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 Problème d'identité (ft. Luna)


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MessageSujet: Problème d'identité (ft. Luna)   08.12.18 18:15
Problème d'identité
Luna
Journée à deux cent à l’heure, mes mains tremblent à force d’enchaîner les tatouages. Les conventions sont des moments que j’adore mais qui m’épuise complètement. Tourbillon de couleurs et de gens, ma petite âme d’artiste est sur un petit nuage mais bordel c’est éreintant. Mes doigts ne s’approchent plus de mon matos pendant toute une journée après ça, j’arrive même plus à concentrer ma vue sans avoir mal au crâne. De toute manière, même si j’étais un ours des montagnes qui déteste tout contact social, j’aurais pas autre choix que de me pointer. Ces conventions sont vitales pour toute personne voulant vivre de ses tatouages et si tu souhaites te créer une réputation, t’as intérêt à ponter ta petite gueule. Et avec le sourire si tu veux faire avancer les choses.

Heureusement pour moi, faire la lèche ne fait plus partie de mon cahier de charges. Mon salon se porte bien, j’ai une clientèle solide et j’ai pas besoin de sourire à toute personne croisant ma route si je veux boucler mes fins de mois. Il faut quand même se pointer, piqûre de rappel sur ton existence si tu veux pas te faire bouffer par la concurrence mais soyons honnêtes : la personne qui me bouffera n’est pas encore née. Du moins personne a réussi à mener son projet à terme avant que je lui remette les idées en place. Puis j’ai pas eu d’emmerdes dans le milieu, pour une fois dans ma vie j’ai pas eu du mal à m’intégrer quelque part sans me faire automatiquement taguer de « hystérique insupportable ».

La journée touche gentiment à sa fin. Ma tête, mon corps et mon esprit me hurlent d’arrêter et de foncer retrouver mon studio adoré, m’enfermer à double tour et oublier le monde l’espace de vingt-quatre heures. J’ai toujours suivi ce que mon esprit me dicte donc me voilà à ranger mon matos et prévoir mentalement les choses à faire pour pouvoir quitter cet endroit sans plus attendre. Je vois déjà l’énorme mug de café qui m’attend après une bonne douche bien méritée. Honnêtement, j’ai l’impression d’avoir enduit ma peau de colle et une légère odeur de brûlé me colle aux narines depuis deux bonnes heures.

Mais comme souvent dans ces cas-là, la vie est une garce.

Mon beau programme de fuite et remise en état vole au loin tandis qu’une réalité bien moins agréable me prends dans ses désagréables griffes. Je suis brusquement sortie de ma petite bulle par une main se refermant sur mon épaule, force brute déterminée à changer ma direction. Surprise (parce qu’autrement il en faut plus pour me retourner comme une vulgaire poupée de chiffon), je fais volte-face sans trop de résistance, yeux scannant la soudaine apparition. Une apparition qui n’éveille absolument rien en ma mémoire, c’est le vide complet.

Si je la connais, ce n’était clairement pas un souvenir impérissable.

Une nana blonde me sort un prénom complètement inconnu au bataillon et je suis complètement larguée. Clairement il y a erreur sur la personne. Et elle semble se rendre compte elle aussi, vu son regard déstabilisé. Bah oui ma cocotte, quand on prend le risque de se jeter sur la première venue, on peut se retrouver face à des imprévus. Dans notre cas, quelqu’un qui ne t’a jamais vu de sa vie et vu ton air perdu la réciproque est vraie. « Désolé, moi c’est Erika. » Histoire d’être clair au cas où ça lui reprend de m’appeler autre chose. «  Je pense pas qu’on se connaisse et désolé si tu venais pour un tatouage, je ferme. » Il est pas impossible qu’elle se soit gouré de stand et qu’elle cherche une autre tatoueuse.  C’est pas ça qui manque dans les parages et je suis de loin pas la seule fille à proposer ses services.
Erika
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MessageSujet: Re: Problème d'identité (ft. Luna)   08.12.18 22:34
problème d'identité
Déjà de base, l’idée était foireuse. Tu n’es pas sociable, tu ne l’es plus. Et pourtant, tu as laissé ton tatoueur t’inviter à cette fameuse convention pour faire ton tatouage. Tu as accepté, même si les conventions n’étaient pas vraiment faites pour toi. Trop de monde, trop de marche. Ce n’était pas pratique, pour ton handicap, mais aussi ton esprit ravagé. Il fallait faire l’effort de sourire, tendre ta peau lorsqu’on voulait voir ton ou tes tatouages. Même si au final, tu n’as pas voulu faire d’effort. Tu n’en avais pas envie, tout ce que tu voulais, c’était ce tatouage. Il représentait trop pour toi, c’est pourquoi tu avais fini par accepter le rendez-vous à la convention. Ca te permettait d’avoir moins de délais d’attente, alors tu as accepté.
Le malheur, la tombe, le retour en arrière, voilà ce à quoi représentait cet arbre mort qui poussait de ta cheville. Ce pied dans la tombe, tandis que l’autre est sur la terre. Parce que tu n’es qu’un fantôme, errant et silencieux, qui ne vit pas, qui existe seulement. Qui traîne sa carcasse par-ci par-là. C’est tout. Plus vraiment d’émotions, de sourires, de plaisir. Sauf peut-être sur scène, le micro à la main. C’est tout. Ton cœur est froid, c’est rare qu’on le voit. Parce que tu regardes à peine dans les yeux quand tu parles à quelqu’un. Tu ne discutes pas, tu ne t’attaches pas, tu n’as jamais envie. Et tu fais du mal, parfois. A ceux qui tentent de t’approcher, à ceux qui t’aiment, eux. A ceux qui veulent être à tes côtés. A ceux qui veulent t’aider. Car même si beaucoup pensent que tu es malade, ceux qui ne te connaissent pas ou pas assez, toi, tu es simplement mal. Alors, qui sait, cet arbre sur ta cheville, un jour, revivra, fleurira. Lorsque tu auras su te relever, lorsque toutes tes chutes, tout tes malheurs, iront voir ailleurs et te laisseront enfin vivre, pour de vrai. Un jour, peut-être.

En attendant, tu étais là. A remettre tes chaussettes et tes chaussures, tu te relevais de la table du tatoueur, récupérant ton sac à bandoulière et ton portefeuille à l’intérieur. Tu le payais, le remerciais, et tu partais. Par chance, le tatoueur n’était pas non plus des plus sociables, tu l’avais bien choisi, alors ton manque de conversation ne l’avait pas forcément gêné, et vous vous sépariez satisfaits tout les deux.
Tu comptais rentrer directement, mais tu ne marchais pas très vite pour ne pas fatiguer ta jambe trop vite, même si étais large vu les deux heures de piqûres couchée sur la table. Tu aurais pu rentrer tranquillement, prendre ta voiture et retrouver ta maison, ton scaphandre. Mais non. Parce que lorsque tu approchais de la sortie, il y a eu ce stand, cette tatoueuse, là, de dos, qui a donné à ton cœur un coup de massue, un coup de jus insupportable, qui te figea sur le coup. Tu voulais rentrer, te coucher ou t’asseoir dans ton jardin avec une cigarette ou un joint, mais non, pas tout de suite. Parce que cette femme, là, lui ressemblait beaucoup trop. Cette femme, là, tu croyais que c’était elle. Alors tu n’as rien contrôlé. Ton cœur s’est serré, ton estomac s’est tordu, et tu as foncé.

Elle était pourtant de dos, bien trop habillée pour que tu reconnaisses ses tatouages, rien ne prouvait que c’était bien Lyra. Mais tu as été stupide, tu n’as vu qu’une femme tatouée aux longs cheveux bruns, tatoueuse, et le lien a été fait. Tu as marché, si vite, ton sang ne faisant qu’un tour, avant que tu n’attrapes son épaule pour la retourner. « Lyra, merde... » C’est tout ce que tu as su dire.
Et puis, un autre coup de jus, un autre choc, lorsque son visage fut face au tien. Ce n’était pas elle, ce n’était pas du tout elle. Et elle te le confirmait bien, lorsqu’elle disait se prénommer Erika. Ton corps devenait si engourdit à ce moment-là, tu fuyais directement ses yeux, tu tremblais un peu. Tu avais tellement espéré que ce soit elle. Même si elle te fuirait à nouveau. « Je… Je… » Tu regardais partout, sauf ses yeux. Son épaule que tu avais prise, les passants derrière, le stand, tes pieds, ta main encore tendue que tu finissais par rabaisser. Tu étais mal, à la fois pour cette erreur gênante, et par douleur. La fille ne comprenait pas, te disait qu’elle allait fermer. Peu importe, tu ne voulais plus l’écouter. Tu relevais la main, un petit peu, tu plissais un peu les yeux, tellement perdue, mais aussi parce qu’ils te brûlaient. Te brûlaient de larmes. Merde, tu ne contrôlais rien. « Je… Non. Laissez tomber. Pardon, je… Désolée. » Et tu partais. Tu tournais les talons et tu partais, aussi vite que tu étais arrivée. Parce que tu ne voulais pas qu’elle te voie dans cet état, tu ne voulais pas t’attarder avec cette inconnue alors que tes émotions t’envahissaient beaucoup trop sans que tu ne le veuilles. Tu serrais le poing, tu prenais enfin cette sortie. Mais tu n’allais pas directement vers ta voiture. Tu restais à l’entrée, un peu isolée, plus personne n’entrait de toute façon à cette heure-ci. Tu tournais en rond, tu soufflais, pour finalement t’adosser au mur, allumer une cigarette, les mains tremblantes, le cœur tambourinant contre ta poitrine.

Et si ça avait été elle ? Qu’est-ce que tu lui aurais dit toute façon ? "Tu me manques" ? "Pourquoi tu es partie" ? "C’est moi le problème" ? "Je commençais à t’aimer"… ? Qu’est-ce que ça aurait changé ? Elle était partie, c’était fini. Il devait bien y avoir une raison derrière, et c’était sûrement toi. Alors aller la voir et lui parler ne la ferait sans doute par revenir dans tes bras. Tu n’avais pas autant de chance, c’était bien connu. Tout ce qu’il te restait à faire, aujourd’hui, c’était dormir seule, dans ces draps froids, et faire ces rêves, si noirs, si blessants, qui te réveillaient, en larmes, mais toujours seule. C’était ça ta vie. Alors tu soufflais longuement ta première bouffée de cigarette, regardant la fumée s’élever et s’évaporer, un peu comme ces sentiments que tu avais commencé à ressentir pour elle, et que le vent à violemment fauché en les faisant disparaître. C’était ça ta vie, aujourd’hui.

‹c› Vanka

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MessageSujet: Re: Problème d'identité (ft. Luna)   10.12.18 19:34
Problème d'identité
Luna
Visiblement j’ai quelque peu cassée la catcheuse d’épaule. Je ne sais pas qui est cette Lyra mais visiblement ce n’est pas un coup d’un soir ou sa contrôleuse d’impôts. Elle a carrément les yeux humides devant la déception évidente que je suis. Enfin, du peu que j’ai pu voir, elle évite soigneusement de croiser mon regard surpris. Et quelque peu inquiet maintenant. Elle n’a vraiment pas l’air dans son assiette et je ne tiens vraiment pas à finir ma journée avec une visite à l’infirmerie de fortune mise en place pour la convention. L’infirmier que j’ai croisé était un pauvre type en plus. Ducon a cru bon de me gratifier d’un « n’hésite pas à me déranger si t’as mal quelque part » des plus répugnant. Mon doigt s’est assuré de lui répondre.

« Tout va b…? » A peine le temps de formuler une question qu’elle tourne les talons, excuses balancées à la hâte et pas désespérés pour trouver une sortie. He ben sympa. Non seulement elle me serre l’épaule comme s’il était en mousse, elle se barre sans demander son reste et surtout sans donner une ligne d’explication sur son comportement. Après on se demande pourquoi je n’aime pas spécialement les foules.

D’un grommellement agacé je retourne donc à mes occupations mais ma tête est toujours fixée sur cette rencontre des plus hasardeuses. Je ne sais pas, il y a un truc qui active ma sonnette d’alarme. Et pas la sonnette d’alarme de « Sören va faire une connerie » ou « ce client va s’évanouir dès que tu vas lui montrer la chaise », non, celle qui réagit aux grosses merdes. Mais je n’ai clairement pas ma place là-dedans. Ce ne sont pas mes affaires et clairement elle n’a aucune envie de mêler une inconnue à son histoire avec cette Lisa ou peu importe son nom. Donc on range son matos, on ferme boutique et on rentre chez soi Erika.

Je dois tenir ma résolution deux bonnes minutes avant d’envoyer tout valser. Merde moi et ma curiosité mal placée. Un jour peut-être j’arriverai à ne pas fouiner partout.

Sac abandonné je gueule à une de mes connaissances de garder un oeil sur mon stand avant que mes pas me mènent vers le couloir emprunté par la blondinette. Vu son état, soit elle est à l’autre bout du monde et je n’aurais aucune chance de connaître le fin mot de l’histoire, soit elle essaie de se remettre non loin d’ici. Bingo, la voilà non loin de l’entrée, bâton cancérigène en main. Putain, je vais puer la clope maintenant. Comme si je n’avais pas assez d’odeurs collées à la peau pour la journée. Enfin, maintenant que je suis là, je ne vais pas repartir telle une petite souris effrayée. Avec un peu de bol, elle m’envoie chier et toute cette histoire ne m’aura éloigné de mon retour tant mérité que deux petites minutes.

Ça s’entend que je n’ai absolument aucune conviction dans ce que je dis?

Regard perdu dans les volutes de fumée, elle ne me voit pas approcher. Tant mieux je suppose, elle ne pourra pas fuir avant la fin de ma phrase comme avant. Sans perdre une seconde, je m’élance vers elle, voix forte et un tout petit peu agacée. « Hey, toi! Tu m’expliques ton petit manège là? » Quoi? J’ai dit que j’étais curieuse, pas que j’allais être délicate et subtile. Et honnêtement, si je m’approche d’elle comme si elle était une petite poupée de porcelaine, elle risque de moyennement apprécier. « Ecoute, avant que tu te barres à nouveau, évite juste de partir tel un courant d’air dès que on te demande si tout va bien. » Oui, parce qu’après on se retrouve comme une conne à se faire du souci pour une inconnue et on peut plus continuer sa petite route en paix. « Alors, c’est quoi le topo? J’ai un clone quelque part qui te doit de la tune? » C’est clairement pas ça, mais je ne vais pas lui dire ce que je suspecte. Je suis une brute mais quand même, je ne balance pas les potentielles peines de coeur à la gueule, j’ai un peu plus de classe que ça. Enfin, elle risque de m’envoyer balader quand même mais je sens que la laisser seule à se morfondre n’est pas une excellente idée. Autant jouer la carte de la conne et voir ce que ça donne.
Erika
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MessageSujet: Re: Problème d'identité (ft. Luna)   14.12.18 21:20
problème d'identité
Tu n’allais pas tarder à rentrer de toute façon. Ton tatouage était fait, tu avais payé, tout était réglé ici. Tu regardais un peu autour de toi, terminait cette clope. Tu avais déjà donné deux concerts avec ton groupe dans cette salle. Ca changeait, rien à voir avec la scène montée et la fosse. Tout avait été réaménagé pour la convention, même si tu as su reconnaître certains couloirs et portes qui menaient aux loges. D’ailleurs, le dernier concert que tu avais donné ici avait plutôt mal commencé. La drogue qui a tourné dans la file d’attente, Aleksy que tu as dû stopper, les vigiles qui ont fouillés les fans… Heureusement, tout a fini par bien se terminer et s’oublier. Si tout pouvait se terminer si simplement. Un mauvais souvenir, oublié et qui reste au passé. Pas comme tout ces sentiments, qui te rongent encore, ce manque, cette douleur, de cette autre histoire loin d’être conclue.
Tu pensais à tout ça, alors que ton cœur cessait de se serrer, tout doucement. Tu reliais ce dos si ressemblant à cette inconnue, et ça changeait la donne, ça t’apaisait un peu. Non, ce n’était pas Lyra, alors calme-toi. Lyra, elle était sûrement loin maintenant. Elle t’avait sans doute oublié, elle était sans doute dans les bras d’une autre. Ou d’un autre ? Qui sait. En tout cas, pas les tiens.

Tu n’as pas sursauté lorsqu’elle est arrivée par surprise face à toi. Tu ne sursautes plus depuis longtemps, tu n’as plus de peur ni de réel réflexe, à peine un instinct de survie et une sensibilité à la douleur, c’est tout. Tu la regardes sans vraiment la regarder, lorsqu’elle s’adresse à toi. Merde, ton cœur se resserre, car elle a vraiment la même corpulence, le même genre, le même style, alors tu te mets à réellement la fuir du regard. Tu ne veux pas la regarder dans les yeux. Pas comme à ton habitude par simple désintérêt, mais cette fois-ci, par douleur.
Elle te dit que tu as été un courant d’air, qu’elle t’a pourtant demandé si tu allais bien. Tu n’as même pas entendu, tu t’es juste barrée, tellement prise au dépourvu, tellement ailleurs. Tu n’as pas envie de répondre, tu t’en fous. Bien sûr que ça n’allait pas bien, elle le voyait, alors à quoi bon répondre. Ta réaction, tes yeux brillants, en disaient assez. Du moins, jusqu’à ce qu’elle te demande le pourquoi-comment. Si elle avait un clone. Si tu lui devais… De l’argent ? C’est plutôt elle qui te devait bien plus. « Rien à voir. Tu peux me laisser ? Je me suis excusé. » Simple et efficace. Sans aucun ton, calme, neutre, rien de vivant. Parce que tu étais comme ça. Tu tirais une bouffée de ta cigarette, tu regardais un peu sa main, tatouée, comme la sienne, qui te manquait tellement. Tu ne comptais rien raconter à cette inconnue. Pourquoi, après tout ? Mais tu finissais finalement par lâcher un petit mot, continuer la conversation, sans que ce soit réellement intentionnel : « Elle est loin, t’en fait pas. » Loin de toi, en tout cas. Ca le disait si fort.

‹c› Vanka

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