Nouveautés
Mise à jour n°5 - Quelques petites nouveautés voient le jour !
Toutes les informations.
Un nouveau souffle pour WOI Le staff a changé, découvrez-le ici .

Partagez | 

 Scary first date | Athena


Only the Icelanders can Walk on Ice.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Scary first date | Athena   15.10.18 21:07

Scary first date
Le brun se gare devant l’immeuble de celle qui occupe de plus en plus ses pensées, et c’est à cet instant qu’il se demande ce qu’il fait là. Qu’est-ce qui lui a pris de venir ici sur un coup de tête ? D’au dernier moment, enfiler ses chaussures et son manteau et sauter dans sa voiture pour une sortie aussi atypique ? Une décision de dernière minute, quelque chose qui ne lui ressemble absolument pas, lui qui est plutôt habitué à une routine et une vie minutée et menée d’une main de maître. Mais il faut bien avouer que cela fait déjà un moment qu’il s’autorise quelques surprises inattendues, toutes liées à la belle danseuse d’une façon ou d’une autre. Comme si son sourire éclatant et sa personnalité si vivante commençaient doucement à faire renaître son âme insouciante. Et aussi improbable que ce soit pour lui de l’admettre, cela ne lui déplaît pas forcément. Ces petites étincelles de spontanéité, comme une flamme venue rallumer le feu dormant en lui depuis bien trop longtemps et qui menaçait de s’éteindre d’une minute à l’autre. Voilà pourquoi il est là en ce début de soirée, prêt à récupérer la rousse pour une expérience inhabituelle. C’était parti d’une simple discussion au creux des draps douillets, leurs corps encore brûlants et transpirants de leur échange intime quelques minutes auparavant. Il faut dire qu’elles se font de plus en plus régulières ces discussions ces derniers temps, de plus en plus longues et profondes aussi. Comme un début de connaissance de l’âme de l’autre après avoir passé tant de mois à seulement apprendre leurs corps et leurs courbures pas cœur. Halloween approchait et Athena lui avait parlé de cette nouvelle attraction qui promettait de faire passer une soirée inoubliable de peur en temps venu. Jake avait rigolé, ce rire un peu hautain à son habitude, avant d’affirmer ne jamais y mettre les pieds. Ils n’en avaient plus jamais reparlé.

Pourtant, le voilà. Il hésite un moment dans sa voiture, prêt à faire demi-tour, à rentrer chez lui et appeler quelqu’un pour lui tenir compagnie. Pour lui faire sortir sa belle de la tête aussi, même s’il ne peut se l’avouer. Il pourrait appeler cette fille aux formes généreuses qu’il aime voir de temps en  temps ou bien encore cet homme dont la simple musculature lui fait perdre la tête. Mais la réalité, c’est qu’il n’a pas envie de les voir, eux. Il n’a pas non plus envie de revoir toutes ses personnes avec lesquelles il a tissé des liens au cours de leurs relations libres. Non, Jake ce qu’il veut, c’est voir sa danseuse. Et rien qu’elle. Il réglera ce sentiment douteux et qui l’effraie plus tard. Ce soir, et pour une fois dans sa vie, il ne veut penser à rien et simplement s’amuser. Il s’empare enfin de son téléphone, priant tous les Dieux pour qu’elle soit toujours chez elle à cette heure-ci. « Salut, c’est Jake. Il y a quelques jours de ça, une certaine danseuse rousse m’a parlé d’une attraction avec une maison hantée pour le soir d’Halloween. Ça te dit d’aller voir ça de plus près… avec moi ? » Elle accepte et c’est tout ce qu’il faut à l’anglais pour qu’un sentiment de soulagement mêlé à une impatience certaine se propage en lui.

Il ne perd pas de temps lorsqu’elle grimpe dans sa voiture de luxe, déjà en train de rouler alors qu’elle n’est pas encore attachée. Pas de temps à perdre. Il lui adresse un sourire en guise de salutations, se demande un instant s’il devrait obéir à son instinct qui lui dicte de lui déposer un baiser sur la joue avant de se contenter d’appuyer sur l’accélérateur. « J’espère que je ne te dérange pas trop. Tu avais peut-être prévu autre chose ce soir, ou d’y aller avec quelqu’un d’autre. » Certainement que non, puisque finalement c’est bien avec lui qu’elle se trouvait, mais il y a toujours cette peur lancinante dans son esprit. Cette peur de ne pas être la priorité. Arrivés sur le lien de l’évènement, il trouve une place avant de poser ses yeux sur Athena. Elle est belle ce soir, comme toujours, mais la lueur de fin de journée lui donne un teint de poupée. C’est étrange et confus dans la tête de Jake, parce que c’est la première fois qu’ils se voient tous les deux en dehors de leurs appartements respectifs. La première fois qu’il amène une quelconque de ses conquêtes à l’extérieur. C’est comme un pas de plus franchi dans cette relation charnelle qui s’est construite entre les deux. Pourquoi s’autorise-t-il un tel changement aussi opposé à ses principes ? Et pourquoi cela ne le dérange pas tant que cela au final ? Au contraire, même. « Bon, t’es prête à avoir peur ?
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr



_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t97-athena-never-enough
Administratrice

Identity Card
Pseudo : Moose || Melissa Messages : 577 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Katherine McNamara Points : 1228 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Ballerine reconnue

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   18.10.18 23:29

Scary first date

feat. Athena & Jake

La maison hantée. Tu en avais brièvement discuté avec Jake lors de l'une de vos discussions après ébat. C'était pourtant si rares, avant. C'était presque robotique. L'orgasme s'atteint et tu te redressais pour remettre tes vêtements, sans trop de discussion. Tu quittais son appartement ou il quittait le tien sans plus de cérémonie, aussi facilement comme vous étiez arrivés chez l'autre. Alors que là, c'était tout l'inverse. Les discussions s'amenaient plus facilement et étaient toujours un peu plus longues. Vous appreniez à vous connaître, lentement, mais sûrement. Ça t'amenait à vouloir le voir à l'extérieur, ça. Apprendre à le connaître plus que pour sa collection de DVDs, que ses prouesses sous les draps et les brèves discussions banales amenées à votre routine. Alors quand tu as vu cet évènement d'Halloween, peu importe à quel point tu n'es pas celle qui adore les trucs d'horreur et qui a quand même facilement peur, tu as tâté le terrain. Tu lui en as parlé, vaguement, avec cette même petite excitation habituelle dans le regard lorsque tu parles de quelque chose que tu trouves intéressant. Sauf que c'est un rire qui t'as répondu. Un rire un peu hautain, suivit d'une mention. Il n'y mettrait jamais les pieds. Avec cette simple phrase, il venait de mettre en l'air ton idée de l'inviter, d'oser franchir un pas de plus sur cette relation qui se veut sans attache. Tu avais simplement laissé tombé le sujet, ce n'était jamais revenu depuis.

Sauf que voilà. Toi qui étais en train de planifier une soirée très tranquille, sortant tout juste de la douche après une journée habituelle, très typique et assez banale, même. Jusqu'à ce qu'il ne te contacte et que ses paroles t'affichent un sourire aux lèvres. « Je croyais que tu n'y mettrais jamais les pieds? » L'avais-tu d'abord taquiné, amusée par ce revirement de situation, de son changement d'idée soudain. « Laisse-moi quelques minutes, j'arrive. » Avais-tu finalement laissé savoir, en guise d'acceptation. Puis, en moins de deux, tu t'es mise à te préparer. Le temps venu de te vêtir, tu as dû t'arrêter, réfléchir. Parce que tu ne savais pas quel genre de soirée ce serais. Oui, certes, vous allez dans une maison hantée, avoir peur, tout ça. Jusque là, ça va comme concept. Sauf que... Comment pouvais-tu appeler cette soirée, au final? Vous n'étiez que des étrangers qui couchaient ensemble, qui apprenaient à se connaître, après tout. Il n'y avait pas de signes d'émotions distinctes pour situer la barre entre deux amis qui vont s'amuser et... un premier rencart. Alors tu hésites, longuement, sur le type de vêtements approprié. Au final, tu tentes d'y aller pour quelque chose de soigné, avec une attention particulière, tout en restant assez simple. Un jeans ajusté, des bottines avec un talon large puisque tu n'as aucune idée de ce qui t'attend là-dedans, un haut à manches longues rayé vert, bleu-gris et noir. Tu enfiles ton manteau long et noir, t'arrivant aux genoux, afin de le rejoindre finalement.

Tu hésites à lui faire la bise, lui offrir une accolade, lorsque tu entres dans la voiture. Pourtant, tu ne fais que sourire puisqu'il démarre déjà, il accélère. Tant pis, tu t'attaches, tu souris à ses paroles. Parce que c'est adorable de le voir ainsi, comme s'il avait soudainement peur de te voler à un quelconque moment. Ou quelqu'un, même. Ça t'amène un rire, tout tendre, lui répondant avec un petit sourire. « Non, ne t'en fais pas. Ça me fait plaisir d'y aller avec toi. » Et ça ne pouvait qu'être vrai, après tout. Peu importe à quel point tu ne sais pas comment appeler cette soirée impromptue, ça ne pouvait que te plaire de t'y retrouver. Pour mieux le connaître malgré votre pacte silencieux de ne pas le faire, de rester sans attachement. Parce qu'il est beau, comme ça, concentré tandis qu'il conduit. Comme toujours, certes, mais il y a quelque chose qui le rend séduisant, encore plus. Tu ne sais pas si c'est un jeu de lumière complètement banale, de pouvoir observer ses traits en dehors des situations habituelles ou le fait que c'est tellement inattendu de sa part... Toujours est-il qu'il y a ce quelque chose. Vous arrivez rapidement sur les lieux, son regard s'amène au tien et tu t'y plonges un instant. Tu regrettes presque de le voir à nouveau sans ses lunettes. Comme si de le voir avec celles-ci était une preuve d'aise, de naturel pur, mais qu'importe. Sans ses lunettes, tu peux encore plus te perdre dans ses yeux. Sa vision semblait, comme chaque fois, éloigner cet acteur de tes pensées. Comme si le fait de poser ton regard sur lui était suffisant pour faire taire le tracas présent dans ton esprit. Puis, il te sort de ta tête par une question. Question qui t'amène un grand sourire de nouveau, pour ensuite répondre dans un rire. « Absolument pas. Et toi? »

Tu ouvres la portière en écoutant sa réponse, toute fébrile. La nervosité au creux du ventre sous ce que tu sais qui vous attends, mais également l'excitation qui s'amène face à une belle soirée. Parce que ça ne pouvait être que ça. À défaut de savoir comment appeler tout ça, tu pouvais au moins confirmer une chose de la sorte. Ça ne pouvait qu'être une excellente soirée, passée en bonne compagnie.
made by guerlain for bazzart, modified by SarcastikMoose

_________________

let the stars align
Someone in the crowd could be the one you need to know. The one to finally lift you off the ground. If you're the someone  ▬ ready to be found


Dernière édition par Athena Esradóttir le 04.11.18 22:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   21.10.18 21:15

Scary first date
Un premier rendez-vous. Un premier rencard. Peu importe comment il tourne les mots dans sa tête, Jake ne peut se résoudre à en accepter le sens. Non. Non, ce n’est ni un rendez-vous, ni un rencard. Parce que cette simple appellation implique beaucoup trop de sous-entendus qu’il est loin d’être prêt à affronter maintenant. Ni demain. Ni dans un mois. Ni jamais, peut-être bien. Alors pour lui, cette sortie avec la belle danseuse n’est rien d’autre que cela finalement. Une première sortie. Entre deux personnes adultes qui s’apprécient sous la chaleur des draps mais qui peuvent aussi apprendre à s’apprécier dans la froideur ambiante de la fin du mois d’octobre. Sans arrières pensées. Rassuré par ce cheminement mental qui a lieu dans son esprit décidément bien trop actif en cette soirée d’Halloween, il gare enfin sa belle voiture sur une large place avant de se tourner vers Athena. Un sourire heureux naît naturellement sur ses lèvres, et presque contre son gré, quand son regard rencontre celui chaleureux de la rousse. Ces échanges de regards, de sourires, eux aussi sont étranges après avoir passé tant de temps habitué à simplement déceler l’envie et les pulsions charnelles sur le visage de l’autre. Il pose une question, innocente et pour combler le silence, quelque chose qu’il a appris à faire de mieux en mieux au cours de leurs conversations de plus en plus fréquentes, et le rire qui lui répond ne fait qu’accentuer encore un peu plus son sourire. Il n’est pas certain de l’avoir déjà entendu rire mais une chose est sûre, ce simple son résonne bien trop doux à ses oreilles. Il se fait une promesse silencieuse de tout faire pour l’entendre à nouveau durant la soirée qu’ils s’apprêtent à partager. « Je ne suis pas prêt non plus, mais je vais faire un effort. Il faut bien qu’un de nous deux fasse semblant d’être un minimum courageux. »

Sortis de la voiture, l’Anglais laisse ses yeux parcourir la silhouette de la femme qui l’accompagne et il ne peut s’empêcher, une fois de plus, de la trouver magnifique. Et même s’il est plus accoutumé à l’admirer avec un peu moins de tissu sur le corps, la vue n’en reste pas moins des plus agréables. « Désolé de t’avoir prévenu au dernier moment. Ta spontanéité commence à déteindre sur moi, je crois. » Il rigole doucement, se rendant compte lui-même en même temps qu’il prononce ces mots de la véracité de ces derniers. Jake, il est ennuyant comme garçon. C’est presque le premier défaut que tous ses amis lui trouvent. Avec sa routine étudiée à la minute près, boudant légèrement dans son coin lorsqu’elle s’en voit être troublée. Et Athena, c’est une vraie boule d’énergie. Une spontanéité déconcertante et une simplicité de vie qui le prend toujours au dépourvu. C’est elle qui l’appelle à des heures improbables pour se voir alors qu’il avait prévu autre chose. C’est elle qui lui fait manger une vulgaire pizza dégoulinante de gras alors que ses papilles gustatives et son corps sont habitués à une cuisine bien plus raffinée. C’est elle qui l’attaque par surprise pour un câlin alors que leurs ébats sont finis et que leurs conversations commencent à peine. Et c’est lui qui, lentement mais sûrement, se met à réclamer les câlins de la rousse. Qui se met à l’appeler de façon inopinée et à commander une pizza devant un film bien niais. C’est lui qui se met à venir la chercher devant chez elle pour l’amener à l’événement le plus ridicule de la ville pour célébrer Halloween. Et il commence à apprécier ça, Jake.

Il fixe la maison décorée pour l’occasion d’un œil curieux. Il doit bien avouer qu’il meurt d’envie de voir ce qui se cache à l’intérieur. Et il meurt d’envie de passer son temps avec Athena, d’une façon nouvelle qu’enfermés entre les murs de leurs appartements respectifs. « Je n’avais pas très envie de passer la soirée seul, aussi. Et je pensais à toi. » Cette sincérité, il ne sait pas d’où elle sort et il la regrette légèrement. Parce qu’il vient d’avouer se sentir seul, encore plus lorsqu’elle n’est pas là. Parce qu’il vient d’avouer penser à elle, bien plus souvent qu’elle ne peut certainement l’imaginer. Parce qu’il vient d’admettre avoir eu envie de la voir et pas seulement pour coucher avec elle, puisque les voilà tous les deux dehors. « Bref, on y va ? » Changement de sujet rapide et efficace. Il lui offre un beau sourire, sa main se perdant un instant sur le creux de ses hanches pour la guider vers l’entrée de la maison ancienne. Quand enfin, la grande porte est franchie, sa main s’empare de la sienne, presque naturellement. Que la fête, ou peut-être bien le cauchemar, de cette nuit d’horreur commence.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr



_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t97-athena-never-enough
Administratrice

Identity Card
Pseudo : Moose || Melissa Messages : 577 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Katherine McNamara Points : 1228 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Ballerine reconnue

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   21.10.18 23:14

Scary first date

feat. Athena & Jake

Tu ne connais pas grand chose, de Jake. Tu ne sais pas beaucoup à son sujet, malgré vos conversations. C'est toujours léger, simple, une discussion comme ça, comme pour vous donner raison de passer un peu plus de temps ensemble. Tu ne sais rien de lui, ou presque, mais tu es persuadée qu'il n'est pas dans une situation dont il a l'habitude. Parce que ça semble toujours se voir sur son visage, sur ses traits masculins. Toujours cette petite réaction que tu as constatée depuis la première fois qu'il t'a demandé de rester à manger, pour un film.  Celle dont tu ne sais pas mettre de mot dessus, mais qui te fait craquer chaque fois. Celle que tu ne sais pas nommée, mais qui te laisse savoir qu'il n'est pas de ce genre-là. Qu'il n'est pas de ceux qui décident de sortir à l'improviste. Qui a sa vie bien ordonnée et que tout doit aller selon ce qu'il a prévu. Du moins, tu ne fais que présumer, mais c'est ce que te semble te prouver ses petits moments boudeurs qu'il t'offre avant d'accepter à ce que vous puissiez vous voir alors qu'il avait sans doute prévu une soirée calme à regarder l'un des films de son énorme collection. Tu venais déranger à son train de vie quotidien qu'il avait soigneusement préparé d'une main de maître, un élément perturbateur auquel il ne semblait pas savoir dire non. Et franchement, c'était loin de te déplaire parce que tu commençais à bien apprécier ces petits moments passés en sa compagnie. Peut-être que tu ne t'attendais pas à ce que ces moments débordent des quatre murs de vos appartements, mais ça aussi, tu es très loin de t'en plaindre. Parce que tu l'apprécies toujours un peu plus, le bel anglais. Tu ne prends pas conscience du côté absurde, pourtant. Ce côté qui fait que vos regards, ils ne semblent pas aussi naturels pour lui qu'ils le sont pour toi. Ces regards, ces sourires, qui sont si différents que ceux qui sont ravagés par l'envie, par le désir de se combler l'un à l'autre dans ces draps. Parce que tu es à l'aise, avec lui. Tu te sens bien, un peu plus libre, que vos rapports soient sexuels ou non. Tu ne sais pas qu'il voit la chose autrement, que ça lui fait bizarre, parce que pour toi, c'est facile. C'est facile de simplement faire une étreinte, de tenir la main, de poser un baiser à une joue. Parce que tu le fais déjà aisément avec d'autres personnes, ça. Alors c'est facile de délaisser un autre rire, comme ça, comme un rien, alors qu'il admet ne pas être prêt, mais devoir jouer les courageux.

Tu ne sais pas, tout ce que tu provoques chez lui. Tu n'es pas consciente que lorsqu'il dit que ton côté spontané déteint sur lui, c'est qu'il le pense réellement. Que tu l'aides vraiment à changer de ses habitudes. Toi, tu ne veux que partager des moments avec lui. Que lui montrer un peu de ce que toi tu vis, tandis que tu lui fais les beaux yeux pour que vous commandiez de la pizza au lieu d'un autre repas dispendieux. Tandis que tu l'appelles sans trop réfléchir à l'heure actuelle afin de pouvoir le voir. Parce que tu es comme ça, c'est dans ton attitude, dans ton naturel. Tu es pourtant loin de penser qu'encore une fois, c'est loin d'être le sien. Peu importe à quel point tu ressens des tensions lorsque tu viens lui faire un câlin. Peu importe à quel point tu sais qu'il a une vie chronométrée ou presque. Alors vraiment, lorsqu'il te dit quelque chose comme ça, tu ne fais que lui sourire davantage. « Ne t'excuse pas pour ça ! J'adore ce genre de surprise. Puis, ça va te décoincer un peu, c'est pas forcément mal. » Bien entendu que ce n'est que de la moquerie, que de l'humour sortie avec ton peut-être manque de tact habituel. Et que ce soit vrai ou non, ça ne t'empêchait pas de le trouver de bonne compagnie. De trouver vos moments plus qu'agréable. Peut-être qu'il parvenait à faire plus que te changer les idées, Jake. Peut-être qu'il y avait une raison que c'était si facile d'être toi-même alors que normalement vous ne faites que partager un corps-à-corps brûlant et passionnel. Mais tout ça, tu n'en savais encore rien. Tu ne savais pas comprendre pourquoi, encore, qu'il était si facile de te perdre dans son regard et qu'il apportait une chaleur agréable à ton ventre, ton coeur. Tu ne savais pas mettre les mots, tu ne savais pas en prendre conscience. Tout ce que tu sais, c'est que tu étais encore accrochée à ce châtain et que lui, il t'empêchait d'être malheureuse à ce sujet.

C'est pourtant un regard attendri qui vient lui répondre lorsqu'il admet. Qu'il admet ne pas vouloir rester dans cette solitude, que tu avais occupé ses pensées. Si tu savais à quel point tu t'y retrouvais? Bien sûr que non, loin de là, même. Mais c'était déjà un aveu de sa part. Aveu qui avait fait de ton battement de coeur une légère palpitation. Parce que ça touche, ce genre d'aveu. Parce que ça te fait prendre conscience, aussi, à quel point il peut se sentir seul, à quel point il a besoin d'une présence, mais surtout que c'est peut-être pour cette raison spécifique qu'il t'a appelé aussi souvent ces derniers temps. « Je suis là pour toi, quand tu veux. Comme ce soir. » Une promesse en sous-titre, un aveu de ne pas vouloir le laisser ainsi dans cette solitude qui peut se faire si pesante par moment. Tu te lèves sur le bout des orteils afin de poser un bref baiser à sa joue, suivi d'un sourire qui se voulait rassurant, rien que pour acquiescer à sa question. « Allons-y! » Sa main se presse un peu à ta taille, le temps d'avancer, de franchir la porte et sa main prend place dans la tienne. À ta grande surprise, d'ailleurs, alors que ça semble fait pour être ainsi. Alors tu n'hésites pas, lorsqu'elle s'y retrouve, à serrer doucement sa main. Un peu plus fort tandis que la nervosité prend place.

Un vieil et grand homme vous y accueille, vous demande si vous êtes prêts à payer le prix, entrer le monde de la terreur. Les billets achetés, il vous indique la porte à sa droite. Le plancher craque déjà sous vos pieds et lorsque vous traversez la porte finalement pointée et qu'elle se referme derrière vous, vous vous voyez plongés dans le silence et la presque noirceur. C'est d'ailleurs automatique, à ce point. Ton corps se rapproche du sien pour s'y coller un peu. Oui, c'est toi qui a entamé la conversation sur la maison hantée, mais ça ne veut pas dire que tu n'as pas peur après tout. Le genre d'attraction qui t'amuse, tout comme te terrifie à la fois. Mais dans tout les cas, tu étais contente d'y être. Avec lui et personne d'autre.
made by guerlain for bazzart, modified by SarcastikMoose

_________________

let the stars align
Someone in the crowd could be the one you need to know. The one to finally lift you off the ground. If you're the someone  ▬ ready to be found


Dernière édition par Athena Esradóttir le 04.11.18 22:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   27.10.18 10:39

Scary first date
Les aveux trop sincères, voilà bien quelque chose qui ne ressemble pas à Jake. Parce que c’est afficher une faiblesse qu’il veut garder bien enfouie. C’est avouer la solitude qui commence à se creuser une place bien trop grande dans son existence. C’est admettre, à demi-mots, qu’il n’est pas aussi heureux et comblé qu’il veut bien le crier sur tous les toits. Et surtout, c’est ressentir une confiance bien trop grande et bien trop effrayante envers la danseuse qui reçoit cette confidence. J’étais seul. J’ai pensé à toi. Ces mots résonnent dans son esprit en même temps qu’ils quittent sa bouche, lui faisant comprendre d’à quel point ils sont vrais. A quel point il se sent de plus en plus seul quand elle n’est pas avec lui et à quel point il a de plus en plus envie de combler ce manque de façon constante. Il n’est pas à l’aise, Jake, avec cet épanchement un peu trop niais de sentiments ridicules et il a envie de changer de sujet et d’attirer l’attention d’Athena bien loin de cette erreur de parcours dans son attitude détachée jusqu’alors impeccable. Pourtant, son cerveau semble tourner au ralenti et il n’a pas le temps d’amener la conversation sur un terrain moins glissant avant que la belle ne lui réponde.

Elle est là pour lui, quand il veut. C’est un sentiment étrange qui se propage dans l’esprit et dans le cœur de l’anglais à l’écoute de ces mots. Parce qu’au fond de lui, caché derrière les montagnes de mensonges qu’il se raconte tous les jours, il le savait déjà qu’elle serait toujours là pour lui. Pour combler le vide entre les quatre murs de son appartement, pour venir remplir son cœur si creux. Et le pire encore, c’est qu’il sait également qu’il sera toujours prêt à tout laisser tomber pour elle si elle lui demandait dans un moment où elle en aurait besoin plus que tout. « Merci. Je… Hum… Je veux juste que tu saches que je suis là aussi si tu as besoin de moi. N’importe quand. » Les mots ont du mal à sortir parce que c’est bien la première fois qu’il peut les intimer à une personne chère autrement que parce qu’ils sont liés par le sang. Cette fois-ci, ce n’est pas la famille mais bien le cœur qui unit l’anglais et l’islandaise, dans une relation floue dont il ne connait plus ni les limites ni la finalité. Et même si c’est effrayant, il a bien envie de se laisser guider par le flot de la vie pour une fois. Quelque chose vient de changer entre eux par cet accord tacite et par leurs mots échangés, et il ne peut s’empêcher de sentir son organe vital se gonfler d’encore un peu plus d’affection pour Athena.

Enfin, ils se dirigent vers la grande maison décorée d’un mauvais goût certain aux yeux de l’anglais qui n’apprécie que très peu cette fête lugubre. Il se demande encore comment, de son plein gré, il a accepté de se retrouver ici. Un petit coup d’œil à la personne se tenant à ses côtés lui permet de bien vite répondre à cette question silencieuse. Sa main glisse naturellement dans celle de la rousse alors qu’il passe la porte d’entrée, leurs doigts liés gardant une certaine chaleur entre eux. Il paye leurs tickets à tous les deux, en bon gentleman qu’il a toujours été, et les voilà partis pour l’aventure. Ils s’engagent tous deux dans l’encadrement de la porte indiquée par le vieillard à l’entrée avant que le silence et l’obscurité ne s’emparent de leurs sens. Il n’est pas forcément très rassuré, Jake, souffrant d’une certaine phobie du noir dont il n’a bien sûr jamais parlé à personne. « J’espère que leur attraction, ce n’est pas juste nous enfermer dans le noir. J’attends de voir des fantômes, moi. » Il fait le malin, mais c’est surtout pour masquer la petite appréhension qui s’est logée en lui. Un sourire discret prend naissance sur ses lèvres quand il sent Athena se coller davantage contre lui, une proximité qu’il est bien content de sentir à cet instant. « Bon, c’est parti pour la visite ! » Se guidant à l’aide des faibles lueurs des petites appliques murales, il tire doucement la main de la danseuse pour l’entraîner avec lui le long du couloir à l’aspect un peu lugubre.

Au détour d’une porte entre-ouverte, passant sous de nombreuses toiles d’araignées qu’il espère factices, les deux explorateurs peuvent s’engager dans une petite pièce sombre. Jake ne sait pas encore ce qui peut bien les attendre à l’intérieur mais sa main exerce une petite pression sur celle d’Athena, tandis qu’il rapproche encore un peu plus son corps rassurant du sien.


code by EXORDIUM. | imgs by tumblr



_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com
Administrateur

Identity Card
Messages : 173 depuis le : 22/03/2018 Points : 289

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   04.11.18 19:15


This Is Halloween
La maison hantée




Vous entrez dans ce qui semble être une chambre d’enfants, à peine éclairée, avec un berceau qui a l’air d’être à peine défait. A votre gauche, le cheval à bascule se met soudainement à se balancer d’avant en arrière, alors que dans les airs, comme si c’était tout autour de vous, un rire d’enfant se fait entendre, très vite suivi par une berceuse affreusement lente.
codage kusumitagraph | lorelei sebasto cha pour Walk on ice
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t97-athena-never-enough
Administratrice

Identity Card
Pseudo : Moose || Melissa Messages : 577 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Katherine McNamara Points : 1228 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Ballerine reconnue

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   04.11.18 23:14

Scary first date

feat. Athena & Jake

Tant pis, pour ces doutes. Tant pis pour cette confusion. Tu apprécies le temps que tu passes à ses côtés et c'est tout ce qui compte. Peu importe qu'il ne semble pas le plus à l'aise, qu'il n'est pas aussi expressif que les gens que tu as l'habitude de côtoyer dans ton cercle d'amis proches. Il y a toujours ce petit quelque chose, cette petite lueur dans son regard ou un léger sourire qui fait que les doutes s'envolent, que l'incompréhension fait soudainement du sens. Qui fait que même si tu sais que tu perturbes son petit train de vie quotidien, tu es bien loin de réellement le déranger comme tu pourrais le croire, au final. Il suffisait de l'entendre se confier ainsi, dans cette confiance nouvelle, naissante. Il pensait à toi, il se sentait seul. Et toi, la seule réaction que ces paroles t'offrent, c'est un besoin de le soulager, de l'aider dans la solitude et rester près de lui. Alors tu lui laisses savoir. Que tu serais là pour lui, quand il veut, quand il en a besoin. Que tes bras lui sont ouverts, que tu es toute ouïe. Tes joues se colorent pourtant d'une faible teinte rosée lorsqu'il prononce ces paroles. Lorsqu'il admet, bien que difficilement, qu'il serait là pour toi en retour. Tu ne sais pas à quel point cet effort est grand de sa part, à quel point c'est si peu commun. Tu ne sais pas que toute la difficulté et le courage qu'il doit ramasser pour prononcer ces paroles, c'est un aveu bien plus profond que ce que tu penses. Mais tu sais que c'est sincère, malgré tout. Que si c'est aussi compliqué à sortir de ses douces lèvres, c'est parce qu'il n'en a simplement pas l'habitude. Qu'il n'a pas l'habitude de laisser autant parler son coeur.

Tu le remercies, lorsqu'il paye ton billet d'entrée à la maison hantée. Vos doigts liés, entrelacés, vous franchissez les portes et tu ne peux t'empêcher de prendre toujours plus conscience de ce à quoi ressemble cette soirée. Tu ne veux pas mettre les mots, tu ne veux pas te faire d'idées. Pas pendant que tu as du mal à oublier l'acteur pour de bon. Pas après t'avoir fait autant de faux espoirs quand tu l'avais revu, justement. Vos moments seule à seul, tu as bêtement cru que avec le temps qui avait passé, le fait que vous ayez grandi, que peut-être les choses auraient changées. Peut-être qu'il t'aurait vu autrement, aussi. Puis, il est parti. Avec ton coeur, avec tes espoirs inutiles. Alors non, tu n'es pas prête à mettre des mots sur cette soirée, sur ce qu'elle pourrait signifier. Tu veux juste apprécier, profiter de sa présence, de la chaleur que procure vos mains entrelacées l'une à l'autre. Tu ne sais pas, pour sa petite phobie. Tu ne sais pas qu'il n'est pas à l'aise dans le noir, autrement l'aurais-tu sans doute jamais laissé entrer dans une attraction de la sorte. La peur se devait d'être factice, quelque chose pour en rire ensuite. Un rire traverse tes lèvres à sa plaisanterie. « Je suis sûr que ça viendra, les fantômes ! Ne les appel pas trop tôt. » Tu taquines dans un grand sourire, resserrant doucement sa main alors que vous vous avancez finalement dans le couloir sous ses paroles, après une bonne inspiration.

Vous atteignez une petite pièce et la nervosité te prend un peu plus, tandis que tu ne sais pas à quoi t'attendre. Mais il est là, son corps se rapproche du sien et une petite pression se fait à ta main, t'amenant à avoir le courage suffisant pour que vous franchissiez cette porte et arriviez dans... une chambre d'enfant. Toi et les enfants, ça n'a jamais été une histoire d'amour. Non pas que tu ne les aimes pas, mais tu ne les comprends pas, tu n'es jamais à l'aise. Tu fais tout pour éviter de les prendre dans tes bras, pour ainsi dire, ou te retrouver seule avec eux. Alors d'y mêler l'horreur à ce facteur? C'était fonctionnel, comme effet, on dira. Un petit bruit se met alors à se faire entendre. Un grincement, un mouvement. Tu constates rapidement le petit cheval à bascule qui se balance et comme si celui-ci t'avait repéré, avait constaté ton regard, la suite se provoque d'un seul coup. Tu observes autour de toi alors que ce rire d'enfant, lugubre comme tout, se propage de partout à en hérisser les poils. Et cette berceuse..! Ton second bras s'amène pour entourer celui de l'anglais, alors que ton corps se rapproche encore un peu plus du sien. Tu as l'impression qu'à n'importe quel moment, quelque chose allait vous attaquer, sortir de nul part pour se projeter sur vous. « Tu voulais des fantômes, non? » Un léger rire sort de tes lèvres encore une fois, un peu moins certaine. Après tout, ce n'est pas toi qui doit faire semblant d'être courageuse, entre vous deux. Et heureusement, parce que ce serais franchement raté autrement!
made by guerlain for bazzart, modified by SarcastikMoose

_________________

let the stars align
Someone in the crowd could be the one you need to know. The one to finally lift you off the ground. If you're the someone  ▬ ready to be found


Dernière édition par Athena Esradóttir le 15.11.18 2:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   10.11.18 11:13

Scary first date
Il la sent grandir Jake, cette confiance qui est doucement en train de s’installer entre eux. Il ne sait même pas comment ils ont en sont arrivés là mais il commence à apprécier cette complicité naissante au-delà de leurs câlins coquins. Il y a des mois de cela, lors de leurs premières entrevues dans les appartements de l’un ou de l’autre, jamais il n’aurait pu penser se retrouver ici avec elle le soir d’Halloween. Pourtant, quand il y réfléchit bien, cela ne lui semble plus aussi étrange à présent. Comme une présence agréable. Comme si Athena commençait à devenir une constante de sa vie, de son quotidien même, à laquelle il n’est plus certain de pouvoir renoncer aussi facilement qu’il aimerait. Parce que mine de rien, à force de mots échangés et de temps partagé ensemble, il a appris à connaître un peu mieux l’islandaise. A la connaître pour qui elle est vraiment, pour ce qu’elle aime, pour ce qui la fait sourire. Et finalement, leurs mots un peu trop sincères et leurs mains présentement liées ne peuvent qu’apporter le sourire à l’Anglais qui savoure ce contact nouveau en public. Il se doute de l’image qu’ils doivent renvoyer à ceux qui posent leurs yeux sur eux. L’image d’un couple. Peu importe maintenant, il veut simplement profiter de cette soirée. Il a réussi à en surmonter des peurs pour la belle rousse ainsi que briser bon nombre d’habitudes qui jusqu’ici l’enfermaient dans une routine rassurante. Le voilà même en train de s’engager dans une maison à la luminosité bien trop basse à son goût et il se dépêche de payer leurs billets d’entrée. Histoire de ne pas changer d’avis si près du but. Il y a un mélange d’excitation et d’appréhension qui se réveillent en lui et il a autant envie de partir à l’exploration de ses lieux lugubres que de partir vers la sortie en courant.

Les deux compagnons échangent des paroles légères alors qu’ils s’engagent dans le couloir mais Jake sait que c’est avant tout pour cacher leur appréhension. Les corps restent proches l’un de l’autre, la poigne fermement fermées sur celle de l’autre dans une proximité qui leur donne le courage nécessaire pour s’engager dans une pièce inconnu. Les sourcils de Jake se lèvent d’un air interrogateur alors que ses yeux parcourent ce qui semble être une chambre d’enfant. Lui qui n’a jamais vraiment été à l’aise avec les enfants, il faut dire qu’il n’est pas très à l’aise avec personne, c’est bien une des premières fois qu’il se trouve dans ce genre de décors. « Je suis certain que l’idée de devoir m’occuper d’un enfant qui pleure au milieu de la nuit est bien plus effrayante que n’importe quel fantôme. » Il rigole doucement mais il semblerait qu’il ait parlé un peu trop vite. Le cheval à bascule qu’il repère à peine à l’instant se met à bouger dans un grincement sinistre et le rire d’un bambin s’élève tout autour d’eux. Il a soudainement la chair de poule Jake. Si seulement il ne faisait pas si sombre ici, il est sûr qu’il vivrait mieux la situation. « Je retire ce que j’ai dit, c’est beaucoup plus flippant un rire d’enfant que quand il pleure… » La sonorité amusée se transforme progressivement en une berceuse à en faire froid dans le dos et il ne peut s’empêcher de chercher le contact de la danseuse à ses côtés lorsque son bras s’enroule autour du sien. Il a petit ricanement à sa remarque, mais il est bien moins rassuré que quelques minutes auparavant. « Oui mais je préfèrerais des fantômes de vieillards que d’enfants. Ou le fantôme d’un chat. C’est mignon au moins, un chat. »

Après un dernier coup d’œil à cette pièce cauchemardesque, il se tourne vers Athena, un petit sourire narquois au coin des lèvres. « Tu as peur ? » Il désigne d’un regard le bras de la belle qui agrippe le sien, comme pour lui indiquer qu’il est inutile de démentir. Lui non plus n’est pas des plus à l’aise ici, mais il est bien loin de vouloir l’admettre. Certainement une ridicule question de fierté. Après tout, cela lui donne une excuse pour tenter de la rassurer et de se rassurer lui-même au passage. « Ne t’inquiète pas, je ne laisserais aucun esprit t’approcher. » Il passe un bras autour de sa taille, l’amenant contre lui dans une étreinte furtive pour tenter de calmer leur cœur à tous les deux. Encore une première pour Jake, lui qui détestait tout contact affectif. Le voilà en train de prendre les devants pour un câlin improvisé. Et le pire dans tout cela, c’est qu’il apprécie l’échange, comme si elle avait une certaine emprise sur lui et sur ses émotions. « Allez viens, poursuivons l’exploration ! Avec un peu de chance, on va trouver un trésor. » Gardant son bras là où il est, tout contre Athena, il l’entraîne de nouveau dans le couloir lugubre.


code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


[/i]

_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t97-athena-never-enough
Administratrice

Identity Card
Pseudo : Moose || Melissa Messages : 577 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Katherine McNamara Points : 1228 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Ballerine reconnue

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   15.11.18 2:45

Scary first date

feat. Athena & Jake

Tu as toujours eu la confiance facile, envers les autres. Tout comme l'attachement, d'ailleurs. Cette capacité à comprendre les autres, à partager leur douleur, leur peine, d'expliquer indirectement leur mauvais caractère... Ton empathie est trop grande, parfois. Souvent. Si c'est une chose qui n'est pourtant pas un défaut en soi, ce l'est quand tu en viens à t'attacher à des gens qui n'en valent pas la peine, mais que tu le constates beaucoup trop tard. Un peu comme avec l'acteur où tu te trouvais toujours plusieurs raisons qui explique pourquoi il ne semblait pas voir tes sentiments portés vers lui. Pourtant, là, il est resté quelques mois en ville. Quelques mois où tu as tenté de te faire un peu plus visible dans tes gestes, dans tes intentions, rien que pour le revoir partir comme si tu n'avais jamais rien tenté. Peut-être, alors, qu'il n'était simplement pas intéressé et ne semblait pas apte à te le dire. Peu importe la raison, vraiment. Ce n'était qu'une preuve supplémentaire que parfois, l'empathie se faisait trop forte sur les mauvaises personnes. Quand tu vois Jake agir, quand tu le vois trouver des raisons pour t'inviter chez lui, pour parfois réagir de façon un peu plus particulière face à des évènements qui sont considérées "habituelles" par les autres, tu comprends. Pas entièrement, comme tu ne sais pas tout de lui. Mais tu comprends tout de même, tu lui pardonnes, tu le laisses agir tel qu'il est en présumant que ce n'est que par manque d'habitude. Et par-dessus tout, à force de chercher à le comprendre, à présumer cette sensibilité qu'il ne semble pas apte à démontrer vraiment, mais dont il semble être doté, tu commences ainsi à t'attacher. C'est mal, tu le sais. C'est une chose qui se voit interdite depuis le premier jour, tout ça. Il ne veut pas s'attacher. Il ne veut pas créer de liens plus forts qu'une simple relation charnelle à l'occasion. Sauf que lorsque les choses s'accentuent au point de te demander de rester à manger et de t'amener soudainement dans une maison hantée comme ce soir... Il faut avouer que les choses s'entremêlent parfois un peu trop.

Une chambre d'enfant. Tout, mais pas ça. Pourtant, tu délaisses un rire lorsqu'il parle de s'occuper d'un enfant qui pleure au beau milieu de la nuit face à des fantômes. N'importe quoi est bien plus simple à gérer qu'un enfant qui pleure, à tes yeux, faut dire. Tu as horreur des enfants, tu ne les comprends pas, tu ne sais pas agir avec eux. « Je ne saurais pas mieux dire. » Sauf que voilà qu'à peine tu as le temps de parler que les choses prennent ampleur. Le cheval à bascule, le rire d'enfant et cette berceuse. Et toi, tu enroules ton bras autour de l'Anglais. Pour te rassurer, pour puiser ton courage dans le sien. « Je préfère largement le fantôme d'un chat, oui. Là-dessus, on est d'accord. » Tu laisses un rire bien moins assuré à ton tour, jusqu'à entendre les paroles moqueuses. Ce regard vers ton bras qui se tient à lui, son sourire qui te nargue volontairement. Tu ressens tes joues se teinter d'une faible couleur rosée tandis que tu relâches son bras dans un élan de fierté. « Pas du tout! » C'est faux, c'est un mensonge des plus mal dissimulé, d'ailleurs, alors que tu fais mine de bouder un peu comme une enfant. Approprié de façon ironique, vu la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Pièce qui te donne froid dans le dos rien que par son apparence. Sauf que vient l'étreinte de son bras autour de ta taille. Et comme ça, rien que comme ça, c'est assez pour te détendre un peu. Un petit sourire en coin étire tes lèvres malgré cette mine boudeuse. Sourire qui ne fait que s'étirer davantage lorsqu'il dit ne laisser aucun esprit t'approcher. Tu te colles un peu plus à lui, de par le bras autour de toi. « Promis? Tu ne vas pas succomber face aux esprits que détient cette maison? » C'est doux, malgré la petite note de moquerie qui s'y trouve. Parce que tu le ressens un peu tendu, lui aussi, alors que tu voles la chaleur de son contact. C'est si rare de lui, encore plus qu'il délaisse son bras là, autour de toi. C'est loin de te déplaire, forcément. Il se décoince un peu, faut croire, de la façon la plus agréable qu'il soit. « Tout pour quitter cette pièce, oui! » Le rire est un peu plus jovial, plus rassuré, tandis que vous repartez à l'exploration de la maison dans le long couloir.

Puis, vous vous enfoncez toujours un peu plus loin dans le couloir, jusqu'à atteindre une porte entrouverte avec faible luminosité. Comme une mouche, tu te sens aussitôt attirée vers la pièce éclairée. Tu pousses doucement la porte afin de découvrir un salon. D'apparence, rien de trop lugubre si ce n'est l'ambiance. Un piano au coin de la pièce, des meubles défraîchis, des cadres de famille sur les murs. Tout, en apparence, donnait la simple idée d'un vieux salon... ou d'une scène typique de tournage d'un film d'horreur. Et si tu étais sur le point de râler un peu en te disant que la pièce n'avait rien d'intéressant, au final, ou que tu ne voyais simplement pas ce qu'elle avait d'effrayant, tu te fais bien vite contredire avant même d'ouvrir la bouche. Parce que soudainement, la porte se referme derrière vous et la noirceur tombe dans un silence total. Tes doigts s'amènent par automatisme contre le teeshirt de l'homme contre toi afin de le serrer un peu. Une demande inconsciente à être resserrée contre lui, à être rassurée. Parce que tu  ne sais pas du tout ce qui va arriver dans les secondes à suivre.
made by guerlain for bazzart, modified by SarcastikMoose

_________________

let the stars align
Someone in the crowd could be the one you need to know. The one to finally lift you off the ground. If you're the someone  ▬ ready to be found
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   21.11.18 23:31

Scary first date
Il est là dans cette pièce, avec elle, à partager une soirée plus que particulière et il se sent étrangement bien. Presque comme si finalement, être en compagnie d’Athena et se tenir à ses côtés était devenu quelque chose de presque naturel au fil du temps. Plus qu’une présence rassurante ou qu’une habitude qui se serait installée entre eux malgré ses nombreuses réticences, c’est maintenant une source de joie pour l’anglais. Il se revoit à leur première soirée passée ensemble. Il entend ses paroles à la fin de leurs ébats, comme un murmure lointain dans ses souvenirs. Il entend ses mots durs jurant de ne supporter aucun contact affectif parce qu’il ne voulait pas s’attacher à elle. Ne pas s’attacher à leur corps à corps enivrant, toujours plus explosif à chaque fois. Puis plus tard, ne pas s’attacher à ce regard vivant à l’éclat débordant de malice et de gaieté. A ce sourire contagieux, à cette personnalité un peu plus surprenante de jour en jour. Il jette un rapide coup d’œil à leurs doigts entrelacés, à ses mains qui entourent son bras, et il ne peut s’empêcher de se demander à quel moment les choses ont pu à ce point déraper. Il avait fait attention à tout, pourtant. Il l’avait traitée comme toutes les autres relations qu’il a pu avoir dans sa vie, avec une distance suffisante pour ne jamais succomber à l’attachement. Pourtant, ce soir, c’est la belle rousse qui se tient à ses côtés. Et personne d’autre. Et finalement, il commence à se dire que passer son temps avec elle lui paraît toujours un peu plus agréable que de rester seul.

Elle ne semble pas apprécier les enfants non plus. Un point commun, encore un. Debout dans cette chambre à l’air très peu accueillant, il ne peut s’empêcher de tenter de contrecarrer l’inquiétude montante par un humour plus léger. « Alors comme ça, madame n’apprécie pas le doux rire d’un enfant ? » C’est moqueur mais amusé en même temps, parce que c’est un sentiment partagé. Et que pendant un instant, il se surprend à penser à un avenir avec elle. A lui plus vieux, en train de regarder un bon film avec la danseuse dans ses bras et un chat dormant paisiblement à côté d’eux. Sans aucun enfant dans les parages. Il pourrait peut-être s’y faire à cette vie. Elle ne lui paraît plus aussi effrayante que par le passé. Il pose ses yeux sur elle, un éclat rieur allumant ses iris bleus et un air un peu trop heureux éclairant son visage compte tenu de la situation et de la pièce dans laquelle ils se trouvent. « Oooh que si tu as peur, n’essaie même pas de me mentir. » Il rigole doucement, il la taquine sans même prendre conscience d’à quel moment une telle complicité a pu s’installer entre eux. Mais il peut sentir la réelle tension dans le corps d’Athena et, habité d’un soudain instinct de protection qu’il ne se connaissait pas, il la rapproche de lui. Il profite par la même occasion lui aussi de ce contact rassurant et agréable. « Promis. Quel genre d’homme je serais si je t’amenais dans un tel endroit sans pouvoir te protéger ? » Il a un petit sourire narquois au coin des lèvres, la serrant imperceptiblement plus fort contre lui avant de l’entraîner hors de cette chambre d’enfant.

Un salon, sans rien de particulier. Pendant un instant, Jake se dit qu’il peut souffler un peu, qu’il n’y a rien d’effrayant dans cette pièce quelque peu banale. Qu’il peut passer pour l’homme confiant et aventureux qu’il veut prétendre être devant celle qui l’accompagne. Pourtant, il aurait dû se douter que rien n’est aussi accueillant dans une maison supposément hantée. Aussi, quand l’obscurité tombe sur la pièce, quand les derniers contours s’effacent pour ne former qu’une tâche noire informe de laquelle rien ne peut transparaître, l’anglais se crispe. Il sent ses muscles se tendre, sa respiration se bloquer un instant alors qu’il essaie tant bien que mal de combattre cette phobie bien trop ridicule qui le hante depuis sa plus tendre enfance. « Ce n’est pas très poli de ne éclairer un minimum la pièce pour les invités. » Le léger tremblement dans sa voix trahit certainement le mal-être qui commence à le ronger et il ne se fait pas prier pour serrer Athena contre lui quand il sent cette dernière tirer sur son pull. Alors que certains bruits d’origine inconnue s’élèvent tout autour d’eux, alors qu’il a le sentiment qu’il pourrait se noyer dans cette obscurité étouffante semblable au néant, il se rassure en sentant l’odeur de la belle dans ses bras. En sentant son cœur battre tout contre lui, en sentant sa respiration contre la peau de son cou. Berné par un moment d’attendrissement, il ouvre la bouche sans même vraiment y réfléchir. Encore un témoignage de cette spontanéité nouvelle. « Tu te moques de moi si je t’avoue que j’ai peur du noir ? » La main du grand brun resserre naturellement la sienne, dans une recherche désespérée de contact. Il murmure, comme si parler trop fort allait rendre sa honte plus intense encore. Il ne sait même pas pourquoi il se met à avouer ses faiblesses, lui qui a toujours tout fait pour paraître inatteignable. Mais il sait au fond de lui que la rousse ne servira jamais de ses peurs pour lui nuire. La confiance est là même s’il ne l’a pas vu arriver. « Finalement, tu es mieux placée que moi pour jouer le rôle du plus courageux de nous deux. » Il rigole doucement, un rire un peu nerveux, alors que son visage se rapproche de celui de la danseuse, comme pour tenter d’apercevoir ses traits rassurants.  


code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


[/i]

_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t97-athena-never-enough
Administratrice

Identity Card
Pseudo : Moose || Melissa Messages : 577 depuis le : 20/04/2018 Avatar : Katherine McNamara Points : 1228 A Reykjavik depuis : Toujours. Âge du perso : 25 ans Emploi/études : Ballerine reconnue

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   04.12.18 0:57

Scary first date

feat. Athena & Jake

Vous êtes loin de cette soirée, tout les deux. Loin de ce moment où il a cherché à fuir ton contact, en te laissant savoir durement que le moindre câlin n'était pas toléré et ce, peu importe qu'il soit innocent, relié à la suite de votre ébat. Tu es loin de tout ça, avec lui. Parce qu'il y a une suite, maintenant, quand tu vous vous voyez. Tu ne fais pas qu'enfiler tes vêtements et partir. Vous discutez, toujours un peu plus. Et là, maintenant, il t'a trimballé dans cette maison qu'il a juré ne jamais vouloir mettre les pieds. Tout est différent, mais toi... Toi, tu ne dis pas non. Tu n'es pas censée t'attacher, mais plus tu apprends à le connaître, plus ça semble naturel de le faire. Comme s'il ne se fermait pas à ta présence et que c'est la seule ouverture que tu avais besoin pour te laisser aller un peu plus avec lui.

Sa voix se fait moqueuse, répondant avec humour à la situation concernant les enfants. Urg, les enfants. Tu ne les comprends pas, ils te font paniquer, ils te donnent des frissons désagréables et d'entendre ainsi ce rire dans un contexte aussi terrifiant ne t'amène pas à changer ton opinion pour la chose. Et lui, il en profite pour gentiment se moquer. Depuis quand faisait-il dans l'humour, celui-là? Il se décoinçait peu à peu, semblerait-il. Encore une autre chose à laquelle tu ne savais pas dire non. Tu délaisses un léger rire malgré l'incertitude, malgré l'inconfort que tu provoques cette pièce. Tu imagines déjà tes parents qui vont bientôt aborder le sujet. De trouver quelqu'un, qu'ils veulent des petits enfants, toutes ces conneries que tu n'es pas prête à entendre, au final. Toi, tu te concentres sur ta carrière et tu ne veux pas la voir gâchée par la venue d'un enfant qui t'empêche de la poursuivre. Tu ne veux pas avoir à te réveiller sans arrêt la nuit sans savoir comment soulager ses pleures. Tu ne veux pas avoir l'air idiote quand il commencera à parler et que toi, tu ne sauras pas comprendre ce qu'il veut te dire et que tu le feras bêtement répéter, sans succès, avec ce malaise constant qui pèse sur tes épaules. Non, ce rire est loin d'être doux à tes oreilles. « Pas du tout, non. C'est pas doux. Pas pour rien que ça se retrouve dans une maison hantée. Mais ça ne semble pas te plaire non plus! » Puis tu relâches son bras, sous sa moquerie, sous la fierté qui t'envahis soudainement, te raclant discrètement la gorge comme pour faire croire que non, tu n'as pas peur... Alors que c'était tout à fait faux. « Je ne mens pas. » Un autre mensonge mal caché, un tout petit sourire en coin venant se glisser sur tes lèvres malgré tout, sous sa moquerie, incapable de rester sérieuse dans une situation comme celle-ci. L'Anglais te rapproche de lui et la chaleur de son corps se fait réconfortante, rassurante et vient rapidement dissiper les tensions causées par la pièce. Celles qui se logeaient dans ton corps et qui se détend peu à peu. Ton sourire s'agrandit à sa promesse et tu le laisses t'amener hors de cette pièce maudite. Tout pour la fuir, tout pour fuir ce que l'avenir s'attend de toi, au final, apporté sur un plateau d'argent dans une scène tout à fait macabre.

Un salon, tout simple. C'est là, votre prochaine destination. Par ta faute, parce que tu as été attirée par la pièce au loin. En moins de deux, vous êtes plongés dans la noirceur la plus totale, incapable de voir autre chose que du noir. Du noir. Et encore du noir. Sauf que si toi tu t'es accrochée au teeshirt du britannique, tu le ressens lui, se crisper, se tendre. Tu entends le tremblement de sa voix. Tu n'as pas une phobie du noir, tu n'en as pas réellement peur. Tu as simplement peur.... de ce qui fait peur. Des contextes d'horreur, au final. Mais quand tu entends sa voix, comme ça, si peu incertaine d'un seul coup malgré sa tentative d'humour, ça te sonne des cloches. Au départ, rien de trop fort. Que ce n'est qu'un peu comme toi qui avait peur dans la pièce précédente. Après tout, les maisons hantées sont faites pour jouer sur tout les types de peur afin que chacun puisse avoir un sursaut, un battement manquant à son tour. Afin que tout le monde y trouve son compte. Il te serre pourtant dans ses bras et jusque là, tu te dis que tout va bien, qu'il n'y a rien de mal, que c'est le but de la pièce. Surtout lorsque les bruits s'élèvent autour de vous, un peu partout, sans que tu ne saches d'où ils proviennent ou pourquoi il y a de tels bruits. Vous êtes tout près l'un de l'autre, tu peux ressentir sa respiration tremblante et tu as presque l'impression de pouvoir ressentir son coeur paniqué. Ou est-ce le tien? Tu ne sais pas exactement. Mais viens un murmure, alors que tu te collais contre la présence rassurante. La vérité tombe, un aveu soudain, sorti de nul part, encore plus que ces bruits, d'ailleurs. « Non, je ne me moque pas. » La voix se fait douce, sous le même timbre de voix que le grand brun et tu le resserres un peu plus, comme si tu cherchais à le rassurer. Tu ne savais pas qu'il en avait peur et d'un seul coup, tu culpabilises un peu de l'avoir trimballé quelque part où la noirceur faisait parti des principales sources d'épouvante. Tu le sens bouger, tu ressens sa respiration se rapprocher, tandis qu'un petit rire quitte tes lèvres sous son second aveu. Un rire encore un peu incertain, comme les bruits se font plus forts et tu plisses les yeux, fermant les paupières fortement lorsqu'un cri soudain de femme retentit autour de vous, resserrant le tissu sous tes doigts. La lumière revient aussitôt que le cri s'éteint. Tu ne bouges pas tout de suite, lorsque la lumière revient, se faisant d'abord aveuglante, rien que pour vous faire constater le changement de décor. Les portraits ont des visages déformés, des objets ont été renversés, une partie du papier peint s'est déchiré pour découvrir des lettres sanglantes avec un avertissement effrayant. Mais toi, tu ramènes ton regard vers l'océan bleuté, restant collée à lui, serrant ta main à la sienne. « Je ne savais pas, pour la noirceur... Désolée. » Tu t'excuses, comme ça, comme si tu étais censée le savoir alors qu'il ne te l'avait jamais dis ou laissé sous-entendre. Mais tu le fais tout de même, la voix toujours un peu basse, le sourire et le regard se voulant rassurants. « Ça va aller pour continuer? Je serai là pour te protéger, promis. » Et cette fois, tes lèvres s'étirent avec un peu de moquerie, à ton tour, mais avec quelque chose d'immensément tendre à la fois. Tu l'apprécies bien, Jake, au final. Peu importe à quel point vous n'êtes pas censés réellement vous attacher l'un à l'autre.

made by guerlain for bazzart, modified by SarcastikMoose

_________________

let the stars align
Someone in the crowd could be the one you need to know. The one to finally lift you off the ground. If you're the someone  ▬ ready to be found
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com
Administrateur

Identity Card
Messages : 173 depuis le : 22/03/2018 Points : 289

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   04.12.18 19:54


This Is Halloween
La maison hantée




Alors que la plupart des visiteurs ont déjà quitté la pièce, la lumière se met à clignoter, pendant de longues secondes, ne vous laissant apercevoir ce qui se passe autour de vous que brièvement. Quand elle se fixe enfin en grésillant, vous avez à peine le temps de voir une silhouette d'enfant qui a l'air de vouloir prendre la main d'Athena, mais qui s'enfuit alors même que vous posez les yeux sur elle. Illusion d'optique ou véritable fantôme ? Une chose est sûre, quitter cette pièce devient une nécessité avant que les choses n'empirent.
codage kusumitagraph | lorelei sebasto cha pour Walk on ice
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://walk-on-ice.forumactif.com/t936-jake-cause-all-you-ever-d

Identity Card
Pseudo : Bouu. Messages : 110 depuis le : 29/09/2018 Avatar : Nicolas Simoes Points : 383 A Reykjavik depuis : Septembre 2009 Âge du perso : Trente ans, complètement terrifié par cet âge Emploi/études : Employé à l'ambassade du Royaume-Uni

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   08.12.18 10:15

Scary first date
Malgré le décor macabre qui se dévoile faiblement autour d’eux grâce aux lumières blafardes, malgré le caractère bien trop sérieux, et parfois même un peu trop blasé, que Jake s’évertue à garder en toute circonstance, il trouve l’opportunité de rire. De se moquer doucement de la belle demoiselle qui a bien voulu l’accompagner ce soir. Les sourires sincères de l’Anglais, mieux encore, ses rires francs, ils sont particuliers parce que si rares. Parce que réservés uniquement aux moments opportuns où la tension quasi-permanente dans ses épaules s’envole un peu et s’efface un instant pour le laisser respirer et avoir droit à un moment de lâcher-prise. Et surtout, parce que réservés aux personnes en qui la confiance s’est développée assez profondément pour qu’il puisse se dévoiler un peu plus sans craindre d’être attaqué dans ce moment de faiblesse. Ce soir, toutes les conditions sont réunies et le sourire du brun à l’attention d’Athena est resplendissant. Il s’agrandit encore un peu quand il prend pleinement conscience de ce point commun inattendu et révélé au grand jour dans cette chambre tirée tout droit d’un film d’horreur de bas de gamme. « Non, c’est vrai que je n’apprécie pas vraiment les enfants non plus. Raison de plus pour nous de partir rapidement de cette pièce de malheur. » Il ne peut s’empêcher de lancer une petite pique en direction de la belle, se découvrant un certain plaisir à l’agacer gentiment pour mieux pouvoir la réconforter. Pour mieux pouvoir prétendre la protéger alors que lui non plus, il est loin d’être l’aise dans cette demeure. Un bras confortablement, presque naturellement même, installé autour des épaules de la danseuse, il la guide vers la pièce suivante, non sans s’assurer que leurs deux corps soient toujours en contact. Pour toujours garder ce toucher si agréable et rassurant.

Malheureusement pour l’anglais, la prochaine destination est bien loin d’être plus accueillante que la chambre d’enfant qu’ils viennent de quitter. Il a à peine le temps de deviner les contours d’un salon se dessiner autour de lui avant que l’obscurité ne vienne tout recouvrir. C’est comme un voile noir épais et qu’il est impossible de transpercer qui se dépose sur ses rétines et il ne peut rien faire contre la tension soudaine qui raidit ses muscles. Qui contracte tout son être. C’est involontaire comme réaction, c’est viscéral. Son corps n’obéit pas à son esprit quand il lui dit de se calmer, de respirer calmement, de ne pas trembler. Et ça le frustre encore plus le brun, parce que pour qui va-t-il passer s’il avoue cette phobie ridicule à Athena ? Lui qui est censé la protéger, lui qui veut toujours passer comme maître de n’importe quelle situation ? Mais alors que ses yeux cherchent en vain à accrocher un rayon de lumière, alors que ses pensées commencent à vagabonder sur toutes sortes de scénarios sordides, il sait qu’il est impossible de cacher ce trouble bien trop présent chez lui. La confession sort finalement, un peu tremblante et si peu assurée. Si peu assumée, aussi. C’est paradoxal parce que paraître faible devant la belle rousse est la dernière chose qu’il souhaite et pourtant, il sait aussi qu’elle est certainement celle qui le jugera le moins. Elle le rassure même, mais ses mots semblent se perdre dans le tourbillon de panique qui commence doucement mais sûrement à ravager l’Anglais. Ses bruits sortis de nulle part qui résonnent tout autour d’eux, sa respiration de plus en plus saccadée semblable aux battements désordonnés de son cœur, ce cri sorti tout droit des enfers et surtout, cette noirceur qui ne semble pas se dissiper. Il a peur, Jake. Il est presque terrifié, serrant le corps d’Athena tout contre lui comme si sa vie en dépendait.

Et soudain, la lumière fut. Aveuglante, laissant découvrir une scène angoissante qui parait pourtant bien banale aux yeux du brun après l’épreuve qu’il vient d’endurer. Presque naturellement, son regard retrouve celui de la danseuse, comme pour enfin s’ancrer dans quelque chose qui a du sens et il peut presque sentir son corps se détendre devant ces iris flamboyants. « Je… Ne t’excuse pas, ce n’est pas de ta faute. Tu ne pouvais pas savoir. Et puis, j’aurais dû me douter que dans une attraction comme celle-là, la lumière n’allait pas être l’élément principal de la visite. » Il se sent piteux soudainement, un peu ridicule d’avoir réagi d’une manière aussi apeurée et incontrôlée. Une histoire de fierté blessée peut-être aussi. La moquerie légère d’Athena lui tire un petit rire, non sans que ses joues ne se colorent doucement de rouge sous le coup de la gêne. « Regarde comment maintenant, c’est toi qui te retrouves à devoir me protéger. C’est tellement mignon de ta part. » Il partage ce sourire complice avec elle. Comme un instant de tendresse implacable au milieu de ce décor de cauchemar autour d’eux. Une tendresse qui aurait effrayé Jake plus que tout dans cette maison avant, mais qui paraît soudainement bien douce alors qu’il résiste à une envie de l’embrasser. L’instant magique est brisé quand les lustres recommencent à faire des leurs et quand finalement la lumière revient, son regard est attiré par un enfant qui semblent  vouloir prendre l’Islandaise par la main. Il n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe vraiment Jake, que le bambin a déjà disparu. « Ils sont quand même super bien faits les effets spéciaux ici. » Parce que oui, ce ne sont que des effets spéciaux… n’est-ce pas ? « Allez viens, on bouge d’ici avant qu’un autre enfant décide de faire de toi sa maman sans ton accord. » Et puis, au-delà de la moquerie, il a bien hâte de quitter cette pièce où rien de bon ne semble se cacher. Il prend la main de la rousse, cette fois-ci bien peu décidé à la lâcher et la tire hors du salon. « Tu veux rentrer ou continuer la visite ? »

code by EXORDIUM. | imgs by tumblr



_________________

--- Cut the strings
, feel your heart start.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card

MessageSujet: Re: Scary first date | Athena   
Revenir en haut Aller en bas
 
Scary first date | Athena
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Enfin une date pour les élections en Haiti
» What 's the date today ?
» Date limite - Plafond salariale
» [Validée]Let's Party Masamune Date In This Place !
» date de la beta stress test

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Walk on Ice ::  :: Flashback & Flashforward :: Flashback-
Sauter vers: