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 Crisis ahead | James et Bertel


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MessageSujet: Crisis ahead | James et Bertel   28.10.18 11:21

Crisis ahead Les SMS avaient fini par se faire moins nombreux. La faute n’imputait pas plus à l’un qu’à l’autre. Le temps et les douleurs avaient effacé la complicité malgré eux. C’était presque douloureux de penser que le bonheur de leur amitié avait été effacé pour des amours à crever le cœur. Bertel ne sortait plus. Sa mine radieuse et son sourire agaçant avaient laissé place à une mine triste et à des traits tendus. Les piques qu’on lui lançait vis-à-vis de Gilly et son absence aux soirées, qu’il avait pourtant jusqu’ici à cœur de ne jamais louper, l’agaçaient, mais Bertel ne les relevait pas. Non, ce qui avait plutôt retenu son attention, c’était le manque de réponse de James. Devant les tas de messages que leurs amis communs envoyaient sur messenger, le directeur finit par soupirer. Ce n’était pas évident à admettre, mais James lui manquait. Les soirées, les plaisanteries, les rires aux éclats, tout lui manquait de cet étudiant au sourire ravageur.

Il était amoureux d’Aleksy, ou quelque chose comme ça. Rien que cette pensée le dégoûtait. C’était pas le fait que ce soit deux hommes, mais plutôt que ce soit Aleksy. Dès que Bertel y pensait, il sentait une tension s’emparer de lui, la moindre image de ce couple était comme une sueur froide. Il poussa un long soupire et laissa son dos épouser la forme du canapé. Il avait envie de le voir et il était fatigué d’avance de devoir se déplacer. Mais merde, tant pis. Bertel se leva d’un coup, jeta sur son dos une grosse veste et s’étrangla dans une écharpe bien trop longue pour lui. Il ouvrit sa voiture d’une simple pression sur les clefs et affronta le froid automnale. Pas la peine d’allumer le chauffage se dit il, le temps d’arriver chez lui qu’il se sera à peine mis en route. Il enfonça machinalement son menton dans son tour de cou et fit le trajet le sourire triste. Les arbres commençaient à perdre leur feuillage et couvraient les routes de milles feuilles roussies. Le ciel s’était teinté de gris et les nuages étaient si épais que même le soleil rechignait à les percer. Les piétons étaient moins nombreux, les rues plus tristes et le silence des longues journées d’automne omniprésent.

Il commençait à se dire que l’amour était une maladie. Tout était mieux avant que ce virus ne leur ronge le corps et l’âme. Sans aucune pitié pour la petite grand mère qui traversait, Bertel klaxonna deux fois d’un filet, dérangeant le silence qui reprit dès lors possession des lieux. Un nouveau soupire s’envola de ses lèvres et il accéléra comme un dingue à la seconde où la voix fut libre. Il connaissait l’immense maison de James par cœur. De la grande porte qui pesait trois fois son poids au bazar qui régnait en maître dans chacune des pièces. Il gara sa voiture devant le garage, baisa tendrement le volant de celle-ci, puis s’excusa à mi-voix pour sa conduite brusque. Son regard fatigué couva l’immense baraque ; ses mains se crispèrent sur le volant, une tension tétanisa ses doigts jusqu’à l’extrémité de ses ongles. Les veines sur le revers de ses mains se mirent à gonfler et son regard descendit jusqu’à ses pieds. Qu’était il venu lui dire ? Merde, en fait, il ne savait même pas si James était là. Il se gratta nerveusement le sourcil puis força un immense sourire sur ses lèvres. Il quitta l’habitacle du véhicule, verrouilla les portes et se dirigea vers la porte de la maison. Chaque pas était était plus léger que le précédent et à deux centimètres de celle-ci, il soupira en allongeant son sourire. Il n’avait pas envie d’une énième dispute, il ne le supporterait pas. Il frappa la porte de trois coups distincts. Dès lors que le visage de James lui apparut, il prit un air terriblement dramatique, contrastant avec le sourire immense qui lui tirait les lèvres. « Oh Craquotte.. Craquotte… Oh viens dans mes bras. » Pourvu qu'il fasse comme si rien ne s'était passé et que leur amitié reprenne là où ils l'avaient laissée.
 
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MessageSujet: Re: Crisis ahead | James et Bertel   11.11.18 2:21
Ce n’était pas pareil, sans lui. Pourtant il n’y avait pas vraiment d’explications valables. Ils avaient été occupée, avaient eu d’autres choses à faire, n’avaient pas eu le temps. Mais alors que ses yeux remontent leur conversation, il se rend compte qu’une fois sur d’eux, ils ont juste arrêté de se répondre. Pourquoi ? Qu’est ce qu’il y avait, entre eux, qui les empêchaient de se comporter normalement ? De dire des imbécilités et de s’envoyer des déclarations d’amour, comme ils l’ont toujours fait ? Parce que d’aussi loin qu’il se souvienne, ils avaient toujours fait ça. Bertel était dans chacun de ses souvenirs, du premier au dernier, jusqu’à il y a quelques mois à peine. Lui et son sourire trop grand pour son visage, lui et ses yeux rieurs, lui et la pointe de malice dans son expression quand il avait une idée qui lui plairait forcément, aussi horrible soit-elle. C’était eux contre le reste du monde, avant. Avant Gilly et Aleks, sûrement. Avant qu’il arrête d’être celui qu’il considérait comme un membre de sa famille pour devenir cette image vague d’un sourire qui le rendait triste.

Pourtant, lui non plus n’arrive pas à aller vers lui. Peut être parce que quelque part, il a peur qu’il ne le veuille pas. Qu’il soit avec Gilly, heureux, tranquille, et qu’il ne ferait que voir qu’il le dérange. Et il n’arrive même pas à lui en vouloir vraiment. Parce que Gilly est incroyable, et qu’il n’a déjà plus l’impression d’avoir le droit d’en vouloir à son Bambi. Ou peut être parce qu’il n’a aucune excuse pour s’être éloigné, lui non plus. Pour s’être fait emporter par cette histoire jusqu’à avoir perdu ce lien qui comptait pourtant tant. Parce qu’il n’avait pas voulu en parler à Bertel, mais surtout parce qu’il n’avait pas vu l’intérêt de le faire. Alors qu’il y en avait un. Parce qu’ils étaient censés tout se dire, eux deux. Parce que c’était l’un et l’autre, toujours ensemble, pour tout Reykjavik, et que la ville ne devait plus tourner très rond depuis quelques semaines.

Et comme s’il avait lu dans ses pensées, comme si le monde avait décidé qu’il était temps qu’ils se retrouvent, il sonne à sa porte. Mais lui n’y croit même pas, alors quand il l’ouvre, c’est avec l’intention d’envoyer bouler sans aucun tact la personne qui ose interrompre son moment de nostalgie et d’apitoiement sur son sort. Un dimanche, en plus ! « Ca va pas bien de … Bambi ? » Le surnom est sorti si vite de ses lèvres qu’il n’a même pas eu le temps de le penser. C’était bien lui, avec cette mine dramatique, ce sourire idiot, étrangement faux, devant lui, à sa porte ? En pleine journée ? Un dimanche ? Sa voix lui suffit à comprendre que oui, le théâtre aussi, mais il reste interdit quelques secondes, clignant des yeux comme un imbécile sans réussir à réaliser. « Qu’est ce que tu … » Fais ici ? Comment est ce que tu as su que j’étais à deux doigts de t’appeler ? Peu importe. Peu importe.

Comme un miroir de l’autre, ses lèvres s’étirent à leur tour, faussement à l’aise, alors qu’il fait un petit saut sur place pour lui sauter littéralement dessus, s’écrasant contre son corps sans la moindre douceur pour enfouir son visage dans ses cheveux en le laissant le rattraper. Parce que malgré tout, il sait très bien qu’il le rattrapera avant qu’il ne se prenne le sol contre le nez. « Tu tombes à pic j’étais à deux doigts de créer un montage avec Paint sur une ambiance violon avec écrit « tu me mank mon keur » pour l’envoyer par la Poste. » C’est à peine exagéré, à ce stade, probablement. Ca lui aurait ressemblé, s’ils se ressemblaient, l’un avec l’autre, encore.

Mais quand il se redresse dans l’intention de tourner les talons pour aller récupérer le café, ou le whisky, ou de quoi fumer, en le laissant le suivre, faire comme chez lui, pour s’enfoncer dans le canapé et jouer à des jeux idiots ou parler de choses idiotes, il hésite quelques secondes. Il murmure un « Tu veux entrer ? » qui sonne bien trop bizarrement à ses oreilles. Parce qu’il ne lui a sans doute jamais posé la question. Parce que ça a toujours un peu été chez lui, sa maison, et inversement. Mais plus maintenant. Qu’est ce qu’il se passe ? Qu’est ce qu’on est censés faire pour écraser ce malaise, Bertel ? Il vient d’où ? Qu’est ce qu’on est devenus, Bambi ?
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MessageSujet: Re: Crisis ahead | James et Bertel   13.11.18 20:24

Crisis ahead D’habitude, ce sourire lui vient avec une excitation palpable, une légère accélération du rythme cardiaque et une certaine dilatation des pupilles. En ce moment, Bertel n’a rien de tout ça et se contente de sourire par habitude et d’accueillir James dans ses bras, comme un vieux réflexe qui ne se défait pas. Il prend un ton théâtral et dramatique qui lui colle à la peau mais son cœur n’y est pas. Son sourire a quelque chose en moins, un détail à peine visible, mais qui, quand on le connait bien, est remarquable. Il ne réagit pas non plus vraiment à son visage qui s’enfouit dans ses cheveux. Il lui répond en revanche, sans en perdre le sourire de façade qui s’est collé à son visage. « Je sais, je l’ai senti là… » Il désigne sa tempe en plongeant son regard dans celui de son ami d’enfance. Il a pris du poids. Ses joues sont bouffies, ses mains un peu plus grosses. Il vibre pour lui faire comprendre que ça a été comme un éclair et bouge la tête dans tous les sens. Ses lèvres se déforment sous la rapidité du mouvement et ne lui sont pas flatteuses. Il prend ensuite une grande inspiration et termine sa phrase, tout guilleret, du moins en apparence « Et je suis là. » Le rire qui suit relève plus d’une habitude que d’une véritable envie de rire ; mais il l’aime James et au fond de lui, il est heureux d’être avec lui.

La prise de conscience n’a pas été aussi soudaine qu’il essaie de le lui faire croire. Il a beaucoup pensé à lui. Dans les soirées longues et sans elle, il a repensé au feu qu’ils ont fait souffler au dessus d’Eli, aux bains de minuit dans l’océan, aux fou rires qu’ils ont partagé et qui lui ont tordu le ventre, tous ces souvenirs qui lui dessinent un sourire nostalgique sur les lèvres. Il en a aussi a parlé à Gilly avec le visage d’un enfant à qui ont extorque des secrets. Il n’a jamais aimé montrer qu’il est capable d’amour, aussi avouer qu’il se fait un sang d’encre pour James lui fait l’effet d’un éléphant sur la poitrine. Foutu Aleksy. James n’est pas le grand garçon qu’elle aime croire. Il a l’impression déstabilisante que plus rien n’est comme avant. Le silence n’a pas le même poids, les sourires sont ternes, les journées longues. Puis il y a cette phrase qui confirme qu’hier est loin. Depuis quand lui pose t il la question ? Il soupirerait si ce n’était pas pour lui. Il lui fait un clin d’œil, une lueur malicieuse dans les yeux. « J’attends que ça mon amour. » Il le suit avec un naturel feint et ferme la porte derrière lui. Il se dirige d’un pas enthousiaste vers le réfrigérateur. Il hésite et fronce les yeux sous l’effort de réflexion. « Dis moi, mon papillon, champagne ou vodka ? » Il se tourne ensuite vers lui la main sur la poignée. L’alcool dissipera sans doute le malaise qui s'est installé à leur insu.

Il contemple le corps frêle de James. Il a perdu du poids. Ses fossettes se sont creusées et un voile opaque couvre ses yeux. Il a l’air chétif. « Vodka, si t’insistes. » Il se fiche qu’il ait répondu, il n’est pas d’humeur pour du champagne de toute manière. Il attrape deux verres dans les étagères murales comme s’il était chez lui et se dirige vers le salon où il laisse ses fesses s’enfoncer dans la fabrique du canapé ; c'est dur et moelleux à la fois. « Il y avait une vieille sur la route, putain. » Il laisse traîner la dernière syllabe et se concentre sur l’alcool qu’il sert maladroitement dans les deux verres. L’odeur familière de la vodka lui chatouille les narines et lui tire un sourire, cette fois, tout ce qu’il y a de plus sincère. « Parait que t’as eu ton master ? » Les sujets sensibles pour après. « Ça te confère quoi ? Le grade d'expert du cinéma d'animation ? » Il se met à rire, ce qui lui creuse deux fossette adorables. « Les meufs doivent mouiller. Je les vois déjà te caresser le torse en criant ton nom. » Il prend sa voix la plus aiguë et les imite en se touchant tout seul, l’air dévergondé. « Ah James… Han Monsieur l'expert… Montre moi ta caméra… » Il rit à nouveau et lui tend son verre. Il est un iceberg, un sourire en façade, le reste bien planqué sous l’eau. « A ton expertise, Craquotte. »
 
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