Nouveautés
Mise à jour n°5 - Quelques petites nouveautés voient le jour !
Toutes les informations.
Un nouveau souffle pour WOI Le staff a changé, découvrez-le ici .

Partagez | 

 buried yourself alive + aleksy


Only the Icelanders can Walk on Ice.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t76-luna-c-isardottir-heart-fu

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 915 depuis le : 19/04/2018 Avatar : lynn gunn Points : 479 A Reykjavik depuis : 08.07.2012 Âge du perso : 24ans Emploi/études : chanteuse dans son propre groupe

MessageSujet: buried yourself alive + aleksy   03.11.18 15:47
buried yourself alive
Le nombre de concerts que vous donniez diminuaient ces derniers temps. Mais c'était fait exprès, un coup stratégique. Pour vous faire désirer, pour vous donner le temps de préparer le nouvel album, et aussi parce que la date de ton opération approchait à grands pas. Alors, vous diminuiez à crescendo, cela vous permettait aussi d'avoir du temps libre et respirer, même si écrire les nouvelles chansons étaient également tout un travail, mais c'était encore différent des tournées. Au moins, vous restiez à Reyjavik, pas de tourbus et d'hôtels, de courtes nuits sur la route et de longues heures à régler le son dans les salles de concert. C'était une toute autre charge de travail, un peu plus agréable et reposant, même si toi, tu aimais les deux.
C'est normal après tout, toi qui as toujours rêvé de ce métier, qui a eu ce gros coup de chance de te faire connaître et apprécier pour ta voix et tes compositions aux côtés de tes garçons. Tu avais de la chance, tu le savais, alors comment détester cela? Toi qui as connu la misère, la faim, la peur de ne pas avoir de toit pour la nuit, la honte d'avoir une garde-robe qui tient dans un sac à dos. Ce monde-là, tu ne voulais plus jamais le retrouver. Alors oui, ce que tu avais aujourd'hui, tu le chérissais et en prenais grand soin, tu savais l'apprécier de tout ses côtés, parce que tu savais bien qu'il pouvait y avoir pire. Tu le savais parfaitement.
C'était assez drôle même, que tu penses ça, vu la famille que tu avais derrière toi. Une famille riche, capricieuse, pourrie-gâtée et jamais satisfaite. Tout ton contraire, à croire que tu n'étais pas du tout de leur sang. C'était une bonne chose que tu en sois exilée, c'était un fait. Car leur esprit malsain et répugnant t'aurait contaminé, et qu'est-ce que tu serais devenue? Allez savoir. Et même si tu as dû subir le monde seule pour en arriver là, pour rien au monde tu irais voir ta famille pour les supplier de te reprendre. Jamais, car ta vie était bien trop parfaite maintenant. Une vie que tu avais toi-même forgée, seule, et dont tu étais fière.

Cela faisait une bonne semaine que vous n'aviez pas donné de concert, et cette salle, pour ce soir, était loin d'en être une petite. Vous n'aviez pas fait salle complète, mais presque, au trois quart. La queue était là, les personnes attendaient avec impatience et vous sentiez ce petit stress habituel vous travailler l'estomac. Ce stress qui était devenu agréable avec le temps, car c'était ça qui donnait un bon concert, ainsi que de bons artistes qui avaient encore cette adrénaline de rentrer sur scène, cette petite peur de faire une erreur, cette émotion de voir les fans. Pourtant, vous aviez eu le temps de vous y habituer, prendre vos marques, mais vous saviez, tout les quatre, que tout ça pouvait se briser du jour au lendemain, vous saviez que tout cela était précieux, voilà pourquoi vous étiez ainsi.
Le concert démarrait dans trois heures. Les portes étaient fermées, vous aviez encore le temps de vous reposer. Toi, tu étais dans ta loge, à envoyer des sms à Bérénice et te maquiller, coiffer, te préparer, sereinement. Une bonne soirée se présentait à vous après tout, et lorsque les portes se refermeront, vous pourriez tranquillement rentrer chez vous, vos voitures garées dans le parking privé de la salle. Ca aussi, ça faisait bizarre, de venir avec sa propre voiture, tant la salle n'était pas loin. Un confort en plus, pas de couchettes du tourbus ce soir. Et puis, tu as été coupé dans ton petit rituel post-show, lorsqu'un vigile vient frapper à ta porte, entrant timidement à l'intérieur. Il était grand, chauve, vêtu d'un costume, le parfait cliché. Mais tu le connaissais bien, et il était si gentil et drôle avec vous. Sauf que là, lorsqu'il ouvrait la porte, il paraissait consterné. "Luna? Tu peux venir s'il te plait?" Tu ne comprenais pas, tu le suivais, intriguée, jusque cette pièce où les garçons de ton groupe t'y attendais, ainsi que des personnes de votre équipe, qui paraissaient eux aussi tracassés voire énervés. "Mais qu'est-ce qu'il se passe, les gars?" C'était ton bassiste, le petit métis bouclé, qui te répondait: "On sait pas trop quoi faire... Ca craint." Tu fronçais les sourcils, puis tu entrais dans la fameuse pièce avec le vigile. A l'intérieur, il y avait plein d'écrans, de boutons... C'était la salle des caméras. Et l'homme te montrait un écran en particulier, celui qui donnait sur la file d'attente. "Regarde." Tu regardais de plus près, en espérant que ce n'était rien de grave...
‹c› Vanka

_________________
- - are you alive or just existing?
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t345-aleksy-kovacs-514-9847 http://walk-on-ice.forumactif.com/t346-aleksy-just-say-yes
Modérateur

Identity Card
Pseudo : Froggy' Messages : 355 depuis le : 13/05/2018 Avatar : Lucky Blue Smith Points : 1359 A Reykjavik depuis : Moins de six mois Âge du perso : 23 ans Emploi/études : Dealer, escroc, menteur

MessageSujet: Re: buried yourself alive + aleksy   06.11.18 11:40
FT. Luna
« Ravie de te revoir. »

C’est franc. Presque trop honnête, lorsque je lance un regard patient sur la foule qui s’amasse à l’extérieur de l’Harpa. Je sers une main, lance un faux sourire à un autre, cache le contenue de mes ventes dans les larges poches de ton manteau en cuir. Une bonne soirée. Une soirée productive, en tout cas. J’aurais préféré la passer ailleurs, loin d’ici, dans le confort d’un lit trop grand, avec la chaleur de ses bras autour de moi. Mais ce soir, ce soir, c’est important. Ce soir, je ne peux pas me permettre de cracher sur le revenu plus que généreux qui s’amasse doucement dans mes mains. Pas avec le pari qui me lie encore à Inna. Pas avec le besoin presque viscérale de le revoir que j’essaye encore vainement de combattre. Il est hors de question que je craque. Hors de question que je perde. Alors je m’occupe l’esprit et les mains, je joue sur la limite que tu m’as accordée, sur le fil, toujours. Parce que si tu m’as interdit l’entrée de tes petites soirées, tu n’as aucun contrôle sur ce qu’il se passe à l’extérieur. Et moi, je n’ai aucun contrôle de ce qu’il se passera à l’intérieur, une fois que ma came aura traversée l’entrée. Peu m’importe vraiment, pour être honnête. Ils peuvent bien aller crever dans les chiottes de cette salle de concert que ça ne me fait ni chaud ni froid.

Un échange, un nouveau, avec une personne que je ne connais pas. Un jeune. Un adolescent. Seize, dix-sept ans peut-être. Alors j’allège un peu les proportions dans un sourire qui se veut rassurant. Juste de quoi lui promettre une bonne soirée. Et une envie de revenir. Je prends même le temps de lui octroyer quelques conseils, à quel moment prendre la pilule, à quelle seconde il va commencer à en ressentir ses effets. Histoire qu’il ne parte pas en bad trip. Histoire que je sois certain qu’il me rappelle, un autre jour, pour une autre came. Pour s’engouffrer de lui-même dans le cercle infernal que je lui propose en toute bienveillance. La file d’attente s’agglutine et moi, je me contente de me faufiler entre les corps bouillant d’impatience. Encore quelques échanges de plus. Encore quelques promesses cruelles. Ça m’amuse, un peu, de voir tout ces gens sautiller à la simple idée de te voir. Etrange, alors que je peux le faire quand bon me semble. Tu n’es pas une grosse consommatrice, tu n’es même pas régulière, je crois, mais tu n’as rien de l’idole inatteignable que tes fans dépeignent autour de moi. Ma capuche toujours étroitement flanqué sur le haut de mon crâne, je lance un regard plus prudent vers les deux gardiens qui semblent chuchoter quelque chose d’important à leur talkie. Et lorsqu’ils se dirigent vers moi, le regard sévère, je n’ai aucun mouvement de retrait, me contentant d’enfourner mes mains dans les poches de mon manteau. Vide. Trop tard. J’ai déjà tout vendu. Dommage, hein ?

L’un d’eux m’attrape par le col pour m’emmener un peu en retrait, alors que j’échappe un soupir faussement consterné pour la cause. Peu importe ce qu’ils ont vu ou croit avoir vu, je me suis déjà débarasser de ma came. Et de mon argent. Merci à ma mule qui n’éveille presque jamais les soupçons, tant elle paraît innocente et fragile. Un simple regard en arrière m’assure qu’elle est déjà partie. Tant mieux. Je ne risque plus grand chose, si ce n’est un bon sermon. Peu importe. J’en ai déjà essuyé. C’est lassant, mais ce n’est pas bien grave. La seule chose à laquelle je ne m’attendais pas, en revanche, c’est à te voir devant moi. Mes iris céruléens se voilent d’une certaine surprise, alors que je hausse un sourcil un brin provoquant devant toi. « Luna. » Ça sonne comme une question, mais pas vraiment. Plutôt comme une interrogation silencieuse. Parce que j’ai tenue les limites de notre arrangement, même si j’ai tiré sur la corde. Parce que tu ne devrais rien avoir à me dire, si je vends ma came à l’extérieur de ta salle. Parce que tu as bien l’intention de le faire, pourtant, n’est-ce pas ?


(c) ANAPHORE

_________________

The Devil's Rejects
(c)ambrose


Béré nique ma crédiblité, mais on l'aime quand même ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t76-luna-c-isardottir-heart-fu

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 915 depuis le : 19/04/2018 Avatar : lynn gunn Points : 479 A Reykjavik depuis : 08.07.2012 Âge du perso : 24ans Emploi/études : chanteuse dans son propre groupe

MessageSujet: Re: buried yourself alive + aleksy   06.11.18 14:05
buried yourself alive
Aleksy. Ca faisait bien un moment que tu ne l'avais pas vu. Il était devenu insistant, presque harceleur au sujet de ta notoriété, de cette proposition de coopérer ensemble. Tu as refusé, encore et encore, parce que jamais tu ne laisserais tes fans toucher à ça, ou encore ce genre de produits approcher ta carrière, de près ou de loin, parce que tu risquais trop gros. Tu y touchais, certes, mais de l'herbe de temps en temps, ce n'était même plus si grave de nos jours. Quant aux autres substances, par chance, tu n'y as jamais approché, malgré les épreuves que tu as pu subir, tu as su te relever sans avoir "d'aide" de ce genre. Heureusement. C'était bien trop risqué, dangereux, surtout vu ton poids plume et ta santé plutôt faible, il en était hors de question. Par chance, tu étais peut-être stupide par moment, mais pour ça, tu étais bien réfléchie. Alors, avec Aleksy, tu as commencé à couper les ponts en douceur. Tu le voyais toutes les deux semaines au départ, puis tous les mois, deux fois par mois... Pourtant, ta consommation ne changeait pas, mais tu préférais aller voir Inna, qui elle, ne te posait pas de problème, au contraire même. Tu le faisais doucement disparaître de ta vie en espérant qu'il t'oubliera ainsi que cette atroce idée de marché. Mais visiblement, tes espoirs furent vains...

Tu le voyais, là, sur cet écran. Tourner autour de ce petit jeune comme un charognard, lui parler, l'approcher de trop près. Tu soupirais, tu serrais les dents lorsque tu découvrais le visage de Aleksy. Ca ne te surprenais pas tant que ça, ça faisait un moment que tu n'avais plus été le voir et à tous les coups, il se vengeait. "Ca fait longtemps qu'il est là?" "Aucune idée, mais ce n'est pas son premier." Te répondait le vigile, froid et énervé. "On appelle la police?" Tu regardais alors le grand chauve, tandis que tes mains se serraient: "Non, non, j'ai une meilleure idée."
A partir de là, ton cerveau bouillait et tu réagissais au quart de tour. Ca faisait longtemps, des années, que ton sang n'avait pas chauffé. Mais là, le sujet était bien trop sensible, tout était devenu risqué et ça pouvait aller très vite. Une descente de flics, ton nom de balancé, et c'était fini. Alors oui, ça te faisait réagir bien trop vite, sans même que tu ne le contrôle.

Avant, tu étais comme ça. Avant l'accident, lorsque tu étais encore brune, un peu moins maigre, à te battre pour vivre sans un sou. Tu étais bien plus vivante, forte, ainsi que susceptible. On te voyait parfois en colère, lâcher des punchlines à en enterrer n'importe qui, et parfois taper du pied et insulter. Parfois même te battre quand ça allait trop loin. Ca faisait partie de ton caractère tellement vivant et puissant. Mais aujourd'hui, depuis que tu as été éjectée de cette voiture, tu es devenue une toute autre femme. Calme, inexpressive, bien plus subtile et douce, avec cette sensibilité fragile que tu cachais au fond de toi. Ca t'a donné un sang-froid, une maturité et un côté bien plus réfléchi et posé. Une blessure post-traumatique, ou une épreuve qui t'a fait grandir d'un coup? Allez savoir. Mais en tout cas, ces derniers temps, tu changeais un peu. Sören avait réapparu dans ta vie, Aodhan était là pour te remonter les bretelles, Bérénice était arrivée et t'as mis ce baume au coeur qui te permettait de t'adoucir et sourire, ressentir un peu plus les choses, aimer. Des personnes te permettaient de te soigner, et même si tu restais une pauvre conne sans émotions la plupart du temps, il y avait bel et bien une évolution. Et aujourd'hui, en était peut-être une nouvelle preuve.

Tu n'as pas cherché, tu as réagi. Tu as briefé les deux agents de sécurité et vous êtes sortis. Toi, tu attendais à l'arrière de la salle pour ne pas te faire voir, et les deux agents récupérait le charognard albinos vite fait bien fait pour te l'amener. Tu n'as pas pris ta canne, au cas où. Parce que tu risquais de lui mettre un coup de bâton au visage et c'était plutôt à éviter, et au moins, ton handicap te permettra de ne pas rester trop longtemps dehors avec lui à t'éterniser. Tu prévoyais donc que tout ça allait être rapide et efficace. Il le fallait, de toute façon.
Et le voilà, à quelques mètres de toi, tandis que tu étais caché entre deux gros 4x4 noirs, prête à sortir de ta cage, lorsque lui et sa gueule de pauvre joli mino gentil et innocent, prononçaient ton prénom comme s'il était surpris de te voir. Alors là, ton adrénaline montait d'un coup, tu voyais rouge, et sans réfléchir, tu fonçais. "Oui Luna! Quoi Luna?!" Ca aurait pu attendre, qu'au moins il est le temps de s'expliquer, de te parler, mais non. Après tout, qu'est-ce qu'il pourrait expliquer? Non, tes nerfs étaient bien trop à vif pour que tu l'écoutes te mentir, te trouver une excuse à deux balles, ou alors te prendre de haut et se foutre de toi. Direct, d'ambler, tu t'es faite comprendre. Et dès que tu étais arrivé à sa hauteur, tu lançais ton poing sur son visage. Tes phalanges percutaient sa joue, le bruit claquait dans le petit parking du personnel, et les deux agents écarquillaient les yeux face à la scène. "Tu te fous de ma gueule?!" Puis tu grimaçais d'un coup, en sentant ta main te lancer. Tu n'y étais pas allé de main morte, tu la secouais sur le coup de la douleur, mais tu ne regrettais rien. Après tout, tu étais peut-être faible de tes longues jambes trop maigres et infirmes, mais pour rattraper ça, depuis bien longtemps, tu faisais de la musculation pour le haut de ton corps. Abdos, épaules, bras, tu étais loin d'être un petit chaton à ce niveau, parce que tu ne supportais pas, justement, qu'on te prennes pour une faible à cause de ton handicap. Alors le coup a été non seulement violent, mais sûrement douloureux pour le grand blond. Le seul inconvénient, c'est que toi, face à la douleur, tu étais une grande... Chochotte. Alors là, tu faisais peut-être la dure, mais plus tard, tu gueuleras à l'infirmière d'y aller doucement avec le désinfectant.
"Vous récupérez ceux qu'il a approchés. Soit ils vous donnent la came et vous la balancez aux toilettes, soit ils ne rentrent pas. Tant pis pour les chiffres, je ne veux pas de ça dans ma salle." Tu t'adressais aux deux vigiles, avec une autorité et une haine dans les yeux qui ne les faisaient pas broncher une seconde. Ils filaient, te laissaient avec le type, allant fouiller dans la foule devant la salle. Alors, tu récupérais le col du garçon, tu le poussais, pas très fort, maintenant que ta colère avait été libérée, juste histoire de lui faire comprendre que tu étais là maintenant. "Je t'avais dit non il me semble. Tu es stupide ou tu te fourres ta marchandise si profond qu'elle te grille les neurones? L'extérieur est à moi aussi, d'accord?" Tu te retournais, voyant déjà au loin un vigile récupérer quelques petites pochettes. Tu soupirais. Par chance, tes fans préféraient de loin rendre le sachet que de ne pas te voir. "Dégage de là, sérieux. T'as pas autre chose à faire que d'me coller le cul? Oublie-moi." Tu savais bien que tu ne pouvais pas appeler les flics et le balancer, bien entendu. Sinon quoi? Il allait expliquer comment il te connaît et pourquoi il est là, et ce serait terminé pour toi. Il suffisait d'un test pour bien voir que tu consommais de l'herbe, et que, par logique, il était ton dealeur. Alors, il fallait que tu fasses avec les moyens du bord. Tu n'étais pas assez sans coeur pour envoyer quelqu'un le tabasser jusqu'à l'envoyer à l'hôpital, mais tu n'étais pas non plus assez stupide pour lui dire "ok continue mon chou, pas de soucis". Et cette situation délicate te faisait bouillir. Tu étais là face à lui, les poings serrés et le regard noir, prête à lui donner un autre coup si il venait à se foutre de toi. Merde, tu t'en voulais d'un côté, d'en venir à là. Si Bérénice te voyait, qu'est-ce qu'elle penserait..? Où était passée la Luna si douce et délicate qu'elle connaissait? Tu essayais de ne pas y penser, te disant plutôt que Aodhan, lui, serait tellement fier. Comme quoi, ces personnes autour de toi aujourd'hui, t'étais bel et bien bénéfique chacun à leur façon.
‹c› Vanka

_________________
- - are you alive or just existing?
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t345-aleksy-kovacs-514-9847 http://walk-on-ice.forumactif.com/t346-aleksy-just-say-yes
Modérateur

Identity Card
Pseudo : Froggy' Messages : 355 depuis le : 13/05/2018 Avatar : Lucky Blue Smith Points : 1359 A Reykjavik depuis : Moins de six mois Âge du perso : 23 ans Emploi/études : Dealer, escroc, menteur

MessageSujet: Re: buried yourself alive + aleksy   25.11.18 12:22
FT. Luna
C’est agressif et violent, et pourtant, ça ne m’effraie pas. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi vive de ta part, mais lorsque je t’entends me cracher ta haine au visage, je sais d’entrée de jeux que la fin de cet échange signera également la fin de mon travail avec toi. Parce que j’ai beau être patient, je n’apprécie pas vraiment cette colère qui émane de toi. Je garde une expression neutre, fermée, même lorsque ton poing s’abat sans douceur sur mon visage. L’esquiver n’aurait sûrement pas été une bonne idée avec les deux brutes à mes côtés. Pire, je doute que cela aurait arrangé quoi que ce soit si j’en avais profité pour te faire tomber. La police aurait sûrement été appelé et toi comme moi ne désirons pas les mêler à notre histoire. Alors j’encaisse dans un grognement sinistre, tout de même un peu surpris par la force employé. Je ne pensais pas que tu avais autant de poigne. Une information qui se grave dans mon esprit, lorsque tu reprends d’une voix autoritaire vers les deux mules dans mon dos. Bien. Au moins, nous serons seul, si l’idée te revenait de m’en coller une. Tu craches, tu te crispes et moi, je me contente de froncer le nez dans une mimique agacée, le regard noir et la mine trop sérieuse. Tu ne sais même pas à qui tu t’adresses. Tu ne sais même pas tout ce que je serais capable de faire si tu venais à pousser le bouchon un peu trop loin. L’un de mes sourcils tressautent quelques secondes, alors que mécaniquement, ma main vient constater l’étendu des dégats sur ma mâchoire, l’autre se fourrant dans la poche de ma veste pour retenir le coup qui menace de partir.

Tu n’as plus aucune finesse aujourd’hui. Plus aucune patience. Heureusement, j’en ai pour deux, et mes lèvres s’arment déjà d’un sourire provoquant. « C’est bon, t’as fini ? » Parce que moi, je ne fais que commencer, ma belle. Parce que moi, je n’ai aucune intention de rentrer la queue entre les jambes en te laissant le sentiment de victoire. Même si je sais que je ne referais pas une telle erreur, il est hors de question de perdre cet échange verbal bordé par la colère et la hargne qui t’anime. Et si les choses finissaient par devenir plus violente, si tu essayais à nouveau de me frapper, tu risquerais une belle déconvenue. « Je doute que la ville soit d’accord avec ton affirmation, tu sais ? » C’est dit d’une voix traînante un peu, mais ce n’est pas dénué d’ironie et de sarcasme, alors que mes iris céruléens transpercent les tiens sans retenu. « La rue ne t’appartient pas. Ce sera quoi la prochaine étape ? Tu voudras m’interdir de vendre sur mon propre terrain parce que madame y a posé le pied et que le lieu est devenu sacré à tes yeux ? » C’est plus mauvais, cette fois. Moins calme aussi. Je déteste que l’on me donne des ordres, encore plus lorsque j’ai gentiment tenu les closes de notre arrangement. Si tes mots étaient mal choisi lorsqu’il a été établi, ce n’est pas mon problème. Tiens le pour acquis.

Un soupir profond s’échappe de ma gorge, alors que je profite de l’instant pour sortir mon paquet de cigarette et en coincer une entre mes lèvres pleines. Peu importe à quel point tu me cracheras ton venin, il va falloir que tu comprennes rapidement que je ne suis pas l’un de tes petits toutous. Je ne suis pas quelqu’un qui obéit. Je suis quelqu’un qui joue sur les mots. Je suis quelqu’un qui tire sur les limites pour en retirer ce qu’il souhaite. Et plus que tout, je suis quelqu’un que tu n’aimerais pas mettre en colère. « J’ai respecté notre arrangement. Ne m’en impose pas un nouveau quand ça t’arrange. Je ne t'obéirai pas aux doigts et à l’oeil en remuant joyeusement la queue, Luna. Habitue toi. » Quelques secondes plus tard et la clope est allumée. Quelques secondes plus tard et mon regard givré se pose à nouveau sur toi, plus sérieux et plus mauvais qu’à l’ordinaire.

(c) ANAPHORE



_________________

The Devil's Rejects
(c)ambrose


Béré nique ma crédiblité, mais on l'aime quand même ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t76-luna-c-isardottir-heart-fu

Identity Card
Pseudo : sandankhr Messages : 915 depuis le : 19/04/2018 Avatar : lynn gunn Points : 479 A Reykjavik depuis : 08.07.2012 Âge du perso : 24ans Emploi/études : chanteuse dans son propre groupe

MessageSujet: Re: buried yourself alive + aleksy   14.12.18 20:38
buried yourself alive
« C’est bon, t’as fini ? » Tu tiquais à cela, ta tête se reculait et tu le fixais l’air perdu. Comment ça, fini ? Il parlait comme à un enfant qui faisait sa crise pour un jouet, et ça t’irritait de plus belle. Mais ça te perdait un peu aussi, car c’était bien rare qu’on s’adressait à toi de cette manière, toi qui est si calme, silencieuse, qui se fait rarement entendre, il n’y avait donc pas d’occasion de te demander ça. Sauf aujourd’hui visiblement. Et puis il commençait à t’expliquer, que la ville n’était pas à toi, en gros, que tu étais une dame qui demandait trop, visiblement. Et il te disait ça calmement, n’haussait pas le ton comme tu l’avais fait il y a quelques instants. Les rôles s’inversaient, pour une fois. Pour une fois, c’était toi l’énervée, et l’autre qui restait insupportablement indifférent. Et tu te rendais compte, d’ailleurs, à quel point c’était irritable et donnait envie de mettre des baffes à la personne. Mais au moins, toi, quand tu étais dans ce rôle, tu savais ce que tu disais. Lui, pas du tout.

Tu l’écoutais malgré tout, histoire de te faire redescendre. Ca changeait de la relation que vous aviez habituellement : un peu de politesse, une poignée de main, et c’était réglés. Même si il était un peu plus bavard dans vos derniers rendez-vous, ce qui t’a fait fuir justement. Ce presque harcèlement pour avoir cet accord dont il rêvait tant, profiter de ta notoriété et de tes salles blindées pour faire son business. Mais bien sûr. A croire que ce genre de personnes, à tremper dans l’illégal, avaient les idées toutes aussi défoncées que leurs clients.
C’était bien dommage. Il n’était pas si méchant, juste plongé dans ce monde qui visiblement avait réussi à atteindre ses entrailles pour être aussi vicieux et manipulateur. Est-ce qu’il pouvait aimer ? Allez savoir. Et puis, au pire, tu t’en foutais. Tout ce qui t’importait, là, maintenant, c’était qu’il dégage avant l’heure de ton concert et que la soirée reprenne son cours normal.
Il soupire, prend une cigarette. Non, tu ne fumeras pas. Parce que deux heures avant tes concerts, tu ne fumais jamais. Et puis, tu n’allais surtout pas fumer en sa compagnie. Toi pendant ce temps tu restais plutôt silencieuse et regardais autour de toi pour vérifier que personne ne vous observe. Tu finis par regarder aussi ta jambe, en espérant qu’elle ne va pas te lâcher pendant votre conversation. Tu pourras toujours faire un concert assise, mais ce n’était pas non plus le meilleur à faire. Alors, tu pensais à écourter tout cela. Du moins, ça t’as encouragé à le faire lors de ses dernières paroles. Tu fronçais les sourcils à nouveau, le ton plus posé, maintenant que ton sang a eu le temps de se refroidir un petit peu. « Parce que tu as vu un arrangement toi ? Tu m’as harcelé pour avoir un accord et j’ai fini par trouver un autre fournisseur pour t’éviter, c’est tout. C’est un arrangement pour toi ? Tu entends des voix, ma parole. » Tu avais envie de prendre sa cigarette, la balancer pour l’encourager à partir, mais tu avais déjà été assez tactile comme ça, tes phalanges te le hurlait. Peut-être était-il également capable de perdre patience et répondre à ton coup si tu faisais cela. Ca aussi, ce ne serait pas une très bonne chose pour ton concert de t’y amener avec un cocard ou un bleu à la mâchoire. Et tu doutais fort qu’il savait pour ton handicap et, en plus de ça, en aurait pitié. Décidément cette jambe de bois n’aura jamais ses avantages. « Bref, tu… Es un peu mal informé sur le sujet. Quand mon boss signe le contrat de location de la salle de concert, le trottoir fait partie de la salle. C’est comme ça. Tu te doutes bien que si des fans mettent le feu devant la salle, la mairie aurait la flemme d’arranger ça ? Voilà pourquoi ça fait aussi partie de notre responsabilité. » Logique. « Donc, je te demande tranquillement de partir, plutôt que de créer des problèmes inutiles, tu vois ? » Et tu ne l’as jamais regardé dans les yeux, depuis le début, et pour une fois, aujourd’hui, tu l’as fait. Des yeux émeraude, perçants, un peu comme lui, mais peut-être un peu plus… Morts. Tellement plus vides, tellement moins d’émotions, à croire qu’un fantôme se tenait là devant lui. Fantôme qui voulait simplement rentrer au chaud avant de faire son travail, apprécier un peu sa soirée et retourner s’enfermer dans sa vieille maison. Ce n’était pas tant demandé, si ?
‹c› Vanka
[

_________________
- - are you alive or just existing?
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card

MessageSujet: Re: buried yourself alive + aleksy   
Revenir en haut Aller en bas
 
buried yourself alive + aleksy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Dead or Alive [DVDRiP]
» DOA : Dead or Alive /!\
» Oriane Ω stay alive. (finiiiiiiii)
» Everything that kills me, makes me feel alive. [Morgan]
» Dead Or Alive 5 Ultimate

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: The City :: Harpa-
Sauter vers: