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 Sweetheart, what have you done to us ? | Askolai


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MessageSujet: Sweetheart, what have you done to us ? | Askolai   26.10.18 22:39
sweetheart, what have you done to us ?
feeling myself slowing down

Tes mains sur tes yeux se frayent un chemin jusqu’à tes cheveux. Au diable la longue natte que tu avais tressée. L’amertume de son absence te fait couler des larmes. Tu es près de ta fenêtre et regardes les hautes tours qui se succèdent, éclairées de centaines de fenêtres en ce début de soirée. Tu ne les distingues pas tout à fait car ton regard est embué de larmes. Tes yeux descendent ensuite sur le petit parking trois étages plus bas et sur les voitures garées là. Pas de signe de la sienne. Ta main descend jusqu’au téléphone dans ta poche et l’absence de notifications t'étrangle. Tu voudrais lui dire combien ces sorties sont importantes pour toi, seulement les mots restent coincés dans ta bouche. Ta respiration remplit l’air. Tu ranges ton téléphone dans ta poche et places tes mains sur ta bouche et ton nez pour tenter d’étouffer le son tout en te concentrant fermement afin de stopper ton tremblement ; tu t’aperçois alors que tu balances mécaniquement d’avant en arrière. Ça t’atteint plus que tu ne le voudrais. Tu débordes de peine et de rancune. Tu te sens plus seule avec lui que tu ne l’étais sans lui. Ta colère se dirige vers lui mais aussi vers toi. Tu étais plus heureuse quand la question des sentiments ne se posait pas. La vérité, c’est que son absence te crève le cœur. Alors tu accroches ton regard dehors, dans l’espoir qu’il vienne à toi. Mais le tic tac incessant de ton horloge te rappelle chaque seconde l’évidence : il t’a oubliée.

Tu te mets à grelotter, pourtant il ne fait pas si froid que ça. Tu allumes les radiateurs, heureusement, tu travailles, tu peux te permettre de chauffer ton appartement plus que d’ordinaire. Les souvenirs de votre rencontre te reviennent. Tu as tout de suite craqué pour son sourire enfantin et ses yeux en amende. Et là, toute contre ta fenêtre et ton radiateur, tu sors à nouveau ton téléphone pour remonter le fil de la conversation et lire vos premiers SMS. A chacun d'entre eux, les mêmes frissons qui avaient parcouru ta peau reviennent se promener sur toi. Un léger sourire s’installe petit à petit sur tes lèvres et tes sanglots s’amenuisent. Tu rêves de pouvoir poser ta tête contre sa clavicule et qu’il te caresse les cheveux. Tu regrettes qu’il te prive de ça. Tes pensées vont aussi vers Theodor et te grisent. Tu sais que peu importe la décision que tu prendras, tu auras du chagrin. Tu détournes ton regard de l’écran pour t’accrocher une nouvelle fois aux immeubles titanesques dehors et tu ne t’en sépares que lorsque le radiateur se met à te brûler la cuisse. Tu couines de douleur, apposes immédiatement ta main sur ta jambe puis t’en sépares. Foutus radiateurs qui chauffent trop fort. Un long soupire t’échappe ; tu te diriges finalement vers ta chambre pour troquer ta robe contre un pyjama mais dès lors que tu aperçois un pan de ta peau, les larmes reviennent. Ce ventre, tu voudrais qu’il le touche et qu’il le couvre de baisers. Tu essaies de retenir tes sanglots mais dès lors que tu bloques ta respiration, tu es secouée de spasmes. Tu n’es pourtant pas du genre à pleurer facilement ni à te laisser succomber par tes émotions mais les déceptions répétées couplées à la fatigue t’épuisent plus que tu n’aimes le penser. Tu t’habilles d’un legging délavé et d’un sweat blanc puis te diriges d’un pas lourd vers la salle de bain. Tu gommes le maquillage mais n’apportes aucun soin à ton visage, tu es fatiguée. De larges mèches dépassent de ta tresse mais tu n’y fais rien. Tu retournes plutôt vers ton lit où tu te glisses sous les draps, le corps tremblant de son absence.

Tu n’arrives pas à dormir. Tu as tant pleuré que la douleur dans ta gorge te garde éveillée. Tu n’expliques pas que tu sois tant attirée par lui, mais plus tu y penses, et plus tu te sens en colère. Pourquoi ne peut il pas se comporter comme Theodor ? Tu t’es retournée dans ton lit, tu as essayé la méditation, tu as compté les moutons, replacé ton coussin, compté les tâches au plafond, t’es levée pour boire un verre d’eau et mais rien n’y fait, le chef ne quitte pas tes pensées et tu ne parviens pas à trouver le sommeil. Tu le détestes. Tu voudrais lui dire que tu fréquentes un autre homme pour le faire réagir mais tu ne veux pas lui faire de mal. Tu l’aimes…. Tu ne demandes rien d’autre que ses bras et son souffle contre ta nuque. Tu ne sais même pas quelle heure il est, tu n’as aucune idée d’où tu as pu mettre ton téléphone. En tout cas pas sur la table de nuit. Tu tires le deuxième coussin à toi et poses ta tête sur celui-ci. Tu voudrais l’oublier pour ce soir et dormir. Ton corps ne réclame que ça (outre ses caresses) : dormir. Alors tu fermes les yeux et tu essaies de faire le vide dans ton esprit. Tout était plus simple avec Skellig. C’est fou comme il te manque dans des moments comme celui là. Tu voudrais avoir son aplomb et sa détermination. Son réconfort aussi. Mais tu ne fais rien et te contentes de serrer un morceau de couette contre toi. Petit à petit, après de longues minutes à t’être tournée dans les draps, tu te sens assommée par la fatigue. Les bras de Morphée t’enveloppent et te procurent une douce chaleur. Tu étais à deux doigts de t’endormir quand la sonnette de ton appartement retentit. Tu ne contrôles pas le râle qui s’échappe de ta gorge. C’est lui. Ça te vient tout de suite à l’esprit, qui d’autres viendrait sonner à ta porte à une heure pareille ? Par réflexe, ta main cherches ton téléphone sur ta petite table de nuit, mais rien ne vient à sa rencontre hormis la douceur de sa fabrique. Tu râles à nouveau et repousses la couette de tes jambes. Elle est si lourde… Tu t’appuies sur le matelas pour te lever et te diriges comme un zombie vers la porte. Chacun de tes pas est un effort. Tu as l’impression que ton appartement est froid, mais c’est parce que tu viens de quitter la chaleur de ta couette. En réalité, tes radiateurs chauffent depuis quelques heures. Et puis là, la main sur tes clefs, tes doutes reviennent te fauchent. Tu ne devrais pas lui ouvrir, il t’as fait du mal… Pourtant… Pourtant tu es trop fatiguée pour pousser la réflexion et tournes les clefs dans la serrure. Ta porte te dévoile son visage mais aucune lueur ne s’allume dans ton regard. « Tu peux dormir sur mon canapé… mais c’est parce que je suis gentille. » Ton ton est fatigué tout comme l'est ton regard. Tu ne l’embrasses pas, ne le prends pas dans tes bras, ne le touches même pas. Tu te tournes plutôt et te diriges d’un pas lent vers ta chambre. Tu as juste envie qu’il te laisse tranquille.
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MessageSujet: Re: Sweetheart, what have you done to us ? | Askolai   15.11.18 18:55
sweetheart, what have you done to us?
Áslaug & Nikolai

 
Il n'est pas rare que tu fasses des erreurs. Tu cherches tellement à exceller lorsque tu te retrouves derrière les fourneaux de ta cuisine, à tout contrôler ce qui se passe avec le restaurant, que parfois tu te retrouves pris dans cette roue qui tourne sans fin. Celle de la vie réelle, celle qui te rattrape à chaque fois sans que tu n'aies le temps de reprendre ton souffle. Ce n'est pas volontaire, quand tu oublies tes rendez-vous avec Áslaug. Jamais. Sauf que la chose arrive trop souvent. Pourtant, tu l'apprécies fortement. Elle réveille des sensations chez toi qui sont tout sauf ordinaires. Ça te fais peur, souvent. Non pas qu'elle te fasse peur elle, mais tu t'effraies toi-même. Les choses vont vites, trop vites. Tu ne sais pas où vous en êtes. Tu as cette impression d'être un couple avec elle, sans que ce le soit pour autant. Les sentiments sont forts, les moments sont intenses, poignants. Ton coeur se débat à sa vision, que ce soit en bien comme en mal lorsque tu vois que tu as encore causé chez elle de la déception. Lorsque tu vois son visage ravagé de larmes parce qu'encore une fois, tu as oublié la date ou tu es sorti plus tard que prévu du restaurant. Tu t'y investis beaucoup trop au point d'en oublier tout ce qui se passe autour de toi. Ce qui t'amène à l'oublier elle. Alors que pourtant, elle quitte si rarement tes pensées, dans toute l'ironie qu'est ta situation. Tu penses à elle bien trop souvent, mais tu n'es pas apte à te présenter à ces soirées qu'elle te réserve sans arrêt. Pas toujours, du moins. Parce que le monde va trop vite, que tu te retournes pour envoyer un plat au four et que déjà, tu es trois jours plus tard et c'est ce soir-même que tu as rendez-vous avec elle alors que tu n'as personne pour te remplacer, que tu as donné congé à ton sous-chef et que de toute façon, lorsque tu prends conscience de la date, il est rendu bien trop tard dans la soirée pour que tu puisses rattraper ton erreur. Soit c'est un oubli de la sorte, soit c'est comme ce soir. Ce soir, tu as eu un empêchement. Le nombre de réservations était déjà assez haut, mais les "walk-ins" ont été en fluctuations toute la soirée et le simple fait est que tu n'as pas vu le temps passer. Comme souvent. Tu as pourtant tenter de libérer le rush avant l'heure, afin d'avoir le temps de te rendre chez elle, de lui écrire que tu étais en chemin, que tu aurais un peu de retard. Pas des heures de retard comme à l'actuel. Une tentative de faire passer le rush qui s'est amené à être plusieurs heures plutôt qu'une seule ou deux. Et comme chaque fois, tu t'en veux. Comme chaque fois, tu comprends sa colère, sa douleur, sa tristesse.

Tu sonnes à sa porte, parce que c'est tout ce que tu peux faire dans cette situation: te ramener chez elle. Peu importe de l'heure, au final. Tu sais que si tu retournes chez toi, les choses seraient bien pires. Pire que de te recevoir une possible gifle, pire que de te faire ignorer de l'autre côté de la porte. Tu te dois d'y aller. Même si tu as simplement envie de t'assoir après cette longue journée, de manger un morceau parce que tu n'as pas trop pris le temps de le faire pendant le service, encore moins après alors que tu la savais en douleur chez elle. La simple idée te nouait le ventre et lorsqu'elle t'ouvre la porte, c'est encore pire. Parce que tu cesses d'imaginer la peine qui la déchire et tu t'y vois confronté. C'est une punition envers toi-même, sans doute, mais elle est méritée. Tu ne la contredis pas, pas à l'immédiat, lorsqu'elle te désigne le canapé. Toi aussi tu aurais fais la même chose en étant dans sa position. Tu entres dans l'appartement en refermant derrière toi, te débarrassant rapidement de ton manteau en constatant la forte chaleur de l'appartement. Tu n'as pas même pris soin d'enlever ta chemise de cuisinier, en quittant. Tu as aussitôt dévalé les escaliers du bâtiment pour mettre ton manteau et prendre tes clés pour partir. Après une brève hésitation, c'est une main un peu tremblante qui rattrape la sienne, pour l'empêcher de partir. Pour la ramener un peu vers toi alors qu'en réalité, c'est toi qui fait la majorité des pas pour combler la distance entre vous deux. Et une fois à hauteur, tu la serres dans tes bras, autour de ses épaules, la gardant contre ton torse en posant un baiser contre ses doux cheveux avec aussi peu d'assurance que ton rattrapage de la jolie blonde blessée. « C'est entièrement de ma faute, Slau. Laisse-moi me faire pardonner... » Ta voix est basse par le simple fait que tu sais que tu ne devrais pas dire une telle chose. Parce que tu ne mérites pas d'être pardonné. Elle n'aurait pas même dû t'ouvrir la porte, tu ne le mérites pas, mais tu as besoin de la sentir contre toi. Tu as besoin de lui demander de t'excuser pour avoir fait l'idiot encore une fois, parce que tu tiens à elle, peu importe à quel point tu as du mal à bien le lui démontrer. Tu ne veux pas la perdre, même si tu sais que tu fais tout, au final, pour l'éloigner malgré toi. « Je vais faire des efforts, promis... Je suis désolé, Slau. »
 
©️ nightgaunt

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