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 Pact with the devil | Aleksy

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Bethany L. Williams
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MessageSujet: Pact with the devil | Aleksy   13.12.18 18:31


Bethany & Aleksy


Aleksy. Luka. Devil incarnate. C'est une relation complexe avec lui. Tu ne le détestes pas, tu ne l'apprécies pas pour autant. Tu ne dis pas non à vos corps-à-corps, tu ne dis pas oui également. Parce que tu l'as voulu il y a de cela un long moment, mais ce n'est pas arrivé sous manque de contrôle de ta part. Puis lorsque vous avez pu mettre cet échange à terme, c'était bien loin d'être sous des conditions qui te plaisaient. Forcée sans l'être réellement. Un abandon au plaisir charnel sous un accord qu'à demi accepté. Parce que tu veux garder la tête haute face à ce diable et de te retrouver coincée, obligée de payer ton dû, c'était loin d'être toi en position de force. Jusqu'à ce que tu ne décides de jouer au mieux pour le faire flancher d'abord. C'est tout ce que tu avais pu faire à l'immédiat, à défaut de pouvoir fuir et lui imposer le jeu selon tes règles. Lui imposer cette bonne soirée  qui se faisait longuement due, à ta façon et non sous l'obligation actuelle. Et pourtant, ce n'était en rien désagréable. Ce contact charnel un peu plus sauvage que ce dont tu as l'habitude, dénué de toute émotion si ce n'est que la chaleur partagée de vos bas ventre, faisait parti de ces coups d'un soir qui se font plus appréciés dans ta mémoire que bien d'autres. Au point tel que tu en as souvent oublié qu'il y avait eu quelqu'un d'autre tout juste avant lui, qui dormait encore dans la chambre d'hôtel sans se douter que pendant que tu t'envoyais en l'air dans l'ascenseur, il se retrouvait coincé avec le paiement de vos abus d'alcool il y avait de cela quelques heures plus tôt.

Aleksy, Luka. Deux prénoms, deux personnes. L'une d'elles étant ce dealer que tu as rencontré sur les plaines, l'autre se retrouvant épris de James, une connaissance qui se fait de plus en plus importante à tes yeux. Deux personnes bien distinctes qui forment un tout que tu apprenais lentement à connaître comme il se doit. Et ce soir, tu faisais appel aux deux. Parce que tu as joué avec James et tu as lancé des informations au russe à son sujet, afin de te mettre à niveau avec l'islandais, afin de te venger un peu, aussi. Au final, les choses ont tournées en ta faveur. Le dealer t'a promis une récompense de ton choix pour cette nuit inoubliable qu'il venait de passer. C'est un gros avantage de ton côté, ça. Surtout en considérant la personne qui venait de te l'offrir. C'est quelqu'un qui a du poids, qui a de nombreux contacts. C'était bien plus avantageux qu'une récompense offerte par la jolie serveuse du café du coin. Tu pouvais laisser tes limites se dépasser bien plus loin. Ça t'as pris un moment à trouver, d'ailleurs. À chercher ce que tu voulais réellement en faire, de cette occasion en or. Tu as laissé ça de côté jusqu'à trouver quelque chose. Quelque chose qui te tient à coeur, au final.

Cela fait presque deux ans que tu as quitté Londres, mais tout aussi longtemps que tu ne parles plus à tes parents. Déjà qu'une fois que tu avais quitté le nid familial, les communications avec ta mère se voyaient restreints, qu'au stricte minimum. Pour les "urgences", bien que tu n'as jamais fais en sorte de la contacter lorsque tu étais vraiment dans le besoin. Tu aurais pu être en train de mourir, selon toi, que tu n'aurais pas pris soin de la contacter. Elle ne le faisait pas non plus, d'ailleurs. Ses rares urgences se retrouvaient à être un appel pour te demander de lui apporter ses vêtements de travail oubliés à domicile. C'est ce qui fait que tu as rencontré Luka, d'ailleurs. L'une des rares fois où elle a eu besoin de toi, tu t'es retrouvée nez à nez avec ce type. Toi qui lui parlais déjà si rarement. Elle qui s'intéressait si peu à toi. Tu l'avais bien compris, qu'elle ne te désirait pas. Aussitôt as-tu pu fuir le domicile que tu l'as fais, mais ce n'était pas assez. Alors tu as fuis le pays. Tu as recommencé ta vie ailleurs. Sauf qu'en ce temps festif, après presque deux ans d'absence sur les terres londoniennes, le passé te rattrape. Ton pays te manque toujours un peu plus, sachant que là-bas au moins, tu avais une place. Non, ce n'était pas là où tu devais être et tu le sais. Ce n'était pas ta place, du tout. Mais tu n'étais pas une étrangère, au moins. Mal prise, si un jour il y avait une réelle urgence qui fait que tu avais besoin d'elle, sans même savoir si elle t'aidera, ta mère s'y trouvait. Peu importe à quel point elle te déteste, peu importe à quel point elle ne voulait pas de toi dans sa vie, à quel point tu présumes qu'elle est mieux maintenant que tu n'en fais plus partie. Peu importe, aussi, à quel point tu ne l'aimes pas réellement. Sauf que tu en as marre de présumer et si tu n'avais pas le courage de prendre le téléphone pour prendre de ses nouvelles, tu voulais au moins savoir qu'elle était encore en vie, qu'elle allait un minimum bien. C'est là qu'Aleksy prenait forme avec sa récompense. Il a des contacts. Il saurait trouver des informations.

Tu es presque nerveuse quand tu attends qu'il arrive. Parce que c'est un aveu de faiblesse de ta part, mais c'est également dangereux. Tu ne veux pas qu'il sache quoi que ce soit à ton sujet et pourtant, tu lui demandais haut et fort de fouiller ton passé. Tu préférais le voir en personne, pour qu'il n'ait pas de preuves écrites de ta demande. Qu'il n'ait pas un poids supplémentaire à ton sujet. Les paroles s'envolent, que l'on dit. Alors les paroles voleraient le temps que tu lui demandes une telle chose et tu pourrais ainsi les effacer de ton esprit si le résultat n'était pas comme tu le désirais. Il y aura des répercussions, tu t'en doutes bien. Mais aussi bien limiter les dégâts et t'éviter une honte supplémentaire s'il venait à reprendre tes écrits en plus de tout le reste. Il ne connait pas ton nom de famille, pas encore. S'il faisait bien son boulot, il saurait que tu es la fille des deux personnes que tu allais demander des informations. C'était déjà assez lourd, comme aveu. Tu es déjà sur la fin de ton premier verre de whisky lorsque l'on cogne à ta porte, pendant que tu t'occupais comme tu le peux pour ne pas changer d'idée à mi-chemin. Tu soupires un peu, te relevant afin de t'armer d'un sourire qui étire tes lèvres, toujours aussi charmeur, toujours aussi faux, que ce dont il en a l'habitude. Enfin, tu ouvres la porte pour dévoiler la tête blanche qui s'y trouve. Impossible de reculer, désormais.

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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   12.01.19 14:21

FT. Bethany


C’est très étrange, de se sentir redevable envers quelqu’un. Et si d’ordinaire je ne fais que chasser ce sentiment de ma vie, aujourd’hui, j’ai bien l’intention d’effacer ma dette. Peut-être parce qu’il s’agit de toi. Peut-être parce qu’au fond, je t’apprécie sûrement bien plus que je ne veux bien l’admettre. Ou alors c’est tout autre chose. Un sentiment arrogant, égoïste qui me donne envie d’au moins écouter ta requête, avant de choisir si je céderais devant toi ou non. Pourtant, j’ai déjà perdu face à toi. Entre ses quatres murs, enfermé dans cet ascenseur de l’enfer, c’est toi qui a gagné. Je ne suis pas encore assez stupide pour ne pas l’admettre. C’est toi qui a réussi à me faire perdre la carte comme rarement auparavant. En dehors de James, très peu de personne parviennent encore à éveiller cet instinct de chasseur qui enlace mes sens. À croire que chasser des brebies ignorantes a fini par me lasser. Aujourd’hui, je préfère chasser d’autre chasseur, d’autre loup bien plus dangereux pour mon instinct de survie que de maigre biche apeurée. C’est pourquoi je n’ai aucune crainte quant à cette invitation. Même si les choses finissaient par virer, même si l’envie prendra peut-être le pas sur le reste, ce ne sera qu’un moyen de plus pour me rassurer, pour me faire comprendre que non, je ne deviens pas stupidement incapable d’aller voir ailleurs. C’est quand même un comble, pour quelqu’un qui est censé vendre son corps, de n’être capable de le vendre qu’à une seule personne.

Mes pas me guident avec une certaine légèreté jusqu’à chez toi. Je suis déjà passé devant la porte d’entrée de nombreuse fois, et si je me suis toujours retenu de sonner pour faire de ta vie privée un enfer, c’est par simple intérêt. À ta place, j’aurais envoyé le moindre intrus se faire foutre. Et puis le temps a passé et avec lui, la sympathie est venu. Mais plus que tout, c’est la curiosité qui m’anime aujourd’hui. La curiosité de savoir ce que tu tiens tant à me demander. J’imagine que cela n’a rien de légale. Si ça avait été le cas, bien d’autre avant moi aurait pu te prêter main forte. Ou peut-être est-ce tout simplement les nombreux contacts que je me suis fait avec le temps que tu cherches à utiliser. Si ce n’est que ça, Honey, crois bien que je serais sûrement prêt à t’aider. Plus, même, ça me donnerait une bonne excuse pour essayer de récupérer les informateurs de mon père. Après tout, maintenant qu’il a disparu, ils devraient me revenir de droit. Ne me reste plus qu’à trouver l’opportunité de le leur rappeler.

Trois coups sur la porte, et c’est vraisemblablement tout ce qu’il faut pour que tu daignes m’ouvrir avec ce sourire faux qui m'amuse toujours autant. Rien n’est vrai lorsque cela vient de toi. Peut-être que c’est aussi ça qui me plait tant chez toi. Ce masque que tu portes sans cesse lorsqu’on se rencontre. Cette allure un brin arrogante, sûre d’elle et charmeuse. Comme un écho de tout ce que je peux être. Comme un miroir de ma propre apparence. Mes lèvres s’étirent avec un brin d’amusement, alors que ma voix se fait presque railleuse pour la cause. « Toujours heureux de te voir, Honey. » Ça aurait pu être un mensonge et pourtant, ça n’en est pas vraiment un. Parce que je suis loin d’être réfractaire à l’idée de partager un peu de temps avec toi, que ce soit entre des draps ou en échangeant des pics acerbes. Ça m’aide à me sentir en vie. Chasser, tout comme je te chasse depuis des années. Mon regard curieux essaye vaguement de regarder dans ton dos, un sourcil haussé dans une mimique agaçante. « J’espère que ton whisky est bon, parce que j’ai passé une sale journée. » Une journée à batailler avec certain de mes collègues trop prompt à vendre n’importe quoi. Comme si vendre une came dégueulasse était nécessaire, au vu du chiffre que l’on rapporte tout les mois. Non. C’est même dangereux de s’amuser à ce genre de chose. Notre réputation en dépend. Les mains dans les poches, je tourne mécaniquement la bague autour de mon annulaire, une habitude qui commence à se faire un peu trop féroce à mesure des jours qui passent. Mais qui sait, avec un peu de chance, tu ne la remarqueras même pas lorsque ma main daigneras quitter son fourreau.



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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   12.01.19 17:02


Bethany & Aleksy


Peut-être que tu l'apprécies, quelque part. Un peu, juste assez pour faire appel à ses besoins. Puis, c'était un bon coup, peu importe que ce ne soit pas dans tes conditions à toi. Les sons étaient bien réels, contre ce mur d'ascenseur. Tu as souvent pensé le contacter, lorsque tu sentais le sol se déconstruire sous tes pieds. Lorsque tu avais l'impression de tomber dans le vide, que ta vie devenait un enfer. Quand la douleur était trop forte et que tu cherchais à faire autre chose que de vouloir te tapir dans un coin et cesser d'exister. Que le peu de gens se souvenant de ton existence puissent t'oublier, ne serais-ce qu'un peu. Le contacter, lui demander de te vendre cette horreur que tu le sais propriétaire. Peu importe à quel point tu en as peur, que tu détestes ça. L'idée t'a frôlé l'esprit, plus d'une fois. De simplement avaler un comprimé, une poudre, et ainsi tout oublier. Mais toi, Bethany, tu es une battante. Tu ne saurais t'abandonner à aussi bas. Pas pour si peu, du moins. Au lieu, tu trainais ta carcasse de force quelque part ou tu préférais simplement engourdir le mal sous les effets de la douceur d'un breuvage alcoolisé. Puis, tu tombes si facilement dans l'excès, tu ne souhaites pas devenir dépendante de ça. Encore moins de lui. Il ne suffit de voir James lorsqu'il n'a pas pris sa dose pour constater le manque que ça lui fait et c'est suffisant pour ne pas vouloir t'amener à ce type d'agonie. Faire du diable un fournisseur de ce soulagement chimique auquel tu pourrais devenir addict lui donnerait un bien trop grand avantage sur toi, de toute façon. Vous ne seriez plus deux chasseurs, deux loups. Tu deviendrais rapidement la brebis en besoin des services du grand méchant loup qui pourrait s'amuser à faire basculer ton monde à l'envers rien que par plaisir de te voir perdre équilibre, perdre pied. Tomber. C'est loin de te plaire, ça. Heureusement, la peur se fait assez importante pour t'empêcher de t'amener à une solution pareille. Mais tu l'apprécies bien, au fond, le russe. Un peu, assez. Juste assez pour lui demander faveur. Celle longuement due. Peu importe la nervosité qui se réveille lentement sous l'attente.

Les trois coups résonnent dans l'appartement autant qu'au creux de ton corps, vibrant à ta poitrine. Trois coups qui sont pourtant légers, simples, mais qui semblent similaire à une faucheuse qui arrive pour faire ton jugement dernier. Tu détestes faiblir comme ça. Tu détestes te faire un peu plus réelle avec quelqu'un. Surtout avec lui, au final. Qui sait ce qui arrivera. Qui sait ce qu'il fera une fois que la demande sera posée. Il ne pouvait pas te la refuser, ça, tu en étais certaine. À moins que ce ne soit une demande hors de ses capacités, chose que tu sais être totalement fausse. Mais qui sait. Qui sait ce qu'il fera de ces informations, lorsqu'il en aura alors possession. C'est trop tard, de toute façon. Tu t'empresses d'ouvrir la porte avant de changer d'idée, avant de reculer en arrière, de lui envoyer un sms et lui dire de ne pas se présenter, que tu as un empêchement. Sauf que dans tout ça, dans toute cette nervosité qui s'installe lentement en toi, tu ne sais pas ce dont tu as le plus peur. Tu ne sais pas si, en réalité, la crainte vient de ce diable qui détient les informations ou ne viendrait-elle pas plutôt des réponses que tu saurais avoir. Parce que ton esprit à souvent divagué. Sur l'idée que peut-être ta mère s'est refait une vie après ton départ, qu'elle est ainsi mieux sans toi, qu'elle s'est trouvé quelqu'un. Ou même que ton père est revenu, maintenant qu'ils étaient débarrassé de toi. Peut-être a-t-elle un autre enfant. Un qu'elle a souhaité, qu'elle a voulu avoir dans sa vie afin de vivre une petite vie familiale exemplaire. Pas une erreur vivante, cette fois. Et chaque fois que tu en viens à cette pensée, à cette image, ton coeur se fend un peu plus. Parce que malgré ton attitude, plus jeune, tu ne demandais rien de plus qu'être aimée par tes parents. Que d'être bordée au lit et que l'on te raconte une histoire. Que de passer un Noël comme ceux que tu vois dans les films. D'avoir une famille comme tu ne cesses d'entendre parler autour de toi. Tu n'as jamais demandé rien de plus, jamais demandé la lune et pourtant, dans la simplicité de ta demande, tu n'as jamais pu l'avoir. Une demande qui n'a jamais été satisfaite, ne faisant qu'ainsi accumuler le blâme du départ de ton père sur tes épaules, portant le fardeau de la vérité sur ta naissance. La douleur sans cesse rappelée de l'absence d'amour d'une famille unie. Douleur qui donc fait fendre ton coeur toujours un peu plus. Qui perce cette glace lentement, à coup de lentes fissures. Tu ne sais pas si tu es prête à entendre la vérité, mais tu te dois de le faire. Maintenant ou jamais. Parce que plus tard, forcément, cette redevance finirait par s'éteindre et toi, tu perdrais ta chance.

Ton sourire est alors faux, lorsque tu ouvres enfin. Faux, pour cacher tout le reste, comme toujours. La moindre douleur, nervosité, qu'importe. Vous en avez tout les deux habitude, de ce masque, ce voile. « Le plaisir est partagé, little devil. » C'est faux, mais pas que. Parce qu'avec le temps, tu as bel et bien réussi à t'habituer un peu plus à lui. À l'apprécier ne serais-ce qu'un peu. Assez pour accepter de partager un peu de temps avec lui, peu importe à quel point tu te brûles à son contact. Peu importe à quel point tu t'enfonces lentement vers l'enfer, au final. Tu le laisses se faire curieux en voyant son regard distrait par le reste de ton appartement, sans lui céder à l'immédiat. Tu te doutes bien que s'il sait ton adresse sans même lui avoir dis, tu te doutes qu'il a longuement observé cette porte fermée, sa curiosité l'amenant à vouloir savoir ce qui se cache derrière. Alors tu comprends qu'il y a cette légère fébrilité, à l'immédiat. Enfin découvrir où tu habites. Enfin pouvoir peut-être trouver quelque chose de plus à ton sujet, quelques informations supplémentaires dont il n'avait alors pas conscience. Mais qu'il ne se fasse d'idées, le russe. Outre apprendre que tu as une chatte, que tu ranges trop peu ton appartement et que tu joues de la basse, sans doute ne trouverait-il rien d'intéressant. Tu as l'habitude des inconnus dans ton appartement et à force de vouloir minimiser les découvertes à ton sujet, le peu de choses importantes se voient alors cachées des regards indiscrets. Bien que le bel océan de ses yeux allaient en voir bien plus que ce que tu permettrais à quiconque d'autre. Un rire quitte alors tes lèvres, léger, alors qu'il parle de nouveau. « Allons, croire que je possède du mauvais whisky, c'est mal me connaître. » Ironique, alors que vous savez tout les deux qu'il ne te connait pas réellement. Pourtant, tu sais que c'est sans doute quelque chose dont il a conscience. Tu ne possèdes pas de mauvais alcool, peu importe à quel point l'alcool coûte cher dans ce pays. Entre ça, les dépenses pour faire vivre Litchi, ton manque de talent en cuisine qui te fait te rabattre sur la livraison ou les restaurants bien trop souvent et ton salaire qui n'est pas forcément des plus hauts, c'est presque fascinant de voir que tu parviens tout de même à vivre correctement. Tu te déplaces finalement pour laisser le diable passer le pas de ta porte, une invitation à laisser le démon entrer et salir ce lieu déjà si peu pur. En moins de deux, tes pas te guident vers la petite cuisine où y trainent un peu de vaisselle propre, attendant sagement d'être rangée, afin d'attraper un second verre et la bouteille de whisky, revenant vers le salon où trainent alors quelques feuilles. Si certaines enveloppes non-ouvertes encore sont sur ton comptoir, c'est plutôt quelques gribouillis de composition, paroles comme partitions de basse, qui jonchent sur ta petite table basse, dans une pile plus ou moins placée, en attente que tu te décides de continuer sous un élan d'inspiration. Tu t'assois sur le divan trois places et ouvre la bouteille pour te servir de nouveau et entamer celui du dealer, puis le lui tendre, attendant qu'il ne se décide de te rejoindre finalement. « Le whisky sera suffisant pour faire passer cette sale journée, dis-moi? » Ta voix se veut moqueuse, amusée. De quoi le diable pouvait-il avoir besoin? Quel genre de mauvaise journée pouvait avoir une personne telle que lui? Tu ne sais pas où les choses vont se mener, mais dans tout les cas, tu allais lui faire sortir les mains de ses poches. Parce que tu l'as bien vu, ça. Et le geste, aussi banal soit-il, ne lui semble pas forcément naturel. Comme s'il cachait quelque chose. De quoi le diable pouvait-il avoir honte, au point qu'il ressente l'obligation de le cacher à tes iris?

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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   14.01.19 10:04

FT. Bethany
Cette fausse légèreté qui empreint notre échange est bien plus agréable que je ne le pensais en arrivant ici. Même si tout n’est qu’un mensonge. Même si le masque est trop flagrant pour ne pas être vu. Tu en portes toujours un, de toute manière. Ça ne changera pas nos habitudes. Pire, ça ne fait que renforcer encore un peu plus mon amusement. À croire que la sympathie que tu éveilles en moi depuis quelques temps est assez vorace pour combler le vide qui m’entours. Sûrement. Pour l’heure, en tout cas, c’est dans un demi-sourire un brin provoquant que j’essaye de miroiter ton appartement par dessus ton épaule. Une curiosité qui se fait presque sournoise dans mon esprit, tant je me suis imaginé ce qu’il pouvait bien se trouver derrière cette porte. Bordélique ? Soigné ? Peut-être quelques photos trop intime pour être dévoilée aux yeux de tous. Quoi que. C’est à toi que j’ai à faire, pas à n’importe qui. Je doute que tu ais laissé dans cette espace le moindre indice concernant ta vie privée. Pourtant, étrangement, même le mien me semble plus personnel lorsque tu t’écartes enfin pour me laisser entrer. Plus vivant, en tout cas. Peut-être est-ce tout simplement à cause du nombre indécent de vêtement et d’affaire que laisse trainer James un peu partout. Peut-être est-ce tout simplement à cause de lui que je m’y sens autant chez moi et non plus chez un instrus. Sans doute. Mon pouce tourne une nouvelle fois la bague autour de mon annulaire. Foutu tic.

Mes iris céruléens parcourent rapidement la pièce de vie, sans parvenir à agripper quoi que ce soit d’intéressant, et j’ignore si cela m’amuse ou m’agace. Probablement un peu des deux. La seule chose qui me fait redresser un sourcil curieux, c’est les partitions inachevées qui jonchent la table basse. Mon attention se fait pourtant rapidement reprendre par ta personne, lorsque tu me tends le verre et que je profite de l’instant pour m’asseoir à tes côtés. Les mains enfin sortie de mes poches, je laisse tout de même un sourire amusé se peindre sur mes lèvres pleines. « Si tu as l’intention de laisser la bouteille entière, oui, probablement. » Parce qu’il me faudra plus d’un verre pour oublier cette journée agaçante. Pour oublier Drake qui n’arrête pas de me faire sa crise d’adolescent prépubère. Pour oublier mes collègues qui ont autant d’intelligence qu’un bulot avarié. Pour oublier James aussi, un peu, qui comme à son habitude a passé la journée à fatiguer mes nerfs. Même si je n’aurais voulu qu’il la quitte pour rien au monde. Dissonance. Je vais finir par croire que j’aime tout simplement qu’on m’emmerde. Ça expliquerait beaucoup de chose.

Le silence se fait presque étrange lorsque je profite de l’instant pour boire une gorgée salvatrice. Le liquide frais me brûle la gorge et avec lui, il efface un peu du poid en prise constante sur mes épaules. Mais je ne suis pas vraiment venu là pour boire et oublier à quel point je suis accro. Je ne suis pas venu là pour tes beaux yeux non plus, même si je dois bien avouer que je commence à m’y habituer, à ce regard qui est le tien. Sournois. Un peu cruel. Mais terriblement magnifique. « Alors… Tu comptes me saouler avant de me dire ce que je suis venu faire ici ? Ou ce n’était qu’une excuse pour profiter de mon agréable compagnie ? » Sûrement aussi agréable que la sensation d’une lame contre la gorge. C’est joueur, un peu, mais c’est surtout intrigué par tout ce qui pourrait découler de cette conversation. J’imagine que tu ne m’as pas fait venir simplement pour discuter de la pluie et du beau temps. Et je doute que tu ais accepté de m’emmener jusqu’à chez toi uniquement pour me saouler et profiter de mon corps. Quand bien même la seconde partie ne me dérangerait pas plus que ça. Ça m’aiderait même bien plus que tu ne le crois. Ça m’aiderait au moins à me prouver que j’en suis encore capable. Que je suis encore capable de penser à quelqu’un d’autre qu’à lui.


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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   05.02.19 1:22


Bethany & Aleksy


Ton appartement, bien que tu l'appelles ton "chez toi" davantage par défaut que par réelle volonté, il est loin d'être chaleureux. Certes, il y a un minimum de vie par son petit bordel habituel. Un semblant de réalité par les quelques objets que tu possèdes, qu'ils soient décoratifs ou utiles. Il n'y a pas de cadres, tu trouves ça inutile. Quelques statuettes, une petite bibliothèque de livres trop peu organisée. Des CDs, ta télévision, ta basse. C'est vraiment à la chambre où il y a un peu plus de vie, un peu plus de chaleur, de par les vêtements qui trainent ici et là. De ton verre d'alcool de la veille qui jonche sur ta table de chevet en attente d'être resservit ou mis à laver. Les draps défait, Litchi dormant généralement paisiblement au coin de celui-ci ou même sur un bout de vêtement qui y traîne. Va savoir pourquoi, elle a cette étrange habitude de préférer l'odeur de tes vêtements à celui de tes draps propres. Pourtant, malgré ces quelques traces de vie dans ton appartement, tu sais très bien qu'il reste froid. Non pas que ce soit volontaire, même si en réalité, tu es bien loin d'avoir de l'appartenance à ce lieu. Ce n'est pas chez toi. Ta place, tu la cherches encore. Ton appartement, ce n'est qu'un endroit comme un autre, où tu dors, où tu ramènes des conquêtes. Tu ne parviens pas à en faire réellement ton chez toi. Tu t'es toujours dit que peut-être ça te prenais seulement la bonne personne, le bon entourage, pour réellement te sentir à ta place. Pour réellement avoir l'impression que tu es faites pour vivre ici. Que tu es où tu dois être.

Tu le vois, ce regard. Celui qui parcourt la pièce, qui fouille le salon afin de dénicher la moindre chose qui pourrait en apprendre davantage sur toi. C'est peine perdue et tu le sais. Pourtant, tu sais bien qu'il y a un élément dans cette pièce qui pourrait se faire dangereux. Ces bouts de papiers, ces compositions, ces paroles. Ce sont tes états d'âme écrites en noir sur blanc, ça. Tes douleurs, tes peines, tes confusions. Ton sentiment de solitude même si tu te vois entourée de d'autres personnes. Ce besoin de trouver quelqu'un qui t'aimera pour qui tu es, qui saura encaisser ton masque et percer au travers, aussi. Qui comprendra que ce n'est que l'image d'une personne blessée, qui tente de survivre dans un monde où elle a reçu bien trop de coups, où les plaies ont encore du mal à se fermer. Tu blesses pour éviter d'être blessée, pour éviter que l'on ne t'attaque. Mais ce soir, tu laisses une porte s'ouvrir sur ta faiblesse en espérant que le russe n'y entre pas à grand coup de pieds. Qu'il respecte la faible ouverture que tu lui auras imposé. Qu'il ne viendra pas mettre ses pattes sur tes partitions pour en lire son contenu. C'est bien pour cette raison que tu ne te sens pas mise en danger de les laisser là. Tu peux très bien lui arracher les feuilles des mains s'il venait à se faire trop curieux. Et les chances que tu quittes la pièce sans lui se voyait trop peu possible. Pourtant, tu savais bien qu'il viendrait ici avec trop peu d'innocence. Qu'il chercherait à tirer bien plus que ce qu'il venait au départ. À peine assise sur le divan, tu le vois bien son regard qui se glisse sur les feuilles usées et tu en détournes l'attention.

Oh tu l'as vue, cette bague, mais tu n'en dis rien. Pas tout de suite, pas maintenant. Il a finalement les mains hors des poches et tu comprends pourquoi il préférait les garder cacher. Qu'a-t-il fait, ce beau diable, pour se retrouver avec une bague de la sorte? Venait-elle de James? Les questions te brûlent les lèvres, mais tu sais qu'il est plus sage de ne simplement rien dire. Après tout, parler maintenant pourrait faire partir en fumée tes moindres chances d'obtenir ce que tu veux, même si c'est quelque chose qu'il te devait. Personne ne t'a dit qu'il était un homme de parole, après tout. Tu délaisses donc le silence à sa juste place. Plus tard tu demanderas. Il suffisait de t'armer de patience, pour une fois dans ta vie. Tu laisses sous silence l'information de la bague et tu préfères offrir un petit sourire en coin, entendu, alors qu'il parle de laisser la bouteille. Oh, tu ne comptais pas l'amener plus loin. Pas quand tu as autant besoin de te remplir de courage liquide. Courage que tu prends à pleine gorgée, d'ailleurs, laissant la sensation de brûlure cicatriser tes douleurs internes et le froid réveiller tes sens, rapidement remplacé par la chaleur typique de l'alcool, qui vient te réconforter. Comme une caresse addictive, qui t'enveloppe.

Le silence tombe et se fait étrange, le temps de boire, mais tu l'ignores. Toi, tu continues de te convaincre de ne pas changer d'idée. Parce que tu es si aléatoire que ce serait facile de finalement te décider de simplement le virer de chez toi dans les minutes qui suivent. Mais tu ne peux pas. Tu sais que tu te dois de demander ces questions, ces renseignements. Et il le sait, lui aussi. Un faible rire quitte tes lèvres, léger, un brin moqueur. « C'est une excuse, bien entendu. » Tu t'amuses ouvertement, sachant tout deux que c'est en partie faux. Tu inspires silencieusement, te redressant un peu après avoir pris une autre gorgée de ton alcool. Ton regard profond fixe la table devant toi, quelques instants à peine. « J'ai besoin d'informations. » Tu te redresses assez, venant croiser tes jambes sur le canapé pour te mettre face à lui. Fuir son regard ne ferait que prouver que tu n'es pas à l'aise, alors aussi bien le confronter. « Madison Williams et Jack Allen. Aux dernières nouvelles, Madison était encore à Londres il y a deux ans... » Tu soupires secrètement, trempant de nouveau tes lèvres à ton verre. « Je veux simplement que tu me dises ce que tu auras appris sur eux. Ce qu'ils font de leur vie, s'ils se portent bien... Je sais que tu as les contacts en conséquence. Retourne en Angleterre s'il le faut, ça m'est bien égale. » Tu la sens, cette boule de nervosité qui se creuse dans ton ventre, qui se tire, qui se serre. Comme un noeud que l'on tente de rendre encore plus serré. Le mal de coeur au bord des lèvres, l'anxiété qui cherche à remonter, la douleur qui cherche à paraître dans ton regard. Et tu tentes de supporter son regard, au russe. De faire croire que ça ne t'affecte en rien. Que tu ne te sens pas complètement dépassée de devoir demander une telle chose à un dealer de drogues rien que pour avoir des renseignements sur tes parents. Que ça te fait du mal de te dire que tu ne peux pas simplement prendre le téléphone et leur demander comment ils vont, qu'est-ce qu'ils sont devenus, comment va la vie. Que tu ne peux rien faire de tout ça comme une personne normale, comme une famille serait censée pouvoir se faire. Quasi deux ans que tu n'as pas de nouvelles d'eux. Quasi deux ans qu'ils ne cherchent pas à en avoir en retour. Tu ressens tes doigts se serrer à ton verre au fur et à mesure que la pression monte. Puis, tu abandonnes un peu. Tes dents retrouvent ta lèvre inférieure alors que tu quittes son regard, que tu le plonges dans ton verre déjà bien entamé. Et cette fois, c'est quasi un souffle qui quitte ta gorge. Un faible « S'il-te-plaît. » lancé sous un effort de politesse pour l'aider à accéder ta demande. Comment se faisait-il que chaque fois qu'il était devant toi, tu te retrouvais en position de faiblesse? Que tu ne savais pas lui tenir tête ? Ridicule. Au moins, tu avais l'histoire de cette bague pour te venger et même encore. Même encore, tu étais ravagée par l'idée que même le diable en personne en soit au point de se retrouver avec une bague au doigt avant toi.

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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   14.02.19 9:58

FT. Bethany
Le silence se fait sauvage entre nous. C’est comme une promesse. Comme un murmure inquiétant au fond d’une cale sombre. C’est quelque chose de dangereux et en même temps, de bien trop intriguant pour laisser passer cette chance. Pour ne pas réagir. Pour ne pas rester encore un peu plus dans l’abîme à écouter cette voix qui me murmure des choses encore indistincte. Tu essayes bien de rebalancer le caractère moqueur dans le centre de nos échanges, mais ça ne réussi qu’à m’arracher un sourire vorace sur le coin des lèvres. Non, ce n’est pas ce qui m’intéresse à l’instant même. Ce que je veux, c’est savoir pourquoi je suis ici. C’est savoir pourquoi tu sembles aussi fragile, aussi perdue, aussi hésitante alors qu’à l’ordinaire, ton masque est bien suffisant pour me narguer. Aujourd’hui, il s’étiole sous mon regard fasciné. Aujourd’hui, il n’est plus aussi bon que les autres jours. Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression d’avoir un dessus totale sur notre relation. Et étrangement, ça ne m’enchante pas plus que ça, loin de là, même. L’allure nettement plus sérieuse, je t’écoute sans te couper la parole, haussant tout juste un sourcil de surprise à l’entente de ta requête. Des informations. Bonne nouvelle. Voilà une requête qui m’arrange bien plus que toutes celles que tu aurais pu formuler. Parce qu’elle me permettra de tester à nouveau le réseau de mon père. Parce que grâce à elle, je vais avoir une bonne excuse pour essayer de récupérer ses informateurs. Et grâce à toi, je pourrais très probablement trouver un moyen de les mettre sous mes ordres.

Une très bonne chose, donc. Une demande que j’aurais accepté sans hésitation aucune, si tu ne te montrais pas aussi fébrile. Si le masque ne s’étiolait pas au fur et à mesure des secondes étouffantes qui s’écoulent. Le silence. C’est mon silence qui te met mal à l’aise, n’est-ce pas ? C’est donc que ses informations te sont précieuses. Et lorsque je me rappelle enfin de ton nom, et de ceux que tu m’as donné, le lien se fait enfin de lui même. Le s’il te plait murmuré lourdement entre nous m’arrache un frisson le long de ma colonne vertébrale. Ça devrait être un frisson de plaisir, un frisson agréable de te voir aussi faible devant moi et pourtant, s’en ai bien loin. Ça m’agace. Ça m’agace de voir que tu ne te bats pas, que tu n’essayes même plus de prendre le dessus sur notre échange. Alors il est peut-être temps d’alléger un peu de ton angoisse. « D’accord. » C’est soupiré avec une pointe de dépit dans le creux de la voix, mais c’est surtout bien plus honnête que tout le reste. Bien plus décidé qu’il n’y paraît. Si je dois faire ça pour retrouver la fille agaçante que j’apprécie, je le ferais sans peine. Et puis, récupérer des informations sur ton compte me sera sûrement utile pour une prochaine fois. Sans aucun doute. Mes lèvres trempent dans le liquide ambrée, alors que mon regard se bloque rapidement sur le reste de ton appartement. « Je dois avouer que je suis un peu étonné. Je ne m’attendais pas à ce que tu me demandes quelque chose d’aussi… Personnel. » D’aussi précieux en tout cas. Parce que c’est presque comme si tu me donnais un passe droit pour fouiller dans ton passé, dans ta vie privée. Et j’ose espérer que tu n’es pas assez idiote pour ignorer le fait que j’en profiterais lourdement.

« Drôle de façon de prendre des nouvelles de ses parents. » C’est moqueur, cette fois, mais pas foncièrement mauvais. Bien plus amusé qu’autre chose, alors que je remonte mes manches dans la foulée. De toute manière, tu l’as déjà vu cette marque sur mon poignet. Tu la connais. Intuile de la cacher, et autant être plus à l’aise pour le reste de la conversation. Ma main libre agrippe rapidement mon cellulaire, alors que je pianote quelques instants sur l’écran à la recherche d’un numéro tier, d’une personne capable de me mettre en contact avec mes informateurs de Londres. Le message est rapidement envoyé, avant que je ne rebalance le portable négligemment sur le canapé. « Tu auras la réponse dans la semaine. J’ai encore quelques contacts là-bas qui pourront me donner ce que tu recherches. S’ils sont encore en vie et ne sont pas partie vivre ailleurs. Si c’est le cas, ce sera plus long. » On ne retrouve pas des morts ou des disparus aussi facilement que des vivants. Et même si j’ai toute confiance en mes contacts, je les sais tout aussi faillible que n’importe qui d’autre.



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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   03.03.19 2:27


Bethany & Aleksy


Tu es décevante, n'est-ce pas? D'ainsi avoir des émotions, une curiosité mal placée. De l'anxiété et de la faiblesse. Décevant. Tu détestes ça, pourtant. Tu as horreur de ressentir ce genre d'émotions, pire encore lorsque tu te retrouves face au diable, à lui faire un pacte. Incapable de rester droite, forte. Si tu auras toujours eu du mal à le faire par le passé, sur ces plaines, dans cet ascenseur, ce n'est que pire lorsque tu vas vers un sujet aussi sensible que ta famille. Enfin, si tu peux encore appeler ça comme tel. Ils t'auront donné naissance et c'est à peu près tout. Et même encore là, c'est un acte qu'ils auraient préféré ne pas faire, ne pas mener à terme. Tu ne comptes plus le nombre de fois où tu auras croisé ton regard dans la glace en te disant que ça aurait sans doute été préférable de simplement être avortée, de ne pas naître. De ne pas être mise sur cette terre pour ne pas à subir ta présence, la supporter. Pourtant, tu défiais la vie à chaque moment, tentant de donner un sens à ton corps qui parcours cette terre. Tu vis bien, tu vis la tête haute normalement. Tu n'hésites pas à faire un doigt d'honneur au ciel, limite à lui gueuler de t'apporter d'autres emmerdes, que tu les surmonteras comme toutes les précédentes. Parce que tu n'as que faire de ces êtres qui passent sous toi et qui se fâchent de tes conneries. Que faire de ces coeurs qui se brisent lorsqu'ils constatent la cruelle vérité, que tu n'auras jamais accordé la moindre importance à leur présence dans ton entourage. Et pourtant... Pourtant, même si tu continues de mordre de la vie à pleine dents, il y a ces moments comme à l'immédiat où tu voudrais être six pieds sous terre plutôt que de subir une blessure de la sorte. Que tu voudrais être étalée au sol et attendre que l'on fasse ce que l'on veut de ce corps minable non-désiré. Parce qu'il n'y a rien qui te blesse plus, au final, que de savoir que ceux qui t'ont mis au monde ne veulent même pas de toi, parce que tu es désagréable à ce point. Tu n'as pas le meilleur estime de toi-même, Bethany. C'est peut-être pour cette raison que tu ne parviens pas à apprécier les autres à leur juste valeur. À trouver cette stabilité tant convoitée. Que tu laisses des étrangers user ton corps et le réconforter de leur bras, de leurs lèvres, de leur chaleur. Si par moment, tu parviens à être positive, à rire, à t'amuser, tu es bien loin d'y être en ce moment. Tu ne saurais être plus bas, sans doute. Et ça, c'est bien ce qui te déçoit, ce qui insulte et qui brise ton orgueil.

Sans doute qu'au travers de cette déception, tu viens l'aider, le russe. Sans doute qu'il y voit avantage à tout ça, puisqu'il ne semble pas dire non à ta demande. Au contraire, il y a ce quelque chose dans son regard qui le fait briller de mille feux. Un haussement de sourcil face à ta fragilité. Tu es pathétique, Bethany. Tu te dois de te ressaisir. Tu sais que tout ira mieux quand il quittera l'appartement ou lorsque cette phase dépressive reliée aux fêtes prendra alors fin. C'est temporaire, bientôt ton masque reprendra sa forme et tu sauras le narguer de nouveau, reprenant le dessus ne serais-ce qu'assez pour défier son pouvoir qu'il semble toujours détenir sur toi. Mais aujourd'hui, à l'immédiat, tu es bien trop faible. C'est contre toutes attentes, ça, croyant que tu saurais passer par-dessus ton anxiété relative à son arrivée. Par-dessus cette nervosité que t'apporte les futures informations relatives à la demande. Il pourrait tout ravager et c'est sans doute ça, qui te rend aussi angoissée. Il pourrait détruire ton moindre et maigre espoir que par une syllabe de trois lettres. Pourtant, c'est une réponse toute autre et heureusement. "D'accord". Tu ramènes finalement ton regard vers lui, le fixant soudainement. Tu ne laisses pas entrer les gens dans ta vie, toi. Tu fais toujours tout pour les éloigner de la moindre vérité à ton sujet et pourtant, là, tu ouvrais en grand la porte au diable pour qu'il saute à pieds joints dans tes souvenirs les plus intimes. Tu roules des yeux aussitôt que l'honnêteté de son accord précédent prend fin pour revenir fidèle à lui-même. Un roulement de yeux qui s'agence d'un son d'agacement, d'un soupire. « Crois-moi, c'est loin de me faire plaisir. Avoir le choix de quelqu'un d'autre, je l'aurais fais. » C'est un peu plus agressif, sur le coup. Un peu plus toi ou plutôt ce masque qui s'était défait de seconde en seconde tout juste avant. C'est un claquement de porte qui se referme brutalement après avoir laissé paraître ta faiblesse. Tu serres les dents, une fraction de seconde, avant de reprendre un sourire tout aussi faux qu'il en aura l'habitude. « Drôle de façon, mais qui te plait sans doute, n'est-ce pas? » C'est moqueur, agaçant, orgueilleux aussi. Parce qu'il a déjà fait le lien entre les deux à peine ton angoisse d'un possible refus terminé. Et ça, ça veut dire qu'il saura sans doute en trouver bien plus encore par la suite, si une simplicité pareil était facile à faire. Tes lèvres reviennent à ton verre, sur une gorgée qui passe bien plus aisément soudainement, alors que le diable pianote sur son téléphone. Tu ne dis rien, tu le laisses faire, tu attends. Pour une rare fois, tu te fais patiente. Les mains se dégagent des poches, l'alliance bien en vue. Tu l'observes un peu distraitement, fouillant tes souvenirs sur les mains de James. Portait-il une bague également, dernièrement? Tu n'as pas fais gaffe ou plutôt, si tu l'as vue, tu n'en as pas porté signification.

Ses paroles te ramènent à lui, quittant aussitôt la bague afin de l'observer, de l'écouter. Un petit sourire tire tes lèvres. Un peu plus doux, un peu plus sincère. Qu'à peine, une brève ouverture, alors que tu reprends une gorgée de cet alcool. Le verre s'amène ensuite à ta table basse, le téléphone désormais délaissé sur le canapé. C'est alors que tu bouges, le champ maintenant libre, afin de venir enlacer tes doigts à l'une des mains, celle détenant la bague bien sûr, ton corps se mouvant pour prendre place à califourchon sur le corps du russe. Un geste simple, plus personnel, plus intime. Un geste qui est bien loin de te déranger vu vos précédents échanges, le rendant presque innocent. C'est un geste fait plus soudainement, malgré la lenteur et douceur de tes mouvements, sachant bien trop que c'est inutile de passer par diverses étapes avant de clore cette distance entre vous deux. Ce n'est que deux corps, après tout. « J'imagine que je me dois de te remercier comme il se doit, Little Devil? » C'est charmeur, un brin amusé. Un regard qui en dit long, tandis que ton pouce effleure lentement sa main que tu auras kidnappée, où vos doigts sont entrelacés. Cette même main que tu apportes délicatement à tes lèvres, le regard presque malicieux, sournois, qui ne quitte en aucun cas les iris de ton interlocuteur. Un baiser, à peine, laissant ta bouche s'entrouvrir pour coincer une partie de la chair pâle entre tes dents. Si tout est innocent, habituel, il y a bien entendu davantage de curiosité et de questions qui dicte tes gestes. Mais ça, tu n'en diras rien et surtout, tu le laisserais le découvrir de lui-même si tes suppositions s'alignaient correctement.

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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   07.03.19 11:54

FT. Bethany
Peut-être que je t’apprécie un peu trop, au fond. Tout au fond. Peut-être est-ce pour ça que j’accepte aussi facilement ce marché qui pourrait me couter plus cher que prévu. Peut-être est-ce pour ça que je suis venu en premier lieu. Que j’ai accepté de t’écouter. Que je t’ai proposé une rétribution pour quelque chose d’aussi simple que tu n’avais même pas besoin de savoir. Il aurait été si facile de ne rien te dire, de ne rien te transmettre. De simplement te remercier pour l’aide apportée et d’en rester là, tout les deux. Mais la simplicité n’est jamais totalement de mise lorsqu’il s’agit de toi, et ton caractère agaçant éveille en moi bien plus que de la curiosité mal placé. Il éveille aussi une touche d’intérêt et d’amusement volage. Une touche, une toute petite, minuscule encore, d’affection et de sympathie. Alors un soupire meurt contre mes lèvres et l’accord ne tarde plus à résonner entre nous. Ton regard percute le mien, mon arrogance refait surface, et ma bouche s’étire dans un sourire carnassier à ta réponse. Oh, je le sais, Honey. Je sais que tu aurais aimé avoir le choix. Que tu aurais préféré demander à quelqu’un d’autre. Dans ta situation, j’imagine que j’aurais tout fait pour éviter un carnage aussi facilement devinable. Mais il y a une chose que tu ignores. Une chose qui, malgré tout, te sauve un peu de tout ce que je pourrais faire. Du plus destructeur de mes comportements, en tout cas. Pas du reste.

Le respect. Parce qu’aussi étonnant que cela puisse paraître, il faut croire que tu as fini par gagner le mien. Malgré tout les masques que tu portes devant moi, ou plutôt grâce à eux, cette boule n’a fait que grossir depuis que l’on se connaît. Alors bien sûre, ne va pas t’imaginer que je ne sauterais pas sur l’occasion pour en apprendre le maximum sur ton compte et te narguer ensuite. Mais les informations ne resteront qu’entre nous, tant que cette situation durera. Tant que tu continueras à gratter cette estime que j’ai pour toi. Dès l’instant où il s’étouffera, dès l’instant où tu le trahiras sans un regard en arrière, ce ne sera plus que le début de la fin. Que la destruction après la tendresse. Et au fond, tout au fond, j’espère que nous n’en arriverons pas là, tout les deux. Parce que tu es peut-être aussi dangereuse que moi, dans une autre façon de faire. Parce que je pourrais tout perdre, et que te perdre toi, ça signifierait perdre un passe temps hautement apprécié. J’en ai déjà si peu. Autant conserver celui-là. Autant te conserver toi, à mes côtés. Que tu le veuilles ou non, d’ailleurs. « Bien sûre que ça me plait. Je n’aurais pas accepté aussi facilement, sinon. » C’est aussi moqueur et arrogant que ta propre réponse. Aussi agaçant et orgueilleux. Le verre bien en main, je profite de l’instant pour pianoter sur mon téléphone, pour rechercher de vieux contacts à tester et leur rappeler que je suis toujours en vie et qu’il est grand temps de prêter allégeance à quelqu’un d’autre que mon père. Mes lèvres trempent à nouveau dans le verre, inconscient du regard que tu portes sur la bague autour de mon doigt. Inconscient de l’intérêt que ce simple anneau a éveillé en toi.

Et puis enfin, quelques secondes ou minuts plus tard, je lâche l’écran sur le canapé, ma voix s’élevant entre nous pour clarifier ton attente. Que tu ne viennes pas me harceler chaque jour qui passe pour avoir des nouvelles au plus vite. Elles viendront en temps et en heure. J’ai même été plutôt large dans mes estimations. S’ils acceptent de m’aider, ce dont je suis certain, je doute qu’il leur faudra autant de temps pour trouver matière à exploiter. Pas s’ils sont toujours en ville, en tout cas. Ton corps bouge, et le mien se fait statique pour la cause, alors que je réceptionne tes cuisses autour de mes hanches, alors que ma main libre se fait attraper bassement et que mes lèvres s’étirent dans un sourire félin. « Tu imagines bien. » Je pose rapidement mon verre sur l’accoudoir du canapé, peu enclin à me défaire de ta chaleur pour atteindre la table basse, puis profite de cette main désormais libre pour la glisser dans ton dos, sous ton chandaille. Ton regard transperce le mien, mon annulaire se fait prisonnier de tes crocs et un long frisson me parcourt la colonne vertébrale. Un frisson qui n’a rien d’agréable, pour une fois. Un frisson qui n’est là que comme un avertissement. Que pour éveiller une vague de dépendance trop futile. « Ne cherche même pas à l’enlever. » Ce n’est qu’un murmure qui se veut joueur, mais qui sonne bien plus comme une promesse. Comme une menace. Parce que j’ai bien trop payé le prix pour l’obtenir. Parce qu’elle compte sûrement bien trop à mes yeux aujourd’hui pour ne serait-ce que bouger d’un millimètre de mon doigt.


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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   11.03.19 2:58


Bethany & Aleksy


Tu voudrais être forte, autant que ce que tu en as l'habitude de l'être normalement. Que de pouvoir porter ce masque haut et fièrement comme tu le fais chaque jour de ta simple vie bordélique. Pourtant, lorsque l'histoire de tes parents se dépose sur la table, vient sur le sujet, tu perds vite tes moyens. De nouveau, tu es cette enfant fragile, incapable de faire autrement que d'avoir peur qu'on lui dise non, qu'on lui dise qu'elle ne mérite pas d'avoir accès à ces informations parce que ses parents l'ont délaissée et ce n'est pas pour rien. Tu ne peux t'empêcher de ressentir cette nervosité et heureusement que cet alcool se voit présent puisque autrement, tu serais incapable de te calmer ne serais-ce qu'un peu. Malgré tout, tu te retrouves quand même à démontrer des failles au diable, encore et toujours plus. C'est impossible que de laisser ces informations quitter ta gorge, dans le plus calme possible et une nonchalance à tout casser comme tu en as l'habitude. Et tu t'en veux que ce soit devant lui de nouveau. Tu aurais préféré que ce soit James, sur ce coup-ci. Parce que l'étudiant a déjà vu tes faiblesses, à l'hôpital. Sauf qu'il ne serait pas aussi utile que ce diable. Sauf qu'il ne te doit rien, contrairement à lui. Tu l'apprécies, pourtant, ce Aleksy. Tout de même un peu, juste assez. Tu l'apprécierais sans doute plus s'il n'était pas témoin de tes faiblesses chaque fois. Heureusement, tu sais que même s'il y a tout ce bordel, tout cet aveu que tu te dois de lui faire pour avoir réponse, tu te doutes que tout restera tel qu'il est à l'immédiat: Entre vous deux. Puis, rien ne t'empêche de chercher à l'engueuler, le frapper plus tard s'il vient à tirer trop de cordes sensibles en même temps. Tu lui ouvrais une porte sur ton passé et lui demandait d'y sauter à pieds joints. Si tu as peur de ce que tu pourrais découvrir, peut-être que si tu es autant nerveuse que ce soit Aleksy qui s'occupe de ces informations, c'est parce que tu as une crainte qui se mêle avec ce que tu découvriras. La peur de perdre son respect. Fouiller ton passé, c'est briser les masques que tu as si longuement fabriqués pour cacher tout le reste. Demander au russe de fouiller sur tes parents, c'était aussi une permission indirecte d'arracher tes masques et voir ton visage à découvert. Et s'il te trouvait bien plus faible que ce que tu es maintenant? Il suffisait de voir son sourire mesquin alors qu'il sait. Il sait que tu n'as pas d'autres choix que lui, au vue de tout ces contacts qu'il détient.

Tu plisses brièvement le nez d'agacement. Bien entendu que c'est quelque chose qui lui plait. Il est sans doute bien trop heureux de pouvoir découvrir ce qui se cache derrière cette apparence que tu donnes. Trop content d'enfin avoir la liberté de mettre le doigt sur la moindre information à ton sujet. Tu ne sais pas ce qu'il peut trouver, en cherchant actuellement sur tes parents. Tu ne sais pas jusqu'où il ira, non plus, maintenant que la porte était ouverte. Tu te doutais, dans tout les cas, qu'il n'allait certainement pas se contenter de chercher où sont tes parents à l'immédiat. Il se devra de reculer dans le temps et qui sait jusqu'où il voudra reculer. Si ça se trouve, il retournera jusqu'à tes quatorze ans. Jusqu'au départ de ton père de façon soudaine. Jusqu'à ton emploi illégal dans ce club de strip-tease, lui laissant alors toute la compréhension de pourquoi tu te retrouvais dans cette boîte des années plus tard en train de surprendre cet échange. Tout viendrait faire son sens, s'il reculait de trop. Tu préfères ne pas penser à ce que serait sa réaction face à toutes ces informations, les présumant uniquement mauvaise, venant alors créer une distraction de ton esprit. Tes cuisses se glissent de chaque côté de son corps et tu le laisses se mouvoir pour déposer le verre, un agréable frisson te quittant comme chaque fois que des doigts apporte un brin de douceur à ton dos, le contact si léger.

Bien entendu, que tu imagines bien. C'est ainsi, entre vous deux. Chaque fois. Tout peu aisément mener à ce contact charnel, sauvage, brûlant. La pente de l'Enfer, tu la connais facilement désormais, sachant comment t'y glisser sans trop de mal, sans trop de douleur, sans vraiment t'y brûler. Parce qu'il y avait une main qui t'y attendait désormais, plutôt que cette chute libre et incontrôlée. Une main qui t'accueille le temps d'un échange pour ensuite te laisser partir, sachant que sa marque sur toi serait longue à quitter ton corps. Parce qu'il s'était taillé une place dans ta vie, ce beau diable, n'est-ce pas? Parce que c'est de lui que tu avais besoin, en ce moment précis et même si c'était loin de te plaindre, tu devais tout de même admettre qu'il faisait désormais parti de ton entourage, comme une ombre. Tu ne voulais pas réellement, mais tu ne le refusais pas non plus. Accroché, dans la noirceur, à attendre que le moment soit opportun. Comme à l'immédiat, tandis que tu lui demandes de l'aide. Tout comme tu ne refuses jamais ces rapports, entre vous deux. Ton sourire se fait amusé contre son doigt, le regard malicieux pour ensuite déposer un baiser au creux de la main, un second au poignet avant d'être pris de nouveau entre tes crocs, sachant la peau si sensible, si fine à cet endroit. « Pourquoi pas? » C'est murmuré contre sa peau douce. Puis, c'est un léger mouvement, tes doigts coinçant l'anneau pour simplement la faire tourner de quelques millimètres contre la chair, agaçante, délaissant la main ensuite se positionner où bon lui semble. Tu te redresses, ne serais-ce qu'un peu, pour effectuer un mouvement presque mécanique mais pas pour autant moins sensuel que ce que tu en as l'habitude, tes doigts agrippant le pan de ton chandail pour le retirer et t'en débarrasser sur le divan. « Elle a une importance, cette bague, little devil? » Ta voix se fait toujours plus charmeuse, de seconde en seconde, un petit sourire en coin ornant tes lèvres jusqu'à venir le cacher au creux de son cou, laissant celles-ci parcourir la peau pâle et délicate qui en aura pourtant sans doute subit bien plus que ce que tu crois. Tout comme cette nuque contre laquelle tu viens déposer tes doigts, laissant ceux-ci s'engouffrer doucement à la lisière de sa chevelure blanche, prenant prise contre les mèches courtes. Si tu n'avais aucun paiement à offrir comme c'était un service rendu, tu te devais bien de remercier le diable comme il se doit, comme vous en avez l'habitude...

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Aleksy Kovacs
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MessageSujet: Re: Pact with the devil | Aleksy   Hier à 9:58

FT. Bethany
C’est étrange. C’est désagréable presque. C’est comme un arrêt brutal, comme une alerte qui vient de s’allumer dans un coin de mon cerveau. Le panneau rouge clignote lourdement au dessus de mon crâne. C’est fini. L’envie s’est fait la malle aussi sûrement que le plaisir que je pourrais retirer de cet échange. Tout ça parce que tu l’as touché. Tout ça parce que tu l’as regardé. Tout ça parce que tu m’as rappelé avec une force déroutante qu’aussi fun que soit la partie de jambe en l’air que tu me promets dans tes yeux clairs, elle ne sera jamais aussi satisfaisante qu’avec lui. Elle ne sera jamais aussi belle et déroutante. Pourtant, je suis le premier conscient de tes talents. Je suis le premier à espérer un sursaut de bon sens de ce corps qui ne réagit plus vraiment à mes envies, plus vraiment à mes besoins. Qui ne réagit plus qu’à lui. Les frissons qui me parcourent l’échine sont aussi doux que désagréable. Agaçant. Dégueulasse, presque. Comme si chaque parcelle de mon corps n’avait envie que de te repousser. De mettre un terme à cette mascarade qui finira par éclater un jour ou l’autre. Apparemment, c’est aujourd’hui. C’est aujourd’hui qu’elle se dévoile sous ton regard curieux. Putain de merde. Tes crocs attisent mes sens et pourtant, ce n’est pas suffisant. Même si j’apprécie l’attention, même si je sais ma peau sensible aux endroits que tu touches, à ton corps sur le mien, c’est bien loin d’être assez. Parce que ce n’est pas ton poids sur mes hanches que mon corps réclame. C’est le sien. Ce n’est pas ton souffle sur ma peau, c’est le sien. Et ce n’est pas ta voix enivrante, tes questions murmurés avec une moquerie à peine dissimulée, c’est les siennes et tout ce qui en découlent.

La répulsion se fait encore plus net dans mon esprit lorsque tu t’amuses à tourner l’anneau autour de mon annulaire. C’est brutal, dévorant, c’est presque nécessaire à ce stade, mais je lutte, je tiens bon, au moins quelques instants de plus, au moins assez longtemps pour taire ma colère stupide au profit d’un certain soulagement. Tu ne me l'enlèveras pas. Tu ne me feras pas quitter ce que j’ai mis tant de temps à obtenir, ce pour quoi j’ai payé bien trop cher mon arrogance. Mes mains se faufilent sur tes hanches, mais elles y restent figées, ancrés dans ta chaire comme un automate, semblant presque hésiter à simplement te dégager de là sans plus de réflexion. Et mon torse mis à nue aide encore moins à faire pencher la balance. Paumé, agacé et presque furieux de ne pas réussir à juste profiter de l’instant, je laisse échapper un soupire de frustration pure contre la peau de ta nuque, alors que ta voix reprend le dessus sur notre échange. « Tu aimerais bien le savoir, hm ? » Ça sonne faux, un peu. Ça sonne mi agacé, et mi perdu. Ça s’est voulu joueur pourtant. Pour rebalancer un peu du caractère moqueur de notre relation. Mais c’est foiré. Et il ne va pas te falloir plus de dix secondes pour t’en apercevoir. Alors au diable la crédibilité, de toute manière, il me semble déjà l’avoir perdu à l’instant même où j’ai voulu essayer quelque chose que je sais devenu impossible en ce moment. Mes mains sur tes hanches font pression dessus pour te forcer à t’écarter légèrement, pour laisser mes doigts se glisser sur ta nuque, pour me permettre d’attraper tes lèvres des miennes dans un baiser bien trop honnête. Ça ressemble presque à un baiser d’adieux. Sûrement parce que s’en est un, en quelque sorte. Sûrement parce que j’ai l’impression de dire au revoir à tout un pan intriguant de notre relation. Et lorsque nos lèvres se lâchent enfin, lorsque je peux replonger mes iris céruléens dans les tiens, ce n’est plus que pour murmurer dans un air qui se veut décidé, mais qui est bien plus troublé et agacé par ma propre faiblesse. « Ça suffit. Je n’ai plus envie, laisse tomber Honey. »



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Pact with the devil | Aleksy
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