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 Take me as I am | Bertilly


Only the Icelanders can Walk on Ice.

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MessageSujet: Take me as I am | Bertilly   30.10.18 18:20
Take me as I am




Sa tête était posée sur le volant, ses mains crispées dans ses cheveux. Un profond soupire passa la barrière de ses lèvres et Bertel se redressa, les yeux rivés sur la bâtisse devant laquelle il s’était garé. La colère s’était doucement tarie et avait laissé place à un désagréable sentiment de honte. Il le sentait courir dans ses veines et colorer ses joues d’une teint pourpre. Il pouvait se taire et nier, se cacher derrière ces beaux mots et son sourire jovial mais l’envie de s’ouvrir à Gilly était plus forte que tout cela. En ouvrant la portière de sa voiture, Bertel sentit les gouttes de sueur perler sur ses joues comme des larmes. Le temps était glacial. Le paysage s’était coloré de teintes rousses et un épais voile de nuages couvrait sa tête. Il tira son bonnet sur ses oreilles et ferma la voiture d’un coup de fesses. Chaque pas vers l’appartement de Gilly mettait sa volonté à rude épreuve. Une voix lui criait de rentrer tandis qu’une autre, plus faible, le poussait à rentrer et ignorer tout le raffut que Sören avait créé. Mais Bertel prit une profonde inspiration et souffla longuement. C’en était finit de ce Bertel là. Alors il avança, le nez rougi par la brise, animé par l’envie forte de tout révéler à Gilly, quitte à se couvrir de honte, quitte à ce qu’elle se moque. Quitte à ce que le monde s’arrête de tourner. Et il s’en convainc si fort que ses pas devinrent plus légers et qu’appuyer sur la sonnette fut d’une facilité déconcertante. Finalement c’était pas si dur.

Pourtant, dès lors que la porte dévoila le visage de Gilly, Bertel se sentit submerger par la honte. Le petit sourire qui était parvenu à s’installer sur ses lèvres avait disparu et il affichait  une mine défaite et des tous petits yeux. Son cœur s’emballa si fort dans sa poitrine, qu’il pouvait l’entendre battre. Il sentit sa détermination se désagréger et la panique se gripper dans sa cage thoracique. Il avait laissé un homme lui faire l’amour et pas une fois, pas deux, mais un grand nombre de fois et il avait aimé. Parfois il repensait à Oli, parfois il était en colère en pensant à Oli, parfois le corps d’un homme ne le laissait pas insensible, parfois Oli lui manquait. De ces pensées remontaient aussi des souvenirs agréables, les bras d’Oli, les sourire d’Oli, les nuits avec Oli. Il en avait le tournis. Il lança à Gilly un petit regard, avança d’un pas et ferma la porte derrière eux. Puis Bertel la prit dans ses bras et la serra. « C’est parce que je t’aime. » Il fallait que tout sorte. Tous les mots, tous les souvenirs s’étaient agglutinés dans sa gorge et il avait l’intime conviction que s’il ne les disait pas là, maintenant, tout de suite, ils allaient s’y enraciner et ne plus jamais sortir. « Oli. » Une douleur croissante lui étreignit la gorge et il lutta pour ne pas céder à l'irrésistible envie de déguerpir. « C’était il y a trois ans. » La force qu’il exerçait sur le corps de Gilly devint plus puissante. C’était pour faire reculer les tremblements. « Je suis pas gay. J’étais bourré, je l’ai revu… » Sa voix trahissait à la fois toute la tendresse et toute la colère qu’il avait pour l’interne. « C’était une merde. » Il serra sa mâchoire pour entraver la colère mais plus Bertel pensait à Oliver et plus il avait l’impression que la merde, c’était lui. Et ne plus bouger, ne plus être capable de dire quoi que ce soit renforçait ce sentiment. Il se dégagea de Gilly, puis l’embrassa comme si c’était la première et la dernière fois. Comme il aurait aimé que ces souvenirs ne soient pas si troublants et ne suscitent pas en lui ce malaise, ne déclenchent pas en lui une tension dans ses muscles, ne lui tordent pas les intestins.


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MessageSujet: Re: Take me as I am | Bertilly   01.11.18 14:04
Take me as I am
come sink into me and let me breathe you in, i'll be your gravity, you be my oxygen

 
  En ouvrant la porte, Gilly abordait un de ces légers sourires un peu ambigu, qu'il était difficile de décrypter. Elle qui ne souriait pas souvent pour n'offrir qu'un faciès neutre, avec une pointe hautaine parfois, arrivait à changer cette expression devant l'arrivée de Bertel. Et surtout devant sa mine dépitée, proche du malaise et de la crainte. Sans savoir comment prendre ce qu'elle avait entendu par téléphone, l'arrivée rapide et presque soudaine de Bertel lui faisait un peu peur en réalité. Et ce malgré le masque amusé qu’elle postait sur le visage. Alors d'accord, elle commençait à le connaître assez bien pour croire que son côté homophobe cachait quelque chose. Mais justement... justement Gilly avait peur que cette chose n'explique sa baisse de régime précédente. Si entre eux, ça allait beaucoup mieux depuis l'Italie, qu'ils s'étaient expliqués, que le Tout-Blond lui avait parlé... le manque de confiance de Gilly venait tout juste de lui péter de nouveau à la gueule. Rien n'était réellement visible, elle ne laissait rien paraitre, mais elle avait peur. Qu'il lui annonce aimer les hommes, qu'il parle d'un mec, qu'il la largue finalement pour ça, pour lui. Ou un autre. Parce qu'il avait déjà parlé de son ex... il avait eu l'air d'en souffrir. Alors finalement ce qu'elle avait entendu au téléphone l'avait peut-être beaucoup fait rire, la réaction du blond avant toute autre chose. Mais Gilly avait rapidement fait le lien entre pleins de petits détails après avoir chargé d'une petite course son Floki de garde. Après s'être posée, après avoir commencé à réfléchir, c'était la peur qui avait emballé son cœur plus que l'impatience d’en savoir plus sur cette histoire.  

Elle n'avait donc rien dit en ouvrant la porte, gardant cette expression sur son visage pour dissimuler les doutes et l'angoisse. Et quand il la serra dans ses bras... seigneur, ça la soulageait déjà tellement sans qu'elle ne le démontre. Sans même prendre le temps de fermer la porte, Gilly passa une main dans les cheveux désormais courts de Bertel. Une sensation dont elle avait du mal à se détacher, ses longs cheveux, ça lui manquait un peu. Puis elle le laissa parler, avouer et s'ouvrir quelque peu, consciente des efforts qu'il faisait pour dire ces choses qu'il ne devait pas confier très facilement. Il avait donc aimé un homme… En fait, ce n’était pas le fait qu’il s’agisse d’un homme. Plutôt qu’il avait l’air de le regretter. Pourtant Gilly n'eut pas le temps d'avoir peur, ni de parler, que déjà Bertel reculait un peu pour l'embrasser avec une force qu'elle ne lui avait encore jamais connu. L’énergie du désespoir ? Ou simplement pour la convaincre … ou se convaincre lui. Ça aussi, ça la surprenait et l'inquiétait. Mais elle se donna toute entière dans le baiser, pour y répondre avec autant d'intensité. Puis elle y mit fin, pour mieux pouvoir le regarder dans les yeux. Les mains contre la nuque du Tout-Blond, elle l'observait avec une lueur craintive, et pourtant une infinie tendresse.  « Je veux tout savoir... »

Même si c'était pour vérifier, et s'assurer qu'elle n'était pas amoureuse d'un gars qui la quitterait bientôt pour son ex, ou n'importe quel autre mec. A vrai dire, Gilly avait déjà à faire avec ses inquiétudes contre les nanas que Bertel pouvait croiser. Des filles tellement plus belles, intelligentes qu'elle, plus intéressantes et charismatiques alors. S'il fallait aussi y ajouter les hommes. Gilly le sentait, cette nouvelle brutalisait encore sa confiance en elle, si faible toujours malgré l’éclat que lui apportait Bertel de temps à autre. Lentement, son sourire s'étira un peu puis elle se dégagea entièrement pour enfin fermer la porte et lui indiquer le salon. Un crochet par la cuisine plus tard, et elle revenait avec deux bières pour lui en tendre une, et se laisser tomber sur le canapé.  « Tu l'aimes encore ? » Elle était à peine assise, les jambes en tailleur comme elle s'installait ainsi partout, qu'elle lâchait ça comme un pavé dans la mare. A vrai dire, c'était ce qui l'angoissait le plus, et le ton brut de sa voix le signifiait bien. Gilly pourrait sans doute tout entendre après... s'il lui disait que non avec assez de conviction pour la convaincre. Il fallait qu’il le lui dise. Qu'il n'aimait plus cet Oli qui donnait à Gilly un goût de bile dans la bouche. Une amertume forte, celle de la peur la plus primaire qu’elle cachait toujours sans oser la montrer à Bertel.

 
©️ nightgaunt

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Would you hear my voice if I was always quiet. Would you hold my hand if I was going to fall. Would you cry for me would you know my name at all. Would you be my friend if no one was around. Would you hold me close if I was in the cold ? Would you care would you be there. For the soul behind the face ?


Would you love me for what I am ?
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MessageSujet: Re: Take me as I am | Bertilly   01.11.18 15:04
Take me as I am




Il la serrait si fort, qu’une seconde, il se demanda pas s’il ne l’étranglait pas. Bertel desserra son emprise sur la starlette et retira son bonnet pour le poser, sans regarder, sur la petite commode d’entrée. Ses caresses dans ses cheveux calmèrent ses peurs, pas toutes, qu’une petite partie, mais déjà son cœur était plus léger. Il se faisait vraiment force Bertel, pour dire tout ça à Gilly. Il n’avait jamais tout à fait digéré ce qu’il s’était passé avec Oliver et non… Il ne l’aimait plus, mais sa fierté en avait pris un trop grand coup pour qu’il tourne vraiment la page. Ça, si ça avait été une femme, ça lui aurait laissé la même amertume. Mais le plus dur dans tout ça, c’est qu’Oli avait été un homme. Que Bertel avait grandit dans l’aversion des rapports homme/homme et que de se savoir excité par ça faisait sans doute de lui une abomination. Un connard finit, un mec qui méritait pas de vivre, une crevure aux yeux de sa famille. C’était ça qui était le plus à digérer. Alors en parler… Laisser Gilly poser ses yeux sur cette partie abominable de lui… c’était plus dur à faire que quoi ce soit. Plus dur encore que le je t’aime qu’il avait lancé à l’eau au fast food. Son cœur se serrait, ses muscles étaient si tendus qu’il pouvait presque les entendre grincer… Mais il voulait lui dire. Sans doute ne l’aurait il pas fait sans le coup de pouce de Sören, mais Bertel ne pouvait pas laisser sa bien aimée dans le doute, pas encore, pas une fois de plus. Gilly ne le supporterait pas.

Bertel n’avait pas tenu compte de l’expression neutre sur son visage. Il s’était doucement séparé d’elle pour l’embrasser avec tout son cœur et tout son amour. Il se sentit tellement rassuré quand elle le lui rendit qu’il se cru prêt à pleurer. Il planta une main dans sa chevelure miel et y resta aussi longtemps qu’il put avant de reprendre son souffle et de soupirer. Ses yeux étaient rougis et se plantaient difficilement dans les siens. A la place de Gily et bien… Il n’était pas sûr qu’il lui aurait rendu ce baiser ni même qu’il l’aurait laisser la toucher… Mais il y avait dans les yeux de l’actrice une tendresse si grande qu’elle ne pouvait pas être feinte. Elle voulait tout savoir… Evidemment. Bertel n’en avait pas attendu moins et pourtant, pourtant ça le terrorisait de tout raconter, mais, il se répéta que le plus dur avait été fait. Il jeta un coup d’œil craintif au salon qu’elle désignait, comme un animal qui se dirigeait vers l’abattoir, puis retira ses chaussures en soufflant un peu. Certes elle n’avait rien dit ni même lui avait sourit mais Bertel se raccrochait à la tendresse dans ses yeux. Le dégoût grimpa en lui en pensant aux souvenirs qu’il partageait avec Oli et une veine violette se dessina sur sa tempe. Sa gorge était sèche… Il avait soif.

Il se redressa une fois déchaussé et posa ses fesses dans le canapé du petit salon. Il osa lever le menton et suivre Gilly des yeux puis accepta la bière qui, dès qu’elle fut dans sa main, lui provoqua des frissons et haussa ses épaules. Il sourit, légèrement, à cette réaction qui n’avait rien de viril et porta le goulot à ses lèvres pour se désaltérer un peu. Puis la question de Gilly le prit de court et Bertel manqua de s’étouffer. Il porta sa main libre à sa bouche pour s’essuyer d’un revers de la main puis naquit dans ses yeux une colère sourde. Une force bouillonnante se mit à courir autour de sa silhouette et même s’il entendait l’inquiétude dans la voix de Gilly, il lui répondit avec une certaine agressivité « Non. » Il prit une demi inspiration, les yeux dans le vide puis revint aussitôt à ses yeux noisette. « Certainement pas. » L’idée même d’avoir toujours des sentiments pour l’interne le dégouttait et dressait les poils sur ses avants bras. Il répéta fermement « Non. » Un long soupire s’envola de ses lèvres et ses yeux se noyèrent dans des bribes de souvenirs. Puis Bertel eut la sensation qu’un mur se dressait devant lui et l’empêchait d’atteindre ces souvenirs… Une valve de sécurité s’est enclenchée de sorte qu’il ne puisse plus voir son corps, s’entendre gémir, et voir le reste. Un garde fou qui le préservait d’une haine dirigée vers lui. Comme si son cerveau s’autocensurait, conscient qu’il ne pouvait pas s’engager sur ce terrain là. Un souffle calme s’échappa de ses narines et il se pencha doucement en avant pour poser la bière sur la table basse puis se tourner pour faire face à Gilly.

Les muscles de sa mâchoire étaient tendus, mais ce n’était parce qu’il éprouvait encore de l’amour pour Oli mais parce qu’il éprouvait une honte immense. Il se redressa pour se donner un peu de carrure et puisa son courage dans la tendresse de son regard. Sa voix se fit étonnement calme bien que plus grave que d'ordinaire. « Je me suis réveillé un matin avec ce mec dans mon lit… Rigole pas, s’il te plait… J’avais aucun souvenir de la veille, j’avais beaucoup trop bu. J’avais l’impression qu’il m’avait violé... J’avais mal aux fesses, mais t’imagines bien… J’étais consentant… Je l’ai viré, je lui ai dit d’aller se faire voir, puis j’ai eu une appendicite, une pute d’appendicite et je me suis retrouvé à l’hôpital où… il était interne. » Bertel se mit à frotter inconsciemment son pouce contre son index, signe évident de sa nervosité. Il reprit, la voix tremblante. « Et je sais pas, de fil en aiguilles, à force de se voir, il y a eu quelque chose. » Ça c’était l’aveu le plus dur à faire… dire qu’il avait vraiment eu des sentiments pour ce type... Le directeur tourna la tête dans le sens opposé à Gilly pour se cacher et déglutit difficilement. Sa petite voix intérieure lui criait de partir et ça devenait difficile de l’ignorer. Il se leva donc et se dirigea à la fenêtre. Plus il prenait de distance, et plus c’était rassurant. Il enfonça sa main dans sa poche où il sortit une cigarette qu’il porta à ses lèvres sans l’allumer. Il la tritura nerveusement et mentit avec aplomb « Puis je l’ai quitté, je t'ai dit, c'était une merde. »


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