Nouveautés
Mise à jour n°7 - Toutes les nouveautés.
Les résultats des Awards sont là ! Erika est élue Miss WOI. Aodhan est désormais Mister WOI.
Quant au ship le plus shipé, il s'agit de Merlin et... Sa main droite. .

Partagez | 
 

 Three dumbasses | Fenrir & Oz

Aller en bas 
Sören Ketillson
Administrateur
Pseudo : Froggy' Messages : 1203 depuis le : 21/04/2018 Avatar : Cole Sprouse Points : 2513 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 24 ans. Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Three dumbasses | Fenrir & Oz   10.12.18 10:08

Fenrir

Oz


Three dumbass



Lassitude.

J’ai l’impression que c’est mon deuxième prénom, en ce moment. Je suis fatigué de toujours devoir me justifier, de toujours devoir parler, de toujours devoir me battre, pour eux, comme pour moi. Et j’en viendrais presque à baisser les bras, parfois, tant l’envie de tout foutre en l’air se fait de plus en plus forte dans mon esprit. Si je n’avais pas autant de proche qui comptait sur moi, si je ne l’avais pas lui, à mes côtés, il est certain que j’aurais déjà envoyer valdinguer la moitié de mes problèmes en moins d’une semaine. Mais ça le concerne, au moins un peu, et c’est important. Alors je lutte, je bataille comme je peux, j’essaye de garder la tête hors de l’eau. Sauf aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui, j’avais besoin d’une pause. J’avais juste besoin de m’éloigner de tout ça, de m’éloigner de nos engueulades à répétition, de m’éloigner de la culpabilité qui me ronge à chaque fois que je pense au regard de ma mère, à chaque fois que j’ai peur de l’entendre revenir vers moi pour me hurler des insanités au visage. Elle ne le fera jamais, bien sûre, j’en suis parfaitement conscient. Ce n’est que la partie trop angoissée de mon esprit qui parle, mais cette voix est de plus en plus forte dans mon esprit. Alors j’avais besoin de cette pause. Juste aujourd’hui. Juste pour quelques heures, loin de tout et de tout le monde. Enfin, pas loin d’Okami qui me lance un regard épuisé par dessus mon épaule. Cette sale feignasse en a eut marre de marcher à travers les boyaux de la ville sans destination fixe, tant et si bien que c’est confortablement logé dans  le creux de mes bras qu’elle gémit doucement de fatigue.

Un rire stupide se loge dans le creux de ma gorge, alors que je lui parle comme à un enfant, alors que je l’insulte presque, mais qu’elle ne réagit pas, trop concentrée à fermer ses paupières de sommeil, trop concentrée à fourrer son museau froid contre ma nuque. Garce. Il est gelé. On a vraiment fait un sacré tour, en fait. Plusieurs heures. Une bonne après midi, à errer sans but. Mais ça m’a fait du bien, un peu. Assez pour soupirer de soulagement lorsqu’enfin, notre immeuble se dessine devant mes yeux. Okami remue soudainement dans mes bras, visiblement prise d’un regain d’énergie à la vue de notre chez nous, et elle saute avec allégresse sur le sol enneigé. Non sans me donner un malencontreux coup de patte sur la gorge en guise de cadeau de départ. Super, merci le chien. Génial. Elle ne prête même pas attention à mes railleries ou à mes revendications puisque déjà, la voilà qui grimpe quatre à quatre les marches qui nous séparent de la porte d’entrée. La queue battant l’air avec férocité, elle attend impatiemment devant le battant, trop joyeuse d’enfin rentrer pour aller larver sur le canapé avec ses maîtres. Et lorsque mes mains rabattent la poignée, lorsque je claque la porte derrière moi dans un rire moqueur, c’est un « Je suis rentré ! » sonore qui résonne dans l’appartement. Pourtant, mon corps s’arrête à l’entrée du salon, alors que je m'apprêtais à retirer ma veste en cuir pour la troquer contre un sweat à capuche, alors que l’incompréhension se fraye une place sur mon visage, alors que mon regard percute cet invité auquel je ne m’attendais pas, mais que je suis tout de même heureux de revoir. Jusqu’à ce que je capte quelque chose. Jusqu’à ce que je me rappelle ne lui avoir donné que mon numéro de téléphone. Et pas mon adresse.

« Sa...lut..? » C’est perdu, un peu. C’est confus, surtout, alors que mon regard se pose sur Oz, puis sur Fenrir. Alors que je constate que j’ai visiblement coupé une conversation entrainante et joyeuse, une conversation presque trop douce pour n’être qu’une présentation. Alors c’est à mon amant que je m’adresse, c’est devant ses yeux que je fronce les sourcils, perplexe, et que ma voix résonne à nouveau dans le silence de la pièce, à peine troublé par les tentatives d’Okami à se loger sur les cuisses de notre invité surprise. « Heu. Bonjour mon ange mais. Qu’est-ce qu’il fout chez nous, lui..? » C’est loin d’être un reproche. Ça ne sonne pas comme un, en tout cas. C’est bien plus troublé et incompris, bien plus brouillé et un brin timide pour la cause. Je retire mollement ma veste, enfilant dans le même geste un de mes sweat à capuche qui trainait sur le porte manteau, mon regard voguant sur l’un, puis sur l’autre. Et je m’adresse à lui, enfin. À Oz. « Enfin je suis content de te voir, hein, mais je m’attendais pas à ce que tu débarques chez moi alors que je t’ai pas donné d’adresse… T’as demandé à papa ? » C’est sûrement la réponse la plus logique. La plus réaliste, compte tenu de la situation. Oui, c’est sûrement ça.

Koalavolant

_________________
I'm not giving it up
I can't forget the taste of something that's real. Step into my closet and maybe you'll find something that'll scare you, something that you like. + buckaroo.




Béré et son amour des nuisettes ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t114-soren-ketillson-513-3944 http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour
Oz Vakurson
Administrateur
Pseudo : gavroche Messages : 178 depuis le : 12/11/2018 Avatar : Aneurin Barnard Points : 503 A Reykjavik depuis : Toujours Âge du perso : 30 ans Emploi/études : Détective privé

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   13.12.18 0:40

Un simple « Café ? » avait suffi pour que tu récupères une veste et un paquet de cigarettes à la va-vite sur ton bureau, que tu annonces ton départ pour ne recevoir qu’un grognement indistinct de ta collègue occupée à travailler réellement, elle, et que tu ne quittes le cabinet pour récupérer le premier vélo sur ta route et rejoindre l’appartement de ton ami. Tu le rendras au retour, si tu peux, si tu y penses, s’il n’est pas trop confortable pour être abandonné, après tout. De toute façon, il vaut sûrement mieux arriver vite. Parce que c’est peut être important. Parce que tu as cru comprendre que son couple n’était pas au meilleur de sa forme, et qu’il avait sûrement besoin d’une oreille attentive. Parce que pour rien au monde tu ne laisserai passer l’occasion de débarquer chez lui pour boire du thé et discuter de la vie et de vos plans de road trips qui s’avèrent déjà bien trop compliqués.

« Ouvre-moi, j’ai des gâteaux cette fois, promis ! » Tu colles ton visage à la porte pour parler, plutôt que de simplement frapper, tes mains s’enfouissant dans les poches de ton manteau pour en sortir un paquet de gâteaux et pouvoir le secouer juste devant le visage de Fenrir quand la porte s’ouvre enfin. Et presque aussitôt, un sourire vient se plaquer sur tes lèvres alors qu’il te laisse entrer, alors que la conversation commence le plus naturellement du monde, alors que tu te retiens de lui demander si tout va bien, persuadé que s’il veut en parler, il le fera de lui-même. Et tu trouves vite ta place sur ce canapé, enfournant des gâteaux dans ta bouche l’un après l’autre en parlant, sirotant ton thé le plus lentement du monde pour le savourer, profitant simplement de la présence réconfortante de ton ami dans ta vie, de son odeur qui flotte dans la pièce, avec celle de chien mouillé, et une autre qui semble étrangement familière. Tu ne penses même pas au fait que malgré le temps passé avec Fenrir, tu n’es pas venu si souvent que ça chez lui. Tu ne te dis pas que tu n’as jamais croisé son petit-ami, pendant tout ce temps. Tu devrais probablement.

Et quand la porte s’ouvre, ces pensées te frôlent l’esprit, vaguement, alors que la voix coupe court à votre conversation, alors que tu es encore trop occupé à retomber dans une carapace de timidité à l’idée de rencontrer quelqu’un de nouveau pour la reconnaître. Ton sourire se fait plus poli, plus gêné, plus mal à l’aise, alors que tu te détournes de ton ami d’enfance pour accueillir le fameux copain, avant de devenir hésitant pendant quelques secondes alors que mille questions te viennent déjà. Et il parle de nouveau, et pendant ce temps, ta bouche s’ouvre et se referme sans que tu n’acceptes de faire le lien qui est de plus en plus évident. « Je … Hein ? » Bravo Oz, quelle élocution, vraiment. Tu manques de laisser tomber ton crâne sur la table basse pour te remettre les idées en place, mais décide plutôt de te réfugier dans le thé, prenant la tasse de deux mains pour le porter contre tes lèvres et laisser l’odeur te calmer. D’accord. Donc le monde est vraiment petit.

« Attendez, je … Je crois que j’ai compris. » Tes yeux passent de l’un à l’autre alors que le reste de ton visage reste confortablement installé dans la buée de ta boisson, et tu finis par hocher la tête doucement. « Ah oui donc. C’est lui ton Fenrir. Et c’est lui ton Sören. J’avais … J’avais pas fait le lien. Vous vous souvenez quand on nous a dit que Reykjavik c’était tout petit ? La preuve en images. » C’est un peu amusé, un peu confus, aussi. Parce que ça veut dire que tu as sûrement manqué de croiser Sören bien avant de le voir dans ce bar. Parce que ça veut dire que tu sais des choses sur la vie de l’un et de l’autre par les mots de l’autre. Parce que tu as l’étrange impression que deux mondes totalement différents se rencontrent, et que tu ne sais pas du tout comment expliquer ça ni à l’un, ni à l’autre. Alors puisque des trente-six moyens d’éviter un désastre, le plus sûr est la fuite, tes lèvres plongent dans le thé pour éviter de devoir parler, et tu pries tous les dieux qui existent ou non pour qu’ils puissent s’expliquer sans que tu n’aies besoin de t’y mêler.
(c) AMIANTE

_________________
Hermes came, but in disguise
the hoper of far-flung hopes, the dreamer of improbable dreams. ▬ she bare a son of many shifts, blandly cunning, a robber, a cattle rustler, a bringer of dreams, a watcher by night, a thief at the gates. - h.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t1125-oz-vakurson-554-8978 http://walk-on-ice.forumactif.com/t1124-oz-vakurson-and-rain-wil
Fenrir Úlrikson
Pseudo : Bouu. Messages : 1013 depuis le : 19/04/2018 Avatar : Grant Gustin Points : 2992 A Reykjavik depuis : L'été 2013 Âge du perso : 24 ans Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   28.12.18 10:24

Three dumbasses



Il en faut quand même beaucoup pour arriver à entacher ma bonne humeur quasi-constante. Pourtant, en ce moment, ce n’est pas tous les jours que je me lève avec un grand sourire aux lèvres et un entrain à toute épreuve. Trop de boulot. Trop de fatigue, peut-être aussi. Trop de tracas qui règnent en permanence dans mon esprit. Et puis, quand Sören ne va pas bien, c’est comme si rien n’allait au final. C’est encore pire quand il n’y a rien que je puisse faire pour lui remonter le moral, quand je me sens impuissant face à cet air triste qu’il arbore. Je suis son copain et je ne suis même pas capable de l’aider. Je mérite vraiment le premier prix du pire petit-ami de la ville. Pire encore, c’est cette morosité ambiante qui nous amène à nous prendre la tête pour tout et pour rien. Sur des choses sans importance, parce que c’est trop délicat d’aborder le vrai sujet de discussion. Alors quand il est sorti cette après-midi et qu’au bout d’une heure il n’est toujours pas revenu, j’ai résisté à mon envie de l’appeler. De lui demander de rentrer, de simplement vouloir passer du temps avec lui. Il doit être seul un moment, il en a besoin, je le comprends bien. Sauf que la solitude et moi, ça n’a jamais fait très bon ménage, encore moins en période un peu plus sombre. Et puis, il y a un nom qui s’est imposé dans mon esprit, un peu comme une évidence. Oz. Qui de mieux que lui pour rire de n’importe quoi, et surtout, de n’importe qui ? Qui de mieux que lui pour planifier des plans foireux sur la comète et pour oublier tout le reste le temps de quelques heures ? Personne.

J’ai à peine le temps de lui envoyer un message et de commencer à faire bouillir de l’eau que je me retrouve déjà avec un paquet de gâteau sous le nez. J’ai vraiment appelé la bonne personne à la rescousse. « Bordel Oz, je t’aime. T’as pris mes cookies préférés ! » Quatre gâteaux, une tasse de thé et un bon nombre de conneries plus tard, j’ai déjà l’impression que le sourire sur mon visage est un peu plus sincère. C’est comme si sa simple compagnie et sa discussion facile suffisaient à apaiser les angoisses et les peurs de ces derniers temps. Il faudra que je pense à lui dire que c’est vraiment un bon ami. Enfin, pas trop souvent non plus, il risquerait de prendre la grosse tête. Il n’aura qu’à attendre la prochaine fois où j’ai un peu trop bu et où je déclare mon amour à la terre entière. Il aura même le droit à un câlin réservé à l’élite. « Ça se passe bien au boulot ? Ta collègue a pas trop râlé parce que t’as quitté le boulot un peu tôt ? » Elle n’a pas l’air commode sa coéquipière si j’en crois ses paroles, mais quelque chose me dit qu’il exagère un tout petit peu.

Je ne me rends même pas compte du temps qui passe, la lueur déclinante de fin d’après-midi laissant maintenant presque entièrement place à la noirceur de la soirée. Ce n’est que lorsque la porte d’entrée s’ouvre subitement, que lorsque qu’une Okami toute joyeuse se précipite sur le canapé et que lorsque la voix de Sören résonne dans l’appartement que je prends conscience de l’heure. Oups. J’aurais sûrement dû le prévenir que j’ai invité un ami chez nous mais cette pensée pleine de bon sens a dû se perdre au moment même où mes yeux se sont posés sur la boîte de cookies. L’air un peu perdu de mon petit-ami me fait doucement sourire alors que je repose ma tasse vide sur la table basse. Je m’apprête à expliquer le pourquoi du comment de la présence de mon ami d’enfance chez nous mais la suite de la conversation  me prend de court. C’est certainement à mon tour d’avoir l’air perdu, montant le nombre de personnes confuses dans cette pièce à trois. Beau score, sachant que nous ne sommes que trois au total. « Attendez… Quoi ? Vous vous connaissez ? » Belle déduction.

C’est Oz qui paraît comprendre le premier le sens de cette rencontre improbable. Tant mieux pour lui, je suppose, c’est lui le détective après tout. Pourtant, son explication n’éclaire pas vraiment ma lanterne et mes yeux font des allers et retours entre les deux hommes. « Comment ça mon Sören ? Et comment ça son Fenrir ? Je comprends pas ce que… Oh. » Oh. Il connaît Sören. Le lien logique, c’est que ce dernier lui a parlé de moi apparemment. Qu’est-ce qu’il a bien pu lui dire ? Est-ce que Oz est au courant de choses que j’ignore sur les pensées de mon petit-ami ? Cette situation est étrange et réveille totalement ma curiosité. « C’est moi qui ai invité Oz, c’est un ami que je connais depuis longtemps. Et tu le connais aussi, manifestement. » Je rigole un peu face à ce hasard presque parfait avant de me décaler un peu sur le canapé pour laisser une place au nouvel arrivant. « En effet, cette ville est vraiment minuscule. Et toi, t’es quand même pas un super bon détective pour pas avoir fait le lien entre nos deux prénoms. » Et entre nos deux histoires, sûrement aussi. Je donne un peu coup de coude amical au bouclé avant de relever les yeux vers mon petit-ami, brandissant la boîte presque vide de biscuits. « Bon, maintenant que tout le monde est là, qui veut des gâteaux ? »



CODAGE PAR AMATIS

_________________
† So you can drag me through hell, if it meant I could hold your hand,  I will follow you 'cause I'm under your spell.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t111-fenrir-ulrikson-518-2207 http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-
Sören Ketillson
Administrateur
Pseudo : Froggy' Messages : 1203 depuis le : 21/04/2018 Avatar : Cole Sprouse Points : 2513 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 24 ans. Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   12.01.19 15:13



Three Dumbasses
Oz & Fenrir


Je comprends rien. Qu’est-ce qu’il fait là ? Et plus important encore, pourquoi Fenrir et lui semblaient aussi proche ? Est-ce qu’ils se connaissent ? Lentement, cette réponse se grave dans mon esprit comme étant la seule réponse logique à cette entrée en scène des plus étranges. Je dois bien l’avouer, je ne m’attendais pas à ça. Mais après tout, Reykjavik est une petite ville. Ils ont dû se croiser il y a quelques mois et devenir amis dans la foulée, ça n’aurait rien d’étonnant. Surtout compte tenue de leur caractère respectif. Et je dois bien avouer que ça me fait rire, un peu. Ça me soulage, au moins, de savoir que je n’aurais pas à craindre une crise de jalousie bien senti avec cet abruti puisque visiblement, cet abruti, Fenrir l’apprécie. Mes lèvres s’étirent lentement à mesure que mes deux interlocuteurs réalisent avec un cran de retard l’étrange situation que nous vivons. C’est quand même drôle, mine de rien. L’homme que j’aime connaît l’homme à qui je me suis confié. C’est effrayant aussi, un peu. Même si j’ai toute confiance en Oz, il est assez idiot pour laisser échapper une information compromettante par mégarde, et je refuse de laisser à Fenrir l’opportunité de penser que je regrette notre relation. Alors je me contente d’observer pour le moment, puis de rire au visage confus de celui qui a un peu grandit à mes côtés, avant de reporter mon attention sur mon petit ami. Je profite de son propre air perdu pour me guider vers lui, déposant un baiser amusé sur son front, puis m’étalant sans aucune grâce à ses côtés. Cette après midi risque d’être assez amusante, et j’ai plutôt hâte d’en apprendre plus sur leur rencontre.

Une curiosité qui est vite comblée, mais surtout vite regrettée, alors que je tilt sur les paroles de mon amant. « Depuis longtemps ? » Vraiment ? Combien de temps ? Des jours ? Des mois ? Des années ? Sûrement des années. Alors il ne l’a pas lâché, lui. Il ne l’a pas abandonné. Une vague étrangement désagréable me parcourt le corps lorsque je réalise à quel point cette situation est vexante. Lorsque je réalise que j’en viendrais presque à être jaloux de mon petit-ami qui, lui, a sû garder Oz auprès de lui plus longtemps que je n’ai jamais pu le faire. Pourtant, la petite voix qui résonne dans ma tête me hurle qu’il n’est en rien responsable. Que le seul à qui je devrais en vouloir, c’est le détective lui-même. Alors je ne retiens pas la remarque légèrement acide qui s’échappe de mes lèvres. « Oh, donc il est capable de garder contact, finalement. Comme quoi. » C’est soupiré, mais ce n’est pas mauvais. Juste déçu. Et un peu vexé, oui. Je chasse rapidement ce sentiment désagréable de ma poitrine en haussant vaguement des épaules comme toute réponse. J’imagine que Fenrir doit se poser quelques questions. Et comme pour lui faire comprendre que cette attaque légère n’était pas contre lui, je laisse mon bras entourer sa taille pour caresser doucement le creux de son dos et entammer mes explications. « Il a vécu dans ma famille pendant quelques mois quand j’étais gamin. Et il a disparu du jour au lendemain sans plus donner de nouvelle. » C’était douloureux, tu sais ? De perdre celui que l’on considérait comme son grand-frère. De se sentir abandonné, trahi, seul. De comprendre que les grands n’étaient pas tous des gens biens et que parfois, le silence était la seule réponse qu’il vous donnait. Une grosse leçon de vie. Une leçon dont je me serais bien passé, soyons honnête.

Pourtant, je ne me laisse pa abattre par le sentiment dérangeant de regret qui me noue quelque peu la gorge, et je profite de l’instant pour poser mon menton sur l’épaule de mon petit ami. « Nan, je préfères les piquer dans ton assiette, c’est plus marrant. » Mes lèvres s’étirent dans un sourire provoquant, et c’est rapidement vers Oz que je retourne mon attention, non sans déposer un rapide baiser sur les tempes de mon petit ami en me détachant de lui. « Mais ça me choque, sérieux. Vous vous connaissez depuis si longtemps que ça ? Vous vous êtes rencontré comment ? » Ma curiosité est piqué à vif, même si je dois bien l’avouer, j’ai un peu peur de la réponse qu’ils pourraient m’apporter. J’ai surtout peur de comprendre qu’il m’a totalement délaissé par choix et non par obligation. J’ai surtout peur de me rendre compte qu’Oz m’a laissé parce qu’il s’était lassé du gamin stupide que j’étais. Et que je suis toujours un peu.




_________________
I'm not giving it up
I can't forget the taste of something that's real. Step into my closet and maybe you'll find something that'll scare you, something that you like. + buckaroo.




Béré et son amour des nuisettes ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t114-soren-ketillson-513-3944 http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour
Oz Vakurson
Administrateur
Pseudo : gavroche Messages : 178 depuis le : 12/11/2018 Avatar : Aneurin Barnard Points : 503 A Reykjavik depuis : Toujours Âge du perso : 30 ans Emploi/études : Détective privé

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   12.01.19 23:54

Le temps avec Fenrir passe toujours bien trop vite. Peut être que c’est parce que sa présence est toujours aussi positive, aussi pleine de vie. Même s’il y a quelque chose qui cloche, en ce moment, et tu ne peux pas t’empêcher de le remarquer. Il semble un peu plus ailleurs, un peu moins enthousiaste, comme s’il avait trop de choses en tête. Mais tu ne demandes rien, malgré ta curiosité maladive. Tu te mords la langue avant de poser la moindre question trop tendue, pour éviter de le mettre mal à l’aise. Parce que si tu es là, c’est sûrement pour lui changer les idées, pas pour le forcer à les ressasser. Et s’il veut t’en parler, il le fera probablement quand il s’y sentira prêt. « Argh m’en parle pas, elle s’est transformée en dragon au moment où je fermais la porte derrière moi. J’ai peur de rentrer, maintenant. » Exagérer un tout petit grognement dépité et mille fois mérité étant donné le peu de temps que tu passes à travailler en journée, un jeu d’enfant. Peu importe, après tout, puisque tu te rattraperas cette nuit. Mais heureusement, l’arrivée impromptue ne te permet pas de penser trop longtemps à ta collègue sorcière, et si tu pensais rencontrer enfin le fameux petit-ami de ton ami d’enfance, le visage qui te fait face est loin d’être inconnu.

Il faut un peu plus de temps à Fenrir pour comprendre, mais il finit par y arriver, et alors que tu enfonces ton visage dans ta tasse pour éviter des explications trop évidentes, Sören pose un baiser sur son front qui te fait sourire doucement. Ils sont mignons, ensemble, ces deux là. Tout bien réfléchi, c’est une bonne chose, que ce soit eux. Ils se méritent sûrement. « Oui bon hein, il y a beaucoup de Sören et beaucoup de Fenrir ici, je te signale. C’est pas facile tous les jours. » Un peu de mauvaise foi ne fait de mal à personne. C’est bien plus simple que d’avouer que l’idée que ces deux mondes là se mêlent ne t’a jamais effleuré l’esprit. Parce que Sören, c’est comme un frère perdu à la première séparation, et Fenrir, comme un frère forgé par le temps loin l’un de l’autre. Etrange.

Mais la réplique de Sören suffit à te rappeler pourquoi tu ne voulais pas y penser, et ton regard se fixe aussitôt au fond de ta tasse, coupable, alors que le soupir du brun te brûle les oreilles. Et merde. « C’est pas aussi simple que ça, je … » Ta voix meurt dans ta gorge, alors même qu’elle n’était déjà qu’un murmure, et c’est à lui d’expliquer avec des mots qui sonnent trop vrais pour être ignorés. « Je ne voulais juste pas te rendre triste », tu aurais pu dire. Mais ça aurait été idiot. Parce que tu ne voulais juste pas empirer ta propre tristesse. Parce qu’il était petit, et que tu t’étais bien trop attaché à lui. Parce que tu n’avais pas envie de devoir lui expliquer. Parce que ça faisait moins mal de ne pas le voir grandir que de ne pas le voir assez. Parce que tu es lâche, sûrement, un peu.

Heureusement, les gâteaux sont là pour sauver la mise, et tu en voles bien vite un des mains de Fenrir pour noyer tes sentiments de culpabilité dans la nourriture, alors que le ton du brun se fait plus léger, mais pas assez pour te tromper. Alors que tu regardes ton thé en te demandant si tu peux encore réussir à te noyer dedans ou non. « On s’est croisés dans une espèce de camp de vacances, quand on était plus jeunes. Et on est devenus amis petit à petit depuis, je suppose. Enfin, lui c’est devenu mon ami, et moi je suis devenu le livreur de cookies, apparemment. » Un léger sourire amusé flotte sur tes lèvres alors que tu regardes ton ami d’enfance, et en croisant le regard de son petit ami, il disparaît un peu. Crever l’abcès. Il faut crever l’abcès. « C’était pas pareil. C’était un camp de vacances, c’était censé avoir une fin, c’était pas … Pas comme nous. » Parce que tout le monde partait, là bas. Parce que personne n’avait besoin d’explications.

Une inspiration plus tard, tu hausses les épaules presque timidement pour indiquer à Sören qu’il n’a pas besoin de prendre tes explications vaseuses à cœur, pour dire à Fenrir qu’il est désolé de l’avoir entraîné dans cette situation qu’il ne comprend surtout pas. Alors quand tu rouvres la bouche, c’est en espérant que l’ambiance est redevenue plus détendue. « Ca fait longtemps que vous êtes ensemble, alors ? Vous étiez colocs avant, c’est ça ? »
(c) AMIANTE

_________________
Hermes came, but in disguise
the hoper of far-flung hopes, the dreamer of improbable dreams. ▬ she bare a son of many shifts, blandly cunning, a robber, a cattle rustler, a bringer of dreams, a watcher by night, a thief at the gates. - h.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t1125-oz-vakurson-554-8978 http://walk-on-ice.forumactif.com/t1124-oz-vakurson-and-rain-wil
Fenrir Úlrikson
Pseudo : Bouu. Messages : 1013 depuis le : 19/04/2018 Avatar : Grant Gustin Points : 2992 A Reykjavik depuis : L'été 2013 Âge du perso : 24 ans Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   19.01.19 14:35

Three dumbasses



Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Une certaine tension dans l'air, qui règne entre les deux autres personnes dans cette pièce. Je peux le voir aux regards qu'ils échangent, aux expressions sur leurs visages, à la volonté que semble soudain éprouver Oz de vouloir disparaître derrière sa tasse de thé. Je déteste ne pas comprendre la situation et ne pas être au courant de tout. Je jette un coup d’œil encore un peu perdu en direction de mon petit ami lorsqu'il s'affale à mes côtés sur le canapé, mes interrogations réduites au silence le temps d'un instant de tendresse lorsque ses lèvres trouvent mon front. Tendresse qui s'efface rapidement pour laisser place à une légère appréhension de ce qu'il peut bien se passer ensuite. L'excuse que trouve mon ami d'enfance me fait pourtant doucement sourire alors que ma main trouve tout naturellement sa place sur la cuisse du brun à côté de moi. "Essaie pas d'insulter le manque d'originalité de nos prénoms pour masquer l'échec de ton sens de l'observation." Je le taquine, mais au fond je ne suis pas certain de totalement apprécier la tournure que prennent les événements. Parce que je ne sais pas encore quelle est la nature de la relation entre Oz et Sören et que j'ai peur des mots qui ont pu être échangés entre eux. C'est bête, sûrement, parce que Sören a bien le droit de se confier à qui il le veut. Mais qu'il le fasse avec celui qui est dans ma vie depuis si longtemps et qui connaît certainement chacun des doutes qui ont pu un jour m'habiter, c'est déjà plus délicat.

Encore ce sentiment de malaise quand je prends la parole pour tenter de clarifier la situation. Si Sören semble tiquer sur mes mots, Oz quant à lui, a l'air de plus en plus vouloir s'éclipser dans cet échange. "Oui, depuis longtemps. Depuis bien avant que je déménage à Reykjavík." Si ma réponse se veut sincère, elle ne masque pas le ton quelque peu méfiant de ma voix. J'ai l'impression que chaque mot prononcé par l'un ou par l'autre pourrait mettre un terme à ce faux climat de convivialité. Et finalement, il arrive, le tacle. Je ne le comprends pas vraiment, surpris par les sous-tons sanglants qui se cachent derrière l'apparence pourtant calme de mon amant. J'ai presque un mouvement de recul, ne sachant plus réellement à qui cette réplique sortie de nulle part est adressée. Mes yeux font des allers et retours entre les deux visages, écoutant en silence la maigre tentative de justification du bouclé. Finalement, les explications finissent par sortir et même si je suis bien déterminé à d'avantage creuser le sujet plus tard, je m'en contente pour l'instant. "Oh... Je vois." Non, je ne vois pas vraiment, mais je vais laisser toute cette tension redescendre un peu avant de revenir à l'attaque. Parce que ma curiosité n'est pas satisfaite et parce qu'il s'agit de personnes auxquelles je tiens bien trop pour simplement laisser tomber sans comprendre le fond des choses.

J'essaie de détendre un peu l'atmosphère pesante, attrapant la boîte de cookies. Certainement pas le moyen le plus efficace pour apaiser les esprits, mais c'est tout ce que j'ai sous la main. Je me laisse moi-même happer par ce moment soudain de calme et de complicité lorsque Sören se rapproche de moi, simplement pour m'agacer délicieusement. "Si tu piques mes cookies, je te tue. Je rigole même pas." Tout le monde sait que je ne rigole jamais lorsqu'il s'agit de gâteaux. Mon sourire miroite le sien, se faisant joueur et j'en profite pour déposer un baiser rapide sur ses lèvres avant de reporter mon attention sur Oz. Son expression me donnerait presque envie de le supplier de rentrer chez lui tant tout en lui semble crier à quel point il n'a pas envie d'affronter les reproches. La trêve n'a malheureusement pas durée longtemps et les explications reprennent bien vite. "Pour ta défense, t'es le meilleur livreur de cookies de la ville." Et un très bon ami aussi, mais c'est beaucoup moins amusant d'avouer les vrais sentiments que de les masquer derrière une touche d'humour. Il y a tant de sous-entendus dans leurs paroles que je me sens presque de trop. Parce qu'il y a clairement des ressentiments gardés secrets trop longtemps entre eux et qui ont besoin de sortir. Et peut-être qu'ils le feront mieux sans un étranger à la situation dans la pièce.

Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel quand Oz reprend la parole, pour lancer la discussion sur un sujet totalement éloigné de celui qui occupe réellement leurs esprits. Je me redresse sur le canapé, m'éloignant du confort et de la chaleur de mon petit ami et mon air jovial s’effaçant une bonne fois pour toute de mon visage. Parce que tout ça commence sérieusement à m'agacer. La tête de chien battu du détective commence à m'agacer. L'expression vexée que tente de cacher mon amant commence à m'agacer. Leur incapacité à crever l’abcès commence à m'agacer. "Vous êtes ridicules. Si vous avez un problème à régler, ça sert à rien de faire comme s'il n'existait pas tout en tournant autour du pot." Peut-être que je mêle de ce qui ne me regarde pas. Sûrement, même. Enfin bon, ils doivent bien avoir l'habitude avec moi. "Alors vous allez me faire le plaisir de balancer ce que vous avez sur le cœur. Et moi, je vais refaire du thé." Je me lève en vitesse, suivi bien rapidement par Okami dans la cuisine. "Y'a que toi de bien ici." Je caresse doucement la petite boule de poils avant de lui donner à manger et de remettre l'eau à bouillir. 


CODAGE PAR AMATIS

_________________
† So you can drag me through hell, if it meant I could hold your hand,  I will follow you 'cause I'm under your spell.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t111-fenrir-ulrikson-518-2207 http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-
Sören Ketillson
Administrateur
Pseudo : Froggy' Messages : 1203 depuis le : 21/04/2018 Avatar : Cole Sprouse Points : 2513 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 24 ans. Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   28.01.19 9:43



Three Dumbasses
Oz & Fenrir
C’est probablement ridicule comme réaction. C’est probablement stupide, et pourtant, je n’arrive pas à retenir cette boule d’agacement qui se gratte une place dans le creux de mon ventre. Elle est plus forte que le reste, plus forte que ma volonté de profiter simplement de cet instant précieux. Mon petit ami et celui que je considérais comme mon grand-frère, tout aussi proche que nous l’étions sûrement à l’époque. Ça devrait me faire plaisir. Ça devrait me bercer dans un contentement féroce, mais seul une pointe de jalousie arrive à transparaître dans mes propos. Même moi, je me trouve idiot de la laisser gouverner mes paroles. Alors je tente de la faire taire en me collant naïvement à mon amant, en le taquinant d’une voix provocante, en riant sous sa menace claire et précise. Et lorsque la fin des explications arrivent, lorsque Oz s’adresse directement à moi, c’est la frustration qui revient de plus belle. Elle ronge l’intérieur de ma gorge avec une force étouffante, alors que ma main caresse presque nerveusement les hanches de mon amant, alors que ce dernier me fait lourdement sursauter en se redressant d’un coup, le regard accusateur et la mine courroucée. « Mais Fen... » C’est bredouillé comme un enfant de quatre ans qui vient de se faire gronder, et l’espace d’un instant, j’ai vraiment l’impression d’en être un. Mon corps s’avachit quelques secondes, ma tête rentre entre mes épaules, mon coeur se serre à la simple idée d’être responsable de cet élan d’autorité. Si je ne l’ai jamais trouvé crédible quand il se met en colère, je dois bien avouer que cette fois, il a visé juste. Et c’est effrayant, un peu.

Un silence dérangeant se faufile entre nous lorsqu’il repart vers la cuisine ouverte, nous laissant un peu d’intimité, et je ne sais même pas par où commencer. Je ne sais même pas quoi dire. Je sais que je suis en train de réagir comme un enfant jaloux, je sais que je suis sûrement grandement responsable de la situation dans laquelle nous sommes en ce moment. « Désolé. » C’est peut-être tout ce que je peux dire. Tout ce que je peux faire pour essayer d’apaiser les tensions qui dévorent mon coeur. Mes paupières se ferment quelques instants, alors que je cherche les mots juste à lui transmettre. Pour ne pas l’accuser bêtement, mais pour lui faire quand même comprendre l’amertume que je peux ressentir. Parce que c’est bien ce que Fenrir nous a demandé, après tout. Crever l'abcès. C’est sûrement une bonne chose. J’ai juste peur de le blesser. J’ai juste peur de la réponse qu’il pourrait m’accorder. Alors je réfléchi à chacun de mes mots, je pèse le pour et le contre, j’inspire, puis j’expire dans une mine légèrement défaitiste. « C’est juste… Blessant, Oz. T’es parti sans me donner la moindre nouvelle alors que je crevais d’envie d’au moins savoir si tout allait bien pour toi. Je te demandais pas la lune, juste de me faire comprendre que tu m’avais pas oublié. »

Parce que c’est peut-être l’une des peurs les plus cruelles que tu aurais pu me donner. C’est l’une des plus viscérales. Une de celle qui est encore gravée dans mon esprit depuis trop longtemps. « J’ai eu l’impression que tu m’avais abandonné, que tu m’avais totalement rayé de ta vie sans le moindre regret. Alors apprendre que t’as réussi à garder contact avec un autre gamin il y a longtemps, ça fait que renforcer encore plus cette impression. » Ça ne fait que me blesser encore plus. C’est frustrant. Parce que je sais que ce n’est pas vraiment de ta faute. Parce que je ne devrais même pas t’en vouloir. Et pourtant c’est là, ça gratte ma cage thoracique avec une force incroyable. « Je sais que c’est pas… Enfin j’me doute que c’est sûrement pas aussi simple que ça, t’étais un gamin toi aussi, et je t’en veux pas vraiment pour avoir fait ce choix mais… J’aurais préféré que ça se passe autrement. »

_________________
I'm not giving it up
I can't forget the taste of something that's real. Step into my closet and maybe you'll find something that'll scare you, something that you like. + buckaroo.




Béré et son amour des nuisettes ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t114-soren-ketillson-513-3944 http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour
Oz Vakurson
Administrateur
Pseudo : gavroche Messages : 178 depuis le : 12/11/2018 Avatar : Aneurin Barnard Points : 503 A Reykjavik depuis : Toujours Âge du perso : 30 ans Emploi/études : Détective privé

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   11.02.19 23:31

Pauvre Fenrir. C’est tout ce que tu arrives à te dire, alors que le ton de Sören te glaces le sang et que tu regrettes clairement d’avoir quitté le dragon du bureau pour te retrouver piégé sur ce canapé. Fuir, ce serait vraiment la solution. Même si elle ne t’as pas vraiment réussi auparavant avec Sören, c’est la seule et unique chose que ton corps semble vouloir faire, en dehors de se noyer dans une tasse de thé. Mais Fenrir n’est pas assez bête pour ne pas comprendre que quelque chose cloche, et malgré la situation, tu ne supportes pas l’idée de le faire se sentir mal à l’aise dans sa propre maison, avec son propre petit ami. Surtout pas par ta faute. Peut être que partir, ce ne serait pas une si mauvaise idée, finalement. Parce que tu es en train de mettre un froid dans une pièce qui ne devrait être qu’amour. Et à les voir tous les deux, si tendres et si amoureux, même avec tout ce que tu as entendu de l’un et de l’autre, ou justement à cause de ça, tu as tout sauf envie de rester et de les gêner par ta simple présence. Alors tu ris doucement à sa plaisanterie, tu changes de sujet, et tu colles un léger sourire attendri sur tes lèvres en te préparant à faire tes adieux. Bien évidemment, les choses ne se passent pas du tout comme prévu.

La colère de Fenrir te prend par surprise, et comme un miroir de Sören, ton corps s’avachit un peu alors que tu le regardes avec une mine hébétée, alors que tu ouvres la bouche pour prononcer son nom probablement aussi pathétiquement que le brun le fait, alors que tu la refermes parce qu’il t’a pris de vitesse. Il est agacé. En toutes ces années, tu as rarement vu Fenrir agacé. C’est sans doute une des personnes les plus joviales et les plus compréhensibles que tu connais, après tout. Mais tu peux comprendre, dans un sens. Parce que justement, vous ne parlez pas vraiment. Parce que vous devriez agir comme des adultes – surtout toi, d’ailleurs. Pourtant, alors qu’il quitte la pièce, tu sens ton cœur commencer à battre plus vite d’appréhension à l’idée d’être laissé seul avec celui qui semble avoir bien trop de reproches justifiés à te faire. Une sueur froide s’empare de ton corps, et tu prends une grande inspiration quand la voix de Sören se fait entendre pour te retourner vers lui. Allez. Courage, Oz. Au moins pour quelques secondes.

Ses excuses retentissent, et tu secoues bêtement la tête en murmurant un « C’est rien. » qui ne sert à rien, comme un pur réflexe, alors que tu cherches quoi dire, quoi faire pour apaiser un peu de sa jalousie, un peu de sa peine. Mais sans grande surprise, il trouve le courage de le faire avant toi, alors tu te contentes d’essayer de ne pas trop baisser les yeux, de ravaler les larmes qui menacent de remonter le plus vite possible, et d’écouter ce qu’il a à te dire. De prendre ses reproches trop compréhensifs comme des pichenettes directement dans ton cœur, et de déglutir en acquiesçant et en fermant les yeux quand il a terminé. Parler, maintenant. Il faut parler. C’est toujours la partie la plus difficile, évidemment. « Je … Je … » Un soupir agacé s’échappe de tes lèvres, et tu comptes mentalement jusqu’à dix avant de rouvrir les yeux pour le regarder et sourire doucement. « Pardon. Je disais : Je comprends. Je suis désolé. Je … Je t’ai jamais oublié, Sören. Justement. C’est … Le temps que j’ai passé avec toi, c’est sans doute le plus heureux que j’ai eu de mon enfance, en dehors des moments avec Fenrir. Après ça … Ca s’est pas aussi bien passé. Loin de là, parfois. Et moi je … J’étais trop triste de plus pouvoir te voir pour réussir à avoir le courage de simplement envoyer un petit mot. Alors je me suis dit que je verrai quand ça irait mieux, et le temps est passé et … Quand j’ai réalisé que j’avais fait de la merde, c’était déjà trop tard. » Les années étaient passées, et avec le temps, la certitude qu’il devait t’en vouloir s’était installée. Et elle avait eu raison, pour une fois.

Tu jettes un coup d’œil rapide vers la cuisine, avant de t’enfoncer un peu dans ton siège pour pianoter sur ta tasse, sans savoir vraiment où regarder, sans savoir vraiment si ce que tu dis améliore ou empire les choses. « Je pensais tout le temps à toi. Et quand j’ai rencontré Fenrir dans ce camp de vacances, je me suis dit que peut être, cette fois, j’étais pas obligé de refaire la même erreur. Que puisque lui j’avais même pas espéré que ça dure éternellement, je pouvais essayer. Et c’est … C’est sans doute ce que j’aurai dû faire avec toi. Mais c’était … C’était moins facile, avec la situation. Et j’ai toujours été un peu débile. Alors je … Je suis désolé. » Au moins, ça a le mérite d’être sincère. Au moins, tu as dit la vérité. Au moins, avec un peu de chance, il n’y aura plus de malaise dans cette pièce, juste peut être un profond mépris. Au moins, si Fenrir revient ou les écoute, il saura que tu es le plus grand des imbéciles – même s’il s’en doutait sûrement déjà un peu. « Et je suis sûr que ledit Fenrir espionne tout ce qu’on dit, hein ? » C’est un murmure, alors que ton regard essaie de saisir celui de Sören, alors que tu ravales les dernières larmes qui menacent, alors que tu espères de tout ton cœur que l’ambiance va s’alléger, ou que Sören va te demander de partir et mettre un terme à ta relation avec lui. Et avec Fenrir, probablement. Ne panique pas, Oz.
(c) AMIANTE

_________________
Hermes came, but in disguise
the hoper of far-flung hopes, the dreamer of improbable dreams. ▬ she bare a son of many shifts, blandly cunning, a robber, a cattle rustler, a bringer of dreams, a watcher by night, a thief at the gates. - h.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t1125-oz-vakurson-554-8978 http://walk-on-ice.forumactif.com/t1124-oz-vakurson-and-rain-wil
Fenrir Úlrikson
Pseudo : Bouu. Messages : 1013 depuis le : 19/04/2018 Avatar : Grant Gustin Points : 2992 A Reykjavik depuis : L'été 2013 Âge du perso : 24 ans Emploi/études : Journaliste pour un journal local et tient un blog sur le paranormal

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   16.02.19 23:36

Three dumbasses
Oz ft. Sören ft. Fenrir

Peut-être que je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Peut-être que ce soudain excès d'agacement de ma part n'avait pas sa place dans cette discussion qui ne me concerne en rien et dans laquelle je me suis immiscé quand même. J'ai presque peur d'avoir empiré les choses, à les regarder se fuir du regard depuis ma place stratégique dans la cuisine. Ce que je suis certain de ne pas regretter en revanche, c'est l'expression sur leurs visages alors que mon ton s'est fait plus fort et mes mots plus durs. Enfin un peu de crédibilité quand je m'énerve, ça fait plaisir. Et puis, finalement, les langues se délient et les paroles affluent. Il y a un moment où je me demande si je dois écouter ou bien tenter de leur laisser cette intimité qu'ils méritent en m'affairant à d'autres tâches. Mais faire bouillir de l'eau ne demande que très peu de maintenance. Et avoir une cuisine ouverte sur le salon n'aide pas beaucoup l'affaire. Alors finalement, non sans avoir l'infime impression de faire quelque chose que je ne devrais pas, j'écoute. Et j'apprends. Je découvre une nouvelle amitié entre Sören et Oz, un nouveau pan de leurs enfances alors que leur relation semble remonter à il y a des années de ça. Il me manque l'ensemble total des éléments pour comprendre l'intégralité du lien qu'il y a entre eux, mais j'en entends bien assez pour commencer à déduire l'essentiel. Les paroles de Sören résonnent dans notre petit appartement, s'imprimant dans mon cerveau avec un arrière-goût désagréable. Il est blessé. Blessé de voir que manifestement Oz a décidé de le rayer de sa vie alors qu'il a réussi à garder contact avec moi.

Alors que mes mains se mettent machinalement à ranger le peu de vaisselle qui traîne pour s'occuper, mon esprit quant à lui, se met à vagabonder sur le chemin tortueux des souvenirs. A repenser à cette période lointaine, le temps où j'ai rencontré le bouclé pour la première fois. Le temps où nous nous sommes rapprochés comme si c'était la chose la plus évidente et la plus naturelle du monde. Je revoie ce gamin croisé dans un camp de vacances. Cette amitié qui n'aurait dû durer que quelques semaines à peine et qui s'est transformée en quelque chose de plus permanent sans même que nous nous en rendions réellement compte. C'est peut-être pour ça après tout, que ça a si bien fonctionné entre Oz et moi. Parce que nous n'avons jamais cherché à forcer le destin ou à absolument rester en contact. Tout s'est fait à l'instinct du moment. Je n'aurais jamais cru qu'un jour, cette amitié si particulière puisse être à l'origine d'une quelconque tension. C'est presque émouvant, d'entendre les deux déverser ces sentiments trop longtemps gardés enfouis. C'est qu'ils me feraient presque verser une larme et j'ai presque envie de les voir se lever pour se faire un câlin salvateur, tel le happy ending d'un bon film un peu niai.

Je leur laisse le temps de se dire tout ce qu'ils ont sur le cœur avant de me repointer dans le salon comme une fleur, sourire au visage et théière remplie à la main. Le thé n'est qu'une excuse et certainement qu'Oz et moi en avons assez bu cet après-midi pour compenser le reste de notre vie, mais je n'ai pas trouvé mieux. Parce qu'au fond, je me sens un peu de trop dans toute cette histoire, à gêner dans mon propre appartement et je n'ai rien trouvé de mieux à faire pour m'occuper les mains et l'esprit. "Oui, j'ai tout écouté. Mais en même temps, c'est une cuisine ouverte, vous vous attendiez à quoi ?" Ca et le fait que je suis beaucoup trop curieux pour réellement laisser passer une chance de laisser traîner mes oreilles là où elles ne devraient pas. "Bon alors, c'est bon, vous vous êtes enfin tout dit ?" Je garde un sourire jovial et l'air enjoué alors que je remplis les tasses vides. Parce qu'il faut bien que quelqu'un dans cette pièce fasse mine que tout va bien. Mais ça ne m'empêche pas de remarquer les détails. D'avoir entendu la voix bien trop remplie d'émotions de mon amant. D'avoir aperçu les yeux un peu trop brillants de mon ami d'enfance. De sentir l'ambiance un peu trop pesante, un peu trop triste aussi. Il faut bien que sois là pour contrebalancer toute cette négativité, aussi bénéfique soit-elle en l'état actuel des choses.

Je finis par m'affaler sans aucune grâce sur le canapé, mes doigts s'enroulant autour de ceux de Sören. Pour m'assurer qu'il ne m'en veut pas vraiment, qu'il n'est pas jaloux de la relation que je peux avoir avec le détective. Parce que même si tout ça ne me concerne que de très loin, je me retrouve malgré tout impliqué. "Je sais que j'ai sûrement rien à dire parce qu'après tout, j'ai rien à voir avec vos histoires. Mais maintenant que vous avez tout mis à plat, vous pensez pas que c'est l'occasion de reconstruire une belle amitié ?" Mes yeux se posent sur les deux têtes dans mon salon, l'une après l'autre, avec l'envie tenace de terminer cette journée sur une note positive. "Vous avez peut-être fait des erreurs par le passé, ou peut-être pas assez communiqué ou je ne sais quoi, mais si aujourd'hui vos chemins se recroisent, c'est pas pour que vous passiez votre temps à ressasser les mauvaises passes." Pause dramatique dans mon discours, juste le temps de prendre une gorgée du délicieux thé que je nous ai préparé. Histoire de ne pas l'avoir fait infuser pour rien. "Je dis ça parce que je vous adore tous les deux, et pour être honnête, ça me ferait chier que vous vous entendiez pas." Trop utopique ? Sûrement, mais on m'a toujours dit que c'était beau de rêver. "Vous voulez pas vous faire un câlin pour repartir sur de bonnes bases ? C'est bien les câlins, tout le monde aime les câlins." Et surtout moi.
made by black arrow

_________________
† So you can drag me through hell, if it meant I could hold your hand,  I will follow you 'cause I'm under your spell.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t111-fenrir-ulrikson-518-2207 http://walk-on-ice.forumactif.com/t85-fenrir-they-don-t-need-to-
Sören Ketillson
Administrateur
Pseudo : Froggy' Messages : 1203 depuis le : 21/04/2018 Avatar : Cole Sprouse Points : 2513 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 24 ans. Emploi/études : Infographiste / Dessinateur relativement suivi sur Twitter

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   02.03.19 10:05



Three Dumbasses
Fenrir & Oz & Sören
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Est-ce que ses explications me suffisent ? Pas vraiment. Est-ce qu’elles me touchent quand même ? Clairement. Le crâne reposé sur mon poing, le coude enfoncé dans le dossier du canapé, j’écoute avec une attention toute particulière ces mots que j’aurais voulu entendre bien plus tôt qu’aujourd’hui. Ces qu’il aurait peut-être dû me donner le jour de nos retrouvailles, plutôt qu’aujourd’hui. Ou peut-être bien avant. Sûrement bien avant. Ça aurait facilité les choses. Ça m’aurait aidé à étouffer ma rancoeur bien trop tenace. Et pourtant, je la sens tout de même s’amoindrir, se taire, l’espace d’un instant, l’espace de quelques secondes. Je ne peux que comprendre le cheminement de ses pensées, même si je ne l’accepte pas. Même si, malgré tout, le cours des événements me reste en travers de la gorge. Il n’y a plus que le temps pour calmer les esprits maintenant. Il n’y a plus que les heures de réflexions silencieuses dont j’ai décidément besoin pour oublier tout ça. Pour passer à autre chose. Pour faire taire cette boule de jalousie dans le creux de mon ventre. Alors je ne réagis pas vraiment à ses mots, je n’y réponds pas tout du moins. Sans doute parce que je n’ai pas grand chose à ajouter d’autre d’un bref hochement de tête. Mes iris céruléens sont depuis longtemps troublés par la vague d’émotion qui me lacère la gorge. Et lorsqu’il murmure, lorsqu’il lance un regard en biais vers la cuisine ouverte en direction de mon amant, je ne peux que laisser un petit sourire en coin se former sur mes lèvres pleines.

 « Très probablement. » C’est même certain qu’il nous espionne. Même si la cuisine était totalement fermée et hermétique au son, il trouverait quand même un moyen de nous écouter parler. C’est aussi ce qui m’amuse toujours un peu avec lui. C’est aussi pour ça qu’il me plait. Ce naturel un peu trop curieux, mais jamais mauvais. Il revient d’ailleurs enfin vers nous, le sourire aux lèvres et la pique trop bien sentie. Une pique qui m’arrache d’ailleurs un rire discret, malgré mon regard encore un peu trop embué par l’émotion toujours présente dans mon esprit. C’est étrange, comme situation. Étrange de devoir jongler entre les relants de jalousie trop tenace et l’envie de simplement tout rayer pour repartir sur des bases saines. Une envie encore renforcée sous les paroles de mon amant, alors que ses doigts se lient au mien et que j’en profite bassement pour passer ma main libre autour de sa taille. Qu’il ne pense pas que je lui en veuille. Il n’est pas vraiment responsable de mes états d’âmes, encore moins de cette situation un peu trop bancale. « On en arrivera pas là. » C’est un murmure trop décidé pour toute réponse à ses craintes. Sans doute parce que peu importe à quel point j’ai été blessé, peu importe à quel point cette histoire me travaille, Oz restera toujours une image importante de ma vie. Une part que je me refuse d’effacer. Une ombre évasive dont j’aimerais retracer à nouveau les contours pour pouvoir la voir plus clairement.

Alors j’inspire, j’expire, et je retire doucement ma main de la taille de mon amant pour m’adresser aux deux idiots qui me font face. « Je suis désolé. Envers vous deux. Je réagis comme un enfant de six ans, et j’en ai bien conscience. Mais ça passera parce que je tiens à toi et... » Mon regard se glisse vers le détective, alors que je m’adresse désormais directement à lui, et plus à mon amant. « Aussi étonnant que ça puisse paraître, je tiens aussi à un crétin comme toi. » Et je n’ai aucune envie de rayer une possible nouvelle amitié de la carte à cause de vieille rancoeur stupide. Sûrement, peut-être, parce que ses explications m’ont touché bien plus que je ne le voudrais. Sûrement parce que je les comprends, un peu, même si je ne les cautionne pas. Sûrement parce qu’au fond, je n’ai jamais vraiment réussi à lui en vouloir bien longtemps, même lorsqu’il est parti avec l’un de mes jouets préférés. Mon bras s’enroule une nouvelle fois autour de la taille de mon amant, avant que je ne lance une invitation silencieuse de la main à Oz.  « Bon, bah calin, c’est ça ? » Mais pas seulement à deux. Parce que c’est en grande partie grâce à Fenrir qu’on a réussi à discuter aussi calmement. Et parce qu’il est hors de question que je le laisse à l’écart de tout ça. Qu’il s’étouffe au milieu de nous deux, tiens. Ça lui apprendra d’écouter des conversations qui ne le concerne pas.


code by bat'phanie

_________________
I'm not giving it up
I can't forget the taste of something that's real. Step into my closet and maybe you'll find something that'll scare you, something that you like. + buckaroo.




Béré et son amour des nuisettes ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t114-soren-ketillson-513-3944 http://walk-on-ice.forumactif.com/t112-soren-pour-un-pote-j-pour
Oz Vakurson
Administrateur
Pseudo : gavroche Messages : 178 depuis le : 12/11/2018 Avatar : Aneurin Barnard Points : 503 A Reykjavik depuis : Toujours Âge du perso : 30 ans Emploi/études : Détective privé

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   06.03.19 0:26

Il revient le sourire aux lèvres, comme un imbécile, et ça te calme alors que tu lèves les yeux au ciel. Tout n’est peut être pas dit, mais au moins, il sait que tu es désolé. Au moins, tu as la conscience un tout petit peu plus tranquille que quand tu es entré. Dans un sens, ça s’est bien mieux passé qu’avec Erika, même si la comparaison est difficile à faire entre le frère et la sœur. C’est peut être un peu grâce à Fenrir, aussi. Parce que c’est un roc entre vous, et que vous ne ferez rien qui pourrait le blesser. Parce que maintenant, tu réalises avec tout ce que tu as entendu qu’ils n’auraient pas pu tomber mieux que l’un sur l’autre. Que malgré les tensions et les non-dits, ces deux là étaient faits pour s’entendre. Qu’ils font un couple bien trop mignon pour que tu ne passes pas le restant de ton mois à fondre devant chacune de leurs démonstrations d’affection.

Tu hausses les épaules avec un léger sourire amusé quand Sören répond avant de passer une main rapide sur tes yeux pour en chasser les larmes qui cessent enfin de menacer de couler. Ce n’est pas pour maintenant. Ce sera peut être pour plus tard, mais au moins, cette fois, tu as parlé. L’heure n’est plus à cette ambiance lourde et désagréable, désormais. L’heure est à passer du temps avec deux de tes amis d’enfance, malgré la différence qui caractérise vos histoires respectives. L’heure est à l’énième tasse de thé que tu prends dans tes mains et à un des derniers petits gâteaux restants que tu voles de sous le nez des amoureux.

Fenrir parle, et toi tu l’écoutes en sirotant ton thé comme si ce qu’il disait était déjà imprimé dans ta tête, comme si toi, tu l’avais d’ores et déjà tournée, cette page. Au fond, elle est juste cornée, et vous y reviendrez, mais ça n’a plus grande importance, pour l’instant. Et le thé a toujours été capable d’aider pour beaucoup. « Oui papa. » C’est un murmure moqueur alors que Sören, lui, s’inquiète de le rassurer. Prêt à faire comme si rien ne s’était passé, pour le temps qu’il reste ici, et toutes les fois suivantes si nécessaires. Mais pourtant, le brun te parle à toi, et ton sourire se fait plus touché alors que tu acquiesces doucement en toute réponse à ses mots. De toute façon, il sera un enfant de six ans à tes yeux pour un bon moment encore. Les vieilles habitudes ont la vie dure.

« Flatté. » Touché, surtout, et ça s’entend un peu trop facilement. Heureusement, la tasse de thé permet de cacher ton visage le temps que tu récupères un état d’esprit plus détendu. Ce n’est pas terminé, mais c’est un grand pas en avant. Et tout cela grâce à Fenrir, en plus. Quand tu sors la tête de cette tasse, c’est pour répondre à l’invitation de Sören avec un sourire bien trop complice pour la cause avant de poser précautionneusement ta tasse de thé, peu désireux de ruiner vos beaux efforts en la faisant bêtement tomber par terre, pour ensuite te relever et les rejoindre. Tu t’écrases sur eux bien plus que tu n’entres dans un câlin, mais pourtant, tu récupères vite un appui suffisant pour ne pas leur faire mal en venant poser un rapide baiser sur chacune de leurs joues avant de reprendre ta place en riant doucement.

« Désolé, je dis jamais non à un câlin. Maintenant que tout ça c’est fait, on passe aux choses sérieuses. » C’est dit d’un ton assuré, clair, qui ne laisse aucune place à la discussion. Ce n’est clairement pas toi, mais ça n’a pas d’importance. Très vite, ta tasse est de retour dans tes mains, le gâteau engouffré dans ta bouche, et tu poses sur eux le regard le plus sérieux que tu as en réserve. « Ca fait combien de temps ? Comment vous vous êtes rencontrés ? Quand est ce que vous êtes tombés amoureux ? Vous allez vous marier ou pas ? Je veux tout savoir. » Même si tu as des bribes d’informations par l’un ou l’autre, l’histoire complète et commune t’intéresse encore plus. Tout savoir. Ca durera des heures s’il le faut, plusieurs autres théières, mais peu importe. Tu ne partiras pas tant que tu ne sauras pas tout, ou qu’ils n’auront pas commencé à s’embrasser pour te signaler qu’il est l’heure de filer.
(c) AMIANTE

_________________
Hermes came, but in disguise
the hoper of far-flung hopes, the dreamer of improbable dreams. ▬ she bare a son of many shifts, blandly cunning, a robber, a cattle rustler, a bringer of dreams, a watcher by night, a thief at the gates. - h.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t1125-oz-vakurson-554-8978 http://walk-on-ice.forumactif.com/t1124-oz-vakurson-and-rain-wil
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Three dumbasses | Fenrir & Oz   

Revenir en haut Aller en bas
 
Three dumbasses | Fenrir & Oz
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fenrir le loup gris ! [ Terminée]
» Amélioration du Fenrir
» Fenrir Greyback (fiche acceptée)
» - Le Grand Méchant Loup - Fenrir
» Les Chroniques d'une Rôdeuse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice :: Reykjavik :: Residential Area :: Appartements-
Sauter vers: