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 Secrets in the open (ft. Sören)


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MessageSujet: Secrets in the open (ft. Sören)   08.12.18 18:23
Secrets in the open
Sören
Le silence règne dans la pièce et je n’aime pas ça. Je suis pas venue pour être en contemplation devant un plafond à la base.

« Je peux savoir ce que tu fous ? Lâche ce putain de téléphone deux secondes, je suis pas venu pour discuter avec Okami petit con. »

Regard mauvais contre mon compagnon de beuverie. Enfin, compagnon c’est vite dit, on dirait plus un déchet qu’autre chose. La vache, il est complètement bourré, je pensais pas que l’alcool grimperait si vite dans son système. Remarque, malgré toutes les sorties qu’il a pu se taper au cours de sa triste existence, il a toujours eu une tolérance absolument catastrophique dès qu’il s’agit de boire avec sa sœur préférée. Il se pourrait que je fasse de mon mieux pour mélanger tous les alcools qui sont susceptibles de le mettre K.O. en deux shots.

Peut-être.

Soirée classique dans l’appartement de Sören. La journée était naze. Ou plutôt tout allait bien jusqu’à la dernière cliente. Une pimbêche accompagnée de sa cour, toutes aussi brillantes d’esprit que des manches à balai, a (malheureusement) choisi mon petit salon pour se faire tatouer…j’ai mal rien qu’en y repensant. Elle voulait un raton laveur sur sa hanche. Mais pas n’importe lequel, le putain de raton-laveur du film Pocahontas. Au secours. Mon âme pleurait devant tant de niaiserie et l’expérience était tout bonnement insupportable. Mon nombre de suicides mentaux s’est élevé à douze en l’espace de deux heures et j’ai fait de mon mieux pour ne pas les foutre à la porte comme des malpropres une fois les billets encaissés. Bande d’abruties. Enfin, faut bien payer les factures mais qu’est-ce que je donnerai pour ne pas avoir à supporter leurs cris beaucoup trop aigus pour être humains. Est-ce que j’ai un peu forcé sur l’aiguille, rendant l’expérience bien plus désagréable et douloureuse ? Oh oui. Est-ce qu’elle s’est rendue compte? Ne me faites pas rire.

Bref, après pareille horreur, il fallait que je lave mon esprit à la javel. Mais comme j’ai aucune envie de crever (puis ça réjouirait trop certains, ce qui est contre ma philosophie d’emmerdeuse), j’ai préféré faire une razzia dans un Vinbudin et mon joyeux cliquetis de verre s’est pointé chez mon petit con. Manque de bol, son coloc n’était pas là. J’aurais pu essayer de les pousser à coucher ensemble une bonne fois pour toutes mais honnêtement, je ne sais pas s’il y a assez d’alcool sur terre pour qu’ils osent franchir le cap. C’est absolument consternant. Des années que ça dure et ni l’un ni l’autre sont fichu d’avoir du courage (ou des yeux, ils voient rien ces andouilles) et loger sa langue dans le fond de la gorge de l’autre. J’ai beau lancer des sous-entendus aussi subtils que le naufrage du Titanic, nada. Bientôt je vais les enfermer dans un placard et pas question de les faire sortir tant qu’ils n’auront pas conclu. Ou les envoyer dans un monastère car ils ont visiblement un avenir dans l’abstinence et le déni.

Bref, un « salut loser, fais moi de la place, ce soir c’est cuite » plus tard, et un splendide discours de ma part détaillant comment j’aurais voulu faire avaler mes aiguilles à l’autre blondasse, nous voilà avec plusieurs shots dans le sang , avachis sur le canapé et ce con préfère passer son temps sur son écran qu’à me dévoiler des dossiers. Très décevant si vous voulez mon avis, je voulais me marrer moi, pas faire des papouilles à son chien (qui est absolument adorable et qui me préfère clairement à Sören soit dit en passant). Quoi, vous croyez que j’étais juste venue pour boire ? Bande d’amateurs, on peut toujours lier l’utile à l’agréable. Et avoir des munitions contre cette teigne est TOUJOURS une bonne chose. Rien que pour le voir râler comme le chiot bougon qu’il est.

Oh et puis merde.

Sans attendre la molle réponse de ce mollusque, je me penche directement sur lui, déterminée à découvrir le pot aux roses. J’ai beau l’écraser à moitié, je m’en fous, j’en ai marre de me faire ignorer. Il a intérêt à avoir une bonne raison parce que si c’est un site du style tumbrl, je lui fais bouffer son coussin.

Oh.

Oh bordel.

C’est pas vrai. Je suis plus bourrée que ce que je pensais. Je peux pas être en train de lire ce que je lis. Cet enfoiré m’a caché ça ? Il a osé taire pareille info ? Je vais le tuer. Je vais le découper en morceaux et après ça sera au tour de l’autre abruti. Cachottiers de mes deux ! Yeux fixés sur le nom et la photo en haut de l’écran, ma voix monte malgré moi d’une octave. « Mon ange ? MON ANGE ? TU TE FOUS DE MOI ? Sören Ketillson, t’as deux secondes pour m’expliquer ce putain de bordel avant que tu fasses un aller simple par la fenêtre. »
Erika
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   10.12.18 11:32

Erika

Sören


Secret in the open



J’ai beau dire le contraire, j’adore ces soirées. J’adore passer du temps avec toi, dans le confort de mon appartement ou du tiens. J’adore t’entendre râler contre des pisseuses à peine majeur qui ont fait de ta journée un enfer. Comme quoi, je ne suis pas le seul à te pourir la vie et ça m’enchante bien plus que tu ne peux l’imaginer. Pourtant, ce soir, c’est avec le nez vissé sur l’écran de mon téléphone que je te laisse un peu de côté. Trop concentré sur mon échange avec Fenrir, je sens mes lèvres s'étirer dans un sourire charmé, dans un sourire trop honnête pour être réellement discret, aussi. L’alcool qui coule déjà dans mes veines m’entrainent à lui envoyer les pires conneries imaginables, à foirer la moitié de mes mots, à lui avouer sans sourciller toute l’affection qu’il peut créer en moi. Et s’il avait été présent dans la pièce, nul doute que ma prudence aurait foutu le camp à l’instant même où son corps se serait trouvé trop près du miens. Il y a des soirs, comme ça, où le manque se fait trop fort. Où j’ai l’impression d’être retourné à l’adolescence et à ses hormones en ébullition. Putain de connerie, encore. Et lorsque ta voix railleuse résonne, je lève à peine les yeux vers toi, bien trop prit par ce que je tente de lui écrire. « Non mais attend, je cause avec mon… quelqu’un, là... » Je me rattrape à la dernière seconde, alors que le mot “mec” se fait subrepticement remplacé par “quelqu’un”, alors que je relève un regard un peu trop brouillé par l’alcool vers toi, le nez froncé par l’hésitation. Non. Non, ce n’est sûrement pas le bon moment pour en parler, encore. Un jour. Pas aujourd’hui.

Et je retourne rapidement à mon échange, soupirant de lassitude lorsque mon t9 remplace le mot “câlin” par “vagin”. Faut vraiment que j’arrête de parler avec James je crois, il pourrit mon portable avec ses conneries. Ou alors c’est l’alcool qui coule dans mes veines qui m’empêche d’écrire correctement. Sûrement un peu des deux. Et c’est lorsque je sens ton poids m’écraser l’épaule et la cage thoracique que je me réveille enfin, que ma voix râleuse résonne dans la pièce, que je ne prête même plus à l’écran toujours allumé de mon téléphone pour porter un regard dépité sur toi. « Mais oh ! » Je me plains ouvertement, mais ça ne semble pas plus efficace que des crocs de bébé chat. Et lorsque mon regard suit le tiens jusqu’à mon cellulaire, je commence à comprendre pourquoi. Mon visage se décompose à une vitesse effroyable, alors que je sens ma peau  se glacer d’angoisse, alors que je tente maladroitement de t’éloigner sans vraiment y parvenir, sans vraiment y mettre de la force, non plus. Mortifié par la gêne, je rentre ma tête entre mes épaules en entendant mon nom complet se faire cracher avec une colère sournoise. « Mais non mais c’est pas ce que tu crois, attend, je... » C’est paniqué, cette fois. C’est hésitant, surtout, alors que mon esprit embrouillé par l’alcool tente tant bien que mal de trouver une excuse valable à ce qu’elle vient de lire.

« J’ai perdu un paris..? » Oh. Oh, c’était bien naze comme excuse ça. Vraiment. Même moi je le vois. Surtout que ça sonne bien plus comme une question que comme un mensonge éhonté. Alors mes mains se postent instinctivement entre nous en guise de protection, pour te faire comprendre ma défaite, aussi. « Ok, pardon, j’ai fait mieux comme mensonge de merde. » J’ai fait mieux comme mensonge tout court. Et j’ai fait mieux comme cachotterie, aussi. Pourtant, la panique qui me lacère les tempes est bien réelle, bien ancrée dans mon regard effrayé à la simple idée que la source de ta colère n’est pas tant le mensonge que l’acte en lui-même. Même si je sais cette peur idiote, surtout pour toi. Même si je sais que tu seras la dernière personne à me tourner le dos pour quelque chose que je n’ai pas choisi, la peur, elle, est bien là. Mes yeux se baissent instinctivement sur le sol, ma voix détache chaque mot avec une hésitation clairement discernable.« C’est peut-être ce que tu crois. » Puis je ferme les paupières, avant de me reprendre dans un murmur dévoré par la gêne et le malaise. « C’est exactement ce que tu crois. Désolé. »

Koalavolant

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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   10.12.18 19:40
Secrets in the open
Sören
Ses plaintes de chaton craintif m’auraient fait rire dans un autre contexte. Manque de bol, je viens de découvrir que ce débile me cache un gros morceau de sa vie depuis Dieu sait combien de temps. Donc ses petites excuses, elles volent littéralement au-dessus de mon crâne. « Te fous pas de ma gueule. » Qu’il n’essaie même pas de se défiler avec un mensonge. Surtout un mensonge aussi minable.

De toute manière il arrive plus à me mentir depuis le primaire.

Son pauvre aveu suffit à me faire partir en monologue. J’ai de la pratique en la matière et je me suis tue pendant si longtemps sur le sujet « a quand le mariage pour Sören et Fenrir » que j’ai de quoi meubler deux heures facilement. Tel un ressort, je bondis du canapé, arpentant telle une lionne en cage le maigre espace entre ses jambes et la table basse. Je note distraitement le regard interloqué d’Okami, visiblement perdue devant mon changement d’humeur. Oh si tu savais à quel point ton maître est plus con qu’il en à l’air, tu comprendrais sûrement. Tu es l’être le plus intelligent qui vit dans cet appartement, crois-moi. Occupons nous maintenant de l’abruti alcoolisé que j’ai en face.
« Bah évidemment que c’est ce que je crois! Tu me prends pour une débile de ton espèce? Franchement, tu connais beaucoup de gens qui appellent leur meilleur pote « mon ange »? Surtout deux potes comme vous, merde! Vous bavez l'un sur l’autre depuis des années! Tu… »

Ma belle tirade sur leur tension sexuelle évidente meurt dans mes lèvres quand mes yeux se posent sur son visage. Il est au bord de l’attaque. Mais pas une attaque figurée, non, une vraie, avec évanouissement et tout le bordel. Je stoppe tout mouvement l’espace de deux secondes, analysant la situation tout en le criblant de mon regard de l’enfer pour réfléchir en paix. Pourquoi il tire cette tronche? Okay, je suis énervée et je l’ai appelé par son nom complet (ce qui le fait ressembler à une tortue tellement il essaie d’aplatir son cou), il a légitimement le droit de se chier dessus. Mais au point de pâlir de la sorte? Non, il y a autre chose.

Une chose qui m’énerve encore plus.

Ma voix se fait glaciale et je m’approche dangereusement.« Attends une petite seconde. Tu as clairement la gueule de celui qui pense finir à l’abattoir. Me dis pas que…? Putain, T’ES SERIEUX LÀ? T’AS RIEN DIT PARCE QUE T’AVAIS LA TROUILLE? MAIS MERDE SÖREN, C’EST MOI! » Chaque cri est ponctué d’un coup bien senti sur son crâne. Armée d’un coussin, mon regard promet de lui faire bouffer chaque petite plume pour m’avoir jugé de la sorte. Sérieusement, il a oublié à qui il avait affaire? Je suis Erika, la nana qui lui a pourri bon nombre d’heures à lui marteler les oreilles avec ses discours activistes. Discours en faveur de, oh, à tout hasard, les droits de la communauté LGBT. Il vit dans quel monde pour penser que je vais mal vivre son homosexualité? Ma colère plumée se fait plus intense au moment où cette question pope dans mon crâne et pendant un temps on entend rien d’autre que mes coups étouffés et les faibles plaintes du petit con.

Mon honneur légèrement calmé, je m’étale sur la canapé, abandonnant arme et victime pour reprendre un long shot de…bah je sais plus. La seule chose que je sais c’est que la brûlure de ma gorge remplace celle de mes sentiments blessés et que je peux à nouveau parler à Sören sans avoir envie de refaire la déco de son appart avec son sang. Mais je ne peux m’empêcher de lui siffler une menace bien sentie.  « Je vais te tatouer « je suis une petite princesse fragile » sur le torse connard. Et ton con de mec ne perd rien pour attendre non plus. Lui c’est une putain de licorne que je vais lui faire. Avec arc-en-ciel et tout le bordel. » Et je rigole même pas. Je vais organiser la beuverie du siècle et je vais mettre ma vengeance à exécution quand une goutte de leur sang suffira à faire voir double un moustique. Pas de suite par contre. Ils vont être sur leurs gardes pendant un temps. Mais dans un an ou deux, ils vont regretter amèrement de n’avoir rien dit ces cons.

Un coin de mon cerveau affairé à planifier l’enfer que je leur réserve, ma colère semble trop occupée pour freiner ma curiosité.

« Bon, t’as mordu ta langue combien de temps? Non parce que j’aimerais bien savoir quand est-ce que tu as découvert que tu avais des couilles et t’as enfin assumé que tu kiffes Fenrir. Pour les perdre juste après à l’idée de devoir l’annoncer. » J’ai dit occupée, pas qu’elle ait disparu. Va falloir plus qu’une promesse de vengeance pour que je me calme réellement. Mais bon, ça devrait suffire. Parce qu’il est hors de question que je quitte cet endroit sans que Sören me livre l’intégralité de l’histoire.
Erika
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