malgré tout, c’est plutôt un relent d’inquiétude qui te motive et c’est pour cela que tu lui proposes de lui laisser ton lit pour prendre le canapé. Bien sur, ce n’est pas l’éventualité qui te plairait le plus, mais ça te semble presque obligatoire de le proposer. Après tout, tu as l’impression de l’avoir senti tremblé à côté de toi. Les quelques mots soufflés t’indiquent aussi qu’il vaut mieux que tu y ailles doucement. Tu attends donc sa réponse avec une certaine impatience que tu camoufles au mieux. Tu ne veux pas la brusquer, Tu veux seulement t’assurer que rien ne lui arrive. Une réponse peu claire met fin à ton attente et en l’entendant tu ne peux que rire légèrement. Comme si la soudaine anxiété qui a pu naitre en toi s’envole aussi tôt. Soraya reprend ensuite avec une réponse plus compréhensible et surtout elle te dit exactement ce que tu voulais entendre. Elle qui reste et qui t’invite à dormir avec elle. Il ne t’en faut pas plus pour qu’un beau sourire revienne étirer tes lèvres. Tu reprends ses mots. « Avec plaisir. » Pas besoin d’en dire plus. Tu t’es assurée que la chose qui te tracassait n’arrive pas, c’est bien suffisant. Puis, un léger rire traverse à nouveau tes lèvres lorsqu’elle reprend. Tu aurais presque pu prendre la chose comme une invitation tendancieuse, mais la vérité, c’est que tu ne veux pas sauter les étapes trop rapidement. « Une bonne compagnie… C’est certain que j’ai deux trois tours dans mon sac. » Tu sous-entends aussi quelque chose de tendancieux, le clin d’oeil qui ponctue ta phrase le démontre assez bien. Mais tu reprends aussitôt. « Puis quand même mon lit est plus confortable. » Un peu de sérieux dans toute cette histoire. La vérité, c’est que tu sens que tu vas passer une bonne nuit de sommeil. Dormir à ses côtés, ça ne pourrait qu’être plaisant.

La conversation revient alors vers quelque chose de plus sérieux lorsque Soraya te pose une question. Sans doute a-t-elle remarqué ton accoutrement de qualité. Tu hoches légèrement la tête. « J’essayais en tout cas. » Disons simplement que ça n’avait pas été des révisions de qualités et que sa soudaine arrivée avait été une libération des plus agréables. Tu la regardes avec tendresse lorsqu’elle te propose son aide. Ce n’est pas étonnant de sa part, mais disons que tu ce n’est pas exactement ce que tu veux faire pendant cette soirée. « Tu ne me déranges jamais voyons. » Tu le penses vraiment, surtout lorsqu’il est question de réviser. Disons que toutes les fois où tu as saisi ton téléphone pour lui envoyer un message ont amplement suffit à perturber tes révisions. « Puis ne t’en fais pas, rien d’urgent. Je révisais pour un prochain examen, mais ça peut très bien attendre. » Tu le dis assez sérieusement pour que ça ne laisse aucun doute. Certes son aide te serait évidemment utile, tu n’es pas idiote au point de penser l’inverse, mais ce n’est tout simplement pas ce que tu veux faire avec elle, pas ce soir en tout cas. « Mais merci de la proposition, je note pour la prochaine fois que je bloque. » Tu ponctues ta phrase en allant lui voler une autre baiser. En vérité, tu risques de t’entêter à vouloir résoudre tes difficultés toute seule, mais ça c’est une autre histoire. Après un court moment, tu finis par te résoudre à te relever et t’extirper du divan. Tu ne souhaites pas t’éloigner d’elle mais parler de tes révisions t’as fait penser à quelque chose : le bordel qu’il doit y avoir dans ta chambre. Tu lui fais donc signe d’attendre un instant avant de te diriger vers ta chambre. Tu ouvres la porte sans réfléchir, pour y faire un peu de rangement. Tu remarques alors la boule de poils qui en sort. « Attention… » Non pas qu’il est méchant ton matou, mais la soudaine apparition du Maine Coon peut surprendre.   
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   13.05.18 16:21

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

T'avais ce besoin de lui dire tout ça, depuis le temps que tu le pensais, que ça te restait à la gorge alors que tu mourrais d'envie de lui dire lorsqu'elle était face à toi. Tu pouvais enfin libérer tout ça, pour elle, et pour toi aussi, qui avait peur de ces sentiments depuis tout ce temps. Et ton estomac ainsi que ton coeur s'affolent, lorsqu'elle passe sa main sur ta joue, et tu ne peux pas t'empêcher de lui sourire, toi qui aimais tellement son contact, ses caresses, déjà accro alors que tu venais de juste les découvrir. Tu l'écoutais, et puis tu as eu ce petit rire lorsqu'elle parlait de cette fameuse "ligue". "Crois-moi, j'étais loin d'y croire non plus." C'est vrai. Lorsque vous vous êtes rencontrés, c'était encore un grand n'importe quoi dans ta tête et dans ton coeur, tu pensais regarder les femmes comme un homme en regarderait un autre pour son style et ou autre chose, mais c'était loin d'être ça. Et c'est avec le temps, et cette rencontre avec Abigail, que tu as pu mettre tout cela au clair. Et t'étais loin de te douter, lorsque tu as croisé son regard pour la première fois lors de cette réunion, que toute ta vie allait prendre un autre tournant, et que finalement, tu serais là, à ses côtés, à vouloir passer la nuit à ses côtés. D'ailleurs, tu es contente qu'elle n'insistait pas en remarquant sûrement cette petite panique que tu as eu lorsqu'elle te proposait de dormir avec elle. C'était dur de ne pas la cacher, après tout. Mais elle ne disait rien, elle te répondait juste ce "avec plaisir" qui te faisait élargir ton sourire. Woaw, ça changeait. Toi qui avais été avec des hommes qui allaient beaucoup trop vite pour toi, qui ne comprenaient pas qu'une fois que vos sentiments soient partagés, tu ne veuilles pas aller aussi vite, qu'il était possible d'être dans le même lit sans aller plus loin. Mais avec elle, c'était si simple. Elle comprenait, ne te brusquait pas. Ca te donnait davantage confiance en elle, et dissipait cette peur de lui dire pour ta virginité. Tu sentais qu'avec elle, tu n'avais pas à avoir peur de lui dire, malgré ton âge, malgré ta vie pourtant bien faite.
Tu n'as pas réellement compris ses paroles, du moins, le sous-entendu, tellement niaise. Tu souriais, à ce clin d'oeil, ces paroles, malgré tout. "J'ai hâte de voir ça." T'étais contente de pouvoir passer la nuit avec elle. Rien ne t'y empêchait, pas d'animal à la maison, de papiers à régler à la maison, de repas de famille. T'étais sereine, et bien heureuse de savoir que tu pouvais passer cette soirée sans le moindre tracas.

Lorsque votre conversation s'était dirigée vers les études de la jeune rousse, tu l'écoutais te répondre, attentive. Lorsqu'elle te disait qu'elle essayait, ça te rappelait tes années d'études à toi aussi, à quel point c'était loin d'être facile, surtout en médecine, peu importe la branche. C'était connu pour être intense, mais t'as tenu le coup, et tu savais bien que Abigail en était capable, elle aussi. "Tu ne me déranges jamais voyons." Tu souriais tendrement à cela, touchée. T'avais beau désormais savoir qu'il y avait tous ces sentiments entre elle et toi, ça te faisait toujours chaud au coeur lorsqu'elle te parlait de cette manière. Elle t'expliquait que ce n'était rien d'urgent, que c'était pour un examen qui pouvait attendre. T'étais plutôt contente au fond, de pouvoir profiter d'elle ce soir. Profiter de toute cette nouveauté dont tu étais déjà accro. C'est étrange, car t'avais l'impression d'être un poisson dans l'eau, comme un lion qui a été enfermé dans une cage durant des années et qu'on a enfin libéré dans une savane. Car avant, t'étais toujours mal à l'aise et apeurée dans tes relations, et pourtant, avec elle, tout allait naturellement, sans cette boule au ventre que tu avais habituellement. Le sourire te venait tout seul, ton coeur était léger, et tu prenais plaisir, lorsqu'elle se rapprochait de toi pour te voler ce petit baiser. Ton estomac n'était plus serré, mais plutôt léger et agréablement piquant, et cette sensation que tu découvrais, tu l'adorais. "Je t'en pris. Et n'hésite pas, ça me fera plaisir." Bien sûr, toute excuse pour la voir et passer du temps avec elle était bonne.

Elle te fait signe d'attendre, et tu es presque déçue lorsqu'elle quitte le canapé pour partir plus loin. Mais très vite, une autre compagnie venait te rejoindre sur le canapé. Une petite compagnie: celle de son chat. Tu le connaissais déjà, et lui aussi, c'est pourquoi il t'approchait et toi tu n'hésitais pas à caresser son doux pelage. Tu le laissais s'installer sur tes cuisses, tu en profitais pour caresser sa tête. "Tu sais bien qu'on est les meilleurs amis lui et moi..!" T'hésitais pas à lui tripoter les joues et les pattes. T'avais bien l'habitude des animaux, toi qui passais beaucoup de ton temps libre au centre équestre, alors ce n'est pas un petit chat qui allait t'apeurer, même si... Ce n'était pas vraiment un petit chat.
Mais tu remarquais que Abbie restait un peu trop dans sa chambre à bouger partout, alors tu as quitté le poilu et le canapé pour la rejoindre, curieuse. Tu n'as pas pris énormément de temps pour comprendre qu'elle rangeait sa chambre lorsque tu passais son seuil de porte. "Me dis pas que tu ranges?" Tu la regardais faire, et tu ne voyais même pas le bordel qu'il pouvait y avoir dans la chambre. Un pull qui traîne? Tu t'en fichais. Alors tu la rattrapais et tu attrapais ses mains pour la stopper dans son élan de rangement. "Arrête, on s'en fout!" Tu riais à cela, regardant autour de toi cette chambre purement normale. La tienne aussi avait son petit bordel après tout. "Tu crois vraiment que ça va me faire fuir? Et que la mienne est parfaite tout le temps?" Tu gardais ses mains dans les tiennes, les caressant de tes pouces, et tu la regardais. "Et fait attention, si tu n'es pas d'accord je pourrais... T'aider à arrêter." Tu la regardais avec un sourire en coin, puis tu regardais le lit. Encore une fois, tu ne pensais pas à quelque chose de "particulier", mais plutôt de l'immobiliser sur le lit, histoire de te rapprocher d'elle davantage. T'en serais capable, tellement à l'aise, et vu votre différence de taille et le sport que tu faisais, ça n'allait pas être difficile de la jeter au lit.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   13.05.18 16:23
bodies and souls collide
soraya & abigail

Encore heureux que vous ne vous êtes pas fié sur vos premières impressions, sur l’idée que vous n’étiez pas dans la même ligue. Tu rigoles légèrement à son commentaire. Loin d’y croire, ça aurait été bien dommage que ça se termine ainsi, à vous regarder de loin sans jamais passer le pas. Vous en êtes à des lieues à présent considérant que vous vous préparez à ce qu’elle passe la nuit chez toi. Certes, il y a eu un étrange moment, l’histoire d’un instant de panique, mais tu ne comptes pas insister, pas maintenant. Comme tout le reste, toutes ces choses que tu ne sais pas encore sur elle. Ce n’est pas un problème, vous avez tout le temps qu’il faut pour apprendre ces petites choses l’une sur l’autre. Pour l’instant, ce serait passer la nuit ensemble, un moment dont vous pourrez profiter à votre guise. Sans passer aucune étape trop rapidement, ce serait bien trop dommage. Tu as appris, par le passé, qu’aller trop vite en affaire risque de te brûler les ailes. C’est bien quelque chose que tu voudrais éviter avec Soraya. Pour l’instant tu es bien avec elle et tu ne voudrais pas changer les choses, la presser d’une façon ou d’une autre. Non, tu veux juste profiter un peu plus, sans te casser la tête, sans compliquer les choses. Tu lui souris doucement. « Bientôt. » Pas tout de suite puisqu’il est encore un peu tôt pour te laisser tomber sur ton matelas,

De toute façon, tout ce que tu peux faire avec elle, même s’installer tout simplement sur le divan à ses côtés, est mille fois plus agréable que ton activité précédente. Étudier n’est jamais plaisant, surtout lorsque tu ne parviens pas le faire. Alors non, elle ne te dérange vraiment, loin de là même. Son aide aurait même pu être la bienvenue, dans d’autres conditions. Déjà ce serait gâcher le moment que vous pouvez passer ensemble à travailler sur tes révisions pour l’examen, mais aussi, tu es tout de même trop orgueilleuse pour demander de l’aide si rapidement. Il te faut tout de même préserver un minimum de fierté en tes capacités. Tu souris lorsqu’elle insiste doucement en te disant de ne pas hésiter en cas de besoin. Encore une fois, le soupçon d’orgueil t’empêche de lui promettre que tu le ferais, mais tu apprécies la proposition. « On verra la prochaine fois que j’essaie d’étudier. » Ce qui n’est pas de sitôt considérant que tu as bien d’autre chose en tête pour la soirée. « Si ça peut nous donner une excuses pour que tu reviennes rapidement. » Non pas que vous auriez besoin d’excuses à présent. Pas besoin de l’inviter sous un faux prétexte, tu pourrais juste l’appeler parce que tu as envie d’entendre sa voix, l’inviter juste pour la voir. C’est plutôt pas mal, tant mieux si en prime tu pourras avoir de l’aide pour tes études.

Ce ne serait pas pour tout de suite cela dit. Non avant tout de chose,a avant même qu’elle ne passe la nuit, il te faut ranger un peu. Ça t’es venu à l’esprit soudainement alors que tu pensais à tes révisions. Ta chambre est sans aucun doute un bordel total, une obligation lorsque que te mets en mode études. Il faut au moins que tu limites un peu les dégâts si tu veux paraitre moindrement bien. Déjà que tu es si mal habillée, il y a toujours des limites. Ton chat te surprend en sortant de ta chambre en vitesse pour se lancer sur le canapé avec Soraya. Ton avertissement à son égard ne semble que très peu utile, mais tu tiens à le faire. Après tout, à la taille de ton matou, tu sais qu’il peut surprendre. « Je sais, mais il n’est pas de très bonne humeur. » C’est le moins qu’on puisse dire, il n’a pas vraiment apprécié d’être enfermé dans ta chambre pendant ce petit moment.
Au moins il peut profiter du plein appartement pendant que tu t’efforces de ranger. Tu fais de ton mieux, le plus rapidement possible, pour ne pas que ça paraisse. Sauf que voilà, le temps passe quand même et tu entends soudainement la voix de Soraya qui s’élève derrière toi. À sa question, tu te retournes avec un petit sourire gêné. « Mais c’est le bordel. » Signe qu’il faut bien que tu ranges un peu. Bon, il faut dire que tu as tendance à être très organisée, donc ton bordel n’est sans doute pas le pire. Tes mains se font capter au passage, te forçant à arrêter « Ça prendra deux secondes. » Tu t’entêtes en essayant de détacher tes mains des siennes. Tu ne veux pas perdre des heures à rendre ta chambre impeccable, tu veux juste ranger un minimum. La différence de force entre vous deux est pourtant tu t’entêtes. « Je suis sure que ta chambre est parfaite oui. » Tu dis la chose avec un certain sérieux, comme si tu étais convaincue par tes paroles. Ça ne serait qu’une évidence considérant à qui tu parles.Tu t’arrêtes finalement de résister lorsqu’elle te fait une nouvelle proposition tendancieuse. Tu lui souris, presque pour l’inviter à mettre ses menaces à exécution. « M’aider à m’arrêter ? Vraiment ? » Tu es loin d’être une rebelle, mais tu as bien envie de voir ce qu’elle peut bien faire. Tu esquisses un nouveau sourire en essayant de te dégager à nouveau. « J’ai presque fini. » Après tout tu ne cherches pas spécialement à perdre le temps que tu pourrais passer avec elle.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   13.05.18 22:31

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Jamais tu n'aurais accepté en temps normal. Toi qui te pensais attirée par les hommes avant tout ça, tu savais que jamais, dans ce genre de situation, tu aurais acceptée de passer la nuit chez la personne, même si rien n'était sous-entendu. Parce que tu aurais eu trop peur, et ça t'aurais trop engagée. Mais surtout, tu aurais eu peur. Après ce que t'as fait Nick, tu avais peur de tout ça. Cette intimité, cette proximité, le tactile, parce que l'homme a tendance à voir ça comme un appel. Mais non, avec Abigail, tu pouvais enfin être toi-même, sans avoir cette boule au ventre qui te paralysait. Tu pouvais caresser sa joue, rester contre elle, la regarder droit dans les yeux, tu pouvais laisser tes émotions parler sans avoir peur de donner un sous-entendu. Alors tu souriais, lorsqu'elle te prononçait ce mot "Bientôt", paisible.

Peu importait pour toi, si tu restais avec elle pour regarder la télé ou l'aider dans ses révisions, tant que tu étais à ses côtés, tu appréciais le moment. Tu pouvais l'écouter parler pendant des heures, ou juste la regarder. Alors, même si vous montiez un meubre ou faisiez la vaisselle, tu serais heureuse d'être avec elle. C'était ça aussi, cette magie que tu n'avais jamais ressenti pour quelqu'un avant. Avec un homme, tu t'ennuyais, tu pouvais partir dix minutes après avoir bu un café avec lui, t'avais pas de sujet de conversation, parce que ça ne t'intéressais pas. Et lorsqu'il te proposait de te voir, tu acceptais une fois sur deux par flemme. C'était nul, plat, tu ressentais rien. Rien à voir avec elle, dont tu avais toujours la hâte de la voir, le plaisir de lui parler autant en face que par le biais de la technologie, et tu ne voyais jamais le temps passer. Donc c'était ça, ce qu'on voyait dans les films. C'était ça, la réalité. "Excuse parfaite." Tu pouvais pas t'empêcher de lui sourire, car ses paroles confirmaient bien que elle aussi ressentait la même chose. Et d'ailleurs, enfin, tu pourras lui dire sincèrement que tu as envie de la voir, juste comme ça. Sans la moindre excuse. Juste parce que tu veux la voir elle, et que ses bras te manquent. Ainsi que ses lèvres.

Tu ne remarquais même pas le peu de bordel dans sa chambre. C'était une chambre après tout, et tu étais venue à l'improviste. Tu comprenais parfaitement et au pire, tu t'en fichais. De toute façon, si ça ne te sautais pas aux yeux, toi qui était tout de même maniaque chez toi, c'est que ce n'était vraiment rien de grave. Mais elle continuait d'insister, essayant de s'échapper de tes mains, ce qu'elle ne réussissait pas. T'étais bien décidée à lui en empêcher. Non, tu ne voulais pas qu'elle commence à se mettre en tête que tu étais plus parfaite qu'elle, qu'elle devait faire attention pour toi. Si tu étais là ce soir, c'était pour la personne qu'elle était. Elle, et son petit bordel. Et tu voyais que ta provocation l'avait directement fait tiquer, elle t'esquissait ce sourire et te faisait ce regard, tout répondant à ton jeu. Tu lâchais alors un rire lorsqu'elle te disait vouloir continuer, et tu tenais ta parole, bien décidée à l'arrêter. "Bon, je t'aurais prévenu." Tu n'attendais pas, tu relâchais ses mains et tu l'attrapais, entourant sa taille de tes bras, puis la tirant avec toi vers le lit. Vu son petit gabarit, tu n'as pas eu de difficulté, tombant avec elle dessus, tu la gardais au-dessus de toi, assise à califourchon sur elle, récupérant ses mains dans les tiennes. Et tu la regardais en riant, un sourcil levé: "Ca va comme ça?" Et puis tu réalisais vos positions, l'endroit, tout ça. Tu te mettais à rougir de plus belle, t'avais fais tout ça si naturellement. Mais au final, tu te disais à quoi bon. T'étais bien avec elle, encore une fois, tu n'avais pas cette peur, malgré le moment présent. Pourtant, avec un homme, jamais tu n'aurais osé faire le quart. Comme quoi, tu t'étais réellement trompé depuis le début. Elle était si belle, là, face à toi. Ses longs cheveux roux flamboyants en bataille sur les draps, ses yeux qui avaient le don de te donner ces papillons dans le ventre, et ses lèvres pulpeuses que tu ne pouvais t'empêcher de regarder. Et tu n'avais pas peur non plus, de rapprocher ton visage du sien, et lui demander, le voix un peu plus basse. "Essaye de m'échapper, pour voir..?"

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   12.06.18 4:50
bodies and souls collide
soraya & abigail

Une excuse parfaite, voilà ce que vous aurez à présent même si vous n’en aviez plus vraiment besoin. Étant sur la même longueur d’onde, il n’y avait plus un quelconque besoin de chercher une raison à vos envies de vous voir. Ce serait plus simple à présent, une réalisation qui te parait tout de même un peu bizarre au fond. Il te faudrait du temps pour t’y faire, mais en même temps tu sais que ce sera une évidence assez rapidement. Tu es bien avec elle, à l’aise lorsqu’elle est dans les parages. Tu l’avais déjà remarqué auparavant, mais c’était la réalité à présent. Une réalité qui ne pourrait que s’améliorer, voilà ce que tu croyais au plus profond de toi-même. Certes, il y aurait des choses à évoquer, des discussions à avoir, mais ce n’est pas une nécessité pour l’instant.

Ce qui est une nécessité en revanche est de ranger ta chambre pour qu’elle devienne présentable. Pour ta défense, tu n’avais pas prévu recevoir une visiteuse surprise pendant la soirée et encore moins pour la nuit. Ainsi, en temps normal, tu avais toujours l’occasion de ranger un peu, de changer les draps également. À la limite, si la situation avait été différente, tu aurais pu proposer le divan à Soraya - plutôt que ta proposition de le prendre, mais dans tous les cas, l’idée de passer la nuit ensemble est tout de suite plus attrayante. Il faut juste que tu limites les dégâts dans ta chambre. Quelque chose que tu n’as fait depuis assez longtemps, les révisions - et les quelques autres points sur ton esprit - t’occupant bien trop en ce sens. Cela dit, malgré l’insistance dont tu fais preuve, Soraya ne semble pas vouloir te laisser t’occuper du petit bordel qui se trouve entre tes quatre murs. Tu aurais pu forcer bien plus dans une nouvelle tentative de te détacher de ses mains, mais tu doutes du résultat. T’entêter est une chose, croire en tes chances de réussir en est une autre. Aux vues de la différence de force, c’est bien inutile après tout. Puis, c’est sans compter la petite proposition à laquelle tu réponds évidemment. Tu le fais sans savoir ce qui peut t’attendre et la surprise n’attend pas bien longtemps.

Un instant plus tard, tu te retrouves étendue sur ton lit avec Soraya assise en califourchon sur toi. La soudaine proximité suffit à réveiller les papillons dans ton ventre qui se font sentir à pleine allure. Son commentaire te fait sourire. « C’est plus agréable que ranger c’est sur. » Il n’y a aucun doute là-dessus. Sa présence t’enivre, cette proximité te réchauffe le corps. Tu es bien tout simplement. Le rouge qui vient teinter ses joues, la rendant d’autant plus adorable et surtout tranchant avec les airs de dragon qu’elle avait habituellement. Tu prenais goût à cette autre facette de sa personne que tu découvrais toujours un peu plus. Ton coeur se débat un peu plus dans ta poitrine alors qu’elle approche son visage pour te souffler quelque chose. Ses mots te font rire. Clairement, tu ne pourrais pas la repousser par la seule force, mais après tout, as-tu réellement envie de te dégager de là ? Ranger ta chambre passe au second plan dans ton esprit. « Je sais pas si j’en ai envie. » Tu tires tout de même pour reprendre le contrôle de tes mains. Tu n’as peut-être plus envie de retourner à du ménage rapide, mais tu comptes bien profiter de la situation. L’une de tes mains vient donc se poser sur la nuque de Soraya pour rapprocher vos deux visages. Tu lui voles un nouveau baiser alors que ton autre main vient caresser son dos avec douceur. « On est bien comme ça, non ? »
Enfin, même si tu ne comptes plus t’échapper, n’en voyant plus l’intérêt alors qu’elle est là, tu te décides à essayer de la faire bouger. Une vague tentative de changer votre position et te retrouver au-dessus. Tentative soldée par un échec, il faut dire qu’entre la différence de taille et de force, tu n’avais pas grand chance. « Je ne pensais pas que tu m’entrainerais au lit de sitôt. » Tu fais remarquer la chose pour plaisanter. Il faut dire que tu n’aurais jamais pu deviner en te basant sur votre rencontre initiale. « C’est loin d’être désagréable. » Tu lui adresses un doux sourire avant de relever la tête pour l’embrasser à nouveau. Décidément, tu ne t’en lasserais pas de sitôt.  
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   14.06.18 2:11

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

C'est vrai, tu étais totalement une autre personne avec elle, en quelque sorte. Parce qu'avec elle, tu n'avais pas besoin de cette facette de dragon, de cette force que tu montrais aux autres pour te faire respecter et trahir. Abigail, tu lui faisais confiance, elle avait ce don pour te laisser être la femme que tu es au fond de toi, pour te laisser retirer cette armure d'acier que tu portais face aux autres. Avec elle, tu étais douce, timide, et même fragile. Parce que c'est comme ça qu'elle te rendait. Tu lui faisais confiance, tu te laissais aller, tu profitais simplement, tu laissais tes sentiments, ton coeur, s'envoler tranquillement. Durant toute ta vie, tu t'es demandée comment ça pouvait être d'être avec quelqu'un, l'amour, tout ça. Parce que ça paraissait si parfait et naturel, autour de toi, dans les films, dans les livres. Pourtant, durant toutes tes relations avec les hommes, tu n'avais rien ressenti de si agréable. Ca ne te venait pas tout seul, ça bloquait, c'était terne et tu te forçais presque. C'était vide. Avant, tu pensais que c'était simplement toi qui avais surestimé la chose, alors que tu trompais sur toute la ligne depuis le début. Tu t'en rendais bien compte-là, ce soir, en ressentant tout ces papillons dans ton ventre que tu n'as jamais ressentie avant, en embrassant cette femme sans te forcer et au contraire, en aillant hâte d'un autre baiser. Comme une drogue, mais tellement meilleure. Enfin, tu ressentais tout cela, et ça te faisait un bien fou. Non seulement parce que tu l'avais trouvé elle, mais aussi parce que tu t'étais enfin trouvé toi.

Et c'était étrange, parce que tu commençais à ressentir ces tout nouveaux sentiments, dont cette fameuse timidité qui te faisait rougir face elle, maintenant que tu étais si proche de ton corps. Et pourtant, ce n'était pas comme avec les garçons. Avec un homme, jamais ça n'a été comme ça. Tu te sentais mal lorsqu'il était proche et il devait trimer pour ne recevoir qu'une petite caresse de ta part. Mais là, non, et c'était carrément toi qui allais vers elle, qui recherchait sa proximité. Et tu te disais stop, tout ça c'était terminé, c'était elle maintenant, et tu n'avais plus à penser au passé, à tout ces tracas à croire que tu étais peut-être malade sexuellement, que tu allais terminer ta vie seule à ne jamais rencontrer ce fameux bonheur. Tu te sentais légère maintenant, tu te sentais toi-même, et heureuse.
Tu riais à ses paroles, lorsqu'elle te répondait que c'était plus agréable que faire le ménage. "Alors j'ai réussi mon coup." Et tu étais plutôt fière de toi. Elle te faisait sourire, lorsqu'elle te disait ne pas savoir si elle avait envie de t'échapper. "Et je sais pas si j'ai envie de te laisser partir, de toute façon." Tu lui esquissais ce sourire à la fois joueur et provoquant, du moins, jusqu'à ce qu'elle glisse sa main sur ta nuque et vienne t'embrasser. Tu répondais à ce baiser, avec douceur, ton estomac se tordait, mais toujours agréablement. Tu pouvais pas t'en lasser, tu te demandais si c'était possible. Et puis il y a eu cette nouvelle sensation, lorsque tu sentais sa main venir caresser ton dos, toi qui étais si proche d'elle, durant ce baiser, sur ce lit. Ca t'a fait ressentir cette chaleur étrange, ça t'as fait expirer un souffle légèrement plus court. Mais t'es vite passé à autre chose, t'as rien dit, parce que t'es toujours à tout extérioriser, et t'avais pas envie d'avoir l'air idiote ou bizarre. Tu l'écoutais plutôt, une fois le baiser rompu, et tu souriais. Ca te réchauffait le coeur, tellement, de savoir que elle aussi, était heureuse de tout ça. Que vous étiez ensemble sur ce nuage. "C'est parfait." Tu ne pouvais pas décrire le moment par un autre mot. C'est comme ça que tu le ressentais, alors autant le dire. Du moins, dire ce qui t'arrangeait. Parce que parler de cette chaleur qui commençait à envahir ton corps, ça c'était autre chose. Et tu te sentais comme une adolescente, à te questionner sur toute ces choses. "est-ce que c'est normal, est-ce que je lui en parle, est-ce que c'est bizarre, est-ce que ça va la faire partir, est-ce que ça va casser quelque chose" etcetera etcetera... Parce que au final, c'était la première fois que tu ressentais tout cela. Ton adolescence, ce n'était que études et famille, rien de plus. Tout ça, tu le découvrais que maintenant. A trente ans. Bien adulte.

Tu riais lorsqu'elle tentait de se débattre, tu l'en empêchais, mais toujours avec des gestes doux. T'étais loin d'être une brute, surtout pas avec elle. Ca en était même surprenant, toi qui avais tendance à faire mal à tes cousins quand tu jouais avec eux étant enfant, et même encore aujourd'hui, lorsque vous vous taquinez. Encore une preuve que tu étais un vrai chaton avec elle. Mais ses prochaines paroles te faisaient un peu tiquer, tu te sentais gênée sur le coup, mais pas en mal, plutôt coupable, en fait. Parce qu'elle ne sait pas, parce que ça pourrait aller plus loin là maintenant, mais que tu te sentirais trop coupable de lui dire sur le feu. Ce n'était pas rien, même si au final, tu n'étais pas contre l'idée, tu réalisais bien cela. Tu ne voyais pas cela comme quelque chose de sacré ou quoi que ce soit, c'est juste que tu n'as jamais eu l'occasion de le faire. Mais tu te devais de lui dire quand même, malgré le moment que tu ne voulais pas casser, parce que tu sentais que ça pouvait déraper, et tu ne voulais pas le garder pour toi plus longtemps. Alors, tu fini par tirer cette grimace tracassée, et tu te redressais, à contre-coeur. "Je... Il faudrait que je te confie quelque chose..." Tu allais tout de même te coucher à côté d'elle, tu posais ta main sur son bras, comme pour te rassurer toi-même en gardant ce contact. Tu commençais par la prévenir, la voix douce, mais un peu nerveuse: "Ne vois pas ça comme quelque chose de grave ou dramatique hein, enfin... C'est rien. C'est juste que... Je veux pas te le cacher." Peut-être qu'elle s'en doutait, tu ne savais pas. En même temps, qui s'en douterait, en 2018, qu'une femme de ton âge soit vierge? Tu la regardais dans les yeux, mais tu le reportais ailleurs de temps en temps, parce que tu ne savais pas comment lui dire. Tu savais qu'elle allait l'accepter, c'était sûr, tu n'en doutais pas. Mais tu espérais qu'elle n'allait tout de même pas avoir peur, ou se sous-estimer parce qu'elle pourrait être "ta première fois". "Je... J'ai... J'ai jamais..." Tu savais pas comment le dire, tu te sentais bête, alors tu lâchais un rire nerveux et tu roulais des yeux. Pas grand monde le savait, alors c'était toujours un peu gênant d'en parler. Alors tu passais ta main sur ton visage, et tu cachais tes yeux en le disant: "Je suis... Vierge." Tu te sentais tellement honteuse sur le coup, pas parce que tu n'avais jamais couché, mais parce que tu le disais dans une telle situation, maintenant. En même temps, il y a 24h, tu ne pensais pas être avec elle. Tu ne lui as jamais confié, parce que pour toi, c'était trop intime, tes amis n'avaient pas à savoir. Mais là, c'était différent, tout avait changé, et elle devait savoir, parce que d'un côté, ça la concernait elle aussi maintenant. Et une fois la bombe lâchée, tu paniquais un peu, tu retirais ta main de tes yeux et tu la reposais sur son bras, tu commençais à parler vite: "Mais c'est rien! C'est pas... T'en fait pas! Je veux dire... J'ai jamais eu l'occasion de le faire c'est tout, enfin... Tu sais comme ça a été compliquée pour moi tout ça alors... C'est pas quelque chose de sacré tu vois, c'est juste... Pas fait, c'est tout." Tu t'expliquais comme tu pouvais, tu paniquais un peu, s'en étais ridicule et mignon à la fois, parce que tout ça, c'était pour ne pas lui faire peur et la rassurer. Tout que tu espérais maintenant, c'est que tu n'avais pas cassé quelque chose, que peut-être, au final, elle ne se sentirait pas capable de gérer ça et arrêterait. Tu sais pas, tu te faisais des films, et ton coeur commençait à se serrer, de stress. Tu la regardais, et tu baissais les yeux, regardant plutôt ta main sur son bras que tu caressais. Sa peau était douce, tellement douce.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   16.06.18 4:46
bodies and souls collide
soraya & abigail

Tu aurais pu te débattre un peu plus pour retourner ranger un peu ta chambre, dieu sait qu’elle en a toujours besoin, mais tu as d’autres choses en tête. Tu comptes plutôt profiter de cette proximité électrisante de ce que Soraya te fait ressentir. Tu pourrais sans doute y passer des heures sans même te lasser, sauf peut-être pour changer de position pour quelque chose d’un peu plus confortable. Tu grimaces légèrement, de manière si peu mature, lorsqu’elle évoque sa victoire, le fait d’avoir réussi son coup. Ce n’est pas un élan de combattivité, simplement tu ne veux pas lui concéder tout non plus, ne serait-ce que pour la forme. « Ou peut-être que je t’ai laissé réussir. » Ce n’est pas vraiment le cas, après tout, tu aurais beau essayé, elle pourrait surement te maitriser en moins de deux. Après, ce n’est pas non plus complètement faux puisque tu te complais bien dans cette position. Tu souris un peu plus lorsqu’elle te dit qu’elle n’est pas certaine de vouloir te laisser partir de toute façon. Tu pourrais faire semblant que ce n’est pas elle qui décide, mais vous savez tous les deux que tu n’en es pas capable.

Tu préfères donc opter pour autre chose, cherchant le contact de ses lèvres plutôt que faussement argumenter avec elle. Tu ne sais pas où tes envies du moment vont te mener, sans doute pas bien loin, mais tu comptes tout de même en profiter. Tes gestes sont doux, imprégnés d’une affection évidente alors que ta main vient se poser dans son dos pour le découvrir un peu. C’est sans intention particulière derrière, même si sentir son souffle court, différent d’à l’habitude, te parait être un encouragement. Tu aurais pu insister, laisser tes mains s’aventurer un peu plus, mais ce n’est pas toi. Vous aurez tous le temps de vous découvrir, ce n’est pas comme si votre histoire semble condamnée à être éphémère. Surtout vu comment vous partagiez le même nuage. Ses dires te font sourire un peu plus. Parfait, encore ce mot qui te semble autant exagéré qu’approprié. « Rien de moins. » Tu ne dis pas ça pour l’embêter ou quoi que ce soit, bien au contraire. Tu le penses très sérieusement, tu le soulignes d’ailleurs d’un geste alors que ta main quitte sa nuque pour caresser sa joue avec douceur.

Tu ne peux pas faire bien plus considérant qu’elle te tient prisonnière. C’est une douce prison, quelque chose que tu vis sans aucun problème. Certes, ça ne t’empêche pas d’essayer - vainement - de t’en tirer. Peut-être pour bouger un peu, changer de position en somme, mais rien de plus. Faute de vraiment pouvoir t’en tirer, tu te permets une plaisanterie avec un sous-entendu gros comme la terre. Tu le dis pour rire, sans le penser plus que ça. Il y a toujours cette pointe de réalité, mais elle sort plutôt du fait que tu n’aurais pas cru être si proche d’elle, pas comme ça en tout cas. Tu t’attendais encore moins à la suite. Un soudain retournement de situation que tu n’aurais pas pu t’imaginer. La grimace qu’elle tire t’inquiètes et tu crains un bref instant d’y être allée trop fort, de l’avoir gênée d’une façon ou d’une autre. Peut-être que tu aurais du faire plus attention, tu sais après tout qu’elle ne peut pas être la plus à l’aise. Les choses changent tellement rapidement que ça peut être étourdissant. Tu la regardes donc se relever à contrecoeur, n’osant pas faire un faux mouvement. Tu es inquiète, c’est plus fort que toi. Après tout, tu as plané pendant un moment, tu ne veux surtout pas retomber brutalement au sol.

Tu la regardes donc avec cette pointe d’inquiétude. Ses mots ne te rassurent guère en ce sens. Tu te doutes que c’est ton esprit qui tourne beaucoup trop rapidement pour ton propre bien, mais encore une fois c’est plus fort que toi. Confier quelque chose est vague, très vague. Tu hoches légèrement la tête, comme pour l’encourager à défaut de vraiment savoir quoi dire. Bien sur que tu écouterais ce qu’elle veut te dire, tu l’aurais fait dans d’autres circonstances de toute façon. Tu tournes la tête dans sa direction, forçant un doux sourire sur tes lèvres. Ce qu’elle ajoute ne t’aide pas à calmer la pointe d’inquiétude, mais ça te ferait presque rire. « Vas-y, je t’écoute. » Tu pourrais passer mille et un commentaire à la place que ces quelques mots, mais tu n’en vois pas l’intérêt. Tu sais garder les plaisanteries pour d’autres occasions. Autant garder le silence et lui laisser le plancher. Que ce soit grave ou non. Tu la regardes alors qu’elle poursuit sur sa lancée avec ce qui te semble être une certaine gêne. Tu l’observes, tu attends, le premier essai n’étant pas le bon.
Puis, la bombe. Elle ne se fait pas vraiment attendre en fait. Elle arrive et tu ne peux empêcher une honnête réaction. « Oh. » Est-ce que ça changeait vraiment quelque chose ? Sans doute pas au fond, mais il te faut tout de même un moment pour considérer la chose. Tu le fais pendant un bref moment avant d’être happée par l’explication paniquée de Soraya. Explication qui te fait sourire, puis qui t’arrache un petit rire. Tu ne cherches pas à te moquer d’elle, c’est juste trop adorable. « Oh, c’est juste ça ? »Tu simplifies sans doute la chose dans ton esprit. Tu es jeune, tu ne penses pas vraiment à ce que ça implique vraiment. La pression viendra, tu te la mettras inévitablement lorsque le moment viendrait, mais pour l’instant, tu n’as pas envie de plomber le moment. À la place, tu te relèves et laisses ta main retrouver sa joue que tu caresses doucement. « Je ne m’attendais pas à ça, mais t’en fais pas. » Tu ne sais pas trop pourquoi tu la rassures. C’est peut-être une discussion sérieuse, mais bon, elle n’a rien fait de mal. Tu te redresses un peu plus pour la surplomber et viens lui voler un autre baiser. « On a tout notre temps, rien ne presse. » Bien sur tu en as envie, tu le sais depuis des lunes déjà, mais pas au point de la pousser, de demander plus qu’elle ne peut te donner. Tu réalises alors la particularité de la chose, comme si les rôles qu’on pourrait vous attribuer étaient inversés. Ça ne te dérange pas, pas vraiment en tout cas, mais c’est à des lieuses de toutes relations que tu as pu avoir. Ce serait un ajustement, quelque chose qui viendrait avec le temps.  
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   26.06.18 14:19

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Tu t’en voulais de devoir percer cette petite bulle dans laquelle vous étiez. Mais tu te disais que c’était le bon moment pour le lui dire, autant y aller maintenant, comme ça ce sera débarrassé. Même si tu avais cette boule à l’estomac pour le coup, par stress de causer quelque chose qui pourrait vous nuire. Ca te ferait trop mal, toi qui découvrait tout juste ce nouveau côté de ta vie, dont ce bonheur à ces côtés.
Tu étais tellement stressée sur le coup que tu n’as pas réellement vu l’inquiétude d’Abigail après que tu lui aies annoncé que tu devais lui confier quelque chose. Elle te regardait, attentive, te disant simplement qu’elle t’écoutait. Tu te grattais légèrement la joue à cet instant, nerveuse, parce qu’il était temps de se lancer, maintenant que tu avais préparé le terrain. Et finalement, après de multiples bégayements et tentatives de phrases ratées, t’as réussi à cracher le morceau. Tu te rendais compte que ce n’était pas si simple à lui dire au final, et tu faisais de ton mieux ensuite pour la rassurer et lui faire comprendre que ce n’était pas si grave. Tu t’en voulais presque, d’être vierge. Parce que ça pouvait freiner, ça pouvait faire peur. Casser quelque chose. Et tu espérais, tu espérais si fort que ce ne sera pas le cas. Tu t’étais tellement battue mentalement pour en arriver là, que ça te ferais trop mal de voir tout ça tomber à l’eau pour une simple histoire de sexe. Mais merde Soraya, arrête de paniquer, c’est pas comme si t’avais des crocs à cet endroit. Tu paniquais trop, toi qui as été tellement été jugée ou questionnée à ce sujet lorsque tu prenais le courage de t’y confier, comme si c’était quelque chose de phénoménal. C’est surtout Nick, lui aussi, qui t’as fait tellement mal à ce sujet. Tu ne voulais pas que ça arrive elle. Surtout pas. Mais ton cœur se serrait, lorsqu’elle lâchait ce « oh. » qui avait au moins le mérite d’être honnête. Tu paniquais à cet instant, tu passais ta main sur ton visage et tu soufflais, regardais ailleurs. Tu te disais merde. « Pardon, j’aurais peut-être dû te prévenir, je… » Tu ne savais pas quoi ajouter, et d’un côté, comment tu aurais pu la prévenir ? Encore ce matin, tu ne pensais pas réussir à faire ce si grand pas un jour. Alors comment lui parler de ça ? T’en est presque débile, Soraya.

Mais la rousse à eu cette réaction. Réaction qui a totalement fait valser ton cerveau sur le coup. Tu la regardais sourire, puis rire. Ton estomac se serrait davantage, tu la fixais sans rien dire, et tu ne savais pas vraiment comment le prendre. Par instinct et expérience, tu as cru à de la moquerie. Parce qu’on te l’a déjà fait ce coup-là. "Mais non tu te fous de moi t’es trop canon pour ça." ou "A 30ans ? T’es frigide à ce stade." Alors, tu t’attendais à ça sur le coup, vu son rire, et tu attendais simplement le coup de massue. Mais non, rien de tout ça. Juste un « Oh, c’est juste ça ? »"Oh, c’est juste ça"… T’as pas pu t’empêcher de lever les sourcils à cela. C’est bien la première fois qu’on te répond cela, et que ça vienne d’Abbie, ça te rendait dingue. Pas dingue de colère, mais de joie. Sur le coup, t’es restée silencieuse, tellement surprise, le temps que l’information monte dans ta tête beaucoup trop tracassée, et puis tu as ri avec elle. T’as lâché ce rire nerveux, et tu l’as regardé, lui demandant, tout naturellement : « Ah, vraiment ? » C’est dingue. Elle te donnait l’impression d’en avoir fait toute une histoire, comme si ce n’était pas grand-chose, voire un détail. Ca te faisait tellement de bien, et ton estomac, ainsi que ton cœur, s’allégeaient tellement. Parce que tu réalisais qu’en fait, c’étaient les autres qui en faisaient toute une histoire. Et elle, elle voyait exactement la chose comme toi.

Sa main se déposait sur ta joue, tu la laissais faire, tu appréciais cette caresse, parce que tu en avais tellement besoin sur le moment. Tu relevais ta propre main pour la poser sur la sienne, la garder contre ta joue. Ses paroles te rassuraient, t’enlevait ce poids sur tes épaules. C’était tellement agréable, libérateur. Décidément, la jeune femme t’avait totalement libérée. De tout. Le poids de tes attirances inavouées, t’engager avec quelqu’un, être tactile, être avec une personne qui savait pour ta virginité et ne t’en jugeait pas. Ca te faisait tellement sourire, alors que tu la regardais, elle et son visage si parfait. Elle se relevait un petit peu, te volais ce baiser dont tu répondais directement, passant ta main sur sa joue, ton sourire s’agrandissant ensuite. Elle t’expliquer que vous aviez tout votre temps, que rien ne pressait. Tu hochais la tête, la regardant de tes yeux brillants et tellement touchés. Tu gardais ta main sur sa joue, et tu lui disais tout naturellement : « Merci. » C’était peut-être trop, mais tu avais besoin de le dire. Parce que de ton passé, tu as bien pu voir à quel point il était rare de tomber sur une personne aussi compréhensive à ce sujet. Et ça te faisait tellement de bien, que ce soit elle. Tu pouvais pas espérer mieux, et pour le coup, tu revenais bien vite sur ton nuage. Tu passais ta main de sa joue à ses cheveux roux, bien plus longs que les tiens. T’as eu un autre tic sur le moment, en réalisant qu’elle ne savait pas non plus pour tes cheveux. Mais tu te disais bof, après la bombe que tu venais de lui balancer, ce n’était même plus un détail mais une particule. Et au pire, elle fera de même un jour avec tes cheveux, sentira tes cicatrices et ça passera comme une lettre à la poste. Car après tout, tout le monde avait des cicatrices, et ce n’était plus rien de grave maintenant. Alors tu souriais, revenant dans ce petit cocon où vous étiez toutes les deux : « Donc au final, j’ai réussi mon coup. » Tu te donnais un air faussement fière et tu montrais sa chambre de ta main. En effet, pour le coup, elle ne s’occupait plus de sa chambre.
Mais soudainement, tu sursautais en entendant frapper à la porte. Tu ouvrais grand les yeux et tu te redressais du lit, écoutant, puis regardant la rousse. « Rassure-moi, c’est de la pub ou des pizzas ? » Le retour à la réalité. Réalité que tu allais devoir commencer à affronter. Bon, ce n’étaient sûrement pas tes parents devant la porte qui venait te chercher avec la ceinture à la main, mais c’était tout de même un petit début de ce que tu allais devoir apprendre et faire. Parce qu’elle était là, et tu ne voulais pas rester cachée. Après tout, ce serait commencé dans un mauvais chemin, et puis, tu étais tellement fière que ce soit elle. Tellement belle et gentille, tellement parfaite, à tes yeux en tout cas. Tu lâchais un rire nerveux sur le coup, et tu passais ta main sur ta bouche, avant de la regarder. Tu te doutais bien que c’était sa sœur pour venir à une heure pareille. Alors bon, commençons.  

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t271-abigail-karldottir-the-su

Identity Card
Pseudo : dday. Messages : 39 depuis le : 01/05/2018 Avatar : madelaine petsch. Points : 206 A Reykjavik depuis : la naissance, mais de retour depuis cinq ans. Âge du perso : tu as vingt-trois ans. Emploi/études : étudiante en médecine, tu occupes le temps qu'il te reste en faisant du bénévolat dans une organisation protectrice des animaux.

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   03.07.18 14:51
bodies and souls collide
soraya & abigail

Qui n’aurait pas été inquiet en entendant les mots de Soraya ? Ce n’est certes pas du niveau de « faut qu’on parle » mais ce qu’elle a dit a amplement suffit à faire naitre une inquiétude certaine en toi. Tu aurais pu poser mille et une questions, passer tout autant de commentaires pour te changer les idées et ainsi éviter de t’inquiéter inutilement. Le silence te semble pourtant plus approprié, si bien que tu te contentes de lui assurer de ton écoute. C’est ce que tu aurais voulu qu’on te dise si tu avais été à sa place alors tu espères que ce sera son cas. Elle semble avoir du mal à cracher le morceau, ce qui peut être compréhensible considérant le sérieux dont elle fait preuve. Ça doit être quelque chose d’important, quelque chose à quoi tu ne t’attends pas nécessairement.
La déclaration confirme effectivement cette hypothèse. Soraya, vierge ? Ça te parait bien étrange. Ce n’est pas dérangeant non, au final, tu estimes que ça ne change pas grand chose, mais ça reste particulier. À son âge et vu comment elle est tout bonnement magnifique, il ne fait aucun doute qu’elle aurait pu. Son explication vient illuminer un brin la chose, mais ça reste étonnant. C’est ce qui cause ta réaction initiale, cette part d’honnêteté que tu ne peux contrôler. Tu es pourtant surprise à nouveau lorsqu’elle vient s’excuser en disant qu’elle aurait du te prévenir. Tu secoues la tête avec un sourire. Tu vois difficilement comment elle aurait pu le faire ou même pourquoi elle aurait du. Non, c’est plutôt la surprise qui a parlé qu’une véritable gêne de ta part.

Tu entreprends donc de la rassurer. Tu n’as pas de mal à le faire, du moins à transmettre le fait que ça ne te dérange pas le moins du monde. Pour toi, il parait évident que tu n’as rien à dire sur le sujet. C’est certes sous-estimer ce que ça implique, mais malgré une maturité dont tu sais faire preuve, tu n’y peux rien. Tu repousses les réflexions et la pression à plus tard, faute d’avoir réellement envie de t’y coller. Tu lui assures que rien ne presse, quelque chose que tu penses. Ce n’est pas une chose avec un compte à rebours qui causera un problème. Tu n’as pas d’attentes particulières, encore moins ce soir-là. Tu souris de plus bel lorsqu’elle te remercie, sans vraiment savoir pourquoi elle le fait. « Je n’ai rien fait de spécial tu sais. » Même que tu ne mérites pas vraiment de remerciement. Au final, ça ne change que quelque chose pour elle, c’est une étape à passer. Tu devrais peut-être lui en parler davantage, savoir comment elle appréhende réellement la chose. Peut-être une autre fois, soucieuse de ne pas paraitre insistante dans une conversation qui pourrait la gêner. Après tout, vous aviez un beau moment avant que le sérieux ne s’y invite.

Oh bien sur, tu ne lui en veux pas pour cette petite parenthèse de sérieux, seulement, tu préfères de loin sentir sa main contre ta joue, puis passer à tes cheveux. Tu as un énorme sourire sur ses lèvres qui devient à nouveau un rire lorsque de son faux air fier, elle affirme avoir réussi son coup. Tu prends une mine faussement vexée, bien que ce soit inutile dans la situation. Puis, tu concèdes la victoire, faute de pouvoir affirmer que le ménage de ta chambre est encore une de tes préoccupations. « J’admets que tu es plus intéressante. » Ce n’est même pas un concours après tout. Tu pourrais rester ainsi pendant des heures juste à profiter de sa compagnie et la sentir près de toi. Tu es tentée de lui dire, mais la peur de paraitre trop investie te pousse vers la retenue. Tu ne veux pas non plus la faire fuir si rapidement. « C’est même beaucoup plus agréable. » Tu viens cueillir un autre baiser, prête à te laisser porter par les doux sentiments qui viennent naturellement. C’est à se demander pourquoi tu as même eu envie de ranger ta chambre. Un souci de mieux paraitre, assurément, mais un souci bien inutile vu la situation.

Sauf que tout ça c’est sans compter une soudaine apparition sous la forme de coups à la porte. Tu te redresses machinalement, conscience de ce que ça peut être, mais tout de même gênée. Tu secoues la tête, certaine que ce n’est, ni un, ni l’autre. « Normalement ni l’un, ni l’autre. » On n’est jamais à l’abri d’une surprise, mais selon toute vraisemblance, une seule personne pourrait être de l’autre côté de la porte. Tu caresses son dos avec douceur avant de te relever d’un coup. « Elle ne va pas te manger en tout cas. » Elle étant ta soeur, cette unique possibilité de visite à une telle heure. Malgré le fait que la situation n’a rien de gênante, tu sens ce noeud dans ton ventre naitre, petite boule de stress à laquelle tu n’es pas habituée. « Je vais aller lui ouvrir. » Tu n’insistes pas pour qu’elle te suive hors de la chambre, mais pas non plus pour qu’elle y reste. Tu ne sais pas ce qu’elle peut bien vouloir dans cette situation. Ce n’est que le début entre vous, le commencement d’une histoire. Peut-être n’aurait-elle pas envie de discuter avec ton ainée dans cette situation.
Toi tu n’as pas le choix, tu regrettes un peu de devoir quitter le confort de ta chambre et des bras de Soraya, mais tu t’empresses d’ouvrir la porte. Ta soeur entre sans plus de cérémonie, abandonnant l’idée de trouver ses clés dans son imposant sac. « Je ne t’attendais pas ce soir. » Tu dis la chose sur le ton le plus neutre possible, comme pour cacher la légère gêne qui t’habite. Ce n’est pas que tu as honte d’être trouvée en compagnie de Soraya, loin de là même, seulement que c’est une étape que tu aurais imaginé passer de sitôt. Puis, c’est sans compter le fait que tu n’invites pas souvent des gens que tu apprécies de cette façon. Tu sais que ta soeur ne jugerait jamais la chose, mais bon c’est un point important. « Ne t’en fais pas, je viens récupérer quelques affaires et je repars. » Elle se dirige vers sa propre chambre avant de s’arrêter. « Mais t’as quelqu’un avec toi ? » Le rose vient colorer tes joues sans que tu ne puisses le contrôler. Ce n’est pas le fait qu’elle devine l’autre présence, mais le fait que tu ne sais pas comment définir la chose complique un peu plus les choses.  
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t305-soraya-f-dahmani-down-on-

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 158 depuis le : 10/05/2018 Avatar : wonder gal gadot Points : 440 A Reykjavik depuis : naissance Âge du perso : 31yo Emploi/études : kinésithérapeute

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   15.07.18 17:21

BODIES AND SOULS COLLIDE
We can meet in the middle. Bodies and souls collide, dance in the moonlight, where all the stars align

Elle te faisait sourire pour un rien, elle t’apaisait, te faisait presque oublier la réalité. C’était tout un monde différent, que tu aimais tant alors que tu le découvrais seulement. Ce petit nuage qui n’était rien qu’à vous. Alors bien sûr que si, elle a fait quelque chose de spécial. Parce que tous ces sujets délicats, presque sensibles, lui étaient totalement passés au-dessus de la tête, comme ce n’était pas grand-chose au final. Car oui, ce n’était pas grand-chose, et c’étaient les autres qui voyaient ça comme une montagne. Et toi aussi, pour le coup. Entre ta sexualité totalement perdue et désormais découverte, pour de bon, mais pas si traditionnelle qu’il le fallait, et cet autre point de ta sexualité, original lui aussi. T’avais vraiment pas de chance n’est-ce pas ? Mais au moins, avec elle, ce n’était pas si important en fait, c’était juste toi, tout simplement. Simplement. C’était un peu ça, tout paraissait si simple avec elle. Et ça te faisait du bien, de laisser tomber ces poids sur tes épaules. Tu pouvais être toi-même, et alors, tu découvrais toutes ces belles choses que tu n’as jamais réellement connues. Tu te retrouvais comme une adolescente devant son premier amoureux. Parce qu’au final, c’était un peu ça. Comme si Nick, Stan, n’avaient été que des petites amourettes de l’école maternelle, et que là, tu passais au sérieux, au vrai. C’était ça. Tu rougissais et riais bêtement pour un rien, et tu avais cette timidité, ces papillons dans le ventre que tu n’as jamais connu auparavant. Alors c’était ça, d’être avec quelqu’un, pour de vrai ?

Mais tu as été tirée de tout ça, encore une fois, lorsqu’on sonnait à la porte. Tu te redressais d’un coup, te doutant que c’était la sœur aînée d’Abigail. Tu redoutais un petit peu, mais la jeune femme te rassurait un peu, et puis merde, tu étais Soraya. T’avais peur de personne, alors pourquoi ça changerait ce soir. Ce n’était peut-être un sujet très simple pour toi, mais tu étais bien connu pour tout assumer, ne jamais faire attention aux regards des autres. Alors à quoi bon. Tu soufflais un bon coup, et tu hoches la tête à Abigail, la laissant aller lui ouvrir, restant dans la chambre un petit moment histoire de respirer.
Tu entendais l’aînée entrer, les deux sœurs discuter. Toi, tu restais d’abord à faire mine d’observer ta manucure histoire de ne pas sortir tout de suite. Mais finalement, ton estomac se serrait un peu lorsque l’autre femme remarquait qu’Abbie n’était pas seule. C’était à toi de jouer, alors tu te levais enfin, prenant une grande respiration avant de sortir de la chambre. Par chance, sûrement par ton travail, tu savais gérer les situations gênantes. Parce que tu en as rencontré des femmes gênées de leur mauvaise épilation, des hommes qui aimaient… Un peu trop ton travail, des femmes trop expressives aussi. Ca faisait partie de ton boulot, de savoir rester calme, alors pour le coup, ça te servait bien pour ce soir, et tu gardais un sérieux et un self-control tellement bon, malgré tes pensées qui explosaient dans ta tête. « Bonsoir.. ! Je suis Soraya. Dahmani. » Tu tendais la main pour la saluer. Sinon tu te disais pas que ça pouvait être bizarre que tu sortes comme ça de sa chambre ? Bien sûr que non, t’es tellement niaise parfois. Mais visiblement, ce n’était même pas ça qui avait tapé à l’œil de la sœur. Après tout, ton âge pouvait surprendre et ne pas mettre directement la puce à l’oreille vu votre écart, et tu paraissais presque… Professionnel, tant tu intériorisais tout. Alors, la sœur vous regardaient plutôt toutes les deux avec un air perdu et inquiet. Peut-être aussi parce que Abigail n’était pas spécialement habillée pour recevoir des invitées, alors elle demandait : « Tout va bien ? T’es pas malade ? » Sans oublier le visage pivoine de la rousse, dont tu te retenais de rire d’ailleurs. Elle était loin de se douter, visiblement. « Ah, oui, tout va bien... J'imagine? » Parce que tu ne comprenais pas vraiment pourquoi elle s’inquiétait, comment elle a pu se faire ce genre d’idée en te voyant, toi grande brune de la trentaine, être chez sa sœur cadette. « Je sais pas, vous êtes bizarres, un petit peu. » Tu lâchais un rire nerveux à cela, et tu passais ta main dans tes cheveux. « Ah bon.. ? » Ah, s’en était presque ridicule.

code by bat'phanie

_________________
de l'autre côté
Ils disent que l'amour rend aveugle mais il t'a redonné la vue. Il t'as fait muer quand ta rage était sourde. Il t'a fait retirer le collier de chien qui te servait d'écharpe. L'éducation t'a fait désapprendre des choses essentielles que tu savais déjà.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card

MessageSujet: Re: bodies and souls collide || pv: abigail   
Revenir en haut Aller en bas
 
bodies and souls collide || pv: abigail
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» WANDERING SOULS ★ humanity is endangered.
» Abigail Blackson, la petite fille du Diable...
» Wyatt, Triple H, and Sister Abigail..
» When two objects collide, there is always damage of a collateral nature ~
» BLACK BODIES IN MOTION AND IN PAIN (DANTICAT)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: Residential Area :: Appartements-
Sauter vers: