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 Secrets in the open (ft. Sören)

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Erika Ketilldóttir
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MessageSujet: Secrets in the open (ft. Sören)   Sam 8 Déc - 12:23

Secrets in the open
Sören
Le silence règne dans la pièce et je n’aime pas ça. Je suis pas venue pour être en contemplation devant un plafond à la base.

« Je peux savoir ce que tu fous ? Lâche ce putain de téléphone deux secondes, je suis pas venu pour discuter avec Okami petit con. »

Regard mauvais contre mon compagnon de beuverie. Enfin, compagnon c’est vite dit, on dirait plus un déchet qu’autre chose. La vache, il est complètement bourré, je pensais pas que l’alcool grimperait si vite dans son système. Remarque, malgré toutes les sorties qu’il a pu se taper au cours de sa triste existence, il a toujours eu une tolérance absolument catastrophique dès qu’il s’agit de boire avec sa sœur préférée. Il se pourrait que je fasse de mon mieux pour mélanger tous les alcools qui sont susceptibles de le mettre K.O. en deux shots.

Peut-être.

Soirée classique dans l’appartement de Sören. La journée était naze. Ou plutôt tout allait bien jusqu’à la dernière cliente. Une pimbêche accompagnée de sa cour, toutes aussi brillantes d’esprit que des manches à balai, a (malheureusement) choisi mon petit salon pour se faire tatouer…j’ai mal rien qu’en y repensant. Elle voulait un raton laveur sur sa hanche. Mais pas n’importe lequel, le putain de raton-laveur du film Pocahontas. Au secours. Mon âme pleurait devant tant de niaiserie et l’expérience était tout bonnement insupportable. Mon nombre de suicides mentaux s’est élevé à douze en l’espace de deux heures et j’ai fait de mon mieux pour ne pas les foutre à la porte comme des malpropres une fois les billets encaissés. Bande d’abruties. Enfin, faut bien payer les factures mais qu’est-ce que je donnerai pour ne pas avoir à supporter leurs cris beaucoup trop aigus pour être humains. Est-ce que j’ai un peu forcé sur l’aiguille, rendant l’expérience bien plus désagréable et douloureuse ? Oh oui. Est-ce qu’elle s’est rendue compte? Ne me faites pas rire.

Bref, après pareille horreur, il fallait que je lave mon esprit à la javel. Mais comme j’ai aucune envie de crever (puis ça réjouirait trop certains, ce qui est contre ma philosophie d’emmerdeuse), j’ai préféré faire une razzia dans un Vinbudin et mon joyeux cliquetis de verre s’est pointé chez mon petit con. Manque de bol, son coloc n’était pas là. J’aurais pu essayer de les pousser à coucher ensemble une bonne fois pour toutes mais honnêtement, je ne sais pas s’il y a assez d’alcool sur terre pour qu’ils osent franchir le cap. C’est absolument consternant. Des années que ça dure et ni l’un ni l’autre sont fichu d’avoir du courage (ou des yeux, ils voient rien ces andouilles) et loger sa langue dans le fond de la gorge de l’autre. J’ai beau lancer des sous-entendus aussi subtils que le naufrage du Titanic, nada. Bientôt je vais les enfermer dans un placard et pas question de les faire sortir tant qu’ils n’auront pas conclu. Ou les envoyer dans un monastère car ils ont visiblement un avenir dans l’abstinence et le déni.

Bref, un « salut loser, fais moi de la place, ce soir c’est cuite » plus tard, et un splendide discours de ma part détaillant comment j’aurais voulu faire avaler mes aiguilles à l’autre blondasse, nous voilà avec plusieurs shots dans le sang , avachis sur le canapé et ce con préfère passer son temps sur son écran qu’à me dévoiler des dossiers. Très décevant si vous voulez mon avis, je voulais me marrer moi, pas faire des papouilles à son chien (qui est absolument adorable et qui me préfère clairement à Sören soit dit en passant). Quoi, vous croyez que j’étais juste venue pour boire ? Bande d’amateurs, on peut toujours lier l’utile à l’agréable. Et avoir des munitions contre cette teigne est TOUJOURS une bonne chose. Rien que pour le voir râler comme le chiot bougon qu’il est.

Oh et puis merde.

Sans attendre la molle réponse de ce mollusque, je me penche directement sur lui, déterminée à découvrir le pot aux roses. J’ai beau l’écraser à moitié, je m’en fous, j’en ai marre de me faire ignorer. Il a intérêt à avoir une bonne raison parce que si c’est un site du style tumbrl, je lui fais bouffer son coussin.

Oh.

Oh bordel.

C’est pas vrai. Je suis plus bourrée que ce que je pensais. Je peux pas être en train de lire ce que je lis. Cet enfoiré m’a caché ça ? Il a osé taire pareille info ? Je vais le tuer. Je vais le découper en morceaux et après ça sera au tour de l’autre abruti. Cachottiers de mes deux ! Yeux fixés sur le nom et la photo en haut de l’écran, ma voix monte malgré moi d’une octave. « Mon ange ? MON ANGE ? TU TE FOUS DE MOI ? Sören Ketillson, t’as deux secondes pour m’expliquer ce putain de bordel avant que tu fasses un aller simple par la fenêtre. »
Erika
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Lun 10 Déc - 5:32

Erika

Sören


Secret in the open



J’ai beau dire le contraire, j’adore ces soirées. J’adore passer du temps avec toi, dans le confort de mon appartement ou du tiens. J’adore t’entendre râler contre des pisseuses à peine majeur qui ont fait de ta journée un enfer. Comme quoi, je ne suis pas le seul à te pourir la vie et ça m’enchante bien plus que tu ne peux l’imaginer. Pourtant, ce soir, c’est avec le nez vissé sur l’écran de mon téléphone que je te laisse un peu de côté. Trop concentré sur mon échange avec Fenrir, je sens mes lèvres s'étirer dans un sourire charmé, dans un sourire trop honnête pour être réellement discret, aussi. L’alcool qui coule déjà dans mes veines m’entrainent à lui envoyer les pires conneries imaginables, à foirer la moitié de mes mots, à lui avouer sans sourciller toute l’affection qu’il peut créer en moi. Et s’il avait été présent dans la pièce, nul doute que ma prudence aurait foutu le camp à l’instant même où son corps se serait trouvé trop près du miens. Il y a des soirs, comme ça, où le manque se fait trop fort. Où j’ai l’impression d’être retourné à l’adolescence et à ses hormones en ébullition. Putain de connerie, encore. Et lorsque ta voix railleuse résonne, je lève à peine les yeux vers toi, bien trop prit par ce que je tente de lui écrire. « Non mais attend, je cause avec mon… quelqu’un, là... » Je me rattrape à la dernière seconde, alors que le mot “mec” se fait subrepticement remplacé par “quelqu’un”, alors que je relève un regard un peu trop brouillé par l’alcool vers toi, le nez froncé par l’hésitation. Non. Non, ce n’est sûrement pas le bon moment pour en parler, encore. Un jour. Pas aujourd’hui.

Et je retourne rapidement à mon échange, soupirant de lassitude lorsque mon t9 remplace le mot “câlin” par “vagin”. Faut vraiment que j’arrête de parler avec James je crois, il pourrit mon portable avec ses conneries. Ou alors c’est l’alcool qui coule dans mes veines qui m’empêche d’écrire correctement. Sûrement un peu des deux. Et c’est lorsque je sens ton poids m’écraser l’épaule et la cage thoracique que je me réveille enfin, que ma voix râleuse résonne dans la pièce, que je ne prête même plus à l’écran toujours allumé de mon téléphone pour porter un regard dépité sur toi. « Mais oh ! » Je me plains ouvertement, mais ça ne semble pas plus efficace que des crocs de bébé chat. Et lorsque mon regard suit le tiens jusqu’à mon cellulaire, je commence à comprendre pourquoi. Mon visage se décompose à une vitesse effroyable, alors que je sens ma peau  se glacer d’angoisse, alors que je tente maladroitement de t’éloigner sans vraiment y parvenir, sans vraiment y mettre de la force, non plus. Mortifié par la gêne, je rentre ma tête entre mes épaules en entendant mon nom complet se faire cracher avec une colère sournoise. « Mais non mais c’est pas ce que tu crois, attend, je... » C’est paniqué, cette fois. C’est hésitant, surtout, alors que mon esprit embrouillé par l’alcool tente tant bien que mal de trouver une excuse valable à ce qu’elle vient de lire.

« J’ai perdu un paris..? » Oh. Oh, c’était bien naze comme excuse ça. Vraiment. Même moi je le vois. Surtout que ça sonne bien plus comme une question que comme un mensonge éhonté. Alors mes mains se postent instinctivement entre nous en guise de protection, pour te faire comprendre ma défaite, aussi. « Ok, pardon, j’ai fait mieux comme mensonge de merde. » J’ai fait mieux comme mensonge tout court. Et j’ai fait mieux comme cachotterie, aussi. Pourtant, la panique qui me lacère les tempes est bien réelle, bien ancrée dans mon regard effrayé à la simple idée que la source de ta colère n’est pas tant le mensonge que l’acte en lui-même. Même si je sais cette peur idiote, surtout pour toi. Même si je sais que tu seras la dernière personne à me tourner le dos pour quelque chose que je n’ai pas choisi, la peur, elle, est bien là. Mes yeux se baissent instinctivement sur le sol, ma voix détache chaque mot avec une hésitation clairement discernable.« C’est peut-être ce que tu crois. » Puis je ferme les paupières, avant de me reprendre dans un murmur dévoré par la gêne et le malaise. « C’est exactement ce que tu crois. Désolé. »

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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Lun 10 Déc - 13:40

Secrets in the open
Sören
Ses plaintes de chaton craintif m’auraient fait rire dans un autre contexte. Manque de bol, je viens de découvrir que ce débile me cache un gros morceau de sa vie depuis Dieu sait combien de temps. Donc ses petites excuses, elles volent littéralement au-dessus de mon crâne. « Te fous pas de ma gueule. » Qu’il n’essaie même pas de se défiler avec un mensonge. Surtout un mensonge aussi minable.

De toute manière il arrive plus à me mentir depuis le primaire.

Son pauvre aveu suffit à me faire partir en monologue. J’ai de la pratique en la matière et je me suis tue pendant si longtemps sur le sujet « a quand le mariage pour Sören et Fenrir » que j’ai de quoi meubler deux heures facilement. Tel un ressort, je bondis du canapé, arpentant telle une lionne en cage le maigre espace entre ses jambes et la table basse. Je note distraitement le regard interloqué d’Okami, visiblement perdue devant mon changement d’humeur. Oh si tu savais à quel point ton maître est plus con qu’il en à l’air, tu comprendrais sûrement. Tu es l’être le plus intelligent qui vit dans cet appartement, crois-moi. Occupons nous maintenant de l’abruti alcoolisé que j’ai en face.
« Bah évidemment que c’est ce que je crois! Tu me prends pour une débile de ton espèce? Franchement, tu connais beaucoup de gens qui appellent leur meilleur pote « mon ange »? Surtout deux potes comme vous, merde! Vous bavez l'un sur l’autre depuis des années! Tu… »

Ma belle tirade sur leur tension sexuelle évidente meurt dans mes lèvres quand mes yeux se posent sur son visage. Il est au bord de l’attaque. Mais pas une attaque figurée, non, une vraie, avec évanouissement et tout le bordel. Je stoppe tout mouvement l’espace de deux secondes, analysant la situation tout en le criblant de mon regard de l’enfer pour réfléchir en paix. Pourquoi il tire cette tronche? Okay, je suis énervée et je l’ai appelé par son nom complet (ce qui le fait ressembler à une tortue tellement il essaie d’aplatir son cou), il a légitimement le droit de se chier dessus. Mais au point de pâlir de la sorte? Non, il y a autre chose.

Une chose qui m’énerve encore plus.

Ma voix se fait glaciale et je m’approche dangereusement.« Attends une petite seconde. Tu as clairement la gueule de celui qui pense finir à l’abattoir. Me dis pas que…? Putain, T’ES SERIEUX LÀ? T’AS RIEN DIT PARCE QUE T’AVAIS LA TROUILLE? MAIS MERDE SÖREN, C’EST MOI! » Chaque cri est ponctué d’un coup bien senti sur son crâne. Armée d’un coussin, mon regard promet de lui faire bouffer chaque petite plume pour m’avoir jugé de la sorte. Sérieusement, il a oublié à qui il avait affaire? Je suis Erika, la nana qui lui a pourri bon nombre d’heures à lui marteler les oreilles avec ses discours activistes. Discours en faveur de, oh, à tout hasard, les droits de la communauté LGBT. Il vit dans quel monde pour penser que je vais mal vivre son homosexualité? Ma colère plumée se fait plus intense au moment où cette question pope dans mon crâne et pendant un temps on entend rien d’autre que mes coups étouffés et les faibles plaintes du petit con.

Mon honneur légèrement calmé, je m’étale sur la canapé, abandonnant arme et victime pour reprendre un long shot de…bah je sais plus. La seule chose que je sais c’est que la brûlure de ma gorge remplace celle de mes sentiments blessés et que je peux à nouveau parler à Sören sans avoir envie de refaire la déco de son appart avec son sang. Mais je ne peux m’empêcher de lui siffler une menace bien sentie.  « Je vais te tatouer « je suis une petite princesse fragile » sur le torse connard. Et ton con de mec ne perd rien pour attendre non plus. Lui c’est une putain de licorne que je vais lui faire. Avec arc-en-ciel et tout le bordel. » Et je rigole même pas. Je vais organiser la beuverie du siècle et je vais mettre ma vengeance à exécution quand une goutte de leur sang suffira à faire voir double un moustique. Pas de suite par contre. Ils vont être sur leurs gardes pendant un temps. Mais dans un an ou deux, ils vont regretter amèrement de n’avoir rien dit ces cons.

Un coin de mon cerveau affairé à planifier l’enfer que je leur réserve, ma colère semble trop occupée pour freiner ma curiosité.

« Bon, t’as mordu ta langue combien de temps? Non parce que j’aimerais bien savoir quand est-ce que tu as découvert que tu avais des couilles et t’as enfin assumé que tu kiffes Fenrir. Pour les perdre juste après à l’idée de devoir l’annoncer. » J’ai dit occupée, pas qu’elle ait disparu. Va falloir plus qu’une promesse de vengeance pour que je me calme réellement. Mais bon, ça devrait suffire. Parce qu’il est hors de question que je quitte cet endroit sans que Sören me livre l’intégralité de l’histoire.
Erika
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Jeu 27 Déc - 3:30

Erika

Sören


Secret in the open


L'agressivité contre la peur. L’angoisse contre la colère d’un mensonge trop mal choisi. Et au milieu de tout ça, la boule dans le creux de ma gorge ne fait que grossir.

Mes iris céruléens se perdent avec une inquiétude sournoise sur ton visage, craintif d’y découvrir ne serait-ce qu’une once de dégoût, de mal-être ou de peine. Mais tout ce que j’y vois à travers les brumes de l’alcool, c’est une rage sans nom. Une rage mérité, sans doute, mais une rage qui me terrifie. Parce que je n’arrive pas à en discerner la source. Parce que malgré tout, et surtout malgré moi, je me dis que la raison de cette hargne vient peut-être de mon amour pour lui, et non du simple fait de te l’avoir caché pendant des semaines. Parce que tu me hurles des vérités écrasantes au visage, et que tout ce que je parviens à faire, s’est rentrer peu à peu ma tête entre mes épaules dans l’espoire de disparaître de ta vue. Alors, lorsque tu t’arrêtes enfin, lorsque tu me lorgnes avec cet éclat de surprise teintée de colère sourde, je sens mes joues pâlir à vue d’oeil. Oh. Oh merde. Ça craint. Ton poing s'abat dangereusement sur le haut de mon crâne, ta voix m'assène de reproche tous plus piquant les uns que les autres, et la seule chose que je parviens à répondre, c’est un « Justement putain ! C’est TOI ! » crié avec une pointe de regret. Justement. C’est toi. Et je n’avais pas envie de te perdre. Tout mais pas ça. Peu importe à quel point je te râle dessus à longueur de journée, peu importe à quel point on s’envoit sur les roses tous les deux, la simple idée de passer une vie où tu ne me parles plus me semble impossible.

C’est stupide. Cette petite voix qui résonne dans mon crâne, elle ricane presque maintenant. Le coussin vole avec une force déroutante, alors que je commence à amèrement regretter de l’avoir écouté, alors que je me recroqueville sur moi même en tentant désespérément de me protéger de cet assaut implacable, alors qu’il s’écrase sur moi, encore et encore et encore. J’ai beau essayer de te supplier d’arrêter, de me laisser au moins respirer, mes plaintes sont royalement ignorées. J’imagine que c’est mérité, au moins un peu, pour avoir été aussi con. Pour avoir cru, ne serait-ce qu’un peu, que tu me lâcherais après avoir découvert le poteau rose. Et lorsqu’enfin tu te calmes, lorsqu’enfin tu te contentes de me fusiller du regard pour reprendre un verre, je me redresse avec précaution sur le canapé, non sans éloigner le coussin vengeur de tes mains rageuses. Naturellement, pourtant, c’est un rire étouffé qui prend place dans le creux de ma gorge, un rire rapidement ravalé au profit d’une mine mortifiée lorsque je constate que tes menaces sont hautement sérieuse. L’image de Fenrir avec une licorne sur le torse m’amuse autant qu’elle m’inquiète. « Pardon. C’était pas drôle. » Enfin un peu quand même. Ma main se perd un instant sur ma nuque, trahissant ma nervosité croissante devant ta curiosité maladive. Qui sait quelle rage je vais encore éveiller…

« Pas très longtemps..? » C’est un murmure coincé, mais ça sonne comme surtout comme un mensonge. Un mensonge foireux. Alors je secoue doucement la tête, un peu perdu, le regard ancré sur le coussin légèrement défait qui est désormais posé sur mes genoux. « Ça se voyait tant que ça que je… Ah, peu importe. Je veux pas savoir. » Mes paupières se ferment, à la fois conscient et inconscient du manque de discrétion qui caractérise notre relation. Tu n’es pas la première à nous le faire comprendre. J’espérais juste avoir été plus prudent avec toi qu’avec tout les autres. Perdu. « Un peu moins d’un mois, en fait. Ecoute je… Je voulais t’en parler, j’t’assure. J’ai essayé, même ! Plusieurs fois. Mais j’y arrivais pas. Y’avait toujours… Cette petite voix chiante dans ma tête qui me hurlait que tu pouvais me tourner le dos. » Un grognement dépité s’échappe de mes lèvres, alors que je reprend rapidement pour éviter une autre crise de colère, alors que je profite de l’instant pour me resservir un autre verre et le liquider un moins de trois secondes. Du courage. J’ai besoin d’un peu de courage. Même si il est liquide et que j’ai déjà un peu trop bu. « Je sais que tu le feras pas. Je sais que tu le feras jamais, mais je… C’est pas rationnel. Je suis pas rationnel quand j’ai la trouille, tu devrais le savoir, maintenant. Mais j’avais l’intention de t’en parler dans les prochains jours. J’attendais juste la bonne occasion. » Sans jamais parvenir à la trouver. Comme quoi, il n’y a visiblement pas vraiment de bonnes occasions pour annoncer un truc pareil. « Et puis lui en veut pas à lui, ça fait des semaines qu’il me pousse à t’en parler. »


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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Dim 6 Jan - 17:26

Secrets in the open
Sören
On dit souvent que l’aveu aux proches est une des étapes les plus difficiles. Que je devrai me montrer compréhensive, à l’écoute et ne surtout pas lui en vouloir de ne pas avoir su comment me le dire. Déjà de un, si je fais ça, Sören me crèverait dans les bras tellement il serait sous le choc et ensuite est-ce que j’ai une gueule à accepter sans broncher que mon frère m’ait caché ça? A moi, la putain d’activiste de la famille?

Donc je continue mon pétage de plombs, vexée et blessée par son silence à la con.

« MAIS C'EST PAS VRAI MAIS C'EST PAS VRAI MAIS C'EST PAS VRAIIIIIIII ! » Je vais l’empailler ce débile. C’est MAINTENANT qu’il décide de jouer les timorés avec moi? Alors que ça fait des années que j’attends qu’il craque et qu’il couche avec l’autre con? Que je martèle partout mes convictions et qu’il faut être sourd, aveugle et vivre dans une grotte perdue au fin fond du Groenland pour ne pas être au courant que j’en ai rien à carrer de l’orientation sexuelle de qui que ce soit? Le coup qui accompagne mon cri est bien plus senti que les autres. « Espèce de gros con, tu as oublié l’intégralité de mes convictions pendant ta séance d’auto-flagellation? JE VAIS A DES MANIFS DEPUIS MES QUINZE ANS TRISTE DEMEURÉ » Sombre crétin. Après on ose me demander pourquoi je me considère comme la plus maligne de la fratrie. Regardez ma concurrence et jugez plutôt: c’est pas bien difficile de faire preuve d’un peu plus de jugeote que ce chiot apeuré. Merde quoi, son chien est plus intelligent et c’est à peine une hyperbole. « Non mais.. Que tu sois débile c'est une chose, mais là y a de la mauvaise volonté quand même. » Soupir de lassitude une fois mon shot anesthésiant au fond de la gorge.

On oublie bien souvent à quel point la stupidité de mon cher frère est épuisante.

Je ne fais rien lorsqu’il me retire mon arme du jour des mains (je peux en trouver dix autres avant que son corps flasque puisse réagir de toute manière) mais mes yeux racontent une autre histoire quand il tente maigrement d’étouffer son rire. Il croit que je plaisante? Je ne me suis pas tapé des années d’amour non-avoué et de déni tellement solide qu’on aurait pu faire des murs avec pour découvrir le pot aux roses une fois les festivités terminées. Pas que je tienne particulièrement à choper ces deux imbéciles en plein acte (j’ai assez de visions dégueulasses de mon frère merci bien) mais apprendre tout ça par un putain de regard sur son téléphone, je dis non. Pas après tant de visites au plafond par mes yeux désespérés. « Oh mais si c’est drôle. Pas pour vous quand ça arrivera bien sûr, mais crois moi ça va être hilarant quand j’aurais fini avec vos peaux de porcelaine. Promesse de tresse clouée. » Si avec ça je le fais pas flipper pour les dix ans à venir, c’est qu’il n’est plus conscient de ce qui l’entoure. Je ne mentionne cet épisode que quand je suis on ne peut plus sérieuse sur mes menaces. Tremble petite chose, parce que tu vas te retrouver avec un tatouage à la con. Parole d’Erika.

Mon regard se fait ténébreux devant son début de mensonge. Il apprend vraiment rien celui-là. « C’est ça ouais, pas très longtemps. Tu veux un poney au cul aussi ou tu veux préserver un minimum ta peau de la honte du siècle? » Sören, tu ne sais pas mentir et en plus t’es bourré, n’essaie même pas. C’est juste ridicule à ce stade. Je ne peux m’empêcher un rire devant la question suivante cependant. Non voyons, il était le roi de la discrétion. Plus qu’une pancarte à l’entrée de leur appart annonçant leur drame existentiel et c’était parfait. « Oh que si tu vas savoir. Après le coup foireux que tu viens de me faire, je ne vais pas épargner tes oreilles chastes. » Le sourire qu’arbore mon visage doit suffire à lui filer des cauchemars. « Par quoi commencer? Le matage absolument indécent de son cul, ton appel au sexe à chaque fois que tu croisais son regard, les coeurs que tu crachais à chaque fois que tu parlais de lui? Choisis, j’ai des années de souvenirs en stock et une forte envie de te pourrir la vie après tant de silence forcé de ma part. »

La pointe de légèreté quitte cependant rapidement la pièce. Il a visiblement bien trop cogité et un Sören qui réfléchit beaucoup est un Sören qui va systématiquement faire une connerie. Du genre se taire sur sa relation absolument pas surprenante. « Je t’ai pas tourné le dos quand on était gosse, alors qu’on se haïssait. Comment tu veux que je me tire maintenant? Tu pourrais coucher avec un caillou que je m’en foutrai. » Ces paroles pleines de poésie doivent être la déclaration d’amour la plus directe que je lui ai faite. Je sais, c’est naze mais j’arrive pas à dire les choses joliment. Surtout quand on parle de sentiments. De mes sentiments. Et pensons à Sören, le pauvre n’est pas en état de subir un choc pareil, il faut rester subtile. « Bon bah heureusement que j’ai fouiné alors, on aurait attendu ton putain de mariage avant que la bonne occasion se présente. Cette garce n’existe pas petit con, donc évite de l’attendre la prochaine fois que tu as un truc à me dire. » Je laisse ma rugosité s’adoucir d’une petite caresse dans les cheveux, mes doigts se perdant un instant dans la crinière en bataille de ce morveux que j’aime tant. Il est con comme un balai, mais c’est mon petit con et même une putain d’apocalypse ne changera pas cela. « Très bien, je lui enlève les paillettes. Mais c’est tout ce qu’il obtiendra de moi. Il a merdé à m’avoir laissé dans le noir donc il y aura des conséquences. C’est pas comme s’il n’était pas au courant. » Hey, c’est pas demain la veille que je vais mettre à la poubelle mon caractère de merde. Je suis une dragonne et quand on s’y frotte, on ressort avec des brûlures, c’est la règle. « Bon, crache le morceau maintenant que ta vie n’est plus en danger. Je veux TOUT savoir. Qui a eu enfin l’illumination divine et a roulé le patin de sa vie à l’autre? »
Erika
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Sam 12 Jan - 9:04



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Erika & Sören


J’en peux plus. J’ai l’impression d’être au bout de ma vie. Ou plus particulièrement, j’ai l’impression que la mort m’attend au tournant et qu’elle s’appelle Erika la magnifique. Tes coups se font de plus en plus dur, de plus en plus sournois alors que tout ce que je parviens à faire, c’est essayer de masquer mes parties vitales - à savoir ce qu’il se trouve entre mes jambes, pour les non initiés - en espérant survivre à cette attaque furieuse. Et plus les secondes passent, plus ça empire. Plus tu me hurles des vérités au visage. Des vérités que je ne connais que trop bien, mais qu’il était trop difficile de voir avec mes yeux craintifs et ma paranoïa ambiante. « Mais ça vaaaa ! Aï ! Stop ! Pardon, j’suis désolé ! » J’ai la vague impression que ma voix n’est plus qu’un murmure, et pourtant, c’est loin d’être le cas. Ce sont plutôt tes cries qui surplombent tout le reste, avec ta rage et ta folie meurtrière. Et moi, tout ce que je fais, c’est encaisser. Encaisser, et profiter pourtant de cette vague de soulagement intense qui me prend le corps. Elle est si brutale, si violente que je ne parviens même plus à la contrôler. C’est idiot, n’est-ce pas ? J’aurais dû savoir que tu réagirais comme ça. J’aurais dû savoir que tu te foutrais bien de mems fréquentations. Après tout, tu as déjà supporté James pendant des années. Tu peux bien supporter Fenrir aujourd’hui, même si notre relation est d’une toute autre nature.

Alors le rire qui s’échappe de ma gorge est réelle, profond, bien qu’étouffer par l’arme plumée que je t’ai volé. Et lorsque tu ressors tes menaces avec un sérieux sidérant, je sens presque mes joues pâlir à vue d’oeil. Alors ça, ça pue par contre. Ça pue même méchamment, pour mon cul, comme pour celui de mon amant. Parce que les rares fois où tu ressors cette épisode - toujours aussi drôle dans ma mémoire -, ce n’est que pour prouver tout le sérieux de tes menaces. Il va vraiment falloir que je fasse attention à ne plus finir bourré à tes côtés pour les dix ans à venir, ou je risque de me retrouver avec un tatouage ridicule sur le torse. Et ce sera sûrement bien fait pour ma gueule, d’ailleurs. Mais très vite, c’est ton sourire devant mon hésitation évidente qui me calle un frisson d’anticipation féroce. « Non, mais... » Ma mâchoire se défait lentement sous tes yeux, les couleurs quittent définitivement mon visage, mes bras se resserrent autour du coussin qui t’as servi d’arme, quelques minutes auparavant. Tiens. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant envie de mourir de gêne. « Mais je crachais pas des coeurs ! Je.... » Ok, peut-être une fois ou deux. Peut-être un peu plus que ça, même. Putain, quelle merde. Moi qui avait dans l’espoir d’être resté discret, il faut croire que c’est foutu. Et je me rends compte avec un cran de retard que je n’ai même pas essayé de nier le fait d’avoir laisser mon regard trainer un peu trop souvent sur son postérieur. Super. Good job, Sören.

Un gémissement dépité s’échappe de mes lèvres, alors que je rabats l’arrière de mon crâne sur le dossier du canapé, alors que mes mains se faufilent sur mon visage pour tenter de masquer le rouge qui revient en force, alors que je laisse mes iris céruléens se poser doucement sur toi, entre le malaise et la culpabilité. « Mais je sais pas, ptain, je… J’avais juste peur. » Peur de te perdre. Peur de perdre la relation, certe incroyablement agaçante, mais surtout bien trop importante qui nous lie. J’ai toujours été un faux jeton. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Pourtant, tes paroles me touchent sûrement bien plus que je ne le montre. Encore plus lorsqu’elles sont accompagnée par cette main qui se glisse dans mes cheveux en bataille. Mes lèvres s’arment lentement d’un sourire touché, mon regard se fait plus reconnaissant encore, mais c’est bien vite un soupire blasé qui se forme entre mes lèvres pleines. Je crois que je commence sérieusement à plaindre Fenrir. Il faudrait peut-être que je le prévienne de fuir, lorsqu’il te recroisera... « Y’a pas grand chose à dire, en fait. » C’est dépité, un peu, mais c’est surtout bourré d’un certain regret. Parce que je n’ai pas agis de la meilleure des manières avec Fenrir, et que j’ai bien l’impression que ta colère risque de repartir de plus belle si je te racontais tout ce qu’il s’est passé entre nous. Mais pour ce coup là, crois moi, je ne me défendrais pas. Ce serait amplement mérité. « Fen s’est… Il s’est fait casser la gueule par Bertel il y a quelque mois. Salement casser la gueule. Et tu connais Bertel, il l’a pas fait seulement par crise existentiel ou à cause de son égo surdimensionné. Nan. Il l’a juste frappé parce qu’il l’a vu embrasser un autre gars et… Il y est pas allé de main morte. » Mon nez se fronce de dégoût, tant la haine que je peux ressentir pour ce type est féroce. Je ne l’ai jamais vraiment apprécié, mais savoir qu’il est responsable de tout ça me fait presque hurler de rage. « Et bref, quand Fenrir est rentré, je sais pas trop ce qui lui a prit, mais il m’a embrassé. » Le silence, à nouveau, alors que j’enfonce les mains dans les poches de mon sweat, alors que j’enfonce également ma tête dedans et que je prie pour survivre à la prochaine attaque qui ne manquera sûrement pas de venir. « Et moi, j’me suis barré. Comme un connard. »




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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Dim 13 Jan - 17:31

Secrets in the open
Sören
Ses pauvres cris sont à peine audibles dans la rage dévastatrice qui déferle de mes lèvres. Illustration dans les coups précis et meurtriers qu’il pleuve sur lui, son corps épargné d’hématomes futurs par le choix bien moelleux de mon arme. Je suis peut-être noire de colère, je ne tiens pas à finir à l’hosto à cause des dons inexistants de ce débile en communication. Ces coups, cette rage, ils masquent ce qui se cache derrière cette réaction bien trop explosive pour un regard extérieur. Cette pointe d’amertume, cette aigreur de ne pas avoir été jugée digne de confiance. Le petit con ne porte pas ce surnom pour le plaisir uniquement, donc faut pas s’étonner qu’il ne réfléchisse pas avant de commettre une de ses innombrables bourdes, mais…ça fait mal bordel. Un mal que je cache car je sais que ça va le faire chialer plus qu’autre chose et je n’ai vraiment aucune envie de gérer un Sören émotionnel.

Puis montrer à son petit frère qu’on est vulnérable, c’est pas hyper classe.

Donc j’enchaîne, je ne m’attarde pas sur cette petite blessure. Blessure qui se renferme un peu en voyant la pâleur horrifiée de l’autre abruti et ô belle vengeance, tu es si douce. Mon sourire se fait carnassier, prête à entretenir le feu de l’horreur qui s’entrevoit dans ses yeux. « Nie pas, je t’ai grillé dès le premier soir donc épargne toi cette gêne. » Et pam, petite piqûre pour lui annoncer qu’il n’a jamais pu me cacher quoi que ce soit. C’est s agréable de le voir se transformer en pauvre petit garçon apeuré. Il serre même son coussin comme une peluche, c’est adorable.« Oh pardon, c’est vrai que tu as dû lancer deux-trois arcs-en-ciel dans le mix. » Rajoutons une couche tant qu’à faire, histoire qu’il se rende bien compte d’à quel point il est terriblement niais. Je remercie le ciel que nos dents ne soient pas affectés par les dialogues (ou monologues dans ce cas) mièvres des gens autour, sinon j’aurai plus de dentition, toutes mes dents ravagées par des caries à répétition. « Enfin je suppose que vu le cul de ton cher et tendre, on peu te pardonner la partie sexuelle de ton comportement.» J’avoue, je le torture allègrement là. Surtout si son esprit dérive sur ma potentielle attraction pour ce grand dadais de Fenrir. Je me frotte les mains d’avance.

On ne juge pas, j’ai des années de moqueries à rattraper moi !

« Une bonne fois pour toutes Sören : tu peux avoir aussi peur que tu veux pour ton intégrité physique, tu peux dormir sur tes deux oreilles disproportionnées quant à une éventuelle disparition de ma part. Autant tu seras toujours un con, autant tu ne le seras jamais assez pour que je me tire. » J’essaie de balayer ses craintes mais je sais qu’il ne voit rien quand il panique. Même les trucs les plus évidents. Enfin, ça ne sera que la millième fois du mois que je le ramène à la raison. A coups de coussins et de cris, certes, mais à la raison tout de même. Normalement je ne fais jamais ça, mais pour une fois, je retire un tout petit peu mon masque et je lui offre un sourire. Plus petit que d’habitude, plus doux, un sourire où on lit cet amour que ma voix ne mentionne jamais.

Un simple sourire de sœur qui rassure son frère.

Evidemment, les bons sentiments ne restent jamais bien longtemps avec moi. Surtout si Sören est dans la pièce à me déballer sa dernière prouesse d’imbécillité.  « Ce con a fait quoi ? » Voix calme, froide, aux antipodes des touches chaudes qui normalement l’accompagnent. « Que je le croise pas. Putain que je le croise pas ou je vais finir au poste. » Je ne rigole pas. Mon regard promet exactement ce que mon murmure laisse entrevoir et j’espère pour ce con qu’il ne croisera pas ma route. Jamais. « Sympa le premier baiser au goût de sang. Je vous pensais pas pencher vers ce milieu là, surtout vu ta tolérance de fillette mais passons. » Raillerie à la rescousse, mon cerveau préfère se centrer sur le couple d’imbéciles plutôt que sur un potentiel meurtre. J’ai assez donner pour la soirée question colère et autres joyeusetés.

Pourquoi je pense toujours des trucs comme ça avant d’entendre la fin de l’histoire ?

« Comment ça tu…Bordel Sören, t’es chiant. Tu peux pas faire un truc correct dès qu’il s’agit de sentiments ? J’ai peur pour ta future progéniture. » Ma main vole contre son crâne, tape bien sentie à l’arrière de cette boîte vide qui sert plus à porter des cheveux qu’autre chose. Mais qu’il est con. Belle façon de démarrer une histoire putain. Entre la mise à tabac et le coup de panique, on a un bel combo gagnant là. Bravo Sören Ketillson, belle prouesse. « On va aller par étapes, sinon tu vas chialer avant que j’aie toutes les infos. Comment ça « tu t’es barré » ? Sa langue a dit bonjour à tes amygdales et après tu lui as dit « c’était sympa, salut » ? » Je vous jure, j’essaie de ne pas être trop brusque. Mais bon de un je suis Erika et de deux mon frère est vraiment débile. D’où il se comporte en connard ? Avec Fenrir en plus. Le putain de gars qu’il veut se taper depuis des années.  « Non mais le coup de la panique sérieusement, c’est d'un cliché. Et tu es assez cliché comme ça. Et après t’as fait quoi, tu t’es baladé en pleine nuit dans la ville, le regard au loin et attendant le lever du soleil pour prendre une pose mélancolique sur un quai ? » Oui, je me fous de sa gueule mais merde, il le cherche aussi avec ses histoires de grand tragique de la vie.
Erika
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Sam 19 Jan - 10:45



Secrets in the open
Erika & Sören
Plus les minutes passent et plus j’ai envie de m’enterrer dans un trou de souris pour ne plus jamais en sortir. Que ce soit les remords pour ne pas t’avoir parlé de tout ça plus tôt ou le caractère agaçant de cet échange, rien ne parvient à calmer le rouge qui me prend aux joues. C’est bien simple, j’ai la vague impression que la pièce s’est réchauffé de plusieurs degrés en moins d’un quart d’heure. Et c’est encore pire lorsque tu surenchérit sans l’ombre d’une hésitation, ton sourire carnassier comme meurtrier de mon assurance enfantine. Mes épaules s’affaissent, mon corps s’avachit un peu plus contre le dossier, mon crâne cherche désespérément à faire disparaître mon cou, sans grande réussite. Depuis le premier soir ? Non. Impossible. Je ne le regardais pas comme ça au premier soir de leur rencontre. Si ? Putain. Si, probablement. Mes bras se resserrent autour du coussin comme un certain instinct de protection. Une protection qui se fait futile, puisque tu en rajoutes encore deux ou trois couches sur ma gêne et mon malaise. Super, merci grande soeur, je vois que je peux compter sur toi pour me sortir de l’angoisse. « Mais arrête... » C’est plaintif, un peu. Ça ressemble surtout aux plaintes d’un enfant de quatre ans.

Mais ma bouche s’entre-ouvre, puis se referme, incapable de répondre à tes dernières paroles. Elles sont peut être dur, peut-être crue, mais elles sont honnêtes. Bien plus que toutes les autres. « Désolé. Et merci. » L’éclat de reconnaissance qui brille au fond de mes pupilles claires brille encore un peu plus en croisant ton regard. En croisant ton sourire. Un sourire qui trouve écho dans le mien, touché en plein coeur. C’est étrange comme situation, mais si j’avais sû que je pourrais profiter d’un peu de tendresse de ta part après une colère aussi noire, je crois que je n’aurais pas hésité à commettre à nouveau la même erreur. Parce que le jeu en vaut la chandelle. Et puis les explications viennent enfin, et avec elle, la tendresse est remise à sa place : au placard, bien étroitement enfermé sous une tonne de sarcasme, de raillerie et de colère. Et c’est la dernière qui prime. « Tu risques pas de le recroiser, cette enflure s’est barré. Il a quitté la ville, plus personne n’a de nouvelle. Même pas James. » C’est craché avec une colère sourde et une rancoeur amère. Parce que même si je suis heureux de ne plus risquer de le voir traîner dans le coin, je ne peux empêcher une hargne féroce de me prendre à la simple idée qu’il ait pu abandonner mon meilleur ami. Si encore il était parti pour de bonnes raisons. Si encore il était parti en continuant de parler avec le blondinet agaçant. Mais non. Bertel a toujours été lâche, même dans sa fuite. Même avec ses proches. Alors qu’il crève en silence et dans l’ignorance la plus total, ce type. Il ne mérite bien que ça.

« Tsé, on aura beau essayer, j’suis pas sûre qu’on arrivera à faire des gamins avec Fenrir, hein. » Moqueur jusqu’au bout des ongles, je reprends peu à peu confiance dans le coeur de cette conversation. Même si cette confiance se fait laminer sans aucun espoire de survie par la suite de tes mots et la tape qui résonne contre l’arrière de mon crâne. « Mais je... Mais non ! » Je ne suis pas si cliché que ça, bordel. Ok, c’était peut-être un peu cliché comme premier baiser. Ok, c’était peut-être tout aussi cliché de partir à cause d’une crise de panique. Mais je ne suis pas une putain de princesse de conte de fée ou une actrice de sitcome. « En fait. Non, je suis pas partie tout de suite. On s’est embrassé, Fen m’a… Il m’a juste dit de prendre mon temps, de pas me presser et que j’avais pas à me prendre la tête tout de suite si je voulais pas et puis… Je sais pas. Je crois qu’on s’est endormi sur le canapé. C’est quand je me suis réveillé que j’ai commencé à paniquer. Je sais même plus pourquoi en vrai c’était juste… Plus fort que moi. » C’était juste plus fort que tout. « Et je suis pas allé contempler l’océan avec un air mélancolique, nan. Je suis aller voir Ese’ et Drake. J’avais juste besoin de conseil je crois. » L’ambiance se fait moins lourde tout d’un coup. Moins anxieuse. Comme si mettre des mots sur tout ce qu’il s’était passé, avec toi, me soulageait d’un poid trop longtemps porté sur mes épaules. « Je sais, je suis con et j’ai réagi comme un connard, mais mets toi à ma place ptain. J’avais jamais crushé sur un gars, moi. Je savais même pas quoi faire ou comment lui dire qu’il me plaisait. Et je voulais pas… Je voulais pas admettre que je puisse avoir un penchant pour les hommes. Aujourd’hui, je sais que c’est pas le cas. Je préfère toujours les filles, c’est juste… Lui. C’est différent avec lui. »



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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Mar 22 Jan - 8:02

Secrets in the open
Sören
Un rire machiavélique s’échappe de ma gorge, ravie que je suis devant la gêne qui menace de noyer indéfiniment mon crétin de frère. « Oh non je ne vais pas m’arrêter, tu vas morfler pendant un bon bout de temps. Et alors, t’as vu le loup qui se cache en ton chevalier servant ou tu attends le mariage? » Mon sourire brille d’un éclat dangereux. Qu’il est bon d’enfin pouvoir se foutre de sa gueule ouvertement, plutôt que dans ma tête. Ne rêvez pas, ce n’est pas parce que je n’ai rien dit d’explicite que je me suis retenue de me moquer de lui depuis tout ce temps.

Les prochaines semaines vont être extrêmement divertissantes.

Malheureusement les festivités sont reportées pour un deuxième round de colère. Je me contente de grogner mon mécontentement quant à la disparition de l’autre enfoiré. C’est tout ce qu’il mérite et je ne vais certainement pas lui donner trop d’importance en insistant sur son sujet. Même si ma main aurait rêvé de croiser sa mâchoire. A la place je préfère concentrer mes efforts sur l’idiot alcoolisé qui me tient compagnie. Visiblement il reprend un peu de courage mais il ne va pas faire long feu. « C’est ça, joue au con. Remarque, c’est pas plus mal dans le fond. Avoir des parents avec un âge mental n’atteignant pas la dizaine, ça ne doit pas être bien viable. » Et hop, une petite raillerie bien sentie pour calmer Monsieur. Puis comme il ne veut visiblement pas d’enfants, c’est parfait, n’est-ce pas? Petit con.

« Quel sens de la repartie. » Ma voix blasée traduit à elle seule mon degré de respect que je possède actuellement pour le personnage. Je sais qu’il est bourré mais merde, je m’attendais à un peu plus de combativité. Enfin, c’est peut-être dû au fait qu’il sait pertinemment qu’il a merdé. Si c’est cela, il y a peut-être une once d’espoir pour lui. De la taille d’un atome, mais on ne va pas cracher sur la soupe non plus. « Comme c’est gentil de ta part de lui avoir laissé le temps de te faire un câlin sur le canapé. C’est sûr que se réveiller seul, alors qu’il s’est endormi en croyant que tout allait bien, ça ne doit pas être un traumatisme du tout. Surtout qu’on connaît Fenrir, hein, il n’est pas du tout le genre de mec à avoir le coeur brisé pour si peu. » Il me gonfle avec ces jérémiades donc je me fais un plaisir de cracher mon plus beau venin. Bordel, Fenrir a vraiment le beau rôle dans cette histoire. Et forcément je suis liée par le sang au crétin de service. Don oui, je remue sûrement le couteau dans la plaie mais enfin, il faut réfléchir un peu aussi! Le gars lui a donné carte blanche! Et excusez-moi mais il faut être sacrément con pour se barrer comme un voleur au petit matin devant pareil situation. Vraiment, des fois je suis convaincue que cet idiot ne sait pas allumer son cerveau.

S’il en a un bien sûr, ce que parfois j’en doute.

« Et utiliser ta bouche, c’est trop demander peut-être? Bordel, tu ne peux pas t’empêcher de parler à tort et à travers tous les putain de jours de l’année mais là, c’était bien trop compliqué? » Ah bah pour se plaindre il y a du monde mais dès qu’on parle de choses plus sérieuses, plus de Sören! Je me frotte les yeux, gavée par les réactions totalement incohérentes de ce crétin. Bon, en soi elles ne sont pas si étranges, il a la capacité de réflexion d’un caillou quand il est en proie à ses doutes mais…Oui, bon, ça sert à rien de s’énerver je suppose. Les choses se sont passées ainsi, et peu importe ma frustration devant sa connerie. Au moins il s’est tourné vers des personnes pouvant l’aider à y voir plus clair.

Rejouisons-nous des petites victoires.

Je soupire et fais disparaître un énième shot avant de continuer d’une voix plus calme. « Ecoute, pour avoir bossé avec pas mal d’associations, je sais que c’est pas une situation évidente. Et je ne vais pas te faire un procès pour un truc qui s’est clairement bien terminé au vu des « mon ange » et autres niaiseries que vous devez sûrement vous balancer à la gueule. Mais sache que tu as eu de la chance. Beaucoup de chance. Donc tes comportements de connard paniqué tu les ravales la prochaine fois, vu? » Mon regard devrait suffire à lui faire comprendre que la prochaine fois je ne laisserais pas tomber aussi rapidement. A ces risques et périls. « Puis on s’en fout de tes préférences. Les étiquettes, il y a rien de mieux pour te bloquer donc oublie un peu tout ça. Tu aimes Fenrir? Bah super, va vivre le grand amour avec lui. Rien à taper du reste. » Plus facile à dire qu’à faire sûrement, mais il faut bien que quelqu’un lui dise qu’il doit d’abord penser à ce qui le rend heureux lui. Dans le fond, on s’en tamponne des autres, ce ne sont pas leurs jugements qui vont rendre notre vie supportable. « Et ceux qui te font chier, tu les ignores. Ou mieux encore, tu me les envoie. » Mes lèvres arborent un sourire faussement innocent. J’aime particulièrement expliquer la vie aux cons qui sont trop coincés dans leur petit monde obtus. Et si une ou deux baffes partent durant le procès…les accidents sont si vite arrivés non?
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MessageSujet: Re: Secrets in the open (ft. Sören)   Mer 30 Jan - 3:38



Secrets in the open
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T’es flippante comme ça. Vraiment flippante. L’espace d’un instant, l’espace de quelques secondes, tu me ferais presque penser à la méchante sorcière d’un Disney, avec ton rire machiavélique et ton sourire carnassier. Et ta promesse de souffrance ne fait que renforcer encore un peu plus cette impression. « Mais... » Je bredouille, mortifié par cette simple question qui ferait glisser la conversation sur un terrain dangereux. Hors de question que je te donne le moindre indice à ce sujet. Hors de question que l’on en vienne à parler de cul, toi et moi, même bourré. Même à l’article de la mort. C’est le genre de sujet tabou qu’il m’est impossible d’entendre en dehors des railleries et des blagues habituelles. « Tu veux pas savoir. » C’est renfrogné, un peu, mais ça trahit surtout une chose. Ce n’est probablement pas toi qui ne veut pas pas entendre ma réponse. C’est plutôt moi qui ne veut pas te la donner. Même si mes joues rougies par la gêne sont un très bon indice. Non, on ne va pas attendre le mariage. Mais on va attendre quand même. Parce que malgré toute la patience de Fenrir envers moi, je me sens encore bien incapable de passer le cap.

Mes iris céruléens se lèvent innocemment vers le plafond, alors que je tente de rebalancer un peu de rire au centre de notre échange. Tout pour oublier la gêne et le malaise. Tout pour fuir ta curiosité maladive. Et ça marche, au moins un peu, lorsque tu me réponds en sifflant ton agacement, en laissant le caractère blasé de ta voix marquer le silence. Et puis les coups reviennent, et ce n’est bientôt plus de la gêne que je ressens, mais de la honte. Si tu crois que j’ignore tout ça, tu te trompes Erika. Je sais que je l’ai blessé. Je sais que j’ai merdé. Et je sais que peu importe les justifications que je pourrais trouver, aucune ne sera assez valable à tes yeux comme aux miens. Il va vraiment falloir que je me rattrape auprès de Fenrir. Même si lui ne semble pas m’en vouloir, moi, je m’en veux. Même si lui semble déjà avoir oublié le crève coeur que je lui ai infligé, moi, non. Ma bouche s’ouvre, puis se referme face à l'agression continue dont je suis lsa plus pitoyable des victimes. Parler, c’est ce que j’ai fait pourtant. Pas aux bonnes personnes, pas à la seule à qui j’aurais dû m’adresser, mais je l’ai fait. J’étais perdu, complètement ailleurs, et si sur le coup ça m’avait paru être la meilleure idée qui soit pour apaiser mon angoisse, je sais bien que mon esprit effrayé s’est trompé. Qu’il est mauvais conseiller. Alors je me contente de garder le silence, un soupire à fendre l’âme s’échappant de mes lèvres.

Ta voix s’apaise lentement, mais tes mots sont toujours aussi dur, toujours aussi juste. Ils visent parfaitement bien pour faire le plus de dégât, pour éveiller encore plus la honte qui se loge dans le creux de ma poitrine. « Je sais que j’ai eu de la chance… Je suis même pas sûre qu’à sa place j’aurais accepté la moitié de ce que je lui ai fait. » C’est murmuré cette fois. C’est défaitiste, même, un peu. Parce que je réalise au moins une chose au travers de cette conversation à sens unique. Fenrir a beaucoup encaissé avec moi. Il a souffert, il s’est senti trahi, abandonné, laissé pour compte. Et c’est aujourd’hui à moi de rattraper le coup. De tout faire pour lui sortir cette impression de la tête. De tout faire pour qu’il n’y pense plus. Pour qu’il me pardonne, même si je le soupçonne de l’avoir déjà plus ou moins fait. Mes lèvres s’étirent dans un sourire un peu triste lorsque tu reprends avec ton sourire faussement innocent. « Promis, je te les enverrais. Mais si c’est Bertel, je risque de bien l’amocher avant, j’te préviens. J’ai encore des comptes à régler avec ce type. » Comme tout le monde dans cette ville, très probablement.


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